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Bordeaux — LFBBLe blog de la section locale du CRNA Sud-Ouest, basée à Bordeaux

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LFBB — Déclaration réunion préparatoire CT du 15-12-2020

Monsieur le chef de centre,

Nous sommes réunis aujourd’hui dans l’optique de préparer la déclinaison locale du texte sur la Réserve Opérationnelle à présenter lors du CT du 15 décembre 2020.

En premier lieu, le SNCTA note que le timing excessivement serré de ces discussions s’inscrit dans le dialogue social en cours. Dialogue social que l’on peut actuellement qualifier de factice dans la maison DGAC : plusieurs passages en force au CT DSNA, peut-être en CT local, calendrier intenable, compte-temps, BV, etc. Nous aurions pu trouver ensemble un cadre d’emploi utile et efficace pour le surplus de capacité ponctuel et indépendant de notre volonté, il existait des solutions pour faire avancer les projets locaux plus rapidement.

Mais, non, la Direction a préféré utiliser une méthode autoritaire et vexatoire qui a pour objectif de faire la chasse aux récupérations et de retirer du temps de repos aux seuls contrôleurs (et à aucun autre personnel opérationnel). Ces derniers l’ont bien compris et rejettent massivement ce texte. Comble de la maladresse, le CT du 15 décembre qui vise à entériner la mise en place de ce dispositif rejeté unanimement, va en même temps autoriser la poursuite du dispositif XP pour les services techniques, bénéfique pour nos collègues IESSA…

Concernant le timing de réunions pour étudier une déclinaison locale des RO, vous considérez que 2 réunions préparatoires suffisent. Joli tour de force que vous tentez alors que le texte voté en CT DSNA le 12 novembre est le (mauvais) fruit de 4 CT nationaux et 6 réunions nationales de pseudo-concertation. Notons que vous avez fait parvenir aux organisations syndicales quelques points généraux sur le texte hier soir seulement, ce qui contrevient à la charte du temps et ce qui nous fait penser que le service n’a pas appréhendé le texte avec du recul. Dans ces conditions, il nous parait vain de vouloir tenir le calendrier que vous nous proposez pour aboutir à un texte finalisé le 15 décembre.

Les contrôleurs ont à Bordeaux été en pointe en matière de modernisation des systèmes. Si la DSNA a évité des sanctions financières, c’est aussi parce ils ont mis en place le stripping électronique, le data link, les XP RH et maintenant le Free Route. Alors, oui, ils en ont été bien remerciés : il y a moins d’un an la DSNA montrait le centre en exemple, par sa capacité d’adaptation via les XP RH, par sa productivité (quasiment plus de délais, 20 % de personnels opérationnels en moins et 20 % de trafic en plus en quelques années). Pourquoi, oui, pourquoi aujourd’hui nous imposer un texte, in fine stupide opérationnellement et qui jette le doute sur la probité de nos collègues ?

Nous considérons que ce qu’il se passe est une honte. Le lien de confiance est rompu.

Ce projet impactera particulièrement les centres mono-zones par construction. Comment expliquer alors aux contrôleurs que rester moteur dans la navigation aérienne est dans l’intérêt de tous en général et dans l’intérêt des contrôleurs bordelais en particulier ? Nos mandants se posent beaucoup de questions sur l’implication réelle de notre encadrement local pour défendre notre centre. La perte de la prime XP depuis le 1er novembre ne suffisait apparemment pas. Ce sera désormais la perte de plus de 10 récupérations par rapport aux années XP, notamment à cause d’un compte-temps qui cristallise la colère.

Nous considérons que ce qu’il se passe est lamentable et laissera des traces durables.

Ce dispositif mal ficelé et son Besoin en Vacations (BV), adaptable selon le bon vouloir du chef de service, concrétisent une reprise en main de la gestion opérationnelle de la salle de contrôle par un service exploitation qui n’aura jamais eu autant de prérogatives.

Ce dispositif mal ficelé va en outre générer un surcroît de travail en Sub Contrôle. Peut- on espérer que vous prévoyiez d’en renforcer les effectifs ? Il va conduire à opposer encore davantage les agents en salle et hors salle. Terminé le fonctionnement basé sur le bon sens et la bienveillance, désormais, le texte introduira de facto punition, tensions et conflits entre collègues : nous prédisons une catastrophe managériale. Avec un risque de transformer radicalement la manière dont les choses fonctionnaient dans notre centre : perte d’attractivité de postes hors salle, voire d’encadrement opérationnel, essoufflement des énergies…

Ce dispositif mal ficelé, vous nous expliquez pouvoir l’utiliser pour « conserver au maximum le fonctionnement et la souplesse de la gestion RH de la salle » tout en restant « en conformité avec le texte DSNA ». Le SNCTA est plus que sceptique et vous demandera d’expliciter par quel tour de magie vous comptez mettre vos promesses à exécution.

Ce dispositif mal ficelé, le SNCTA n’est pas ici aujourd’hui pour le négocier. Nous espérons que vous répondrez aux nombreuses interrogations que soulève la décision DSNA.

En conclusion, le SNCTA vous demande, au nom de ses mandants, d’alerter la Direction nationale pour faire retirer ce texte du CT et pour ne pas appliquer ce dispositif au CRNA SO. Les contrôleurs bordelais méritent le respect.

Le Bureau de section du SNCTA du CRNA SO

LFBB— Déclaration réunion préparatoire CT 15-12 (0.1 MiB)

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CDA LFBB — CT 23 octobre 2020 : Les XP suspendues au CRNA SO

Suite au premier vote unanime défavorable sur la mutualisation des expérimentations RH le 15 octobre, un second CT était reconvoqué le 23 octobre. Il a acte le passage en force de l’administration sur le point unique de l’ordre du jour : la suspension des XP RH et le retour au cadre de l’arrêté 2002.

Pendant que les autres organisations syndicales sont obsédées par l’enterrement des XP RH, le SNCTA appelle à définir un nouveau cadre préparant les années futures et respectant l’esprit du cadre précédent.

Une longue série de rebondissements

  • Mai 2020 : la situation du transport aérien conduit la DSNA et les Pouvoirs publics à proposer un principe dit « de mutualisation des expérimentations RH ». Il s’agit de présenter une offre progressive de contrôle sur 3 ans, en étalant le reliquat des contraintes non faites en 2020 jusqu’à 2023. Le SNCTA s’inscrit dans cetteadaptation à la double crise, sanitaire et économique ;
  • Juin 2020 : la DSNA brouille les cartes en voulant imposer le dispositif de réserves opérationnelles. Celui-ci, en incluant les récupérations des J0 dans un compte- temps, fragilise l’acceptation du dispositif de mutualisation des XP ;
  • Début septembre 2020 : le ministère de la Fonction publique rétorque la mise en paiement. Il institue une part fixe de 250€ par mois et une part variable fonction de la hauteur des contraintes, non lissée sur 3 ans. Le SNCTA fait montre d’ouverture et travaille à la redéfinition de l’accord;
  • Début Octobre 2020 : la DSNA casse le cahier des charges négocié nationalement, sans concertation, en souhaitant “flexibiliser” les reliquats de J0 de l’année 2020 qui plus est de façon différente selon les centres. L’esprit des XP est dévoyé, le dialogue avec le SNCTA bafoué;
  • Fin octobre 2020 : la DSNA clôt les négociations sans accord national et tente de faire valider des dispositifs différents dans les CT locaux des centres en XP. Au CRNA/SO c’est un échec*. Ca le sera également dans les autres centres concernés. Le SNCTA fait bloc : il ne se laissera pas désunir et n’acceptera pas à tout prix un dispositif mal cadré;
  • 1er Novembre 2020 : les XP seront suspendues.

Un nouveau cadre XP recherché

Que l’on soit clair, le SNCTA ne renonce pas au dispositif d’expérimentation qui avait permis, dès 2017, de diviser par trois le million de minutes de délais de 2016. Bien au contraire ! S’il a jugé le cadrage insuffisant, il tient aux valeurs qui ont prévalu à la mise en place du dispositif : d’une part, des vacations de 8h30 maximum, un bornage à 42 heures maximum sur une semaine glissante, une gestion plus sereine de la salle de contrôle par les chefs de salle et d’autre part, la rémunération pour les efforts de flexibilité ainsi qu’un gain de congés en été.

Le SNCTA soutient son Bureau National dans la recherche d’un nouveau cadre équilibré, répondant aux besoins d’adaptabilité et de sécurisation des conditions de travail des contrôleurs.

Une suspension durable des expérimentations conduira à contrario à “redécouvrir” les multiples possibilités offertes par l’inusable arrêté 2002, qu’en l’absence d’alternatives crédibles, les autres OS semblent affectionner : un congé de moins en été, des vacations de 11 heures, des J3, J4 et soirées modifiées, une vacation complémentaire accolée à un cycle classique, le retour des restantes, etc.

*Vote en CT du 15 octobre : 9 contre le dispositif XP (unanime). 9 contre la suspension des XP (unanime). Vote demandé par UNSA et CGT sur l’arrêt définitif des XP : 4 pour (UNSA, CGT) SNCTA refuse d’y participer. Votes en CT du 23 octobre : 2 pour la suspension (UNSA), 7 contre (SNCTA, CGT)

Le SNCTA regrette les revirements de la DGAC conduisant à un blocage regrettable pour les contrôleurs, mais aussi pour la navigation aérienne. La défiance ressentie ces dernières semaines ne peut qu’exacerber les réactions hostiles vis-à-vis d’autres projets RH menés par la DSNA.

2020-10-24 CDA CT Suspension Mut Vfin (0.2 MiB)

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LFBB — DÉCLARATION LIMINAIRE — CT DU 23/10/2020

Mérignac, le 23 octobre 2020

Monsieur le Président du comité technique,

Depuis 2016, les expérimentations ont permis au CRNA SO de répondre aux besoins de la navigation aérienne, tant en matière de croissance du trafic que d’exigence sociale de réduction de la durée des vacations. Lors du dernier comité technique, le SNCTA a voté, comme l’ensemble des autres centres concernés, contre le projet de mutualisation proposé par l’administration qui, malgré plusieurs mois de négociations, n’avait pas abouti à un consensus national.

Pour autant, face à la crise actuelle du transport aérien, la mutualisation pluriannuelle de ces expérimentations reste un outil stratégique permettant d’accompagner au mieux la reprise du trafic. Le sens de l’Histoire ne saurait être un retour arrière vers des vacations longues et une organisation du travail datant du début des années 2000 que le SNCTA refusera.

Le SNCTA considère qu’il est urgent que les discussions nationales permettent de trouver un accord gagnant-gagnant conduisant, d’ici la fin de l’année, à la mise en oeuvre d’une mutualisation pluriannuelle dans l’ensemble des centres de contrôle précédemment en expérimentations. Le SNCTA s’inscrit dans cette démarche indispensable pour que les contrôleurs du CRNA SO puissent préparer la reprise du trafic sur les années à venir.

Déclaration liminaire LFBB 23 octobre 2020 (0.1 MiB)

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LFBB — DÉCLARATION LIMINAIRE — CT DU 15/10/2020

Mérignac, jeudi 15 octobre.

Monsieur le Président du comité technique,

Les négociations en cours depuis plusieurs mois au sujet de la mutualisation des expérimentations n’ont pas abouti à un consensus. En l’absence d’accord sur un cadre national conforme à l’esprit des expérimentations et en l’absence des textes réglementaires associés, le SNCTA a demandé le report de ce comité technique.

Suite à votre décision de le maintenir, le SNCTA votera contre les textes soumis au vote concernant les expérimentations.

2020-10-15 LFBB déclaration liminaire (0.1 MiB)

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LFBB Flash Info — Mutualisation expés

Énième rebondissement dans la mise en place de la mutualisation des expérimentations RH, la DSNA amende unilatéralement le cadre national 15 jours avant le CT local en intégrant de nouvelles mesures de flexibilité. Inexpliqué, inexplicable !

La DSNA rend ainsi impossible le maintien des XP au CRNA SO, et ce dès le 1er novembre 2020. En parallèle, l’administration reste sourde aux objections des organisations syndicales sur le dossier des réserves opérationnelles (RO). Le centre s’achemine donc vers un management de confrontation dont on peut douter de l’efficacité à moyen terme.

Dès le début de la crise, Le SNCTA s’est inscrit dans la démarche de répondre à l’objectif fixé par le Ministère, à savoir accompagner la reprise, qu’elle ait lieu en 2021, 2022 ou 2023. Cette requête nécessitant une adaptation de nos conditions de travail, les contrôleurs bordelais sont prêts à l’entendre. C’est la raison pour laquelle avait été négocié un cadre national équilibré « de mutualisation des expérimentations RH » qui prévoyait une version allégée des XP.

Pourtant, ces derniers jours, la DSNA, comptant profiter de la crise, va bien au-delà des besoins réels opérationnels et veut entériner une flexibilité qui dénature l’esprit des expérimentations RH tel que les contrôleurs les conçoivent. De surcroît, elle persiste à inclure les récupérations des J0 (et des vacations complémentaires) dans le compte-temps du dispositif de réserves opérationnelles.

Les contrôleurs bordelais ont porté la modernisation technique et RH de la DSNA, cette dernière s’en enorgueillissant auprès du monde aéronautique et des pouvoirs publics. Au regard des volte-faces qui se succèdent depuis un mois, la confiance est désormais très proche d’être rompue avec une salle de contrôle pourtant soucieuse d’accompagner les changements.

En l’état des discussions, le SNCTA votera CONTRE la mutualisation des expérimentations RH.

Ce retournement marquerait le début d’une nouvelle ère de dialogue social au CRNA SO, quelques jours avant la mise en place autoritaire des RO. La DSNA assumera seule les conséquences de son opportunisme pour les mois et années à venir.

LFBB—FI Mutualisation expés (0.6 MiB)

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Flash Info LFBB — L'USAC CGT en perte totale de contrôle

Panneau « Stop », « wrong way »

C’est avec effarement que le SNCTA a constaté que la campagne médiatique née d’un article venimeux et inexact du journal « Le Parisien » a été très largement attisée par le Bureau national de l’USAC CGT. Un de ses secrétaires nationaux a d’ailleurs été pris en flagrant délit de témoignage « anonyme » dans les JT de 20 heures du 23 juillet. En dénigrant les ICNA bordelais en XP, en utilisant sans complexe des moyens fallacieux, la CGT joue à un jeu extrêmement dangereux qui ébranle l’unité même de la DGAC. Désormais, les ambitions affichées de ce syndicat sont aussi claires que scandaleuses : susciter une bien sordide lutte des classes au sein même de la DGAC.

Les contrôleurs bordelais apprécieront d’avoir été jetés en pâture devant l’opinion publique par… des représentants du personnel, qui n’en ont plus que le nom. Ils apprécieront les méthodes d’imposture visant à les souiller. Ils apprécieront l’atteinte durable à leur image, en dépit des efforts de modernisations technique et sociale qu’ils ont concédés ces dernières années et en dépit de la continuité des services du contrôle qu’ils ont assurée pendant la crise sanitaire.

Tandis qu’elle boycotte la plupart des réunions nationales pourtant fondamentales, l’USAC CGT mène donc une campagne anti- XP, suivie par d’autres organisations syndicales, y compris celles non représentatives des ICNA. À la différence de ces dernières, elle n’hésite plus à utiliser mensonges et caricatures au détriment du corps des ICNA. La fin justifierait-elle les moyens les plus bas ?

Les contrôleurs ne peuvent oublier que le SNCTA a dû défendre inlassablement la profession pendant les innombrables préavis de grève relayés par la CGT, si éloignés des intérêts des contrôleurs voire de celui des personnels de la DGAC dans leur ensemble. Alors qu’elle apparait soudainement concernée par l’état des finances de la DGAC, comment oublier les centaines de millions d’euros perdus par les compagnies, les dizaines de millions par la DGAC ? Il est largement temps que la CGT cesse d’abuser du droit de grève qui ne soutient plus que la stratégie politique de sa centrale et retrouve les vertus de ce pour quoi elle existe : celles d’un syndicat.

La priorité du SNCTA est de se battre pour le maintien des conditions de travail des contrôleurs, où qu’ils soient. Son objectif actuel est d’accompagner la reprise du trafic aérien sans compromettre les conditions de travail des autres personnels. La trajectoire budgétaire ne pourra redevenir meilleure qu’avec la constante adaptation des contrôleurs. Une ligne rouge a été franchie. Nous n’oublierons pas.

LFBB—FI USAC (0.5 MiB)

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LFBB—CT 18 juin 2020

 

Déclaration liminaire

 

En cette période de crise sanitaire mondiale, anxiogène et incertaine, les contrôleurs aériens, français en général, bordelais en particulier, font preuve de réactivité et d’adaptabilité très fortes et d’un professionnalisme qui ne l’est pas moins. Ils permettent d’assurer sans rechigner la continuité de leurs missions pour les rapatriements, le fret ou les transferts médicaux. Désormais, ils contribuent au retour progressif à la normale du transport commercial.

Dans ce contexte, le SNCTA a pris connaissance de l’ordre du jour du CT DSNA du 16 juin 2020 qui n’a finalement pu se tenir, faute de quorum. Deux sujets concernaient les ICNA du CRNA SO : l’un abordant les expérimentations RH, l’autre la gestion RH de la filière contrôle.

Moyennant des ajustements locaux à définir, le SNCTA approuve le principe de mutualisation des expérimentations RH sur trois ans : ce dernier propose une vision moyen- terme conciliant préparation à la reprise et préservation des conditions de travail des contrôleurs, en particulier le bornage à 8h30 des vacations de contrôle.

Le SNCTA, représentant 70% des ICNA bordelais, est en revanche consterné par le point sur la gestion RH qui comporte des évolutions en matière de congés, de récupérations horaire et de cadrage de la réserve opérationnelle. Il rejette :

  • l’empressement d’une décision dénuée de tout sens opérationnel et ce, alors qu’aucune négociation préalable ne s’est tenue ;
  • le dispositif de Réserve Opérationnelle (RO) tel que proposé. Bien au-delà du simple cadrage de jours d’astreintes en période de crise sanitaire, est introduite la création de compteurs individuels aussi stricts que punitifs à l’encontre des seuls ICNA ;
  • la suppression pure et simple des JRH en 2020 ;
  • le non report des congés et récupérations en 2021, mesure inefficace et incohérente au regard de la situation actuelle.

Le SNCTA voit dans la période de surcapacité de contrôleurs qualifiés une opportunité pour redéployer en priorité une partie des contrôleurs sur des missions de formation et d’études de projets techniques ou espace. Il n’est pas opposé à une réflexion sur comment mieux équilibrer les efforts des services et des salles de contrôle. À la place de quoi, cette note de gestion donne le sentiment amer d’une ambition opportuniste de l’administration centrale et des pouvoirs publics de mettre au pas notre profession, à l’heure où la navigation aérienne a besoin au contraire de construire l’avenir avec ses personnels.

Le SNCTA exige donc qu’un espace de travail soit ouvert afin d’éviter que ce sentiment ne se transforme en certitude.

Le SNCTA, à toutes fins utiles, rappelle à la DSNA qui donne l’air de l’oublier :

  • que les contrôleurs bordelais ont permis à la DSNA une reconnaissance dans le monde aéronautique grâce à la réussite de la transformation EEE à l’automne 2016 ;
  • qu’ils ont largement contribué à la stratégie d’adaptabilité au trafic via les expérimentations RH, donc à l’image de la DSNA ;
  • qu’ils ont réussi à absorber une croissance de trafic exceptionnelle avec très peu de délais, grâce à une agilité permanente sur les tours de service et sur les quotas de congés, et ce, malgré la baisse d’effectif ;
  • que le trafic repartira un jour et que la DSNA ne pourra pas faire sans les contrôleurs ;
  • qu’en tant que syndicat majoritaire, il est un interlocuteur incontournable du dialogue social ;
  • qu’il représente des professionnels pleinement conscients de la situation que traverse le transport aérien ;
  • qu’il reste un syndicat de proposition et de construction ;
  • qu’il ne transigera pas sur les conditions de travail des contrôleurs, essence même de son engagement au quotidien.

L’enjeu de la reprise de demain se joue aujourd’hui. Si la DSNA souhaite construire collectivement le futur de la navigation aérienne, le SNCTA y travaillera en syndicat responsable et professionnel. Si elle le fait seule, si elle tombe dans une comptabilité purement technocratique et dénuée de sens, le SNCTA s’y opposera fermement. L’esprit de dialogue bâti patiemment par le SNCTA, au CRNA SO et ailleurs, depuis de nombreuses années, ne tient plus qu’à un fil. Gageons que la DSNA et les pouvoirs publics retrouveront de la lucidité, sans quoi, collectivement, nous irons de chaos en chaos.

Enfin, le SNCTA note la tentative très opportuniste de lier note de gestion RH et mutualisation de la part d’OS qui se vautrent perpétuellement dans les petits jeux de stratégie politique, sans jamais être capables de négocier des cadres protecteurs, ni de construire une navigation aérienne efficace. Le SNCTA considère que les deux sujets, mutualisation d’XP et RO, ne sont pas liés. Lui faire le reproche de « dealer » l’un contre l’autre n’est autre qu’un grossier procès d’intention, qui n’honore pas leurs auteurs et ne trompera pas les contrôleurs.

Il note également que l’UNSA ICNA et la CGT demandent l’arrêt des expérimentations RH. L’UNSA ICNA locale est même sortie de sa torpeur éditoriale, jugeant probablement l’affaire prioritaire dans le contexte actuel. Étrange revendication, presque obsessionnelle, pour des organisations dites « syndicales » qui impliquera le retour des 11 heures de vacation et, accessoirement, une substantielle perte de salaire. Étrange revanche stratégique sur le dos des contrôleurs. Étrange argumentation de vouloir sauver le budget de la DGAC quand on connaît le poids financier des expérimentations (0,5% du budget DGAC) et quand on constate que ces syndicats n’ont jamais été très sourcilleux, lors de leurs innombrables journées de grève, sur les dégâts en terme de recettes pour la DGAC et d’image pour notre profession.

LFBB—Déclaration liminaire 18-06-20 (82 KiB)

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LFBB FI — ETE 2020 : LE CT DSNA SEME LE TROUBLE

Le CT local du jeudi 18 juin devait présenter, sans vote, l’organisation de la salle de contrôle pour l’été dans le cadre du Plan de Reprise d’Activité (PRA). Il a été pollué par la tentative, lors du CT DSNA du 16 juin, d’inclure des dispositifs RH inacceptables en l’état, sans concertation, impactant de surcroît la période post-crise sanitaire dont nous ne sommes pas officiellement sortis ! Le SNCTA n’a eu d’autre choix que de dénoncer le PRA local et de prévenir de la crise sociale sous-jacente.

Le PRA discuté initialement prévoyait :

  • un maintien du rythme M/J/N avec le décalage de deux binômes de la vacation de Soirée en journée (8h30-16h et 11h-18h30) ;
  • un temps de tenue de poste augmenté ;
  • la possibilité de basculer vers un TDS hiver « 2002 », conditionné à un préavis de 15 jours ;
  • le maintien de la Réserve Opérationnelle (RO).

C’est bien ce dernier point qui a interpellé l’ensemble des organisations syndicales. Le SNCTA a accompagné le dispositif PRA apparu au milieu d’une crise sanitaire majeure, dans un contexte de vigilance renforcée, de protection de la santé des agents et de besoin de traçabilité.

En revanche, tout projet de gestion RH plus profond doit être a minima discuté avec les représentants syndicaux des contrôleurs aériens. Le SNCTA ne peut cautionner de telles méthodes. Pour cette raison, pour tenir compte de l’amélioration de la situation sanitaire mais aussi des prévisions à la hausse du trafic à partir de début juillet, le SNCTA a demandé le retour au TDS hiver 2002 au 1er juillet et l’arrêt du dispositif de RO à cette date.

Le Chef de centre assume de dérouler le PRA initialement prévu avec un TDS PRA amendé au 24 juin pour répondre à une situation sanitaire toujours sous surveillance et ce, contre l’avis des trois OS siégeant en CT. Le SNCTA déplore la confusion organisée autour de la gestion RH des contrôleurs. Si la DSNA est en gestion de crise, les mesures doivent rester exceptionnelles et écrites comme telles. La provocation de la DSNA ne créée que défiance et crispation.

La stratégie et le timing choisis par l’échelon central sont à l’opposé des besoins qui se profilent et qui nécessitent l’adhésion des personnel. Le SNCTA en appelle à la lucidité de nos managers nationaux et à une clarification rapide du cadre de la période post-crise actuelle. Quant aux ambitions plus long terme de la DSNA sur la gestion RH des ICNA, rien ne sera possible sans les contrôleurs.

LFBB—FI ETE 2020 (0.5 MiB)

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LFBB FI — Boucle de Rattrapage, elle tourne

Le CRNA SO est désormais capable d’utiliser la boucle de rattrapage, prometteur outil de sécurité. Dans le contexte actuel très incertain du transport aérien, il est fondamental de concrétiser les efforts accomplis en matière de sécurité mais aussi de préparer l’avenir. Le SNCTA se félicite de la mise en service de la BDR expérimentale, près d’un an seulement après son interpellation pour impulser le projet.

En dépit de l’arrêt brutal du trafic mi-mars, la salle de contrôle a donc pu expérimenter l’outil développé en mode agile par un ICNA et un IESSA du centre. En amont, les deux premiers jalons avaient été franchis avec succès avec la mise en service en salle technique le 24 février, suivie de la mise en service sur une position en salle de contrôle le 9 mars.

Les premiers retours ont montré des résultats encourageants malgré un trafic faible depuis le début du confinement. Les retours d’expérience des utilisateurs ont permis de faire évoluer quelques éléments de l’IHM. Retardé par l’évolution de la situation sanitaire, le déploiement sur 8 positions est désormais réalisé et la mise en œuvre débutera le 2 juin.

La DSAC a accordé une autorisation temporaire jusqu’au 31 mars 2021, le temps de valider l’assurance logicielle. En attendant, un Comité Innovation doit statuer mi-juin sur l’extension du projet : une nouvelle version, basée sur une architecture encore plus robuste, étendue à toutes les positions et prenant en compte de nouveaux paramètres, y sera discutée.

À terme, le SNCTA défendra le déploiement de la BDR sur l’ensemble des positions de contrôle ainsi que la prise en compte du CFL (Cleared Flight Level) dans l’algorithme. Il note avec satisfaction que l’ensemble des subdivisions du centre des deux services, SE et ST, continue de se mobiliser autour de ce projet innovant et fédérateur qui a vocation à être proposée à d’autres centres.

La sécurité doit rester la priorité de la DSNA, quelles que soient les turbulences rencontrées.

Le gain majeur de sécurité attendu, associé au coût relativement modéré du développement, laisse espérer une issue favorable à une BDR cible robuste et pérenne.

LFBB—FI BDR (0.7 MiB)

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LFBB CDA—A l'heure de la reprise

A l’heure du début du déconfinement, le CRNA SO et plus largement la DSNA se préparent à une reprise très progressive. Le SNCTA est mobilisé à tous les niveaux pour répondre aux trois objectifs incontournables à ses yeux : sécurité sanitaire, adaptation au trafic et formation. 

Protéger la santé des agents 

La situation sanitaire au CRNA SO est stable et encourageante, conformément aux tendances de notre région, plutôt épargnée par rapport à d’autres. 

Pour autant, restons vigilants pendant la délicate période qui s’ouvre. Nous devrons apprendre à généraliser les mesures barrières dans un contexte où le nombre de contrôleurs présents en salle et des personnels dans les bureaux va progressivement augmenter. 

Le DSNA a décidé, mercredi 6 mai en CT DGAC, de rendre obligatoire le port du masque pour toutes les activités et déplacements dans les parties communes, notamment dans toutes les salles de contrôle de France.

La distribution des masques commandés par la DGAC est légèrement retardée du fait du délai de livraison. Le SNCTA a demandé de tester les masques en tissus sur position pour s’assurer de leur compatibilité avec nos missions. Le stock de masques chirurgicaux permettra de se retourner si nécessaire.

Côté hors salle, le télétravail restera la norme les premières semaines, dans la majorité des cas. 

La gestion des agents malades et cas contacts continue de se faire via le service médical, en coordination avec le service exploitation.

Accompagner la reprise

En ce qui concerne l’organisation du travail en salle, la DSNA se coordonne avec Network Manager et les compagnies aériennes pour anticiper la hausse du trafic aérien. La stratégie des premières phases est d’adapter le nombre de contrôleurs présents au strict nécessaire. 

Le PCA devient le PRA. Même tour de service, mêmes objectifs, mêmes principes.

Localement, le tour de service PCA (équipes ségréguées, pauses par binôme, pas de repas en équipe entière…) est prolongé. Le Plan de Reprise d’Activité (PRA) local prévoit de le conserver jusqu’à une capacité de 6 secteurs. 

Au-delà, le fonctionnement devra être adapté. Il sera discuté en réunion avec le service dans les prochaines semaines. Le SNCTA proposera des aménagements qui permettront de garantir la sécurité des agents sans freiner la reprise que nous attendons tous.

Les approches ont réouvert le 11 mai, répondant ainsi à l’appel d’air prévisible de l’aviation légère. Le SNCTA sera attentif à ce que la gestion chaotique de la FIR du début d’année, en particulier dans le SIV Poitiers, ne se répète pas.

Relancer et renforcer la formation

Le coup d’arrêt aux formations initiales met en difficulté nombre de nos collègues. Le SNCTA a recensé l’ensemble des stagiaires pouvant être impactés par la limite de temps de qualification. Il a obtenu de SDRH une gestion souple au cas par cas. La reprise de la formation initiale est une priorité pour la DSNA, qui affiche l’ambition de ne pas la retarder de plus de 8 semaines. Localement, un plan de formation sur simulateur devra permettre de rattraper le retard accumulé par les stagiaires.

Formation initiale, maintien de compétences, disponibilité d’un simulateur fiable : la problématique « formation » sera fondamentale dans les prochains mois. 

Le maintien de compétence est un enjeu majeur des prochains mois. Des simulations type « training été » seront souhaitables, à court terme, sur la base du volontariat. Le centre devra probablement prévoir une formation continue pratique plus régulière et plus robuste à partir de l’automne.

Le SNCTA veillera à ce que le dispositif du simulateur soit robuste et agile pour absorber le retard conséquent des derniers mois. Des aménagements sur l’amplitude horaire, le fonctionnement du simulateur, ses conditions d’utilisation et de maintenance ainsi que du contenu des simulations devront être apportés. 

La question de la ressource PER (Pilotes Echo Radar) est centrale. Le SNCTA souhaite un service fiable et de qualité pour assurer une formation qui ne le serait pas moins. Si l’opérateur PER n’était pas en mesure d’assurer pleinement la charge des missions confiées, le recours aux PC qualifiés est une option à étudier et à cadrer.

Dérogations de maintien de MU

Compte tenu du côté extraordinaire de la situation que nous vivons, la DSAC en collaboration avec la DSNA a émis un certain nombre de mesures dérogatoires concernant :

  • les mentions d’unité : pour toutes les MU dont la fin de validité est comprise entre le 16 mars et le 15 novembre, une date butée commune est mise en place au 15 novembre pour passer les évaluations (ECLP, ECLF, MTF, ECP, QCM). La date de fin de validité de la mention ne change pas, les contrôleurs concernés sont en autorisation provisoire d’exercice (APE). Des dispositions sont également prises pour les stages FSAU et FH ;
  • les mentions linguistiques ;
  • les « 200 heures » : gestion au cas par cas avec possibilité de procéder à des relâchers et dérogation d’utilisation du simulateur au-delà des 20 heures maximum habituelles dans le décompte final ;
  • les « 90 jours sans exercice » : pas de dérogation possible et relâcher obligatoire mais possibilité de procéder à des relâchers « allégés » et d’utiliser le simulateur pour « casser » la contrainte des 90 jours ;
  • le maintien de compétences Chef de salle.

Pour toute question précise ou toute demande d’éclaircissement, merci de vous rapprocher du bureau de section du SNCTA.

Ordonnance « congés » 

La déclinaison par la DO de l’ordonnance du gouvernement sur le dépôt de congés par les agents de la fonction publique de l’Etat est sur le point d’être publiée. L’Assemblée nationale vient de repousser la date de fin d’état d’urgence sanitaire au 10 juillet 2020. 

L’impact de l’ordonnance des congés sera donc limité pour les contrôleurs. La majorité d’entre eux, notamment ceux placés en réserve opérationnelle, ne devrait finalement être obligée de ne poser que 5 jours de congés entre le début et la fin de l’état d’urgence sanitaire. À confirmer dans la note à venir.

4-Flight dérape encore

Une réunion paritaire issue du CT DSNA est prévue le 14 mai. Doivent y être présentés le PRA DSNA ainsi que des axes de prospectives à moyen terme. 

Si la DGAC a confirmé la priorité du projet 4-Flight, le calendrier de déploiement des centres de l’est semble compromis. Cette réunion devrait présenter de nouveaux calendriers. On peut dès à présent craindre des décalages de mise en service allant de 6 à 12 mois dans les centres concernés.

Le SNCTA participe activement à la préparation du centre pour faire face à la reprise, nous l’espérons la plus rapide possible, sans transiger à l’impératif sanitaire. Les contrôleurs ont besoin de travailler en confiance sur site pour rester réactif, moteur et acteur de la reprise du transport aérien.

LFBB—CDA A l'heure de la reprise (0.2 MiB)

 

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