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Expérimentation : game over ?

Game over – try again ?

Faisant fi de la consultation et des 150 personnes qui y ont participé, trois organisations syndicales se sont associées pour faire barrage au projet du SNCTA.

En toute connaissance de cause, elles choisissent donc d’imposer à la salle le projet de l’administration consistant essentiellement en une baisse importance des droits à absences simultanées. Triste épilogue…

L’opposition pour seul horizon

En se cachant derrière les résultats des élections professionnelles et alors que plusieurs d’entre elles avaient affiché leur volonté de consulter la salle de contrôle sur un tel sujet, ils prétendent aujourd’hui représenter plus de 60 % de la salle de contrôle, affirmant par la même occasion que toute personne qui a voté pour l’un de leur syndicat est par définition opposée au principe d’expérimentation ; que tous ces contrôleurs, pourtant tous différents dans leurs contraintes familiales, priorités individuelles, organisation personnelle, voteraient comme un seul homme contre le projet du SNCTA. Voilà une affirmation bien hasardeuse. Qu’en savent-ils ?

La fin justifie-t-elle les moyens ?

Incapables de proposer une alternative à la salle, ils n’ont alors eu comme seul objectif que de dénigrer notre projet. Et force est de constater qu’ils n’ont pas lésiné sur les moyens :

  • multiples tracts au lendemain du dernier GT7 trouvant subitement tous les défauts au projet du SNCTA, pourtant connu depuis des mois ;
  • consultation de la salle qualifiée d’illégitime ;
  • annonce de l’inutilité de la consultation de la salle puisque le résultat des élections professionnelles de 2014 suffirait ;
  • annonce avant même le déroulement de la consultation qu’ils ne reconnaîtront pas le résultat et ne se sentent aucunement engagés par ce que la salle pourrait leur dire ;
  • vote CONTRE en CT annoncé à l’avance ;
  • et pour finir, appel au boycott de la consultation.

Ces trois OS ont effectivement voté CONTRE la seule alternative présentée au plan de l’administration et imposent de facto à la salle une bien triste (et bien fatigante) année 2017.

Ces gesticulations tardives ne masquent ni leurs échecs à proposer d’autres alternatives gagnant-gagnant, ni à empêcher la mise en place fin mars d’une restriction massive des droits à absences simultanées.

Ils en portent la responsabilité

D’autres projets que celui du SNCTA existaient pourtant, mais ils ont choisi de ne pas les mettre sur la table. Ou comment priver la salle d’une option supplémentaire afin d’ensuite reprocher le manque de choix.

Peur de perdre dans les urnes ? Mettre leurs projets au vote les aurait obligés à en accepter le résultat. Nous nous y étions engagés ; il faut croire que ce n’est pas leur genre. Sans doute inacceptable pour ceux qui ont fait de l’opposition leur fond de commerce. Mais quelle vision simpliste ! Peu importe qui gagne ou qui perd : aujourd’hui, ceux qui prétendent parler au nom de la majorité sans l’avoir vérifiée sur ce sujet, font volontairement payer à 100 % de la salle les conséquences de leurs postures syndicales primaires.

Nous sommes le seul syndicat qui ne s’est pas contenté de l’avis de ses adhérents ou de ses chiffres aux élections professionnelles pour décider. Nous avons voulu faire les choses dans le respect des différences, mais nos principes ne sont pas partagés par tous.

Ne nous le cachons pas, les prochains mois vont être difficiles et nous savons grâce à qui.

Une expérimentation avec une date de fin et des clauses de revoyure n’engageait pourtant pas à grand-chose. Certains prétendent chercher encore une solution ? Soit, qu’ils continuent à la chercher. Mais dans cette attente, valait-il mieux passer les mois à venir avec nos droits à absences amputés à ce point ou tester l’expérimentation valorisée qui réduisait le temps de travail et préservait nos congés ?

Le SNCTA reste convaincu que nous pouvons tous passer l’été 2017 de manière moins pénible. Mais le SNCTA seul n’a pas ce pouvoir : un CT sur la mise en place d’une expérimentation pour cet été peut être convoqué rapidement si au minimum 50 % des représentants du personnel le demandent. Aux autres organisations syndicales de décider…

Expérimentation : game over ? (0.1 MiB)

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