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Bordeaux — LFBBLe blog de la section locale du CRNA Sud-Ouest, basée à Bordeaux

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LFBB — RO et compte-temps : passage en force historique au CRNA SO

À la veille du soir de Noël, le chef de centre vient d’acter la mise en œuvre au 1er janvier 2021 des réserves opérationnelles au CRNA SO et ce, malgré le vote unanime CONTRE des organisations syndicales lors des CT des 15 et 23 décembre 2020.

Bien qu’il s’en défende, l’encadrement local va donc piloter seul les équipes, la salle et le temps de repos des contrôleurs au moyen de deux outils magiques : le compte- temps individuel et le BV (Besoin en Vacations).

Les contrôleurs bordelais, injustement sanctionnés, ne comprennent pas le gain opérationnel. Encore moins l’intérêt de la DO de se priver d’un centre dynamique et volontaire, au moment même où la navigation aérienne aurait besoin de cohésion pour se préparer à une reprise verte attendue de tous.

Désormais, la DSNA, la DO, la Direction et le service assumeront seuls l’échec de cette réforme dont la vocation initiale était de répondre au besoin de transparence en temps de crise et non la chasse aux récupérations des contrôleurs sur le long terme. Cette crise inédite, née de l’opportunisme décomplexé de certains managers nationaux, laissera à n’en pas douter des traces durables.

LFBB—FI CT RO Et Compte Temps (0.8 MiB)

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FI LFBB — Le nouveau monde des RO n°6-Le CRNA SO en spirale négative

Flash Info – En 2014 la DGAC se refait une beauté ! Ce sont les ICNA qui régalent !

La note salée du compte-temps, « agrémentée » de la fin des expérimentations RH au CRNA SO, est une gifle au professionnalisme et à la probité des contrôleurs bordelais. En plus d’être inopérationnelles et rigides, les mesures liées à la réserve opérationnelle sont construites aujourd’hui, mais avec un objectif à plus long terme : le retour d’un trafic plus nominal. Elles comportent des régressions majeures pour les contrôleurs qui vivent de surcroit le retour des vacations de 11h : temps de repos amputé, aspects fatigue oubliés, etc.

 

Les contrôleurs bordelais n’oublieront pas cette facture. Doivent-ils laisser un pourboire ?

LFBB— FI - Spirale Vdef2 (0.6 MiB)

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FI LFBB — Le nouveau monde des RO n°5 - Sans outil de gestion de salle, les CdS aveugles en situation dégradée ?

Les CdS et ACdS doivent connaitre le potentiel de la salle, en particulier en situation dégradée, à tout moment, minute par minute. La RO vient considérablement complexifier la perception tactique réelle de l’offre.

Avant la mise en oeuvre de la RO, l’outil Léa comptabilise le nombre de présents ainsi que le nombre de personnes en VRO, ce qui nous donne le potentiel réel, en toutes circonstances.

Une lecture rapide de cet outil permet au CdS d’adapter la stratégie de déploiement et de régulations, le cas échéant.

Après la mise en oeuvre des RO, sur ce même outil ne seront comptabilisés que les personnels présents et ceux en RO ne seront pas affichés.

En cas de situation dégradée ou imprévue, le CdS devra donc se débrouiller pour :

  • connaitre les agents du jour en RO ;
  • calculer si les agents en RO sont rappelables ou pas en fonction des règles de rappel et des heures de début et fin d’activité sur site ;
  • en déduire le nouveau potentiel quart d’heure par quart d’heure.

POINT BONUS : les contrôleurs en RO sur site ne sont rappelables que pendant la durée de leur activité (qui doit être incluse dans la vacation initiale). Les contrôleurs hors site ne sont plus rappelables 3h après le début de leur vacation.

Le CdS devra pourtant connaître à chaque instant qui est rappelable, qui ne l’est pas et qui ne l’est plus. Simple. Opérationnel.

Sans un outil fiable et actualisé en continu, le SNCTA considère qu’il n’est pas envisageable de mettre en place le dispositif RO au risque de laisser les CdS assurer la gestion de salle en situation dégradée ou imprévue un boulet au pied. Il en va de la sécurité de la gestion des vols dont seuls les premiers contrôleurs et CDS sont responsables.

LFBB—FI gestion de salle Léa (0.6 MiB)

 

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LFBB — Déclaration liminaire SNCTA au CT du 15 décembre 2020

Veuillez trouver ci-joint la déclaration liminaire lue par le Bureau de section lors d’un CT convoqué 15 jours avant la mise en oeuvre des Réserves opérationnelles, malgré une impréparation manifeste du service exploitation !
Le texte, soumis au vote après 2h30 d’échanges improductifs, reprend les grandes lignes de la décision DSNA, sans préciser les détails de la mise en oeuvre localement. Ces aspects sont renvoyés à des discussions avec le service avant et après le lancement du dispositif !
Le Bureau de section a dénoncé le déni de dialogue social, d’autant que le vote est imposé par le Chef de centre sans avoir abordé des points essentiels du projet.
Le vote unanime CONTRE oblige le Chef de centre à reconvoquer un CT le 23 décembre matin lors duquel les règles de dialogue social permettront à la Direction de passer en force quel que soit le vote des OS.
Malgré les maigres ouvertures de l’encadrement local, le SNCTA n’a cessé d’alerter sur les impacts sociaux majeurs pour les contrôleurs bordelais (absence d’engagement sur la hauteur des JRH bien que ce soit devenu un enjeu fondamental d’équilibre inter-centres) mais aussi pour le fonctionnement d’un centre qui avait pourtant démontré toute son efficacité et sa productivité.

 

Sur le point concernant  le renouvellement des expérimentations du service technique, le SNCTA a rappelé qu’il s’est toujours tenu à une neutralité bienveillante lors des votes sur des textes ne concernant pas les contrôleurs. Il en attendait de même des représentants IESSA. Comme les derniers positionnements des représentants IESSA sont autant de coups de canif dans cette neutralité, le SNCTA est donc sorti de sa réserve en citant :
  • le fait que des OS représentatives des IESSA aient apposé leurs logos sur des communiqués intersyndicaux pour la fin des XP ICNA alors qu’elles-mêmes portaient des XP IESSA ;
  • le fait que des représentants locaux IESSA aient voté pour l’arrêt des XP ICNA ;
  • cerise sur le gâteau, la fait qu’un représentant national, IESSA de son état, ait fait part de son mal-être de contrôleur (sic) touchant une prime XP dans les JT de 20h en plein mois de juillet.
Pour autant, le SNCTA est un syndicat. Contrairement à d’autres, il n’a pas vocation à se positionner contre les avantages des IESSA et n’a pas voté contre le renouvellement des XP du service technique.
Par contre, il a refusé de participer au vote pour exprimer son irritation et… tirer un coup de semonce. Ne doutons pas que certaines OS s’offusqueront de ces déclarations très inhabituelles en CT…

 

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FI LFBB — Le nouveau monde des RO n°3-Les mauvais décomptes ne font pas les bons amis

Pour comprendre le mécanisme quotidien de décompte des RO qui vont décrémenter le compte-temps, rien ne vaut un exemple qui se trouve dans le lien ci-dessous.

La décision DSNA sur les RO est un texte touffu qu’il n’est pas toujours facile de saisir. La DSNA ayant ordonné une mise en œuvre au 1er janvier 2021 dans ses centres, la consultation des OS au CRNA SO comme dans la plupart des centres se fait au pas de charge dans un climat d’impréparation manifeste.

LFBB—FI Décompte des RO (0.6 MiB)

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FI LFBB — Le nouveau monde des RO n°4- Le rappel (in)opérationnel

Qui est rappelable le jour J ? Deux cas de figure se présentent selon le caractère de la RO, sur ou hors site :

  • les contrôleurs en « RO sur site », donc exerçant une activité dite compatible, s’ils sont rappelés, doivent rejoindre une position avec un préavis de 30 minutes considéré comme du temps de pause. À noter qu’un contrôleur en RO sur site ne peut être rappelé avant et après l’activité. Une RO sur site est un jour travaillé : elle « vaut » donc 0 dans le compte-temps.
  • les contrôleurs en « RO hors site » ne peuvent être rappelés que dans un intervalle compris entre 1h30 avant la vacation et 3h après le début de la vacation. Le cas échéant, ils effectuent la totalité de la vacation. En cas de non rappel, ils sont mis en repos et 0,5 est débité du compte temps. La réserve opérationnelle hors-site imposée est censée être un dernier recours puisque le service, en raison d’une obligation de moyens, devrait pouvoir proposer des missions. On doute de sa capacité mais aussi de sa volonté puisque le but de la réforme réside dans le souhait d’annihiler les récups.

Peut-on être rappelable puis ne le plus l’être ? Oui, puisque le chef de service a le pouvoir de modifier le BV jusqu’à J -1, un contrôleur initialement placé en RO peut être sollicité la veille. « Comment ? » est une autre question…

Comment est-on rappelable ?

  • En amont, la liste des contrôleurs en RO est censée être fournie par les équipes avec ordre de rappel. Si les équipes ne sont pas en mesure de transmettre ces données, « un processus de désignation équitable, non discriminatoire et transparent est mis en place dans chaque organisme » (même formulation réglementaire que celle pour désigner les requis lors d’une grève).
  • Le jour J, seuls les CdS peuvent rappeler un contrôleur ;
  • Problème, un contrôleur n’a ni l’obligation d’être joignable sur son téléphone en dehors de la période prévue par la décision DSNA (entre 1h30 avant et 3h après le début de la vacation), ni celle de fournir son numéro de téléphone personnel : à ce titre, le DSNA devrait fournir des téléphones de fonction selon la décision DSNA ;
  • Problème du problème : ô surprise, le service traine des pieds à appliquer cet engagement du DSNA…

Pourquoi serait-on rappelable ? Le Cds n’est pas censé rappeler qui que ce soit pour des raisons de sous-capacité opérationnelle. Là où les VRO donnaient un « matelas » au CdS, les RO seront la « couche en béton » de ce dernier. Il n’est pas absurde de penser qu’un BV trop serré conduira à des… régulations ! Les CdS pourront néanmoins appeler leurs collègues en RO en cas d’absence imprévue, d’indisponibilité d’un centre adjacent, de prévisions d’orages ou de pannes techniques. Magie administrative d’une décision autoritaire, ils devront en informer le RPO puis remplir un formulaire en fournissant les justifications opérationnelles du rappel.

Les RO ne sont pas des cousins germains des VRO. Celles-ci se basaient sur le volontariat des contrôleurs et permettaient de rester joignable tout au long de la vacation en fournissant un numéro de téléphone. En cela, la RO n’en est qu’un vulgaire dérivé, marque évidente d’autoritarisme.

LFBB—FI - Rappel RO (0.7 MiB)

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FI LFBB — Le nouveau monde des RO n°2 : Le BV, nouvel outil de pilotage du compte-temps

Panneau « Stop », « wrong way »

Qu’est ce qu’un besoin en vacation (BV) ? Le BV, c’est le nombre de PC nécessaires à l’écoulement sûr et efficace du trafic.Il peut différer selon les périodes, les journées (semaine/week-end par exemple), voire même les vacations au sein d’une journée (figure dans la décision DSNA).

Qui le fixe ? Le chef de service propose un BV stratégique en début d’année lors d’un CT local après « concertation » des OS. Dès le lendemain, il peut en modifier la valeur, à la baisse (en créant donc plus de RO) ou à la hausse (en rappelant les
RO). Et ce jusqu’à J-1 grâce à des procédures de rappel plus que fragiles !

Quel est l’objectif affiché ? Utiliser « au mieux » les compétences des contrôleurs…
Pour cela, la solution est de remettre entre les mains du chef de service le choix du dimensionnement de la salle. Les CdS, eux, devront composer avec les arbitrages décidés hors salle pour gérer au mieux la salle de contrôle.

Quel est l’objectif réel ? La mise en place du dispositif sera édulcorée par des patchs éphémères. Les aménagements autour du simulateur resteront très conjoncturels. Dans l’esprit de nos dirigeants, la RO et le compte-temps s’envisagent pour gagner du potentiel en période de trafic dense, période où les aspects fatigue sont pourtant fondamentaux. L’objectif est bien de faire la chasse aux récupérations des contrôleurs, et ce sur le long terme. La pression sera-t-elle mise sur les analyses post-ops destinées à pousser les services à réviser à la baisse les BV afin de créer toujours plus de RO ?

Le CRNA SO a longtemps trouvé un équilibre sain entre droits à congés et quotas de présents. Le BV et le compte-temps viennent briser cet élan et rendent désormais impossible un équilibre social pourtant capital pour la navigation aérienne

LFBB—FI - BV (0.7 MiB)

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LFBB FI — Le nouveau monde des RO n°1 : Les réserves opérationnelles, 
 un braconnage de récups

Homme mettant le pied sur un piège à loup

Sous couvert de mieux utiliser les ressources ICNA, la DSNA est donc partie, grâce au texte sur les RO, à la chasse sauvage aux récupérations des contrôleurs. Au CRNA SO, le (dé)compte porte sur l’abrogation du forfait VRO (3 récups ou 6 VRO) et sur les JRH (6 récups les années XP), sans compter la suppression des 6 à 7 récups J0 en moins liée à la suspension des XP.

Comme tout bon braconnier du dialogue monologue social, la DSNA pose son piège : le compte-temps individuel de chaque contrôleur décompte des récups… que le besoin en vacations (BV) élimine en créant des jours de réserves opérationnelles.L’ensemble des activités listées ci-dessous* rentrera donc désormais dans le CT construit pour être rapidement débiteur. Ainsi il ne sera pas possible de poser des récupérations (sauf, par dérogation, celles concernant les récupérations pour GT ou pour réunions nécessitant l’expertise des contrôleurs, qui pourront être posées dans les 3 mois).

La mise en œuvre du compte-temps est arrêtée au 17 février 2021, soit le lendemain de la fin de l’état d’urgence sanitaire. Son initialisation sera effectuée avec les JRH prévus pour 2021 (3 à ce stade), chiffre largement inférieur à certains autres CRNA.

Une des « brillantes » particularités du compte-temps, c’est qu’il permet de reporter le solde d’une année sur l’autre dans la limite d’un solde nul. Ainsi si le compte-temps 2021 affiche un décompte négatif, le compte- temps 2022 sera décrémenté d’autant, dans la limite d’un décompte nul.

*Vacation complémentaire, récupération J0, GT Espace, GT Méthode, GT ATFCM, formation ou entrainement, ateliers CdS, visites médicales, visites médicales complémentaires chez un spécialiste, réunions CE gestion, commission locale de sécurité, CFU, tests théoriques et pratiques, Anglais, formation continue etc.

Régression majeure, JRH et besoin en vacations deviennent les deux nouveaux enjeux d’équilibres sociaux et inter-centres. L’encadrement local va-t-il laisser le centre de Bordeaux décrocher et plonger dans l’immobilisme ? Loin des enjeux de sécurité voire de bon fonctionnement des organismes de contrôle, le nouveau monde imaginé par cynisme et opportunisme s’articule donc autour du compte-temps. Ce dernier consiste à transformer nos JRH et la plupart de nos récupérations en RO fixées, modifiables et rappelables par le chef de service. Il pose par ailleurs des questions majeures, pourtant éludées, sur l’utilisation des chiffres annuels individuels.

LFBB— FI - Braconnage (0.6 MiB)

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LFBB — Déclaration réunion préparatoire CT du 15-12-2020

Monsieur le chef de centre,

Nous sommes réunis aujourd’hui dans l’optique de préparer la déclinaison locale du texte sur la Réserve Opérationnelle à présenter lors du CT du 15 décembre 2020.

En premier lieu, le SNCTA note que le timing excessivement serré de ces discussions s’inscrit dans le dialogue social en cours. Dialogue social que l’on peut actuellement qualifier de factice dans la maison DGAC : plusieurs passages en force au CT DSNA, peut-être en CT local, calendrier intenable, compte-temps, BV, etc. Nous aurions pu trouver ensemble un cadre d’emploi utile et efficace pour le surplus de capacité ponctuel et indépendant de notre volonté, il existait des solutions pour faire avancer les projets locaux plus rapidement.

Mais, non, la Direction a préféré utiliser une méthode autoritaire et vexatoire qui a pour objectif de faire la chasse aux récupérations et de retirer du temps de repos aux seuls contrôleurs (et à aucun autre personnel opérationnel). Ces derniers l’ont bien compris et rejettent massivement ce texte. Comble de la maladresse, le CT du 15 décembre qui vise à entériner la mise en place de ce dispositif rejeté unanimement, va en même temps autoriser la poursuite du dispositif XP pour les services techniques, bénéfique pour nos collègues IESSA…

Concernant le timing de réunions pour étudier une déclinaison locale des RO, vous considérez que 2 réunions préparatoires suffisent. Joli tour de force que vous tentez alors que le texte voté en CT DSNA le 12 novembre est le (mauvais) fruit de 4 CT nationaux et 6 réunions nationales de pseudo-concertation. Notons que vous avez fait parvenir aux organisations syndicales quelques points généraux sur le texte hier soir seulement, ce qui contrevient à la charte du temps et ce qui nous fait penser que le service n’a pas appréhendé le texte avec du recul. Dans ces conditions, il nous parait vain de vouloir tenir le calendrier que vous nous proposez pour aboutir à un texte finalisé le 15 décembre.

Les contrôleurs ont à Bordeaux été en pointe en matière de modernisation des systèmes. Si la DSNA a évité des sanctions financières, c’est aussi parce ils ont mis en place le stripping électronique, le data link, les XP RH et maintenant le Free Route. Alors, oui, ils en ont été bien remerciés : il y a moins d’un an la DSNA montrait le centre en exemple, par sa capacité d’adaptation via les XP RH, par sa productivité (quasiment plus de délais, 20 % de personnels opérationnels en moins et 20 % de trafic en plus en quelques années). Pourquoi, oui, pourquoi aujourd’hui nous imposer un texte, in fine stupide opérationnellement et qui jette le doute sur la probité de nos collègues ?

Nous considérons que ce qu’il se passe est une honte. Le lien de confiance est rompu.

Ce projet impactera particulièrement les centres mono-zones par construction. Comment expliquer alors aux contrôleurs que rester moteur dans la navigation aérienne est dans l’intérêt de tous en général et dans l’intérêt des contrôleurs bordelais en particulier ? Nos mandants se posent beaucoup de questions sur l’implication réelle de notre encadrement local pour défendre notre centre. La perte de la prime XP depuis le 1er novembre ne suffisait apparemment pas. Ce sera désormais la perte de plus de 10 récupérations par rapport aux années XP, notamment à cause d’un compte-temps qui cristallise la colère.

Nous considérons que ce qu’il se passe est lamentable et laissera des traces durables.

Ce dispositif mal ficelé et son Besoin en Vacations (BV), adaptable selon le bon vouloir du chef de service, concrétisent une reprise en main de la gestion opérationnelle de la salle de contrôle par un service exploitation qui n’aura jamais eu autant de prérogatives.

Ce dispositif mal ficelé va en outre générer un surcroît de travail en Sub Contrôle. Peut- on espérer que vous prévoyiez d’en renforcer les effectifs ? Il va conduire à opposer encore davantage les agents en salle et hors salle. Terminé le fonctionnement basé sur le bon sens et la bienveillance, désormais, le texte introduira de facto punition, tensions et conflits entre collègues : nous prédisons une catastrophe managériale. Avec un risque de transformer radicalement la manière dont les choses fonctionnaient dans notre centre : perte d’attractivité de postes hors salle, voire d’encadrement opérationnel, essoufflement des énergies…

Ce dispositif mal ficelé, vous nous expliquez pouvoir l’utiliser pour « conserver au maximum le fonctionnement et la souplesse de la gestion RH de la salle » tout en restant « en conformité avec le texte DSNA ». Le SNCTA est plus que sceptique et vous demandera d’expliciter par quel tour de magie vous comptez mettre vos promesses à exécution.

Ce dispositif mal ficelé, le SNCTA n’est pas ici aujourd’hui pour le négocier. Nous espérons que vous répondrez aux nombreuses interrogations que soulève la décision DSNA.

En conclusion, le SNCTA vous demande, au nom de ses mandants, d’alerter la Direction nationale pour faire retirer ce texte du CT et pour ne pas appliquer ce dispositif au CRNA SO. Les contrôleurs bordelais méritent le respect.

Le Bureau de section du SNCTA du CRNA SO

LFBB— Déclaration réunion préparatoire CT 15-12 (0.1 MiB)

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CDA LFBB — CT 23 octobre 2020 : Les XP suspendues au CRNA SO

Suite au premier vote unanime défavorable sur la mutualisation des expérimentations RH le 15 octobre, un second CT était reconvoqué le 23 octobre. Il a acte le passage en force de l’administration sur le point unique de l’ordre du jour : la suspension des XP RH et le retour au cadre de l’arrêté 2002.

Pendant que les autres organisations syndicales sont obsédées par l’enterrement des XP RH, le SNCTA appelle à définir un nouveau cadre préparant les années futures et respectant l’esprit du cadre précédent.

Une longue série de rebondissements

  • Mai 2020 : la situation du transport aérien conduit la DSNA et les Pouvoirs publics à proposer un principe dit « de mutualisation des expérimentations RH ». Il s’agit de présenter une offre progressive de contrôle sur 3 ans, en étalant le reliquat des contraintes non faites en 2020 jusqu’à 2023. Le SNCTA s’inscrit dans cetteadaptation à la double crise, sanitaire et économique ;
  • Juin 2020 : la DSNA brouille les cartes en voulant imposer le dispositif de réserves opérationnelles. Celui-ci, en incluant les récupérations des J0 dans un compte- temps, fragilise l’acceptation du dispositif de mutualisation des XP ;
  • Début septembre 2020 : le ministère de la Fonction publique rétorque la mise en paiement. Il institue une part fixe de 250€ par mois et une part variable fonction de la hauteur des contraintes, non lissée sur 3 ans. Le SNCTA fait montre d’ouverture et travaille à la redéfinition de l’accord;
  • Début Octobre 2020 : la DSNA casse le cahier des charges négocié nationalement, sans concertation, en souhaitant “flexibiliser” les reliquats de J0 de l’année 2020 qui plus est de façon différente selon les centres. L’esprit des XP est dévoyé, le dialogue avec le SNCTA bafoué;
  • Fin octobre 2020 : la DSNA clôt les négociations sans accord national et tente de faire valider des dispositifs différents dans les CT locaux des centres en XP. Au CRNA/SO c’est un échec*. Ca le sera également dans les autres centres concernés. Le SNCTA fait bloc : il ne se laissera pas désunir et n’acceptera pas à tout prix un dispositif mal cadré;
  • 1er Novembre 2020 : les XP seront suspendues.

Un nouveau cadre XP recherché

Que l’on soit clair, le SNCTA ne renonce pas au dispositif d’expérimentation qui avait permis, dès 2017, de diviser par trois le million de minutes de délais de 2016. Bien au contraire ! S’il a jugé le cadrage insuffisant, il tient aux valeurs qui ont prévalu à la mise en place du dispositif : d’une part, des vacations de 8h30 maximum, un bornage à 42 heures maximum sur une semaine glissante, une gestion plus sereine de la salle de contrôle par les chefs de salle et d’autre part, la rémunération pour les efforts de flexibilité ainsi qu’un gain de congés en été.

Le SNCTA soutient son Bureau National dans la recherche d’un nouveau cadre équilibré, répondant aux besoins d’adaptabilité et de sécurisation des conditions de travail des contrôleurs.

Une suspension durable des expérimentations conduira à contrario à “redécouvrir” les multiples possibilités offertes par l’inusable arrêté 2002, qu’en l’absence d’alternatives crédibles, les autres OS semblent affectionner : un congé de moins en été, des vacations de 11 heures, des J3, J4 et soirées modifiées, une vacation complémentaire accolée à un cycle classique, le retour des restantes, etc.

*Vote en CT du 15 octobre : 9 contre le dispositif XP (unanime). 9 contre la suspension des XP (unanime). Vote demandé par UNSA et CGT sur l’arrêt définitif des XP : 4 pour (UNSA, CGT) SNCTA refuse d’y participer. Votes en CT du 23 octobre : 2 pour la suspension (UNSA), 7 contre (SNCTA, CGT)

Le SNCTA regrette les revirements de la DGAC conduisant à un blocage regrettable pour les contrôleurs, mais aussi pour la navigation aérienne. La défiance ressentie ces dernières semaines ne peut qu’exacerber les réactions hostiles vis-à-vis d’autres projets RH menés par la DSNA.

2020-10-24 CDA CT Suspension Mut Vfin (0.2 MiB)

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