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Brest — LFRRLe blog de la Section Locale du CRNA Ouest, basé à Brest.

Brest LFRR

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CDA Brest — CT du 19/05/20 : Le PCA laisse place au PRA.

Malgré la crise sanitaire le CRNA-O a su répondre présent pour assurer la mise en place du Plan de Continuité d’Activité (PCA). Il est temps maintenant d’accompagner le Plan de Reprise d’activité (PRA). Plus largement ce CT était l’occasion de traiter les sujets qui vont rythmer notre vie dans les mois à venir.

Campagne de détachement : des besoins identifiés à ELECTRA et à l’instruction.

La liste des postes à pourvoir lors de la campagne de détachement 2020/2021 a été présentée aux OS. 

Le SNCTA a insisté sur le fait que le succès de la reprise de l’activité sera conditionnée par la capacité du centre à faire fonctionner le simulateur. Les élèves, les assistants de Subdivision, les ACDS mais également les PCs en salle que ce soit pour maintenir leur MU ou se préparer à la reprise du trafic en ont besoin crucial. C’est en ce sens que le SNCTA demandait 2 détachés pour venir renforcer l’équipe ELECTRA et des instructeurs en plus afin de créer de nouvelles simulations et pouvoir les faire tourner alors que la DSAC vient de valider la possibilité d’effectuer une partie des tests PC en simulateur. Pour ELECTRA le service n’en ouvrira qu’un mais un renfort sera apporté pendant 6 mois par un instructeur. Le SNCTA a donc demandé à ce que 2 postes d’instructeurs soient à pourvoir dès le mois de Juillet (dont l’un pour remplacer un départ en mutation) afin de profiter d’un été où la salle peut se le permettre. L’administration a reconnu la pertinence de la demande et y répond favorablement en ouvrant ces 2 postes pour une durée de 19 mois (juillet 2020 — janvier 2022) comptant pour 24 mois.

Le CRNA-Ouest doit se donner les moyens de répondre à la demande de formation, ceci sera un facteur déterminant pour les affectations à venir.

Pour rappel il est demandé dans un premier temps aux agents en cours de détachement, en poste depuis moins de 1 an, s’ils veulent effectuer une seconde année. Une fois les réponses collectées, la liste des postes vacants sera mise à jour et les agents en salle pourront alors postuler. Ces derniers sont départagés selon les critères habituels lors de la commission ad hoc. Rappelons que le SNCTA a déjà constaté des erreurs les années précédentes dans le calcul de l’indice de départage. Nous ne pouvons qu’inciter chaque agent à vérifier que les données le concernant soient exactes. Si vous avez la moindre question sur votre carrière n’hésitez pas à contacter un membre du bureau de section (notamment sur l’indice de départage) ou plus largement la cellule ASAP du SNCTA.

CDS : un poste à pourvoir

L’administration a décidé d’ouvrir au moins 1 poste de chef de salle. De plus, le CT a acté, conformément à la NDS correspondante, que dans le cas où aucun candidat ayant fait ou étant à la FMP ne postulerait, le nombre d’agent maximum pouvant être retenu et n’ayant jamais été ACDS serait de 1. Cet agent serait alors prioritaire pour la FMP.

ACDS : du nouveau dans le fonctionnement 

La note de service présentée en CT propose un retour à 16 ACDS. Le SNCTA a pris acte de cette volonté de l’administration qui, au vu des prévisions de trafic pour l’année à venir considère qu’il n’est pas nécéssaire d’un point de vue opérationnel de conserver 18 ACDS. Par contre le SNCTA a tenu à mener de son coté une étude minutieuse sur l’évolution des carrières au CRNA/O pour vérifier que le fait de réduire le nombre de poste ne ralentissait pas l’accès des agents au grade d’ingénieur en chef. Celle-ci montre que l’ensemble des FMPistes des dernières années, et des années à venir sont et seront déjà chef d’équipe avant leur arrivée à la FMP.

PRA : présentation de la déclinaison locale du PRA national

La présentation du PRA a été faite par le chef de centre qui dans un premier temps a tenu à insister sur les principes dans lesquels il avait été établi : prudence et progressivité. Sur le plan sanitaire le SNCTA l’a repris page par page et a proposé des amendements en séance qui ont été acceptés.

En ce qui concerne les recyclages, l’administration a proposé que ceux-ci se fassent sur des créneaux de 2h en fin ou début de vacation. Cette mesure avait été avancée par l’administration lors des négociations protocolaires. Bien que cela ait été utilisé lors du passage à EEE, la problématique nous semble différente aujourd’hui. Pour le SNCTA, cette mesure nécessite une réflexion au niveau de la gestion du temps de travail et repos lors de l’alternance entre temps en SUB et temps en salle de contrôle. C’est pourquoi nous nous sommes opposés à ce dispositif mais la section locale a proposé une solution alternative: que les détachés, assistants de sub et experts opérationnels prennent la place d’une équipe entière sur une vacation identifiée de semaine comme cela se fait dans d’autres centres (l’équipe initialement prévue devenant alors secours chaud).

Si la médecine de prévention ne reprend pas avant le 1er Juillet, la médecine à norme, quant à elle, pourra reprendre dès que les liaisons aériennes reprendront avec Air France. Le Dr Picard prévoit donc, si possible en Juin, de venir une semaine complète, pour tenter de rattraper le retard. Le SNCTA, localement et nationalement, a alerté plusieurs fois l’administration sur la situation critique du CRNA-Ouest en ce qui concerne les visites médicales à norme. Bien que, depuis l’été dernier, nous avions réussi à obtenir plus de créneaux, le retard pris nous semble véritablement compliqué à absorber. Quand aux cotés pratiques, le SNCTA a souhaité une attention particulière sur les mesures sanitaires liées aux matériels utilisés (cabine audiogramme , ECG , …)

D’autre part, en nous appuyant sur la recommandation du Recovery Plan d’Eurocontrol de baisser les monitoring values, nous avons souhaité discuter de la pertinence de conserver l’XP duration qui a été mise en place peu de temps avant le confinement. Notre volonté a toujours été et restera de protéger les agents. En effet, la salle de contrôle n’a pas eu le temps de s’approprier ces nouvelles valeurs. Le service décide de conserver cette expérimentation car elle permet une meilleur adéquation entre le nombre d’avion sur le secteur et la courbe affichée. Cependant, une information sera faites auprès de la salle de contrôle, et plus particulièrement envers les CDS et ACDS, pour sensibiliser aux évolutions de la méthode de travail (décision de dégroupement/regroupement) qu’impliquent ce changement à l’aune de la  perte d’expérience liée a la baisse de trafic.

Le CHSCT local du 9 Juin permettra de dresser le bilan de ces mesures et le cas échéant de proposer des inflexions en fonction des consignes qu’elles soient gouvernementales ou de la DSNA mais aussi pour prendre en compte les remarques qui remonteraient de la salle de contrôle.

Le SNCTA n’acceptera pas le maintien des mesures supplémentaires de flexibilité non négociées au delà de la crise.

Quelle sera le bilan de cette crise?

Comme pour le PCA, la section locale SNCTA a su être proactif dans l’établissement du PRA en cherchant à obtenir une certaine visibilité pour les agents tout en répondant aux demandes légitimes de l’administration de pouvoir adapter l’offre à la demande de trafic à venir. C’est pourquoi elle a proposé depuis le début de la crise des TDS évolutifs et capacitif ainsi que les mesures sanitaires de protection afférentes afin de protéger la santé des agents.

Afin d’être le plus agile possible et de répondre à l’intérêt général la section locale SNCTA a su accepter certains fonctionnements inhabituels mais ceux-ci ne peuvent aucunement devenir la nouvelle norme. À ce titre le SNCTA s’inquiète de voir l’administration centrale demander des bilans de toutes les mesures exceptionnelles qui ont été mises en place durant cette crise. Ceci s’ajoute à l’annonce déjà faites de la volonté d’enlever aux ICNA tous leurs JRH (ce qu’on appelle les compensatoires au CRNA-Ouest). Cette mesure vexatoire semble incompréhensible lorsque l’on sait que le nombre de présent en salle de contrôle, même lorsque l’ensemble des droits à absences sont remplis, permettra de répondre largement à la demande. 

Ce CT de printemps marque la reprise de la vie au CRNA/O. Bien que de nombreuses inconnues demeurent, la section locale SNCTA restera attentive à ce que les mesures exceptionnelles qu’elle a accepté lors de cette crise sans précédent restent exceptionnelles. Le SNCTA est conscient que les efforts sont nécessaires cependant certains piliers ne peuvent être balayés sous prétexte de crise sanitaire.

LFRR CDA 10 (0.2 MiB)

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LFRR FI - Protection des agents et continuité du service

Compte tenu des dernières évolutions de la crise sanitaire que le pays traverse, le SNCTA demande :

  • La mise en place d’un tour de service adapté pour répondre aux impératifs de protection sanitaire des contrôleurs et leur permettre ainsi d’assurer la continuité du service. Ce tour de service de crise doit accompagner le CDS dans la gestion de la salle en étant clair et stable et permettre une ségrégation des équipes.
  • De limiter les contacts entre agents opérationnels et non opérationnels : accès en salle de contrôle limité, éviter le mess.
  • De mettre en place un système de réserve pour permettre aux contrôleurs présentant des symptômes  ou ayant des problèmes de garde d’enfant de rester chez eux.
  • Un bilan des MU arrivant à échéance dans les 3 mois et une dérogation DSAC pour ces personnes qui n’auront pas pu suivre leurs stages statutaires 

Ces mesures doivent permettre de protéger la santé des agents du CRNA-Ouest afin qu’ils puissent  d’une part garantir la sécurité des vols en travaillant avec le maximum de sérénité possible et d’autre part assurer la continuité du service tout au long de cette crise sanitaire sans précédent.

Restons solidaires, professionnels et vigilants.

Flash Info COVID 19 Bis (0.6 MiB)

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LFRR Flash Info — L’XP actuelle reconduite jusqu’en 2021

XP ?

Un CT pour sécuriser et donner de la visibilité :

Seul point à l’ordre du jour de ce CT: la reconduite de l’XP. Fidèle à sa volonté de respecter le choix de la salle, le SNCTA a voté POUR et permet ainsi de sécuriser pour la 4 ème année nos conditions de travail : tour de service, droit à absences et apport systématique de congés par les recyclages (hors RD).

Deux modifications à noter :

  • Le briefing est désormais étendu aux vendredis non fériés ;
  • Conformément à ce que le SNCTA avait porté et obtenu récemment : toutes les récupérations A’ sont reportables jusqu’à la fin de l’hiver aéronautique.

Pérennisation et vote contre ?

  • Nous restons surpris par les contradictions de l’UNSA, qui argumente pour la reconnaissance d’une pérennisation de l’XP et les 50€ bruts mensuels associés, puis s’abstient lors du vote.
    Le SNCTA rappelle qu’il est, dans les conditions actuelles, contre toute pérennisation.
    En effet, conformément à ses engagements pris, le SNCTA  souhaite laisser la possibilité à la salle de sortir du TDS XP si elle le souhaite.
  • Nous prenons également acte de la persistance des autres OS à voter contre le maintien de nos conditions de travail et réclamer de facto la mise en place du tds backup dans 2 mois.

Le SNCTA se félicite de voir les expérimentations reconduites au CRNA Ouest jusqu’au 31 mars 2021. Celles-ci permettront assurément d’aborder sereinement l’été aéronautique.

LFRR FLASH INFO — L’XP Actuelle Reconduite Jusqu’en 2021 (0.6 MiB)

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Flash Info LFRR — Visite médicale : Retour à la norme

Depuis l’alerte lancée par la section locale (FI du 1er juillet 2019 : Visite médicale : carton rouge)  le SNCTA a maintenu la pression à tous les niveaux sur l’administration afin de la forcer à trouver une solution pour augmenter la disponibilité du médecin à norme au CRNA-Ouest : 

  • intervention en CHSCT DGAC le 3 juillet 2019, 
  • intervention en CHSCT local le 18 septembre 2019.

Depuis octobre c’est chose faite ! Le médecin à norme est présent au CRNA-Ouest en moyenne 5 demi-journées par mois au lieu de 3. Ceci devrait offrir un peu plus de possibilités et de souplesse aux ICNA pour passer leur visite à norme.

La section locale SNCTA se félicite de voir les choses progresser sur un sujet au cœur des préoccupations des ICNA, les contrôleurs du CRNA-Ouest vont enfin se voir proposer plus de possibilités pour leur visite médicale à norme.

LFRR Flash Info — Visite Médicale : Retour à la norme (0.6 MiB)

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LFRR CDA — La Boucle de Rattrapage (BDR), quésaco?

Un outil supplémentaire de sécurité

La BDR n’est pas un concept nouveau puisqu’elle était déjà demandée par les contrôleurs après les expérimentations en environnement électronique sous ERATO de 2008.

Elle apporte une solution rapide face au manque de visibilité, pour les centres de l’Ouest, de la date d’implémentation de 4-Flight et de son outil de type TCT (Tactical Controller Tool) aux fonctionnalités proches de celles de la BDR.

La pratique de l’Environnement Electronique ERATO et la densification du trafic ont fait émerger dans l’esprit d’un contrôleur bordelais l’idée d’outils de sécurité supplémentaires performants. Appuyé en local par un IESSA ainsi que par l’encadrement, cet ICNA a codé un prototype pour le tester après seulement quelques semaines. Il l’a ensuite amélioré pendant plusieurs mois avec en ligne de mire, l’entretien face au Comité Innovation, organe décisionnel de la DSNA qui valide ou non les projets innovants développés en interne (4Me est un des autres projets initialement validé par ce Comité Innovation).

Cette validation a été obtenue le 11 juin dernier. Le SNCTA se félicite de cette décision qui représente une avancée majeure en terme de sécurité, en particulier en environnement électronique. Le développement se fera en 2 phases: une première version ,« MVP » (Minimum Viable Product) devrait sortir au CRNA/SO avant l’été 2020, puis sera développée dans un second temps une BDR « cible » en environnement ODS.

La BDR, c’est quoi ?

Elle peut être perçue comme un outil qui vient « se glisser » entre l’outil TCT et le Filet de Sauvegarde (FDS). Ce dernier, en service à l’heure actuelle et bientôt remplacé par le PC STCA déjà en service à Aix, continuera de fonctionner en parallèle de la BDR.

La BDR est un outil complémentaire, simple de conception, pensé pour être robuste et fiable : elle signale au contrôleur toute paire de pistes radar dont les bandes de niveaux sont interférentes et dont la distance minimum calculée au point de croisement sera inférieure à 5Nm dans moins de 3 minutes.

Des paramétrages (notamment la prise en compte des taux de montées et descentes) permettent d’affiner la pertinence des déclenchements en excluant au maximum les alarmes inutiles. 

La BDR « cible » prendra en compte à terme :

  • la vitesse d’évolution verticale Vz ;
  • le niveau de l’aéronef (AFL) ;
  • le CFL (Cleared Flight Level) renseigné par le contrôleur à l’IHM ;
  • le SFL (Selected Flight Level) sélecté à bord de l’aéronef. 

Ces données, récupérées en partie via les radars Mode S permettront une réduction significative du laps de temps entre une clairance erronée et le déclenchement d’une alerte pour le contrôleur. 

La BDR « MVP », elle, sera limitée techniquement: elle ne prendra pas en compte le CFL. Toutefois, le nombre d’incidents sécurité devrait vraisemblablement diminuer dès sa mise en service opérationnelle.

Les gains attendus de la BDR

La prise en compte d’éléments temps réel tels que SFL et CFL permettront à l’outil de mieux gérer les types de conflits suivants :

  • Blind Spot : la BDR apportera enfin une réponse à ce phénomène inhérent au facteur humain qui revient année après année lors des bilans QS. Tandis que le FDS réagit à l’évolution, la BDR « cible » détectera l’intention en niveau, côté pilote ET contrôleur : elle signale une clairance erronée dès que le niveau est sélecté par l’équipage (MVP) mais aussi, lorsqu’il est renseigné dans le système (en version cible)! Les 20 secondes pour la BDR « cible » (12 secondes pour la BDR « MVP ») qui, en moyenne, séparent la clairance émise par le contrôleur du début d’évolution de l’aéronef sont cruciales pour éviter une clairance « en bois », un HN imminent ou en diminuer leur gravité.
  • Level bust : les level bust qui menacent de provoquer un HN et la sécurité des vols seront signalés par la BDR lorsque le SFL sera sélecté par le pilote et donc bien avant le FDS.
  • Conflits à plat non détectés : de nombreux conflits détectés tardivement donnent lieu à des manœuvres d’urgence mal vécues côté bord mais aussi côté sol. Le « choc » psychologique des contrôleurs dans de telles situations, bien que n’aboutissant pas la plupart du temps à des HN, n’entre dans aucune statistique. L’avance de près d’une minute de la BDR sur le FDS permettra des résolutions plus douces et maîtrisées, sans forcément l’utilisation de la phraséologie d’urgence, permettant de conserver un climat de confiance sur le secteur.  
  • Rattrapages (non signalés par le STCA avant HN) : Le STCA a montré ses limites dans cette configuration particulière de trajectoires. Bien que le nouveau filet de sauvegarde, améliorant la détection des rattrapages  soit attendu avec impatience à Brest (même si un REX montre qu’ils ne sont pas systématiquement signalés avant de passer sous la norme), la BDR signalera le conflit encore plus tôt, soit près de 3 minutes avant les 5Nm.

La BDR permettra d’anticiper la détection du passage sous la norme et par conséquent la résolution du conflit, en moyenne plus d’une minute en amont du FDS.

Des premiers tests très encourageants 

En test depuis novembre 2018, la BDR a permis de recueillir des données édifiantes : 

  • 100% des HN détectés par le FDS l’ont aussi été par la BDR ;
  • près de 3/4 des passages sous la norme détectés avant le déclenchement du FDS ;
  • le dépouillement de l’ensemble des déclenchements BDR observés a permis la définition de nouveaux points de paramétrage fins, ce qui présage d’un nombre d’alarmes intempestives très faible.

L’impact de la BDR sur le vécu quotidien des contrôleurs sera sans commune mesure.

Planning de l’expé BDR

Le GO de la DSNA est officiel depuis le 11 juin. La DSNA doit désormais rédiger le mandat qui va définir le cadre de la BDR «MVP» : objectifs, ressources, validations…

Une équipe bordelaise service exploitation/service technique devra mettre en musique le projet. La DTI sera chargée de valider les process avant un début d’utilisation en salle de la BDR « MVP » attendu au CRNA/SO au premier semestre 2020.

Qu’en est il pour Brest? La BDR tourne en salle technique depuis lundi 23 septembre.

Simple de conception, au plus proche des besoins des opérateurs, utilisable dans d’autres centres ou approches, la BDR a un potentiel considérable en terme d’amélioration de la sécurité. Même si l’outil ne peut éliminer tous les événements sécurité, les contrôleurs attendent avec impatience et légitimité une couche supplémentaire à un FDS trop tardif et souvent non pertinent (alarmes déclenchées en dessous de la norme).

La section locale brestoise félicite ses collègues bordelais pour leur investissement et s’assurera que tous les moyens seront déployés pour aboutir à une installation de la BDR au CRNA-Ouest dans les meilleures conditions et les meilleurs délais.

LFRR — CDA 8 BDR (0.2 MiB)

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LFRR CDA — En cas de panne… que se passe-t-il ?

Après avoir longtemps attendu, les contrôleurs Brestois voient depuis quelques années leurs outils nominaux s’améliorer (EEE, 43’’, datalink…). Ces nouveautés ont des conséquences directes sur les méthodes de travail et la charge instantanée acceptable par chaque contrôleur. Le SNCTA se félicite de ces améliorations mais qu’en est il des outils de secours?

Une chaine radio bientôt remplacée ?

Imminent! C’est le maitre mot depuis 2012, l’argumentaire qui fait qu’aucun effort n’est fait dans le secours ultime radio au CRNA-Ouest. Hélas nous savons aujourd’hui que l’arrivée de NVCS ne se fera pas avant plusieurs années voire une décennie. 

Le système actuel est complètement archaïque. Le manque de fréquences secourues sur chaque position ne permet pas aux chefs de salle de mettre les secteurs sur des positions garantissant au contrôleur d’avoir l’ensemble de ses fréquences secourues sur sa position. 

En cas de panne de la chaine radio, vous devrez tout d’abord trouver sur quelles géodes sont secourues vos fréquences (et il y a peu de chance qu’elles soient toutes sur la même) puis partager le téléphone rouge avec vos collègues utilisant cette position.

Les configurations idoines sont quasi impossibles à trouver et en tous cas incompatibles avec les multiples dégroupements/regroupements nécessaires pour répondre à la demande de trafic toujours croissante.  

Le problème est grandement accentué par le manque de trigéode. Une fois que le CDS réussit, comme pis-aller, à trouver un schéma de dégroupement permettant à chaque contrôleur d’avoir au moins une de ses fréquences secourue à portée de main, tout est à recommencer lorsque, pour des besoins légitimes d’entrainement, des PC demandent à se déplacer sur une position trigéode.

Instruire sur trigéode ou être secouru… au CRNA-Ouest il faut choisir.

Vissec : une image d’un autre temps.

L’image secours ultime radar telle que nous la connaissons a été élaborée il y a plus d’une vingtaine d’années. Elle a connu une légère amélioration il y a 10 ans avec l’habillage des étiquettes mais reste très rustique : alisep, filet de sauvegarde, vecteurs vitesses, tri couleur ne sont pas disponibles, et en plus… vous n’avez plus de tableau de strip ! Ce tableau qui vous aidait à garder une représentation géographique en cas de panne a été remplacé par une boite fréquence dans laquelle les avions sont triés par ordre d’appel. En cas de situation aérienne chargée il est alors quasi impossible de garder une image mentale de la situation. 

Filet de sauvegarde, alisep, vecteurs vitesses, mod S descendant aucun ne sont disponibles lorsque vous passez en VISSEC.

Le SUR n’a toujours pas fait sa révolution électronique alors que la façon de travailler en nominal a été profondément changée. Ce système, fait pour palier une panne dans un environnement papier et avec des capacités de loin inférieures à celles d’aujourd’hui, ne répond plus aux exigences actuelles !

Le SNCTA exige d’augmenter le nombre de fréquences secourues par position au CRNA-Ouest. Le SNCTA se félicite par ailleurs de l’évolution de nos outils nominaux, mais demande à ce qu’une réflexion soit menée sur les améliorations possible de VISSEC.

LFRR — CDA 7 (0.1 MiB)

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LFRR Flash Info — Secours ultime : Peut-on compter dessus ?

Le peu de fréquences secourues sur chaque position ne permet pas aux CDS de configurer la salle de manière à ce qu’un contrôleur puisse avoir l’ensemble de ses fréquences secourues sur sa position.

Le manque flagrant de trigéodes ajoute une contrainte supplémentaire et forte aux CDS lors du choix des positions pour dégrouper.

L’image radar SUR n’a pas évolué depuis des années. L’écart entre ODS et le SUR devient abyssal. 

Le problème est identifié depuis des années mais rien ne bouge alors que le trafic se densifie de jour en jour. Le SNCTA demande:

– qu’un système ultime secours radio efficace soit mis en place rapidement sans attendre NVCS

– que des améliorations soient faites rapidement sur le SUR

– que de nouvelles positions soient équipées en trigéode

LFRR - Flash Info Secours Ultime (0.5 MiB)

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LFRR Flash Info - Visite médicale Carton rouge

Depuis bientôt 2 ans, le temps alloué mensuellement pour les examens médicaux de mentions d’unité au CRNA-Ouest n’est que de 2,5 jours par mois pour plus de 320 MU : pour la section locale cette situation est inacceptable et le problème doit être traité en urgence.

Un agent ne doit pas être obligé de travailler en salle le jour de sa visite médicale.

Un agent ne doit pas être contraint de passer sa visite médicale la veille de sa prorogation.

Un agent ne doit pas avoir besoin de venir faire sa visite médicale en 2 fois, ou alors cela doit être compensé.

Aucun rendez-vous ne doit être proposé alors que l’on sait que le médecin ne sera pas encore sur le site.

L’administration refuse des demandes de disponibilités sous couvert du manque d’effectifs mais prend le risque de perdre des MU pour raison médicale. Le SNCTA exige que des solutions soient apportées rapidement afin d’améliorer les choses. Les contraintes ne peuvent continuer à peser exclusivement sur les épaules des contrôleurs.

FI Visite Médicale (0.6 MiB)

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LFRR CDA - CT de printemps : second point étape de l'année 2019

Mise à jour du STIP repoussée

Vu de la salle de contrôle, le contexte est limpide : les deux dernières tentatives de déploiement de la version STIP V27.3 se sont soldées par des échecs. Il n’y a toujours aucun REX côté DTI et CESNAC qui puisse permettre de restaurer la confiance des contrôleurs en leur encadrement technique et managérial.

S’il est hors de question de retarder 4-Flight, dont cette mise à jour constitue une base indispensable aux Utilisations Opérationnelles Programmées, la section locale exige néanmoins que l’encadrement soit en capacité de garantir le niveau de sécurité de protection nécessaire. 

Ce ne sera pas aux contrôleurs d’assumer les déboires techniques récurrents sans protections adaptées.

La section locale se félicite du report de mise à jour du STIP en septembre, mais reste intransigeante sur la nécessité de protection ATFCM adéquate au maintien de la sécurité.

Détachés : de timides avancées 

Après avoir étudié les volumes de recyclages dans chaque équipe sur les 3 dernières années, le SNCTA mettait en exergue de fortes disparités entre les équipes et donc des inégalités de traitement entre les agents. Le dernier GPSC s’était penché sur la question et arrivait quasiment à un consensus.

Profitant de cet élan constructif, le service nous proposait donc un amendement de la PECO. Malheureusement les légères évolutions furent jugées précipitées par les autres OS : il leur était inconcevable de valider si vite et officiellement de nouvelles conditions dans la PECO. 

C’est donc seulement  un nouveau « principe de fonctionnement » qui a été accepté et qui sera appliqué dès la prochaine campagne de détachement qui aura lieu le mois prochain :

  • priorité aux assistants de subdivision pour le choix des équipes, avec incitation à répartir leurs recyclages entre 2 équipes
  • au-delà de 2 détachés par équipe, l’un des agents peut être amené à effectuer ses recyclages dans une autre équipe 
  • maintien des éventuels désignés dans leur équipe d’origine afin d’éviter la double peine
  • tous les détachés pourront, après accord du chef gestion de leur équipe de rattachement, effectuer jusqu’à 5 jours dans une autre équipe
  • minimum de 1 ACDS par équipe, les 6 autres iront recycler dans les équipes avec le moins de recycleurs.

Le SNCTA est satisfait de voir enfin les lignes bouger afin d’améliorer l’équité entre les agents. Comme à chaque fois, le SNCTA suivra avec attention ce changement et saura proposer des amendements le cas échéant.

Visite médicale : un horizon toujours bouché

Le départ du Dr Bouczo a profondément bouleversé le fonctionnement du service médical. Bien que 2 ans se soient déjà écoulés, l’administration n’a toujours pas été capable de trouver une solution pérenne. Les bricolages actuels ne sont clairement pas satisfaisants. D’une part, cela augmente grandement les contraintes sur les personnels en réduisant comme peau de chagrin le nombre de créneaux alloués, et d’autre part cela soulève la question du manque de robustesse du système. Le SNCTA a donc demandé la possibilité de hors quota pour les visites à normes et se pose la question des conséquences d’un arrêt maladie du Dr Picard ou d’un avion manqué.

Aujourd’hui seulement 4 médecins sont en formation au niveau de la DGAC et aucun d’entre eux n’est prévu d’être affecté au CRNA-Ouest. Cela débloquera certains créneaux supplémentaires du Dr Picard au profit du CRNA-Ouest mais c’est loin d’être suffisant. Nous n’avons déjà pas suffisamment de contrôleurs pour faire tourner les services, nous n’avons clairement pas les moyens de nous payer le luxe de perdre des MU pour des problématiques administratives.

La DGAC doit se saisir du problème du manque de médecin à norme au CRNA-Ouest.

Bilan sécurité et besoins opérationnels

Côté Qualité de Service, le bilan de 2018 est comparable à celui de 2017, et les analyses des évènements mettent en avant les mêmes incidents : rattrapages, blindspots mais aussi le retour du non respect des OCLs.

Si les besoins opérationnels sont clairs, la section locale aspire aux succès de plusieurs dossiers techniques qu’elle juge primordiaux.

À court terme, le nouveau filet de sauvegarde PC-SCTA, déjà en service au CRNA-SE est espéré fin 2020 à Brest. Ce dernier semble tenir ses promesses et offrir aux contrôleurs mieux qu’une alerte qui peut parfois se déclencher en dessous de la norme (cas des rattrapages).

À plus long terme, le SNCTA soutient pleinement le travail fait sur la BDR (Boucle De Rattrapage) codée par un ICNA et IESSA du CRNA-SO. Cet outil utilise tous les niveaux à disposition (AFL, SFL, CFL) pour signaler aux contrôleurs sur position un potentiel passage sous la norme et ce jusqu’à une minute avant le déclenchement du filet de sauvegarde actuel.

Bizone au CRNA-O : début de réflexion

Il s’agit pour le moment de réfléchir à cette possibilité sans mandat précis. Le SNCTA sera attentif à en étudier toutes les conséquences et prérequis.

Questions diverses du SNCTA : à suivre

Nous avons réitéré notre demande de visites de centres adjacents dans le cadre des MC : l’administration a accepté l’idée mais la déclinaison reste à travailler.

Nous avons également et à nouveau porté la problématique des arrivées/départs Nantes dans le cadre du déplafonnement de la FIR.

Internet : la demande de WIFI dans les locaux « détente » a été refusée pour cause de budget. Heureusement, l’augmentation de débit prévue il y a 2 ans devrait enfin voir le jour.

Nos questions sur la gestion SAR et la Just Culture feront l’objet d’un point ultérieur.

Le SNCTA salue le fait que l’expertise du CRNA-Ouest ait été entendue. Le report de la mise à jour du STIP apportera de la sérénité à la salle pour passer l’été. Cependant, nous déplorons la gestion par l’administration centrale des différents projets, que ce soit au niveau technique ou espace, qui n’ont de cesse de voir leur planning déraper. Même si les contrôleurs du CRNA-Ouest ont vu leurs outils évoluer ces dernières années, la DSNA ne peut se passer d’une modernisation ambitieuse pour relever les défis de demain.

CDA 5 (0.2 MiB)

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LFRR FI- Déclaration liminaire CT du 23 mai 2019

Moins d’un an après le premier essai de mise en service de la version du STIP V27.3 qui a conduit au retour arrière et aux événements qui sont encore dans les esprits de tous les contrôleurs brestois, la DO et la DTI souhaitent programmer un nouveau déploiement. La section locale s’oppose à ce que ce déploiement se déroule, comme envisagé, au coeur de l’été aéronautique 

La section locale du SNCTA restera intransigeante sur les enjeux immédiats de sécurité et refuse d’exposer les contrôleurs. C’est pourquoi nous avons 3 exigences dans l’hypothèse où le DO persisterait dans son choix de mise à jour du STIP le 4 juin. 

  • Un abattement minimum de 50% au moment de la bascule et dans les premières heures. 
  • Des régulations posées en prétactique. 
  • Un plan de remontée des taux de régulation progressif et concerté, sous réserve de l’absence de signaux négatifs. 

La section locale du SNCTA veillera à ce que des mesures de protection adéquates soient prises afin que la sécurité, mission première des contrôleurs aériens, ne soit pas compromise. 

Le bureau de section SNCTA 

2019-05-23 FI Déclaration Liminaire CT (0.6 MiB)

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