Username:

Password:

Mot de passe oublié ? / Help
Se connecter Adhérer
Flux RSS de cette catégorie

CDG

0

Flash Info CDG — Entretiens professionnels : comment faisait-on avant les RO ?

Alors que la campagne d’entretiens professionnels s’apprête à démarrer dans un nouveau format dématérialisé, le manque d’information montre la désorganisation totale du service exploitation dont la gestion des priorités continue de nous interroger. Par ailleurs, le système comptable RO/compte-temps modifie de fait la gestion de ces entretiens.
Avant l’avènement des RO, les entretiens étaient conduits par nos chefs d’équipe qui s’en acquittaient presque systématiquement sur leurs temps de pause. Mais la loi portant dispositions statutaires à la fonction publique d’Etat stipule que ces entretiens doivent être menés par le supérieur hiérarchique direct. Les chefs d’équipe n’ont pas cette qualité envers les collègues qu’ils évaluent, qui dépendent en effet de la subdivision contrôle. C’est donc à son chef que revient statutairement cette mission.
Le SNCTA appelle ainsi les chefs d’équipe à se rapprocher de la sub contrôle, afin qu’elle propose un créneau à chaque contrôleur en lieu et place d’une vacation, dans la mesure où il n’est pas possible pour l’administration de convoquer sur un jour de repos.
Dans le cas où, sur la base du strict volontariat, des chefs d’équipe évaluateurs et des contrôleurs évalués souhaiteraient continuer à décharger la sub contrôle d’une mission qu’elle doit légalement assumer, le SNCTA revendique :

  • Une formation des chefs d’équipe volontaires au nouveau logiciel d’entretien dématérialisé ESTEVE, comme il a d’ailleurs été proposé aux membres de l’encadrement local;
  • Que l’entretien soit réalisé à la place d’une vacation de contrôle (possiblement compatible avec la RO en cas d’adéquation entre les horaires), ou réalisé sur un jour de repos sur la base du volontariat des agents concernés ;
  • Qu’en cas d’entretien réalisé sur un jour de repos, celui-ci soit dérogatoire pour l’évalué, dérogatoire et valorisé pour l’évaluateur. La loi statutaire précise explicitement que l’entretien « donne lieu à un compte rendu ».

Les entretiens professionnels doivent être conduits par le chef de sub contrôle.
Si les chefs d’équipe veulent, sur la base du volontariat, continuer à le décharger
de cette responsabilité, ces entretiens doivent se tenir sur du temps de travail dédié.

LFPG — FI Entretiens Professionnels (0.4 MiB)

0

Flash Info CDG — Nouvelles mesures sanitaires : des adaptations nécessaires.

Dès les annonces du gouvernement, le SNCTA a sollicité l’organisme pour échanger sur des adaptations permettant de faciliter l’organisation du travail et l’application des mesures. Nous avons notamment demandé à ce que soient mises en place les ASA garde d’enfants jusqu’au 3 mai ainsi qu’une flexibilité sur le dépôt et le retrait des congés hors préavis.
Le service nous a rejoint sur cette première demande, mais on ne peut pas en dire autant de nos autres propositions. Nous demandons à étendre l’accès aux plateaux repas, déjà en place en J7, à la vacation de J2. Si les restaurants ont effectivement mis en place des mesures de distanciation sociale, les plateaux nous semblent mieux-disants en garantissant des repas individuels en salle de repos, l’absence de brassage avec l’extérieur et pas de risque de retard sur les relèves compte tenu des faibles jauges des restaurants.
Nous demandons également des adaptations du TDS pour réduire la présence sur site au strict minimum compte tenu du niveau de trafic. Nous souhaitons aussi pouvoir donner de la visibilité aux contrôleurs sur les éventuelles vacations faisant l’objet de fortes demandes d’absence. C’est pourquoi nous proposons :

– d’augmenter le droit à absence en ramenant l’effectif mini des J1/J3/J6 à 8 au lieu de 10,
– de réduire le BV à 6 sur ces vacations,
– de placer la vacation TWR du J6 en RO systématique,
– de revoir l’armement des J2/J7 en tour unique,
– d’adapter le nombre de renforts QICA en conséquence.

Néanmoins, notons que ces mesures de réduction du BV sans schéma d’armement concerté en CT et assorties à la suppression des préavis réglementaires ne sont avalisées par le SNCTA qu’avec la volonté d’une adaptation rapide compte tenu de la crise sanitaire. C’est pourquoi nous avons demandé à ce que ces mesures soient bornées à la fin du mois d’avril.

Le SNCTA demande à ce que tout soit mis en oeuvre pour que la gestion de ce nouveau confinement et de sa sortie soit à la hauteur des enjeux.

LFPG — FI Adaptations Sanitaires (0.6 MiB)

0

Flash Info CDG — Formation Initiale : de la tergiversation à la concertation?

L’organisme de CDG a été très clair au sujet de la formation initiale: « La FI n’est pas notre priorité ». Cette petite phrase, assénée à plusieurs reprises depuis le début de la crise sanitaire, se vérifie malheureusement jour après jour.

Alors que les assistants et détachés de la subdivision instruction se démènent depuis le début de la crise, le SNCTA s’interroge sur plusieurs décisions du service:

  • Pourquoi ne pas avoir sollicité dès l’automne les ILF et ISP en équipe pour assurer une plus grande diversité d’encadrement en simulateur et relâcher la pression sur les ILLD, comme le proposait le SNCTA déjà depuis plusieurs mois ?
  • Pourquoi décider, sans concertation, de changer l’organisation des simulations ELECTRA, avec pour conséquence majeure la diminution sensible du nombre d’heures de formation disponibles à destination des stagiaires ?
  • Alors que la subdivision instruction a certainement eu la plus grosse charge de travail depuis mars 2020, comment se fait-il que son effectif n’ait pas été renforcé, alors même que le trafic est au plus bas depuis un an ?

Le SE ne semble pas avoir plus de considération pour les stagiaires que pour les PC de CDG. Comment comprendre sinon que la priorité a été donnée aux créneaux Live Trials PBN to ILS à la place d’un examen qui avait déjà commencé en salle ? L’arbitrage nous semblait pourtant évident…

La formation à CDG avait fait l’objet de réflexions approfondies lors des travaux de FI@CDG en 2018. Aujourd’hui, la formation, comme beaucoup d’autres sujets, est gérée unilatéralement par le service. Une seule qualification PC est à noter depuis le début de l’année, et de nombreuses difficultés nous sont régulièrement remontées. Nous ne pouvons que constater l’échec de cette méthode de management.

Il est urgent de réussir à former nos stagiaires.
Le SNCTA est prêt à travailler, encore faut-il que le service lui en laisse la possibilité…

LFPG — FI Formation Initiale (0.5 MiB)

0

Flash Info CDG — Effectif et mobilité : confinés jusqu'en 2030

La DSNA a ouvert les GS 32h et GT effectif en assumant pleinement se servir de la mobilité des contrôleurs comme d’un curseur budgétaire, alors que le faible trafic rend au contraire transparente la formation des agents mutés…

Elle organise ainsi sciemment le déséquilibre en effectif en maintenant les objectifs de gestion en approche, en bridant le nombre d’AVE dans les centres attractifs et en y affectant de nombreuses sorties ENAC, sapant la mobilité des contrôleurs jusqu’à la fin de la décennie. Après avoir défendu, en vain, les équilibres du corps, le SNCTA a décidé de quitter cette mascarade.

Intervient alors la traîtrise des syndicats promettant la mobilité grâce à l’ancienneté centre : soutenant la DSNA dans son exploit historique de destruction de la mobilité, les complices ont fait main basse sur 4 sorties ENAC de CDG pour les affecter dans deux CRNA attractifs, sacrifiant davantage encore la mobilité des contrôleurs des centres du nord.

Ce pillage ne fut possible qu’avec l’aval de l’administration, qui, non contente de détruire chaque jour l’organisation du travail et la motivation des contrôleurs, leur envoie maintenant un message très clair en n’ouvrant aucun poste AVE supplémentaire pour compenser les sorties ENAC détournées.

Organiser ces restrictions de mobilité et le sous-effectif de CDG est une déclaration de guerre. Alors que localement, l’administration veut imposer des RD hors XP et des restrictions de congés hors période de charge, cette décision est sans ambiguïté : CDG sera le grand laboratoire de la DSNA, et les contrôleurs de Roissy seront les rats.

La DSNA anéantit la mobilité des ICNA et abandonne CDG à dessein. Les contrôleurs ne l’oublieront pas.

LFPG — FI Confinés Jusqu'en 2030 (15.1 MiB)

0

Flash Info LFPG — RO Hors-site : sens opérationnel, zéRO !

 

Combien de temps dure une RO hors-site?

4h30. Elle commence 1h30 avant le début de la vacation et se termine 3h après le début. C’est bien connu, les incidents, problèmes RH ou météorologiques n’arrivent jamais après.

Quel est mon statut en RO hors-site? Puis je vaquer à d’autres occupations? Et si j’habite à plus d’1h30 du site?

La RO hors-site n’est pas une RO « à la maison », il n’y a aucune obligation à rester chez soi. De nombreuses réponses restent cependant inconnues de la DSNA en ce qui concerne un éventuel accident pendant la RO hors-site, et notamment en cas de trajet d’un agent habitant à plus d’ 1h30 de CDG.

A quoi correspond ce décompte de 0,5 jours dans le compte-temps ?

D’après l’arrêté RO, l’administration semble penser qu’en cas de non rappel, les 4h30 de la RO hors site sont du temps de travail. N’étant plus rappelable après 3h il faut cependant poser un équivalent de demi-récup. Tout en ayant prévu de travailler potentiellement sur toute la vacation… On dit merci qui?

Pure invention comptable, dans l’unique but de troquer une obligation de ne pas travailler contre récupération, tout en devant rester disponibles jusqu’au jour J, les ICNA sauront apprécier à sa juste valeur cette délicate attention.
Ni une astreinte, ni du travail, la RO hors-site est une ineptie du droit français, qui ne protège pas les agents.

LFPG — FI RO Hors-site (0.1 MiB)

0

LFPG Flash Info — Activités non dérogatoires

Activités non dérogatoires, la roulette russe de la récup’

AVANT LA RO

GT, commission, formation hors PCU sur un jours de repos: 1 RCP valable 1 an

Formation continue, anglais: Forfait de 6 VRO 3 RCP

Trop facile ?

AVEC LA RO

Si une activité DEROGATOIRE est effectuée sur un jour de repos : 1 RCP ou 1 demi RCP valable 3 mois, en fonction de la durée de l’activité

Si une activité NON DEROGATOIRE est effectuée sur un jour de repos : 1 RCP ou 1 demi RCP, en fonction de la durée de l’activité, directement intégrée dans le compte temps et donc perdue dès que celui-ci est négatif.

Le service estime non dérogatoire les stages FC, MCCT, CDQ, les formations ILF/parrains, les visites médicale, les AREX, les réunions CDQ…

Seule l’activité dérogatoire permet de garantir la juste reconnaissance du travail des contrôleurs aériens en équipe en dehors de leur cycle de travail. En limitant le nombre d’activités dérogatoires, l’administration risque de voir les contrôleurs aériens en équipe se désinvestir des GT, commissions et autres projets. Il est encore temps de corriger le tir !

LFPG — FI Activités Dérogatoires (0.2 MiB)

0

LFPG FI — Activités compatibles avec la RO, incompatibles avec l'expertise

Avant la RO

En cas de réunion ou de formation sur une
vacation : le contrôleur était sorti du tour
de service. Trop facile ?

Avec la RO

Si l’activité est compatible RO, et que ses horaires sont inclus
dans ceux de la vacation, le contrôleur sera placé en « RO sur
site », rappelable jusqu’au jour J pour contrôler sur sa vacation
à la place de l’activité, même si elle a commencé.

En cas de rappel effectif, la formation ne sera pas réalisée,
ou l’expertise du contrôleur ne sera pas prise en compte,
comme si elles n’étaient soudainement plus nécessaires…

Le SE estime pour l’instant compatibles : Anglais, tout GT, CFU, réunion CDQ, SSE, MCCT, séminaire CA/CT, AREX, certaines simus PBN…

La DSNA a délégué à l’organisme la mise en place de la liste des activités incompatibles RO.
Alors que la RO vise à « traiter les éventuelles surcapacités avérées », comment
justifier la mise en péril de formations et de l’expertise des contrôleurs en réunion ?

LFPG — FI Activités Compatibles (0.3 MiB)

0

LFPG CDA — DSNA-nkenstein ou le Prométhée moderne

La Réserve Opérationnelle est apparue avec la crise sanitaire. Elle est devenue, depuis, avec le compte-temps associé, LE grand projet de la DSNA, passé en force lors du CT DSNA du 12 novembre. Malgré deux votes unanimes contre en CT local, le chef d’organisme a annoncé sa mise en oeuvre dès le 1er janvier, le compte-temps devrait quant à lui débuter le 17 février.

La RO : un dispositif sanitaire…

Alors que la crise sanitaire de la COVID-19 frappait la France de plein fouet, que le trafic chutait chaque jour, et que les consignes gouvernementales se durcissaient, il est rapidement apparu que les TDS et schémas d’armement n’étaient pas adaptés à la gestion de la crise.

Le dispositif de Réserve Opérationnelle est alors apparu, permettant aux responsables de site d’assurer la nécessaire continuité du service, et de garantir aux agents une gestion sanitaire adaptée, face à un virus alors inconnu.

La RO était un dispositif nécessaire pour que les ICNA puissent appliquer les consignes gouvernementales de limiter les déplacements domicile-travail au strict nécessaire.

… Qui devient un monstre

Ce n’est qu’en juin, après la première vague, que la RO a été complètement détournée de sa vocation d’origine pour devenir le projet fou d’une DSNA décomplexée.
Alors qu’il était clair que le trafic n’allait pas remonter aussi rapidement qu’il avait baissé, la DSNA, plutôt que de mettre à profit les compétences des contrôleurs aériens en détachant massivement ou en proposant des missions hors-salle, s’est attelée à construire un dispositif comptable qui n’a d’opérationnel que le nom.
Le projet a été annoncé en juin, puis, tout l’été, des GT nationaux se sont tenus. Bien qu’ouverts à toutes les organisations syndicales, le SNCTA était la seule OS présente à ces réunions pour défendre les contrôleurs aériens.

Alors que la DSNA était fermée à toute évolution majeure du texte, l’action du bureau national du SNCTA au niveau ministériel a permis de borner ce dispositif RO au 31 décembre 2023, imposant dès lors un point de revoyure.

Malgré quelques modifications du texte initial, l’administration a finalement présenté en CT DSNA un texte toujours inacceptable, incohérent, injuste envers les contrôleurs et qui ne répond en rien à la crise actuelle du secteur aérien.
Le SNCTA a voté contre, rejoint par toutes les autres OS. Comme le permet le dialogue social dans la fonction publique, l’administration a organisé dans la foulée un deuxième CT. Après un nouveau vote contre unanime des OS, elle a choisi de passer en force et de mettre son monstre en oeuvre : la Réserve Opérationnelle et son compte-temps associé.

COVID-19 : deuxième vague

La COVID-19 est cependant venue embarrasser le plan de l’administration. Comment considérer que les contrôleurs puissent être redevables de jours, alors que le gouvernement demande à nouveau formellement de limiter au maximum les déplacements en transport en commun et de favoriser le télétravail ?
Pour le SNCTA, cela était tout bonnement inacceptable. Le bureau national a donc demandé à la DGAC et à la DSNA que le dispositif de compte-temps ne s’applique pas pendant toute la durée de l’état d’urgence sanitaire.
La DSNA a finalement accepté de rétablir la RO d’origine, « sanitaire », sans compte-temps associé, appelée Réserve Opérationnelle Exceptionnelle (ROE), jusqu’au 17 février 2021. Si l’état d’urgence sanitaire est prolongé, le SNCTA sera vigilant à ce que la mise en oeuvre du compte temps soit également décalée.

Et après ? Le dispositif imaginé par la DSNA.

Bien que la mise en oeuvre du compte-temps soit décalée, l’organisme de CDG n’a pas attendu pour convoquer deux CT locaux, nécessaires avant toute mise en oeuvre locale du dispositif.
Le SNCTA, opposé au dispositif passé en force par la DSNA, n’a pas relâché ses efforts pour essayer de faire évoluer le texte applicable à CDG, en démontrant toutes les faiblesses de cette vision comptable pour le centre moteur de la DSNA, qui a besoin de l’expertise des contrôleurs pour mener un grand nombre de projets hors-salle.
Cependant, force est de constater que le texte de l’administration reste une usine à gaz qui ne répond pas aux enjeux. Avez-vous compris la NDS 41/20 ? Nous allons tenter de vous en expliquer les grandes lignes :

Création du « Besoin en Vacations (BV) »
Les RO visent à « traiter les éventuelles surcapacités avérées (…) afin d’utiliser au mieux les compétences des contrôleurs aériens ». Ce que ne dit pas cette phrase, c’est que la DSNA a, en plus, décidé de reprendre la main sur l’effectif opérationnel. Lors du CT local, l’administration a ainsi présenté les BV « stratégiques » pour l’année à venir, soit le nombre de contrôleurs devant être présents sur chaque vacation. Ces BV « négociés » ne sont cependant qu’un affichage hypocrite.
Il sera en effet possible, pour le chef de service, unilatéralement et à volonté, jusqu’à 5 jours après la date limite de dépôt des congés, de revoir ce BV, à la hausse ou à la baisse. Ce chiffre pourra encore être revu, à la hausse uniquement, jusqu’à J-1 17h, occasionnant instabilité du planning des contrôleurs et un énorme casse-tête pour les chefs de site, qui se retrouveront quotidiennement tributaires des arbitrages du service avant de connaitre le nombre de personnes finalement présentes en salle.
De plus, alors que l’arrêté 2002 est clair sur la nécessité d’avoir des temps de pause définis structurellement, notre encadrement souhaitait pouvoir s’en passer, prétextant des pauses dynamiques décidées le jour J… avec en tête la possibilité de pouvoir diminuer les BV sans conséquence sur le trafic ! Impensable pour le SNCTA, qui a finalement fait acter la nécessité d’avoir, clairement, un schéma d’armement adapté au tour de service en vigueur.

Il est inenvisageable qu’un BV dégradé par le SE entraine des pauses dynamiques en salle de contrôle. Les règles de l’arrêté de 2002 doivent s’appliquer.

Le SE a cependant lié cet impératif réglementaire à un dogme local connu de longue date, qu’il peine à justifier… Une grille de tenue de position a posteriori. Pour le SNCTA, ce procédé montre, une fois encore, la volonté de la part de notre administration locale de remettre en cause l’entièreté de l’organisation du travail des contrôleurs aériens à CDG.

Alors que les CA/CT subissent déjà les BV choisis par le service, ce dernier semble également vouloir leur compliquer la tâche dans le cas où il faudrait rappeler une RO le jour J ! En effet, il leur faudra remplir un formulaire, appeler l’IPO, sans oublier de remplir EPEIRES, au milieu des orages, de la neige ou d’une gestion RH complexe bien sûr…

Les Réserves Opérationnelles
5 jours après le dépôt des congés, à J-20, le SE donnera aux équipes le nombre de contrôleurs devant être en RO, selon la formule nationale suivante :

Les CA, assistants de sub, experts opérationnels, ne sont jamais inclus dans le calcul du nombre de RO. Les QICA en maintien de compétence tour, sur une vacation d’équipe entière, seront par contre ajoutés à l’effectif et pourront générer de la RO.

Nommées… Ou désignées !
L’équipe a ensuite 5 jours pour donner le nom des personnes en Réserve Opérationnelle. Si elle ne le fait pas, à J-15, le service nommera des PC en RO selon ses critères présentés dans la NDS.
Un agent placé en RO pourra décider de poser un congé ou une journée de récupération s’il en dispose : si le quota d’absence reste respecté (4 pour une équipe de 14, 5 pour 15…), ce congé ou cette récupération est accordé sans possibilité de refus par le service. Si c’est au-delà du quota d’absence, l’accord sera donné à J-1…

RO hors-site
Un agent en RO qui n’a pas d’activité hors-position de contrôle est en RO hors-site. Dans ce cas, il est appelable jusqu’à J-3 par le chef de service pour être en RO sur site (cf. ci-dessous), jusqu’à J-1 17h par le chef de service pour venir travailler sur sa vacation le jour J, ou le jour J entre 1h30 avant et 3h après la vacation par le CA ou le CT.

Pourquoi ce créneau horaire de 4.5h ? Rien d’opérationnel, il permet par contre de générer une « dette » de temps de travail, pur produit comptable, si le contrôleur n’a pas été rappelé !

Cette dette sera ainsi matérialisée dans le compte-temps par un « débit » de 0,5 jours s’il n’est pas rappelé.
Le DSNA s’est engagée à ce que le service fournisse un téléphone de fonction pour être rappelable quand l’agent est placé en RO hors-site… Mais, lors du CT local, le chef d’organisme a annoncé que seuls 2 téléphones par équipe seraient fournis. Qui seront les heureux élus ?

RO sur site
Un agent en RO sur site est présent à CDG pour réaliser une activité hors position de contrôle, compatible avec la RO. Les horaires de cette activité doivent être inclus dans les horaires de la vacation d’origine. En effet, l’agent en RO sur site est rappelable le jour J sur la durée de son activité (ni avant, ni après) avec un temps de pause de 30 minutes.

Cette RO ne débite pas de jour dans le compte-temps.
Le SNCTA défend que toutes les formations liées à la FC, y compris l’anglais, ainsi que toutes les formations nécessaires à la carrière et les réunions nécessitant l’expertise contrôle soient incompatibles avec la RO sur site.

Les activités compatibles RO seront, par essence, potentiellement annulées, et non réalisées. Pour le SNCTA, toutes les formations continues ou réunions nécessitant de l’expertise contrôle ne peuvent donc pas rentrer dans ce cadre !

Le compte-temps
Voilà la mesure la plus inique, à l’encontre de toute conscience de notre métier, toute logique opérationnelle, celle que la DSNA ne veut pas afficher comme une révolution mais qui est le véritable objectif du dispositif.
Ce compteur a pour but de matérialiser, selon les propres dires de notre chef de service, « l’inefficacité de l’organisation du travail des contrôleurs ».

Seront intégrées dans ce compte-temps :

En fin d’année, un bilan individuel des compte-temps sera réalisé, centralisé puis remonté à la DO. Pourquoi, si ce n’est piloter les effectifs ICNA et les affectations, et à terme attaquer notre organisation ?
Chaque début d’année, les JRH (journées compensant des tours de service dépassant 32h, pour l’instant 0 à CDG) sont ajoutés au solde de l’année passée. Si le résultat est négatif, le compte-temps débute à 0.

Considérer qu’une « dette » de temps sur l’année N peut impliquer la perte des JRH de l’année N+1, compensant des dépassements horaires à venir, montre une méconnaissance totale pour notre métier et l’impératif de gestion de la fatigue.

Un agent ne pourra poser une récupération (faisant suite à une activité sur un jour de repos) que si son compte-temps est positif. Cependant, afin « d’encourager » les contrôleurs à participer à certains GT ou réunions que l’administration souhaite voir avancer, le service pourra les qualifier de « dérogatoires ». Pour ces réunions, toute récupération obtenue pourra être posée dans les trois mois, quel que soit le solde du compte-temps.
Alors que le SNCTA avait demandé en CT à avoir un tableau clair des activités (compatibles ou incompatibles RO, dérogatoires ou non, temps de préparation/compte-rendu éventuel), l’organisme a botté en touche, renvoyant le débat à plus tard. Préfère-t-il diviser pour mieux régner, en valorisant arbitrairement certains groupes plus que d’autres ? Attend-il la réaction de la salle pour donner quelques récupérations dérogatoires ou y aura-t-il, enfin, une volonté de limiter les affronts pour préparer l’avenir ? La balle est dans le camp du service.
Les contrôleurs apprécieront l’énergie déployée par notre administration pour imaginer ce système, le mettre en place et l’appliquer. Si seulement il y en avait eu autant pour concevoir et déployer nos nouveaux outils de travail !

La DSNA, soutenue par les politiques, utilise la crise sanitaire pour imposer aux contrôleurs un système comptable, incompréhensible et vexatoire. Le SNCTA s’assurera que le nombre de contrôleurs présents permette de rendre nos services en toute sécurité, et soutiendra toute action des responsables opérationnels en ce sens.
L’organisme de CDG semble aller, comme à son habitude, encore plus loin. L’administration ne devra pas s’étonner de voir la motivation et l’investissement des contrôleurs s’effondrer face à de telles mesures.

LFPG — CDA 204 RO (0.3 MiB)

0

LFPG Flash Info — Le RO-uleau compresseur

Hier après-midi s’est tenu le deuxième CT local traitant des Réserves Opérationnelles. Comme prévu, l’ensemble des organisations syndicales s’est opposé à la note de service mise au vote, déclinaison locale d’un texte déjà passé en force lors du dernier CT DSNA.

Malgré ce vote unanime contre, le chef d’organisme a annoncé vouloir mettre en oeuvre son dispositif au 1er janvier 2021, l’initialisation du compte-temps débutant quant à elle au 17/02/21, amplifiant la rupture claire entre l’encadrement et la salle, signalée pourtant à de maintes reprises par les OS, l’équipe PBN, les équipes de contrôleurs, les CQ, CT et CA.

Les contrôleurs de CDG sauront se souvenir de cette année 2020. Depuis 6 mois, la DSNA et notre encadrement local déploient tous leurs efforts pour mettre en place un dispositif sans aucune cohérence opérationnelle, avec comme seule volonté de pouvoir comptabiliser des astreintes qu’ils organisent eux-mêmes pour in fine baisser les effectifs et attaquer notre organisation du travail. Si tous les projets de la DSNA étaient menés au même rythme…

Le SNCTA a obtenu des avancées par rapport au texte initial. Elles restent cependant à la marge d’un texte profondément injuste, qui sera incompris par les contrôleurs, une véritable usine à gaz de 7 pages que nous vous présenterons dans les semaines à venir.

L’administration locale aurait pu faire bien mieux. Elle aurait pu favoriser l’investissement hors-salle en permettant aux contrôleurs de poser leurs journées de récupération quel que soit l’état de leur compte-temps, sécuriser les stages d’anglais pour ne pas mettre en péril des PIFA, ne pas considérer que les contrôleurs apportant leur expertise en SSE sont rappelables, compenser l’investissement dans les projets espace… Elle ne l’a pas fait.

Avec ce nouveau passage en force, et malgré les alertes, l’administration attaque frontalement les contrôleurs. La DSNA devra assumer les incohérences et les conséquences de ce texte, tant celui-ci risque de dégrader pour longtemps le fonctionnement des services et l’investissement des ICNA.

LFPG — FI Le ROuleau Compresseur (0.2 MiB)

0

CDG — Déclaration liminaire en CT du 9 décembre 2020

Roissy, mercredi 9 décembre 2020.

Monsieur le président, 

Ce comité technique s’inscrit dans un contexte difficile, tant au niveau national qu’au niveau local, d’un point de vue sanitaire comme d’un point de vue social.

Depuis plusieurs mois maintenant, nous regrettons la dégradation franche du dialogue social à CDG-LB, grippé par la volonté de passer outre la représentation syndicale. Les affronts successifs ont empêché tout travail constructif qui aurait permis la recherche de solutions concertées pour un meilleur fonctionnement de la navigation aérienne.

Ces difficultés ont dégénéré en tensions manifestes, à des niveaux rarement atteints, et ressentis par l’ensemble des contrôleurs. 

Symptôme paroxystique de cette fracture, les emails de la semaine passée laissent planer les craintes d’une situation irréversible.

Nous souhaitons rappeler ici l’engagement profond et sincère du SNCTA dans la défense des intérêts des contrôleurs aériens, dont nous estimons qu’ils sont étroitement liés à ceux du service, de la navigation aérienne et plus largement, de la DSNA.

Le passage en force du cadre RO à l’échelon national conduit à notre refus des projets de notes de service soumis au vote aujourd’hui. Nous estimons que ce dispositif est inapproprié à la situation qu’il prétend vouloir accompagner, et nous regrettons que le dialogue social n’ait pas permis de faire entendre raison aux décideurs de l’échelon central. Nous reconnaissons cependant des évolutions dans la dernière déclinaison locale présentée, dont nous espérons qu’elles traduisent votre intention d’un retour à un dialogue social fourni, respectueux et pragmatique.

Afin de restaurer la confiance ébranlée entre la direction et les contrôleurs aériens, et à défaut d’avoir démenti officiellement les dernières prises de positions réductrices de l’encadrement de CDG quant aux missions de leurs agents, nous comptons sur l’inscription dans la durée d’un retour à un dialogue social fréquent et constructif, tant à CDG qu’au Bourget, seule preuve tangible d’une volonté de faire converger les objectifs de l’administration et les aspirations légitimes des personnels.  

Nous espérons que ce CT sera l’occasion d’infléchir la trajectoire négative prise depuis plus de 6 mois.

LFPG — Déclaration liminaire CT 2020-12-09 (0.3 MiB)