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Bordeaux — LFBBLe blog de la section locale du CRNA Sud-Ouest, basée à Bordeaux

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LFBB CDA — CT CRNA SO 6-10-2021

Le CT local du 6 octobre 2021 prévoyait le vote d’ajustements des notes de service sur les détachements et sur les fonctions d’encadrements opérationnels. Il a aussi et surtout été question de l’inflexion, ressentie nationalement et localement, sur le dialogue social, tant mis à mal ces 18 derniers mois (cf. notre déclaration liminaire en fin de CDA). 

Parmi les nombreux sujets portés par le SNCTA en questions diverses, celle sur 4F et sa stratégie de déploiement au CRNA SO a soulevé de profondes interrogations, auxquelles il conviendra de répondre rapidement. Autre point de vigilance, un focus a également été porté sur la mise en danger d’un poste de formateur en anglais au CRNA.

Notes détachements

« Immunité » : la durée pendant laquelle un PC en salle ne pourra être détaché d’office est repoussée de 2 à 3 ans. L’allongement de cette « immunité » permettra d’asseoir la pratique de la Mention d’Unité, notamment pour les affectations ÉNAC. Vote : POUR unanime.

Formateurs CdS : face au blocage de SDRH sur l’augmentation du nombre de CdS à 50, le service met sur la table une évolution dans le statut et le choix des volontaires ainsi que dans la désignation d’office. Désormais, les formateurs CdS seront détachés 12-36 et choisis parmi les CdS au-delà de 5 ans de mandat ou ex-CdS. Ne seront désignés d’office que les ex-CdS de moins de 3 ans, à l’exception des CdS « rotationnés » la même année. Pour le SNCTA, si cette disposition permet de rétablir la pleine disponibilité des 48 CdS en équipe, elle pose question sur l’expertise, le maintien de compétence et la future fiche de poste prévue pour les formateurs qui auront également des missions auprès du service. Vote : ABSTENTION unanime.

Temps réel : les ex-CdS de moins de 3 ans seront prioritairement choisis, avant les autres ex-CdS. Seront désignés d’office les ex-CdS, classés par la liste CALIN (à l’exception des CdS « rotationnés » la même année). Votes : 2 POUR (SNCTA, CGT) ; 1 ABSTENTION (UNSA).

QD1 – Changement de cap pour 4-Flight !

Ce point local paraissait informel et lointain il y a peu. Il prend une tournure soudainement très concrète. Le Chef de centre relaye en effet l’arbitrage du CODIR ATM du 1er octobre : le nouveau DSNA y affiche une nouvelle stratégie 4F pour les CRNA de l’Ouest en prévoyant le maintien voire l’accélération des roadmaps avec 2025 (ou avant) comme date cible pour Bordeaux. La raison ? Les volontés de déployer vite et de “décommissionner” le coûteux et archaïque CAUTRA le plus rapidement possible… ajoutées à toutes celles que l’on connaît déjà (crise financière, dette, retard dans la modernisation, etc.). Les conséquences ? Les demandes supplémentaires d’expression de besoin par rapport aux versions des centres pilote seraient contraintes, le but étant de faire de l’incrémental (“on déploie puis on améliore”)… et d’éviter de perturber le planning de déploiement, à ce jour prioritaire.Le SNCTA s’inscrit dans cette volonté de concrétiser enfin la modernisation technique dans les centres et approches. Réduire la période de maintien en conditions opérationnelles de 3 systèmes distincts permettra sans nul doute d’alléger le fardeau financier que représente cette interminable transformation technique. Le nouveau système de traitement de données de vol Coflight devrait améliorer les dessertes automatiques de secteurs, MOD de route entre autres comme il devrait permettre de se débarrasser d’un vieux système 2D en fin de vie. 

Pour autant, le SNCTA veillera à ce que la version qui sera proposée au moment de la transformation au CRNA SO, soit acceptable/acceptée par les contrôleurs bordelais. Il convient donc d’impliquer sans tarder ces derniers et se mettre très vite autour d’une table pour déterminer les écarts de fonctionnalités entre le nouveau système 4F et l’actuel, ceux que l’on peut combler et ceux que l’on ne peut pas combler. Bref le changement de stratégie est abrupt, le chantier titanesque et l’horizon pas si lointain.

QD2 – Formateurs en anglais

Lors du GS formation du 4 octobre, SDRH a annoncé sans préavis, sa décision de ne pas renouveler le CDD d’un des formateurs du site, pour des contraintes de schéma d’emploi global de la DGAC. Annonce humainement inacceptable, suscitant localement incompréhension et interrogation. Le SNCTA a donc en séance largement insisté sur le fait qu’avoir des formateurs en langue anglaise au contact direct et permanent des opérationnels a toujours permis de bénéficier de la formation la plus adaptée aux spécificités de notre métier. C’est grâce à l’étroite collaboration des contrôleurs et du labo d’anglais que cette formation est de qualité, sans cesse adaptée aux nouvelles situations rencontrées par les agents opérationnels. 

Après avoir admis que nos remarques, pertinentes tant sur la forme que sur le fond, méritent d’êtres entendues à court terme, le Chef de centre confirme dans le même temps l’orientation que SDRH souhaite prendre à moyenne échéance : une mixité entre offre locale et prestation extérieure (sur le modèle déjà en vigueur de la formation au SNA-RP). La prolongation du CDD d’un an ne ferait que repousser l’échéance. En l’état, le SNCTA a donc rappelé sa ferme opposition à la disparition de ce poste ou à une quelconque réduction de l’offre locale ce qui aurait pour conséquence une baisse de la qualité des cours. Les besoins d’enseignement spécifique en anglais aéronautique sont essentiels pour notre profession et le SNCTA doute qu’un prestataire extérieur soit en mesure de les apporter avec le niveau actuel de qualité.

QD3 – Prévisions et perspectives trafic 2022 : se préparer à la demande ?

Les deux années passées sont inédites dans l’histoire de l’aviation civile mondiale. Au sortir de l’été, la reprise semble frémir. Alors que le trafic de l’été 2021 a dépassé les scenarii les plus optimistes, la Direction des Opérations et le centre de Bordeaux vont très bientôt devoir se projeter pour préparer la prochaine période de charge.Le Network Manager est sur le point de publier son rapport semestriel. Malgré toutes les incertitudes que comportent l’exercice difficile de prévision de trafic à moyen terme, le service doit d’ores et déjà préparer les esprits des contrôleurs bordelais aux échéances opérationnelles de l’année prochaine : conséquences du basculement 4F à Reims sur le réseau bordelais à partir d’avril 2022, trafic et capacité attendus pendant l’été et organisation du travail qui en découle…

QD4 – La BDR avance, boulets aux pieds

Le déploiement sur toute la salle aurait dû s’opérer ce mois-ci. Les exigences d’assurance logicielle (SWAL en anglais) émises par la DSAC obligent le centre à revoir sa copie. Le niveau demandé, SWAL 4, nécessite un travail à temps plein pour les deux agents concernés. Dès lors, aucune ressource ne peut avancer sur la poursuite du projet, voire son extension à d’autres centres. Le SNCTA note que pour la nième fois, un problème de SWAL vient perturber l’avancement d’un projet technique de la DSNA. Difficile de trouver un responsable dans ces dossiers où DSAC et DSNA se rejettent la responsabilité mais les turpitudes techniques liées aux problèmes d’assurance logicielle constitue une maladie chronique de la DSNA. 

En tout état de cause, le SNCTA est circonspect devant des exigences qui paraissent disproportionnées au regard de l’utilité et l’innocuité du projet BDR qui, nous le rappelons, n’est qu’une plaque de Reason complémentaire de l’arsenal technique opérationnel existant. Pour autant, le service annonce le déploiement, toujours dans un cadre expérimental jusqu’au 31 mars 2022, de 6 positions supplémentaires au 26 octobre 2021. Le SNCTA se réjouit de cette avancée mais reste vigilant sur la suite donnée au-delà du 31 mars 2022. La BDR est certes un outil sensible, mais sa plus-value sur la sécurité n’est plus à démontrer. Le déploiement total et pérenne au-delà du printemps 2022 est incontournable du point de vue de la salle de contrôle.

QD5 – Télétravail : à revoir !

Depuis le début de la pandémie, les contrôleurs aériens ont su s’adapter aux changements d’organisation que la situation sanitaire a imposés. Parmi eux, les contrôleurs détachés et les assistants de subdivision l’ont particulièrement démontré en maintenant leur productivité malgré des conditions de travail bouleversées. Le télétravail, en quelque sorte subi en début de crise, est aujourd’hui largement plébiscité par les agents.

La note de gestion DGAC du 1er juillet de cette année fait désormais référence : elle donne la possibilité aux agents de planifier jusqu’à 3 jours de télétravail par semaine, de manière régulière ou ponctuelle, quel que soit le statut de l’agent. Le SNCTA par la voix de son Bureau national salue la volonté de la DGAC d’élargir l’accès au télétravail à tous ses personnels. Mais la DO, de son côté, restreint cette politique “pour les agents exerçant leur activité en dehors des horaires de bureau » donc pour les détachés et les assistants de subdivision maintenant une MU, en limitant le nombre de jours télétravaillables à 12 flottants sur l’année. Une décision en parfaite contradiction avec la note de gestion DGAC, puisqu’elle exclut du télétravail des agents en fonction du poste qu’ils occupent et non des tâches qu’ils effectuent réellement. Pour formuler sa réponse, l’administration locale s’appuie sur le fait qu’en l’état le télétravail est un outil nouveau qui résulte de la crise sanitaire.

Un nouveau bilan doit être réalisé par la DO au printemps 2022. Mais le SNCTA peut d’ores et déjà le réaliser : 12 jours par an pour les détachés et les assistants de sub, c’est un accord perdant-perdant !

Le SNCTA souhaite que d’ici là, chaque agent concerné puisse exprimer une demande de télétravail, sans nécessairement se limiter aux chiffres contraints par l’actuelle note DO. Chaque demande doit être recensée, étudiée et visée comme il se doit par la hiérarchie locale selon la procédure prévue.

Si le changement de cap côté dialogue social donné par le DSNA est net (à l’image des modifications sur le sujet des RO), le SNCTA n’est pas dupe : les réformes en pleine crise, avec une modernisation technique pire que poussive en toile de fond, vont se poursuivre. L’exemple du changement de stratégie sur 4F mais aussi les comptes d’apothicaires du SG sur le RH en témoignent localement. Le SNCTA, plus que jamais, demande de la CONCERTATION !

DECLARATION LIMINAIRE

Monsieur le président du comité technique,

Il est triste de constater que 18 mois ont été perdus pour mettre en place un dispositif que tous les contrôleurs aériens ont rejeté massivement dès le début. Que d’énergie et de travail dépensés pour essayer de faire fonctionner « une usine à gaz » inutile, contre-productive et inopérationnelle. Le dernier CT DSNA vient enfin de le modifier pour gommer en partie ses aspects négatifs et clôt temporairement une séquence absolument détestable.

Si certaines manœuvres opportunistes et humiliantes ont laissé des traces que le SNCTA n’oubliera pas, il est temps désormais de se projeter vers l’avenir en commençant par appliquer localement cette nouvelle déclinaison plus acceptable, même si elle reste éminemment complexe.

Si on considère le déplacement à Bordeaux du Directeur Général, Damien Cazé, puis celui du nouveau DSNA, Florian Guillermet, tous les deux bien perçus par les personnels, si on considère le changement de ton concrétisé par la modification du texte sur les réserves opérationnelles, le SNCTA se pose la question suivante : le vent est-il finalement en train de tourner ?

Monsieur le chef de centre, le SNCTA l’espère afin de renouer avec un véritable dialogue social.

Après ces deux visites (qui, entre parenthèses, soulignent la présence des uns et l’absence des autres…), après ce changement de ton, le SNCTA attend désormais des actes clairs.

L’actualité récente montre à quel point nos systèmes techniques souffrent d’un gigantesque retard : la modernisation de la DSNA ne pourra pas se faire sans les contrôleurs aériens et encore moins contre eux. La préparation de l’été 2022, annoncé comme celui de la reprise, est évidemment un autre point de vigilance local pour des personnels qui ont encore prouvé cet été leur motivation et leur performance.

Des sujets certes moins dimensionnants attirent également notre attention, tel que le télétravail, pour lequel la décision imposée lors du dernier CT DO fait preuve au mieux d’une injustifiable prudence et au pire du plus grand des mépris envers le professionnalisme des contrôleurs détachés hors salle.

Somme toute, le SNCTA accueille favorablement l’inflexion ressentie dans le management de la DSNA, et par ricochet, de la DO. Mais en tout état de cause, nourris des déconvenues passées, nous resterons vigilants et ne transigerons pas sur les futurs enjeux pour le centre à court et moyen termes.

Mérignac, le 6 octobre 2021

2021-10-06 LFBB CT Du CRNA SO, Questions Diverses (et Variées) (0.3 MiB)

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Bordeaux — Déclaration liminaire CT CRNA SO 29 avril 2021

Monsieur le chef de centre,

L’état d’urgence sanitaire a depuis longtemps été prorogé jusqu’au 1er juin, ce qui autorise le gouvernement à continuer à prendre des mesures exceptionnelles. La situation sanitaire est telle, en cette sortie de confinement, que le gouvernement a annoncé, hier en conseil des ministres, un régime transitoire jusqu’au 31 octobre.

Contre toute attente, la DSNA se presse de mettre réellement en œuvre le dispositif de réserves opérationnelles au 1er mai, dispositif RH le plus décrié depuis des décennies. Alors que les indicateurs ne cessent de nous rappeler la fragilité de la situation sanitaire (doit-on vous les énumérer ?), que le télétravail est une préconisation forte pour éviter le brassage des personnels, à notre grande surprise, l’état d’urgence sanitaire ne sera donc plus en vigueur au delà du 1er mai au sein des salles de contrôle. Une nouvelle absurdité qui frise désormais le « mal aisant » au sein d’une DGAC sevrée d’avions mais regorgeant d’ordres et de contre-ordres.

Le système RO, dont tout le monde s’accorde à souligner qu’il n’amène aucune plus value opérationnelle (sauf à penser que retirer des jours de récupérations relève de l’amélioration du service), va à contre courant des recommandations nationales : il sera demandé aux contrôleurs de venir sur leur lieu de travail pour des activités annexes, sans rôle opérationnel. C’est un non-sens illisible et obscur.

Il n’est pas nouveau que la DSNA a souvent louvoyé avec les consignes gouvernementales, jusqu’à ne pas en respecter certaines édictées par le secrétariat général de la DGAC : réunions non essentielles maintenues en présentiel, jauges non respectées, etc. Le fossé entre la direction nationale et ses 4000 contrôleurs aériens se creuse jour après jour. Provenant d’un management qui bafoue les consignes de préservation de ses personnels et, plus largement, de nos concitoyens, cet ultime coup fourré transforme la perte de confiance en défiance pure.

Le DSNA n’écoute et ne consulte visiblement plus grand monde : il fait ce qu’il veut, quand il veut, contre qui il veut. À ce compte, le SNCTA se demande comment la DSNA prône encore un dialogue social de qualité alors qu’elle le piétine systématiquement. Et avec ce dernier, tous les personnels.

Monsieur le chef de centre, le SNCTA, n’ayant plus envie d’entendre les raisons invraisemblables qui ne manqueront pas de lui être servies pour justifier une décision injustifiable, ne participera pas à ce comité technique.

Déclaration Liminaire CT 29-04-21 (72 KiB)

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LFBB — RO et compte-temps : passage en force historique au CRNA SO

À la veille du soir de Noël, le chef de centre vient d’acter la mise en œuvre au 1er janvier 2021 des réserves opérationnelles au CRNA SO et ce, malgré le vote unanime CONTRE des organisations syndicales lors des CT des 15 et 23 décembre 2020.

Bien qu’il s’en défende, l’encadrement local va donc piloter seul les équipes, la salle et le temps de repos des contrôleurs au moyen de deux outils magiques : le compte- temps individuel et le BV (Besoin en Vacations).

Les contrôleurs bordelais, injustement sanctionnés, ne comprennent pas le gain opérationnel. Encore moins l’intérêt de la DO de se priver d’un centre dynamique et volontaire, au moment même où la navigation aérienne aurait besoin de cohésion pour se préparer à une reprise verte attendue de tous.

Désormais, la DSNA, la DO, la Direction et le service assumeront seuls l’échec de cette réforme dont la vocation initiale était de répondre au besoin de transparence en temps de crise et non la chasse aux récupérations des contrôleurs sur le long terme. Cette crise inédite, née de l’opportunisme décomplexé de certains managers nationaux, laissera à n’en pas douter des traces durables.

LFBB—FI CT RO Et Compte Temps (0.8 MiB)

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FI LFBB — Le nouveau monde des RO n°6-Le CRNA SO en spirale négative

Flash Info – En 2014 la DGAC se refait une beauté ! Ce sont les ICNA qui régalent !

La note salée du compte-temps, « agrémentée » de la fin des expérimentations RH au CRNA SO, est une gifle au professionnalisme et à la probité des contrôleurs bordelais. En plus d’être inopérationnelles et rigides, les mesures liées à la réserve opérationnelle sont construites aujourd’hui, mais avec un objectif à plus long terme : le retour d’un trafic plus nominal. Elles comportent des régressions majeures pour les contrôleurs qui vivent de surcroit le retour des vacations de 11h : temps de repos amputé, aspects fatigue oubliés, etc.

 

Les contrôleurs bordelais n’oublieront pas cette facture. Doivent-ils laisser un pourboire ?

LFBB— FI - Spirale Vdef2 (0.6 MiB)

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FI LFBB — Le nouveau monde des RO n°5 - Sans outil de gestion de salle, les CdS aveugles en situation dégradée ?

Les CdS et ACdS doivent connaitre le potentiel de la salle, en particulier en situation dégradée, à tout moment, minute par minute. La RO vient considérablement complexifier la perception tactique réelle de l’offre.

Avant la mise en oeuvre de la RO, l’outil Léa comptabilise le nombre de présents ainsi que le nombre de personnes en VRO, ce qui nous donne le potentiel réel, en toutes circonstances.

Une lecture rapide de cet outil permet au CdS d’adapter la stratégie de déploiement et de régulations, le cas échéant.

Après la mise en oeuvre des RO, sur ce même outil ne seront comptabilisés que les personnels présents et ceux en RO ne seront pas affichés.

En cas de situation dégradée ou imprévue, le CdS devra donc se débrouiller pour :

  • connaitre les agents du jour en RO ;
  • calculer si les agents en RO sont rappelables ou pas en fonction des règles de rappel et des heures de début et fin d’activité sur site ;
  • en déduire le nouveau potentiel quart d’heure par quart d’heure.

POINT BONUS : les contrôleurs en RO sur site ne sont rappelables que pendant la durée de leur activité (qui doit être incluse dans la vacation initiale). Les contrôleurs hors site ne sont plus rappelables 3h après le début de leur vacation.

Le CdS devra pourtant connaître à chaque instant qui est rappelable, qui ne l’est pas et qui ne l’est plus. Simple. Opérationnel.

Sans un outil fiable et actualisé en continu, le SNCTA considère qu’il n’est pas envisageable de mettre en place le dispositif RO au risque de laisser les CdS assurer la gestion de salle en situation dégradée ou imprévue un boulet au pied. Il en va de la sécurité de la gestion des vols dont seuls les premiers contrôleurs et CDS sont responsables.

LFBB—FI gestion de salle Léa (0.6 MiB)

 

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LFBB — Déclaration liminaire SNCTA au CT du 15 décembre 2020

Veuillez trouver ci-joint la déclaration liminaire lue par le Bureau de section lors d’un CT convoqué 15 jours avant la mise en oeuvre des Réserves opérationnelles, malgré une impréparation manifeste du service exploitation !
Le texte, soumis au vote après 2h30 d’échanges improductifs, reprend les grandes lignes de la décision DSNA, sans préciser les détails de la mise en oeuvre localement. Ces aspects sont renvoyés à des discussions avec le service avant et après le lancement du dispositif !
Le Bureau de section a dénoncé le déni de dialogue social, d’autant que le vote est imposé par le Chef de centre sans avoir abordé des points essentiels du projet.
Le vote unanime CONTRE oblige le Chef de centre à reconvoquer un CT le 23 décembre matin lors duquel les règles de dialogue social permettront à la Direction de passer en force quel que soit le vote des OS.
Malgré les maigres ouvertures de l’encadrement local, le SNCTA n’a cessé d’alerter sur les impacts sociaux majeurs pour les contrôleurs bordelais (absence d’engagement sur la hauteur des JRH bien que ce soit devenu un enjeu fondamental d’équilibre inter-centres) mais aussi pour le fonctionnement d’un centre qui avait pourtant démontré toute son efficacité et sa productivité.

 

Sur le point concernant  le renouvellement des expérimentations du service technique, le SNCTA a rappelé qu’il s’est toujours tenu à une neutralité bienveillante lors des votes sur des textes ne concernant pas les contrôleurs. Il en attendait de même des représentants IESSA. Comme les derniers positionnements des représentants IESSA sont autant de coups de canif dans cette neutralité, le SNCTA est donc sorti de sa réserve en citant :
  • le fait que des OS représentatives des IESSA aient apposé leurs logos sur des communiqués intersyndicaux pour la fin des XP ICNA alors qu’elles-mêmes portaient des XP IESSA ;
  • le fait que des représentants locaux IESSA aient voté pour l’arrêt des XP ICNA ;
  • cerise sur le gâteau, la fait qu’un représentant national, IESSA de son état, ait fait part de son mal-être de contrôleur (sic) touchant une prime XP dans les JT de 20h en plein mois de juillet.
Pour autant, le SNCTA est un syndicat. Contrairement à d’autres, il n’a pas vocation à se positionner contre les avantages des IESSA et n’a pas voté contre le renouvellement des XP du service technique.
Par contre, il a refusé de participer au vote pour exprimer son irritation et… tirer un coup de semonce. Ne doutons pas que certaines OS s’offusqueront de ces déclarations très inhabituelles en CT…

 

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FI LFBB — Le nouveau monde des RO n°3-Les mauvais décomptes ne font pas les bons amis

Pour comprendre le mécanisme quotidien de décompte des RO qui vont décrémenter le compte-temps, rien ne vaut un exemple qui se trouve dans le lien ci-dessous.

La décision DSNA sur les RO est un texte touffu qu’il n’est pas toujours facile de saisir. La DSNA ayant ordonné une mise en œuvre au 1er janvier 2021 dans ses centres, la consultation des OS au CRNA SO comme dans la plupart des centres se fait au pas de charge dans un climat d’impréparation manifeste.

LFBB—FI Décompte des RO (0.6 MiB)

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FI LFBB — Le nouveau monde des RO n°4- Le rappel (in)opérationnel

Qui est rappelable le jour J ? Deux cas de figure se présentent selon le caractère de la RO, sur ou hors site :

  • les contrôleurs en « RO sur site », donc exerçant une activité dite compatible, s’ils sont rappelés, doivent rejoindre une position avec un préavis de 30 minutes considéré comme du temps de pause. À noter qu’un contrôleur en RO sur site ne peut être rappelé avant et après l’activité. Une RO sur site est un jour travaillé : elle « vaut » donc 0 dans le compte-temps.
  • les contrôleurs en « RO hors site » ne peuvent être rappelés que dans un intervalle compris entre 1h30 avant la vacation et 3h après le début de la vacation. Le cas échéant, ils effectuent la totalité de la vacation. En cas de non rappel, ils sont mis en repos et 0,5 est débité du compte temps. La réserve opérationnelle hors-site imposée est censée être un dernier recours puisque le service, en raison d’une obligation de moyens, devrait pouvoir proposer des missions. On doute de sa capacité mais aussi de sa volonté puisque le but de la réforme réside dans le souhait d’annihiler les récups.

Peut-on être rappelable puis ne le plus l’être ? Oui, puisque le chef de service a le pouvoir de modifier le BV jusqu’à J -1, un contrôleur initialement placé en RO peut être sollicité la veille. « Comment ? » est une autre question…

Comment est-on rappelable ?

  • En amont, la liste des contrôleurs en RO est censée être fournie par les équipes avec ordre de rappel. Si les équipes ne sont pas en mesure de transmettre ces données, « un processus de désignation équitable, non discriminatoire et transparent est mis en place dans chaque organisme » (même formulation réglementaire que celle pour désigner les requis lors d’une grève).
  • Le jour J, seuls les CdS peuvent rappeler un contrôleur ;
  • Problème, un contrôleur n’a ni l’obligation d’être joignable sur son téléphone en dehors de la période prévue par la décision DSNA (entre 1h30 avant et 3h après le début de la vacation), ni celle de fournir son numéro de téléphone personnel : à ce titre, le DSNA devrait fournir des téléphones de fonction selon la décision DSNA ;
  • Problème du problème : ô surprise, le service traine des pieds à appliquer cet engagement du DSNA…

Pourquoi serait-on rappelable ? Le Cds n’est pas censé rappeler qui que ce soit pour des raisons de sous-capacité opérationnelle. Là où les VRO donnaient un « matelas » au CdS, les RO seront la « couche en béton » de ce dernier. Il n’est pas absurde de penser qu’un BV trop serré conduira à des… régulations ! Les CdS pourront néanmoins appeler leurs collègues en RO en cas d’absence imprévue, d’indisponibilité d’un centre adjacent, de prévisions d’orages ou de pannes techniques. Magie administrative d’une décision autoritaire, ils devront en informer le RPO puis remplir un formulaire en fournissant les justifications opérationnelles du rappel.

Les RO ne sont pas des cousins germains des VRO. Celles-ci se basaient sur le volontariat des contrôleurs et permettaient de rester joignable tout au long de la vacation en fournissant un numéro de téléphone. En cela, la RO n’en est qu’un vulgaire dérivé, marque évidente d’autoritarisme.

LFBB—FI - Rappel RO (0.7 MiB)

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FI LFBB — Le nouveau monde des RO n°2 : Le BV, nouvel outil de pilotage du compte-temps

Panneau « Stop », « wrong way »

Qu’est ce qu’un besoin en vacation (BV) ? Le BV, c’est le nombre de PC nécessaires à l’écoulement sûr et efficace du trafic.Il peut différer selon les périodes, les journées (semaine/week-end par exemple), voire même les vacations au sein d’une journée (figure dans la décision DSNA).

Qui le fixe ? Le chef de service propose un BV stratégique en début d’année lors d’un CT local après « concertation » des OS. Dès le lendemain, il peut en modifier la valeur, à la baisse (en créant donc plus de RO) ou à la hausse (en rappelant les
RO). Et ce jusqu’à J-1 grâce à des procédures de rappel plus que fragiles !

Quel est l’objectif affiché ? Utiliser « au mieux » les compétences des contrôleurs…
Pour cela, la solution est de remettre entre les mains du chef de service le choix du dimensionnement de la salle. Les CdS, eux, devront composer avec les arbitrages décidés hors salle pour gérer au mieux la salle de contrôle.

Quel est l’objectif réel ? La mise en place du dispositif sera édulcorée par des patchs éphémères. Les aménagements autour du simulateur resteront très conjoncturels. Dans l’esprit de nos dirigeants, la RO et le compte-temps s’envisagent pour gagner du potentiel en période de trafic dense, période où les aspects fatigue sont pourtant fondamentaux. L’objectif est bien de faire la chasse aux récupérations des contrôleurs, et ce sur le long terme. La pression sera-t-elle mise sur les analyses post-ops destinées à pousser les services à réviser à la baisse les BV afin de créer toujours plus de RO ?

Le CRNA SO a longtemps trouvé un équilibre sain entre droits à congés et quotas de présents. Le BV et le compte-temps viennent briser cet élan et rendent désormais impossible un équilibre social pourtant capital pour la navigation aérienne

LFBB—FI - BV (0.7 MiB)

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LFBB FI — Le nouveau monde des RO n°1 : Les réserves opérationnelles, 
 un braconnage de récups

Homme mettant le pied sur un piège à loup

Sous couvert de mieux utiliser les ressources ICNA, la DSNA est donc partie, grâce au texte sur les RO, à la chasse sauvage aux récupérations des contrôleurs. Au CRNA SO, le (dé)compte porte sur l’abrogation du forfait VRO (3 récups ou 6 VRO) et sur les JRH (6 récups les années XP), sans compter la suppression des 6 à 7 récups J0 en moins liée à la suspension des XP.

Comme tout bon braconnier du dialogue monologue social, la DSNA pose son piège : le compte-temps individuel de chaque contrôleur décompte des récups… que le besoin en vacations (BV) élimine en créant des jours de réserves opérationnelles.L’ensemble des activités listées ci-dessous* rentrera donc désormais dans le CT construit pour être rapidement débiteur. Ainsi il ne sera pas possible de poser des récupérations (sauf, par dérogation, celles concernant les récupérations pour GT ou pour réunions nécessitant l’expertise des contrôleurs, qui pourront être posées dans les 3 mois).

La mise en œuvre du compte-temps est arrêtée au 17 février 2021, soit le lendemain de la fin de l’état d’urgence sanitaire. Son initialisation sera effectuée avec les JRH prévus pour 2021 (3 à ce stade), chiffre largement inférieur à certains autres CRNA.

Une des « brillantes » particularités du compte-temps, c’est qu’il permet de reporter le solde d’une année sur l’autre dans la limite d’un solde nul. Ainsi si le compte-temps 2021 affiche un décompte négatif, le compte- temps 2022 sera décrémenté d’autant, dans la limite d’un décompte nul.

*Vacation complémentaire, récupération J0, GT Espace, GT Méthode, GT ATFCM, formation ou entrainement, ateliers CdS, visites médicales, visites médicales complémentaires chez un spécialiste, réunions CE gestion, commission locale de sécurité, CFU, tests théoriques et pratiques, Anglais, formation continue etc.

Régression majeure, JRH et besoin en vacations deviennent les deux nouveaux enjeux d’équilibres sociaux et inter-centres. L’encadrement local va-t-il laisser le centre de Bordeaux décrocher et plonger dans l’immobilisme ? Loin des enjeux de sécurité voire de bon fonctionnement des organismes de contrôle, le nouveau monde imaginé par cynisme et opportunisme s’articule donc autour du compte-temps. Ce dernier consiste à transformer nos JRH et la plupart de nos récupérations en RO fixées, modifiables et rappelables par le chef de service. Il pose par ailleurs des questions majeures, pourtant éludées, sur l’utilisation des chiffres annuels individuels.

LFBB— FI - Braconnage (0.6 MiB)

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