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Flash Info — Ministère... en vert et contre nous ?

Avion et tour de contrôle sur une valise verte servant de tarmac, le tout posé sur une feuille

Fer

Incidents incessants causant des retards sur les réseaux régionaux et interrégionaux et la dégradation de la sécurité avec déjà un accident majeur dû à des défauts avérés d’entretien.

Mer

Alors que le trafic maritime mondial explose, la flotte marchande française ne cesse de diminuer.

Routes

Dégradation et saturation des réseaux accompagnées de la détérioration du niveau de sécurité.

Et dans les airs ?

Bérézina chez tous les transporteurs français et système de navigation aérienne obsolète, que ce soit techniquement ou dans son mode de gestion. À n’en pas douter, si la trajectoire reste la même, nous expérimenterons dans l’aérien les mêmes effets qu’ont subis les autres secteurs des transports.

Pendant ce temps, au ministère, pardon, au secrétariat des transports, c’est la valse des conseillers qui, quand ils ont accumulé suffisamment de miles pour obtenir le poste qui leur sied, quittent prestement cette annexe au grand ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. Les transports et les réseaux, qui ont été les principaux atouts de la France, n’ont plus la côte. Pas assez green pour des politiques qui se défaussent sur des administrateurs sans cap, sans vision ni stratégie et qui, pour blanchir leurs échecs, les transposent sur les personnels ou leurs représentants.

Alors qu’Air France est en grand péril et la navigation aérienne à la peine, nos dirigeants et leurs affidés stigmatisent de prétendues coteries de pilotes ou contrôleurs qui seraient la cause de tous les maux. Aidés par une certaine presse et des axes de communication bien rodés, ils entendent masquer leur impéritie chronique depuis de trop nombreuses années.

La situation de la DGAC, et de la navigation aérienne particulièrement, est plus qu’inquiétante. Une filière technique sinistrée, des contrôleurs extrêmement préoccupés par la fiabilité des systèmes qu’ils exploitent, l’incapacité de l’administration à conduire des projets qui font sens d’un point de vue opérationnel et l’incessante pression qu’ils subissent du fait d’exigences sans limites des régulateurs nationaux ou européens… Les conflits se multiplient, ils sont de plus en plus brutaux, symptômes d’inquiétudes croissantes et d’exaspération des personnels.

Face à cela, silence radio ! Au ministère, c’est vacance d’emploi et, à la DGAC, on cherche une date pour une réunion !

Pour le SNCTA, c’en est trop ! Il ne négociera pas dans les conditions similaires aux deux derniers protocoles qui se sont soldés par un échec, avec une direction ou avec un secrétariat d’État incapables de tenir leurs engagements. Il exigera des interlocuteurs fiables, en mesure de garantir sans ambiguïté les engagements pris. Pour cela, il n’hésitera pas, si nécessaire, à mobiliser les contrôleurs dans un conflit d’ampleur sur une très longue période, et ce, dans les toutes prochaines semaines.

Le SNCTA attend des garanties rapides, claires et irrévocables sur les moyens et les orientations que l’État entend donner à la navigation aérienne et notamment sur ce qui constituera l’accompagnement social indispensable à la mise en place des réformes et nouvelles exigences qui s’imposent aux contrôleurs aériens.

Sans dialogue et sans compromis, c’est le conflit qui s’imposera.

Flash Info — Ministère... en vert et contre nous ? (0.7 MiB)

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