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Lyon — LFLLLe blog de la section locale de Lyon

© DGAC-DSNA / Vincent COLIN
© DGAC-DSNA / Vincent COLIN
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Flash Info LFLL - Réserves opérationnelles : de quoi parle-t-on ?

Après son offensive sur les tours de service XP, l’administration nationale et locale continue son travail de destruction des conditions de travail des contrôleurs. Elle a ainsi présenté en CT SNA-CE son projet de déclinaison locale des « réserves opérationnelles » (RO) : un projet stigmatisant et contre-productif au plan opérationnel. 

Malgré un vote unanime « contre » de toutes les organisations syndicales, le chef SNA-CE a annoncé vouloir quand même passer en force ce texte, qui s’appliquera à partir du 17 février 2021. 

Selon les mots du chef SNA-CE, il s’agit d’une « reprise en main » de notre fonctionnement opérationnel. À la lumière des résultats obtenus depuis deux décennies par les cadres de la DSNA sur la gestion prévisionnelle des effectifs ou la modernisation de nos outils, il y a de quoi être inquiet.
Avec les « réserves opérationnelles » le chef SNA-CE décidera, jour par jour, du nombre de contrôleurs nécessaires pour chaque vacation : c’est le « besoin en vacations » (BV). S’il y a plus de contrôleurs inscrits au TDS que le BV, les surnuméraires sont placés en « réserve opérationnelle ».

Les réserves opérationnelles concrètement : un contrôleur souhaitant travailler sur une vacation donnée peut se voir refuser ce droit par le chef SNA-CE.

2021-01-05 FI LFLL RO Passage En Force (0.5 MiB)

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CT SNA-CE du 9 décembre 2020 – Déclaration liminaire du SNCTA

SNCTA : Veuiller sur vous qui veillez sur le Ciel

Lyon Saint-Exupéry, le 9 décembre 2020,

Monsieur le Président du comité technique,

Voici le comité technique spécial du SNA Centre-Est à nouveau réuni, pour la troisième fois – et sans doute pas la dernière – en moins de deux mois afin de discuter, une fois encore, de l’organisation du travail des contrôleurs aériens. Manifestement, ce sujet obnubile l’encadrement du SNA Centre-Est et celui de la DSNA.   

Malgré un vote unanime défavorable à l’occasion des réunions du 20 et du 28 octobre du comité technique spécial du SNA Centre-Est, vous avez fait le choix de suspendre, depuis le 1er novembre dernier, les expérimentations qui donnaient, jusque là, satisfaction.

Ce faisant, vous avez également imposé aux contrôleurs aériens lyonnais un tour de service qu’ils avaient massivement rejeté, à près de 80 %, en 2018.

Vous poursuivez aujourd’hui votre offensive sur nos conditions de travail en présentant au comité technique spécial du SNA Centre-Est deux notes visant à décliner localement les « réserves opérationnelles », de manière provocante et stigmatisante.

Provocation car ces notes sur les « réserves opérationnelles » n’ont, précisément, absolument rien d’opérationnel. Demain, donc, les contrôleurs ne pourront plus forcément dégrouper un secteur qui « déborde » parce que le chef de service aura fait le choix de ne pas faire appel à certains de leurs collègues. Nous espérons que les cadres, à tous les niveaux, qui contribuent ou contribueront à déposséder les chefs de tour de leurs prérogatives en matière de gestion des salle et d’ATFCM assumeront en retour, en cas d’événement de sécurité, leurs responsabilités.

Provocation également car ces projets récompensent bien mal les efforts faits par les contrôleurs aériens ces dernières années. Les contrôleurs lyonnais ont, au cours de la décennie passée, fourni des efforts de productivité significatifs et ce, en dépit de l’obsolescence de la quasi-totalité de leurs outils techniques et de l’absence de toute perspective crédible en matière de modernisation. Sans notre bonne volonté que serait-il advenu d’AMAN, de DMAN, du CDM@LYS ? Et qu’adviendra-t-il, demain, du projet PREALPES ?

Stigmatisation car à côté du fond, il y a la forme. Sur le sujet des « réserves opérationnelles » les chefs de centre et l’encadrement de la DSNA, dont la gestion et les résultats ont été étrillés par un rapport de la Cour des Comptes en 2015 puis par un rapport d’information parlementaire en 2018, ont manifestement fait le choix de la stratégie de la diversion en désignant les seuls contrôleurs aériens comme boucs-émissaires de l’actuelle crise que traverse la DGAC. Ils y ont été encouragés par ceux qui, par opportunisme, ont participé cet été à une campagne de dénigrement de notre profession dans la presse nationale.

Vous pensez que les contrôleurs aériens sont indignes de confiance ? Nous vous encourageons à le leur expliquer directement. Expliquez-leur comment vous entendez affiner les besoins en vacations, à la hausse ou à la baisse, alors que l’impréparation du service cet été a conduit à rafistoler le tour de service du plan de reprise d’activité moins de deux semaines après sa mise en œuvre, alors même que nous vous avions alerté sur le sujet au préalable.

Vous pensez que l’expertise apportée par les contrôleurs aériens dans les groupes de travail n’est pas digne d’intérêt ? Allez jusqu’au bout de la démarche et cessez de réunir des groupes de travail, s’ils ne servent à rien.

Vous souhaitez reprendre en main notre fonctionnement opérationnel afin de le rendre plus efficace ? Au regard des résultats obtenus par le SNA Centre-Est sur le traitement des causes systémiques des événements de sécurité, sur la dérive des durées des formations initiales, sur le maintien des compétences des contrôleurs depuis le début de la crise sanitaire ou la modernisation de nos systèmes, nous avons de quoi être inquiets.

Enfin, vous avez fait le choix, Monsieur le Président, à l’image de certains de vos homologues, d’une déclinaison locale, dévoyée et socialement moins-disante, du cadre national relatif aux « réserves opérationnelles ». C’est inédit. Le SNCTA condamne cette méthode. Comment les principaux cadres de la DSNA envisagent-ils d’accompagner la reprise de l’activité si leur parole n’a plus aucune valeur ?

Monsieur le Président, nous vous avions tendu la main lors du dernier comité technique spécial du SNA Centre-Est. Vous confirmez aujourd’hui votre choix de l’affrontement. Dont acte.

 

2020-12-09 Déclaration Liminaire CT Vdef (0.1 MiB)

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CT SNA-CE du 28 octobre 2020 - Déclaration liminaire du SNCTA

SNCTA : Veuiller sur vous qui veillez sur le Ciel

Lyon Saint-Exupéry, le 28 octobre 2020,

 

Monsieur le Président du comité technique,

Depuis 2018, les expérimentations ont permis au centre de contrôle de Lyon Saint Exupéry de répondre aux besoins de la navigation aérienne, tant en matière de croissance du trafic que d’exigence sociale de réduction de la durée des vacations. Lors du dernier comité technique, le SNCTA a voté, comme l’ensemble des autres centres concernés, contre le projet de mutualisation proposé par l’administration qui, malgré plusieurs mois de négociations, n’avait pas abouti à un consensus national.

Pour autant, face à la crise actuelle du transport aérien, la mutualisation pluriannuelle de ces expérimentations reste un outil stratégique permettant d’accompagner au mieux la reprise du trafic. Le SNCTA est convaincu que le sens de l’Histoire ne saurait être un retour arrière vers des vacations longues et une organisation du travail datant du début des années 2000.

Le SNCTA considère qu’il est urgent que les discussions nationales permettent de trouver un accord gagnant-gagnant conduisant, d’ici la fin de l’année, à la mise en oeuvre d’une mutualisation pluriannuelle dans l’ensemble des centres de contrôle précédemment en expérimentations. Le SNCTA s’inscrit dans cette démarche indispensable pour que les contrôleurs lyonnais disposent d’une alternative au tour de service « back-up » leur permettant de préparer sereinement la reprise du trafic sur les années à venir.

 

2020-10-28 Déclaration Liminaire CT (0.1 MiB)

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CDA Lyon - Tour de service XP à Lyon : c'est fini

Alors que l’administration est revenue unilatéralement sur l’accord relatif à la mutualisation des expérimentations conclu avec le SNCTA cet été, le CT du SNA-CE, deuxième du genre en l’espace de huit jours, avait pour point unique à l’ordre du jour la suspension du tour de service « XP » actuel.

Suspension de l’XP actuelle

Faute d’accord sur la mutualisation, le chef SNA-CE a donc soumis au vote son projet de suspension de l’XP actuelle. Pour le SNCTA, ce projet est particulièrement mal ficelé.

En premier lieu, l’arrêté propre à l’XP lyonnaise prévoit que le comité de suivi de l’XP aurait dû être entendu sur ce projet de suspension. Cela aurait été l’occasion d’entendre non seulement les organisations syndicales mais aussi et surtout les représentants de toutes les équipes sur le sujet. Le chef SNA-CE n’a toutefois pas jugé utile de réunir ce comité de suivi, qui lui aurait pourtant permis de prendre l’avis de la salle.

En second lieu, le SNCTA constate que ce projet de suspension ne correspond pas aux aspirations d’une vaste majorité de contrôleurs lyonnais qui souhaitent rester en XP.

Aussi, le SNCTA a voté CONTRE le projet de suspension, comme toutes les autres organisations syndicales.

Décision du chef SNA-CE : la fin de l’XP

Malgré ce vote unanime contre la suspension de l’XP actuelle, le chef SNA-CE a annoncé en CT sa volonté qu’un arrêté de suspension soit pris dès le 1er novembre 2020. Conformément aux notes de service en vigueur, le tour XP actuel continuera alors à s’appliquer jusqu’au 30 novembre 2020 (période de transition). Puis, au 1er décembre 2020, le tour de service « back-up », rejeté en 2018 par près de 80 % des contrôleurs lyonnais, s’appliquera.

Autre conséquence concrète : le complément à la part « fonction » lié à l’XP sera supprimé, dès le 1er novembre 2020, soit une baisse de salaire de 500 € brut mensuels (443 € net mensuels avant impôt). Cependant, compte-tenu de l’inertie propre aux procédures de paye dans la fonction publique, cette diminution de salaire ne sera effective que dans plusieurs mois avec, à la clef, un très gros prélèvement du trop-perçu correspondant.

Malgré le vote unanime de tous les représentants syndicaux contre le projet de suspension, le chef SNA-CE fait le choix de passer en force. Une déclaration de guerre en bonne et due forme à la salle de contrôle.

Efforts faits par les contrôleurs : l’encadrement local affiche son mépris

La réunion du comité de suivi de l’XP aurait également permis d’effectuer un bilan, chiffré, de ce qui a été réalisé en 2020. Faute d’avoir fait ce bilan, le chef SNA-CE impose le sien.

Ainsi, s’il a unilatéralement décidé de suspendre, en juin, l’utilisation des cycles densifiés (Je) au mépris des consignes sanitaires nationales qui recommandaient d’opérer une ségrégation entre les équipes, le chef SNA-CE a néanmoins eu massivement recours aux recyclages dirigés.

Étonnement, l’encadrement local nie pourtant les efforts faits : le chef SNA-CE retient ainsi 8 recyclages dirigés effectués par recycleur sur l’année, alors qu’en réalité, le nombre de recyclages dirigés est 40 % supérieur.

Durant tout le CT, aucun remerciement n’aura d’ailleurs été adressé par notre encadrement aux contrôleurs qui ont fait des efforts importants d’adaptation de leurs plannings, avec des préavis souvent très courts, ou aux détachés qui ont « fait tourner le centre » grâce aux recyclages dirigés.

En affichant un tel mépris à l’égard des contrôleurs et en choisissant de passer en force sur la suspension de l’XP dès le 1er novembre 2020, notre encadrement local fait le choix, risqué, de tendre les relations avec la salle alors que la seconde vague de la crise sanitaire qui s’annonce nécessiterait au contraire une approche apaisée du management.

Puisque le service ne souhaite plus payer ni reconnaître les efforts, il n’y a plus de raisons d’en faire. Le SNCTA incite donc les détachés et assistants de subdivision, dès le 1er novembre, à éviter les recyclages sur les « créneaux rouges ».

Le tour de service « back-up » : découverte de la réalité

Le tour de service « back-up » (basé uniquement sur l’arrêté de novembre 2002) s’appliquera donc à partir du 1er décembre prochain. Or, avec ce tour de service, les relèves du matin s’effectuent toutes à 6 heures.

Le SNCTA partage tout à fait, avec les autres OS présentes en CT, l’objectif d’aménager les relèves du matin. C’est d’ailleurs ce que nous avions déjà fait dans le tour XP.

En revanche, cela ne doit pas se faire au détriment de la sécurité et en particulier du nombre de contrôleurs présents permettant de faire face au trafic ou de dégrouper des secteurs afin d’assurer l’instruction dans de bonnes conditions dans un contexte où nous avons un grand nombre de stagiaires débutants à l’approche.

Si une proposition de changement du tour « back-up » permettant de conserver la relève de M à 6 heures 30 tout en préservant le nombre de contrôleurs présents sur les secteurs voit le jour, le SNCTA votera évidemment pour cette amélioration dans le cadre d’un prochain CT.

Le « travail d’adaptation » du tour de service « back-up » n’est pas terminé : l’administration a annoncé en CT vouloir procéder à des « ajustements ».

Malgré le vote unanime en CT contre la suspension du tour de service XP, le chef SNA-CE fait le choix de passer en force et d’imposer une telle suspension à compter du 1er novembre prochain tout en affichant un incroyable mépris pour les efforts de flexibilité consentis en 2020 par les contrôleurs sur l’organisation du travail et les plannings.

En imposant à la salle un tour de service « back-up » qui n’est soutenu que par un contrôleur sur cinq, l’encadrement local fait le choix de l’affrontement. Dont acte.

2020-10-28 CDA LFLL Fin Des XP Vdef (0.2 MiB)

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Flash Info LFLL : CT SNA-CE du 20 octobre 2020 - Le service dans l'impasse

Point 1 : projet de mutualisation du tour de service XP. Alors qu’un accord sur la question de la mutualisation avait été conclu entre l’administration et le SNCTA cet été, la DSNA avait décidé d’amender unilatéralement ce cadre. Le projet présenté s’inscrivait à l’inverse des principes fondateurs des XP. Mention spéciale au chef SNA-CE qui avait pris, en plus, l’initiative de pousser tous les « curseurs » possibles dans le rouge.

Résultat du vote : CONTRE, unanimement.

Point 2.1 : suspension de l’expérimentation actuelle. Pour le SNCTA, cette question aurait dû être discutée au préalable en comité de suivi afin que les représentants d’équipes puissent s’exprimer sur le sujet. Manque de chance, le chef SNA-CE n’a pas jugé opportun de réunir ce comité.

Résultat du vote : CONTRE, unanimement.

Point 2.2 : modification du TDS « 2002 » (backup). L’administration proposait, en cas de suspension du TDS « XP » de ne pas appliquer le TDS « 2002 » (backup) passé en CT en juillet 2018 mais un autre… mais défini uniquement jusqu’en avril. Devant les réticences de toutes les OS, l’administration a décidé de retirer son projet de la table.

Point 3 : expérimentation au service technique. L’expérimentation est reconduite, à l’identique, pour un an.

Le vote contre unanime sur le point 2.1 impose à l’administration de ré-organiser un CT sur la question de la suspension de l’actuel TDS XP. Ce sera le cas le 28 octobre prochain.

 

20201020 FI LFLL CT SNA-CE Du 20 Octobre 2020 - Le Service Dans L'impasse Vdef (0.9 MiB)

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CT SNA-CE du 20 octobre 2020 : déclaration liminaire du SNCTA

SNCTA : Veuiller sur vous qui veillez sur le Ciel

Lyon Saint-Exupéry, le 20 octobre 2020,

Monsieur le Président du comité technique,

Les négociations en cours depuis plusieurs mois au sujet de la mutualisation des expérimentations n’ont pas abouti à un consensus. En l’absence d’accord sur un cadre national conforme à l’esprit des expérimentations et en l’absence des textes réglementaires associés, le SNCTA a demandé le report de ce comité technique. Suite à votre décision de le maintenir, le SNCTA votera contre les textes soumis au vote concernant la mutualisation des expérimentations.

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LFLL Flash Info - Tour de service XP : la DSNA et l’encadrement local foncent dans le mur

Arbitre siflant un carton rouge

Alors qu’un accord sur la mutualisation des tours de service XP avait été conclu entre l’administration et le SNCTA cet été, la DSNA et le chef SNA-CE ont décidé d’amender unilatéralement le cadre national et ce, seulement 15 jours avant le CT local. En revenant sur la parole donnée, la DSNA et le chef SNA-CE ont fait le choix de rompre la confiance qui permettait jusque là de bâtir des accords gagnant-gagnant.

Le projet de mutualisation porté par le chef SNA-CE s’inscrit désormais à l’inverse des principes fondateurs des XP. Pire : la plupart des mesures décidées unilatéralement relèvent plus de l’affichage que de l’opérationnel.

Le SNCTA reste convaincu que les XP, qu’il a portées, constituent une alternative « gagnant-gagnant » aux tours de service classiques, dans un contexte local de sous-effectif inédit et probablement durable. En revanche, le dernier revirement de la DSNA et du chef SNA-CE dénature totalement le concept XP. L’administration aurait tort de croire que les contrôleurs seraient prêts à tout pour une prime.

Les changements opérés unilatéralement par le chef SNA-CE et la DSNA rendent, en l’état, le projet de mutualisation du tour XP à Lyon inacceptable. La DSNA et le chef de centre assumeront seuls les conséquences de leur entêtement à imposer aux contrôleurs des mesures plus vexatoires qu’opérationnelles.

2020-10-08 Tour De Service XP - La DSNA Fonce Dans Le Mur (0.9 MiB)

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CDA Lyon - Anti-social, tel est leur combat !

Haro sur les contrôleurs aériens ! En pleine crise sanitaire et économique, une campagne de presse vise une prétendue « prime de sur-activité » des contrôleurs aériens. Le SNCTA dénonce la présentation particulièrement partielle et partiale des faits, ainsi que ceux qui, se réfugiant derrière un anonymat tout relatif, tentent pathétiquement de contourner les choix démocratiques des contrôleurs. Au risque d’exposer dangereusement notre profession et, par extension, tous nos collègues de la DGAC.

La démocratie sociale, sous couvert d’anonymat

La semaine dernière, une campagne de presse est venue jeter le trouble sur les rémunérations des contrôleurs. La perception de la prime relative à la mise en place d’expérimentations sur les conditions de travail des contrôleurs aériens est présentée comme une « prime de sur-activité ». La presse écrite, comme audio-visuelle, a été renseignée par des « informateurs » souhaitant garder l’anonymat mais que leurs voix permettent d’identifier sans grande difficulté. Et dans chaque article de presse, dans chaque reportage, les mêmes éléments de langage, les mêmes expressions.

Or, les expérimentations sur le temps de travail des contrôleurs aériens ne concernent pas la « sur-activité » mais visent à « ajuster les moyens humains déployés, d’une part à la demande de trafic et d’autre part aux besoins en expertise et formation liés aux modernisations techniques et opérationnelles » (Protocole 2016).

Au-delà de la présentation volontairement tronquée et partisane, la méthode employée est choquante, puisque les « informateurs » se sont fait passer pour des contrôleurs, ce qu’ils ne sont pas. Le courage semble donc manifestement manquer à ceux qui entendent représenter notre profession mais n’osent pas assumer, à visage découvert, leurs propos.

Tentative pathétique de contournement du vote des salles de contrôle

L’origine de ces attaques ne fait guère de doutes. Certains syndicats de la DGAC, minoritaires chez les contrôleurs, n’ont jamais caché qu’ils étaient opposés aux expérimentations. Pourtant, dans tous les centres où elles ont été mises en place, leur principe a été approuvé, par les contrôleurs. À Lyon, les ICNA se sont prononcés à près de 80 % pour, mi-2018. Et lors du comité de suivi de l’expérimentation organisé en septembre 2019, pas une voix ne s’est élevée pour réclamer leur suspension ou leur arrêt.

Dans le cadre de la crise sanitaire et économique actuelle, le SNCTA négocie un accord sur la mutualisation du dispositif d’expérimentation, sur plusieurs années, qui permettra de disposer d’un cadre souple pour accompagner la montée en puissance du trafic aérien ainsi que les besoins en expertise et en formation indispensables à la modernisation de nos systèmes techniques mais aussi un besoin d’une aviation plus « verte » (trajectoires optimisées, merge point, descentes continues, target to arrival). Fidèle à ses principes, le SNCTA consultera les contrôleurs lyonnais sur une éventuelle déclinaison locale de cette mutualisation et s’en tiendra à l’avis majoritaire de la salle, quel qu’il soit.

Sans grande surprise, ceux qui se sont opposés hier à la mise en place des expérimentations, s’opposent à leur mutualisation aujourd’hui. Les « fuites » dans la presse interviennent alors même que le principe de mutualisation a été voté en CT DSNA. Étonnant ?

La campagne de presse actuelle n’est rien d’autre que le résultat d’une tentative de contournement du vote des contrôleurs qui, consultation après consultation, plébiscitent les expérimentations. Une conception pour le moins étrange de la “démocratie” sociale.

Quand on joue avec les allumettes, il ne faut pas s’étonner de faire flamber la maison

Cette tentative hypocrite risque évidemment de jeter l’opprobre non seulement sur notre profession, mais aussi sur l’ensemble de la DGAC.

Du fait des règlements « ciel unique européen », les performances des contrôleurs français sont, année après année, détaillées, scrutées, analysées et publiées. Toutes les statistiques, toutes les comparaisons avec nos homologues européens aboutissent aux mêmes résultats : malgré des outils techniques vieillissants, voire obsolètes, les contrôleurs aériens français parviennent à rendre le service avec un niveau de performance comparable à celui de nos voisins et ce, pour un coût horaire moindre.

Ceux qui confondent la barbouzerie et l’action syndicale ont-ils conscience que leurs méthodes risquent, par effet de contagion, d’attirer l’attention sur d’autres services ?

Le SNCTA n’entend pas se livrer à une guerre syndicale, et encore moins à une guerre des corps. Ce serait une perte de temps, d’énergie et cela porterait, in fine, préjudice aux contrôleurs et plus largement à tous les personnels de la DGAC.

Au niveau local comme au niveau national, le SNCTA poursuivra son travail de défense de la navigation aérienne et de notre profession. Il s’inscrira dans une démarche constructive, plutôt que dans l’opposition systématique ou la démagogie.

Les attaques médiatiques dont sont victimes les contrôleurs ne trompent personne, l’anonymat de leurs auteurs étant tout relatif. Cette tentative, désespérée et maladroite, de court-circuiter l’expression démocratique des salles de contrôle risque de jeter le discrédit non seulement sur notre profession, mais par contagion, sur bon nombre de services de la DGAC.

Le SNCTA n’a pas changé d’avis : le choix des conditions de travail des contrôleurs doit être le choix des contrôleurs.

 

2020-08-01 CDA LFLL Anti-social (0.2 MiB)

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Flash Info LFLL — 65 PC en équipes, still descending

En janvier 2017, DO1 expliquait aux contrôleurs lyonnais être capable de mener une politique de gestion prévisionnelle des effectifs afin de garantir que Lyon ne passe pas sous l’effectif de référence. Depuis des mois, le SNCTA tente d’expliquer que cette politique comptable n’est pas adaptée. Nous avions notamment « prédit » à une DO dubitative, le 21 juin 2019, que le nombre de PC risquait de tomber rapidement en-dessous de 68.

Lors du GS 32h de juillet 2020, le SNCTA s’est battu afin d’obtenir au moins 4 affectations à Lyon. Sans succès. Les 3 affectations obtenues ne parviendront qu’à combler les deux départs en CAP de fin 2019 et le départ à la retraite de juillet 2020. En prenant en compte 2,5 départs par an en CAP (moyenne sur les 5 dernières années), notre taux élevé d’arrêt de formation (en moyenne 1 élève sur 6) et notre temps moyen de formation (à la hausse), le SNCTA prévoit la situation suivante pour les 3 prochaines années.

Non, le résultat du GS 32h du 21 juillet n’est pas satisfaisant. Tout comme la perspective d’équipes tournant à 11 voire 10 PC jusqu’en 2024.

Le SNCTA va donc continuer à agir afin d’obtenir un véritable plan d’affectation pluri-annuel sur Lyon, mais aussi afin de faire baisser les durées moyennes de formation.

20200727 FI LFLL Effectif 65 PC (0.6 MiB)

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LFLL FI - Commission de nomination : la « note de gueule » est de retour !

Panneau « Stop », « wrong way »

Lors de la commission de nomination du 4 juin 2020, l’administration a fait valoir, pour écarter une candidature, que le candidat n’avait pas fait l’effort de solliciter un entretien auprès du chef de subdivision. En ajoutant ce pré-requis, qui ne figure pas dans la note NDS 2018-023 encadrant les détachements, l’encadrement local a fait le choix de se placer « hors cadre ». Surtout, l’administration renoue avec le concept de « note de gueule », peinant manifestement à tirer la moindre leçon de ses errements passés en la matière.

Voyant sans doute dans cette situation une belle occasion d’appliquer ses nouveaux « critères », l’USAC-CGT a soutenu le choix de l’administration, estimant que cela ne génèrerait pas de frein à la carrière du candidat malheureux. Vraiment ? Nous aurons l’occasion d’y revenir dans un prochain « Flash Info »…

Le SNCTA refuse le retour des « notes de gueule » : les candidats aux postes de détaché 12/36 n’ont pas vocation à aller prêter allégeance à leur futur chef de subdivision avant les commissions. Ces postes visent à apporter de l’expertise « contrôle » aux subdivisions, pas de la main d’oeuvre servile.

20200611 Commissions De Nomination St Ex Note De Gueule (0.9 MiB)

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