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Roissy — LFPGLe blog de la section locale de Roissy-CDG

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CDG — DÉCLARATION LIMINAIRE — CT DU 16/10/2020

CDG, vendredi 16 octobre.

Monsieur le Président du comité technique,

Les négociations en cours depuis plusieurs mois au sujet de la mutualisation des expérimentations n’ont pas abouti à un consensus. En l’absence d’accord sur un cadre national conforme à l’esprit des expérimentations et en l’absence des textes réglementaires associés, le SNCTA a demandé le report de ce comité technique.

Suite à votre décision de le maintenir, le SNCTA votera contre les textes soumis au vote concernant les expérimentations.

Declaration liminaire CT CDG 2020-10-16 (0.1 MiB)

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COMMUNIQUÉ DE SECTION CDG

La section SNCTA de CDG s’est réunie par visio-conférence le jeudi 20 août.

La section SNCTA de CDG regrette la gestion du service exploitation et de l’organisme de CDG depuis la mise en place du Plan de Reprise d’Activité, perçue comme autoritaire et dogmatique — notamment en terme d’organisation du travail.

Parce qu’aucun impératif RH ne la justifie, et qu’elle remet en cause tous les fondements du travail en équipe, la section rejette la dé-construction de la vacation de J6 qui disperse les agents et les utilise comme renforts au sein des autres équipes, première pierre de l’individualisation horaire.

La section refuse également que l’armement d’une position déclarée ouvrable au schéma d’armement soit effectué par une ressource déjà affectée en parallèle à d’autres tâches, ou en provenance d’un autre site de contrôle.

Par ailleurs, la fermeture du CoorLoc en vigueur actuellement, en complète contradiction avec le Manex de CDG ainsi que des éléments issus du GT 8 du 21 novembre 2016 dédié à la définition de l’armement en approche et au dimensionnement des positions de coordination, a été actée à la hâte et à huis-clos. La solution proposée pour le mois de septembre, qui ne permet d’armer le CoorLoc que sous certaines conditions, alors que CDG affiche une capacité nominale, est tout aussi précipitée.

Cela constitue un changement majeur de la logique d’armement, remettant en cause certains principes de sécurité et de qualité de service partagés par tous les contrôleurs. La section demande donc, en préalable à toute redéfinition locale des positions de coordination, qu’une étude argumentée, visant à convaincre toutes les parties de la non-dangerosité de la suppression des positions CoorLoc, soit menée par la mission management de la sécurité, de la qualité et de la sûreté de la DSNA.

La section rappelle la nécessaire validation en Comité Technique de tout TDS préalablement à sa mise en œuvre.

Dans l’attente de ce CT, la section ne comprendrait pas qu’un nouveau tour entre en vigueur au 1er septembre. De surcroît, elle estime que la note de service No23/20 ne peut pas être mise en oeuvre car son contenu est insuffisant, voire en contradiction avec certains éléments du cadre réglementaire connu.

La section mandate son bureau pour toute mesure permettant de mettre en œuvre la présente déclaration.

LFPG — Communiqué De Section Du 20 Août 2020 (0.3 MiB)

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CDA LFPG — Monologue social

Après avoir ignoré les remarques du SNCTA sur le TDS prévu pour le mois de septembre, le service exploitation a souhaité présenter aux équipes le même projet, faisant fi du dialogue social. Les quelques équipes présentes n’ont pas manqué elles aussi d’avoir des objections… Qui n’ont visiblement pas été plus entendues.

Un service sourd

Il y a 10 jours, le SE a présenté au SNCTA son projet de TDS pour le mois de septembre. Entre une scission des équipes en salle IFR et en vigie sur le J6, et un armement hors cadre, sous l’effectif prévu dans notre MANEX pour armer deux tours, ce TDS n’était pas acceptable. Ce, d’autant moins que le niveau de trafic prévu est encore inconnu : Eurocontrol table en effet sur une hausse continue du trafic pour CDG en septembre, alors que le SE prévoyait un palier dès mi-août. Nous avons émis nos objections et fait une contre-proposition que vous pouvez retrouver dans notre précédent communiqué.

Il n’y a pas eu d’autre débat avec les organisations syndicales ni de convocation de Comité Technique, étape pourtant indispensable avant d’entériner un nouveau tour de service maintenant qu’il n’y a plus d’urgence sanitaire. En revanche, le Service Exploitation a convié les représentants PRA à une réunion de présentation du TDS de septembre, dans une version toujours inacceptable. Le principe même de ces réunions PRA, hors contexte sanitaire, est critiqué par bon nombre d’équipes à CDG. La plupart n’y siègent plus, ayant émis de sérieux doutes sur la finalité de ces échanges souvent à sens unique, sur des sujets bien éloignés du contexte COVID, sans document de travail ni temps de concertation intra-équipe.

Si le but du service exploitation était d’obtenir une approbation des opérationnels pour aller à l’encontre des représentants élus des contrôleurs, le résultat a dû être décevant : seul un quart des équipes étaient représentées et les critiques contre le TDS de septembre ont été nourries.

Les responsables opérationnels ont en particulier réfuté le fait qu’il soit possible de gérer les incidents et les imprévus survenant en tour en appelant un agent de la salle IFR. Il est en effet fréquent de faire face à des incidents qui demandent de dégrouper toutes les positions d’une vigie. Ce besoin de dégroupement étant la plupart du temps immédiat, penser que le renfort par un agent de la salle puisse être une solution acceptable, alors qu’il arriverait d’un site situé à plusieurs kilomètres sans conscience de la situation, est un non-sens qui a été dénoncé par l’ensemble des présents. Supposer également qu’il n’y aurait aucun risque que cet agent ne soit au même moment nécessaire en salle d’approche est un pari encore plus irréaliste, déjà contredit par les faits. Et ce d’autant plus que l’armement en salle IFR est lui aussi inférieur à l’armement nominal.

Le rejet de cette “doctrine” par les CA et CT présents a donc été sans équivoque, et leur message a été très clair : les incidents ne sont pas écrits dans les plans de vol, ni ne sont tactiquement anticipables.

Ils ont en cela rejoint la position que le SNCTA avait exprimé la veille au service, actant ainsi sans équivoque que l’encadrement est en rupture de fond avec la gestion opérationnelle.

Il aurait alors paru logique de s’accorder un peu de temps pour reconsidérer les autres options à disposition. Mais il semble que les contrôleurs de CDG n’aient pas été assez convaincants, ou que leurs connaissances dans l’écoulement du trafic aérien ne soient pas suffisantes pour interpeller leur hiérarchie.

En conséquence, cette dernière préfère renvoyer le centre aux armements qui avaient cours dans les années 2000.

Un GT comme alibi ?

Il a d’abord été envoyé un compte-rendu extrêmement succinct de la réunion PRA, qui édulcore largement les reproches à l’encontre du service et du tour proposé, et dans lequel il n’est fait aucune mention des enjeux de sécurité évoqués précédemment. Puis, lundi dernier, le service a publié une note de service informant du TDS pour septembre, sans aucune modification par rapport à ce qui avait été présenté en réunion PRA.

Dans le même temps, alors que le service acte dès le TDS de septembre un armement dégradé en tour, il demande l’ouverture d’un GT armement fin août ouvert à l’ensemble des équipes, subdivisions et OS, pour discuter des évolutions envisageables de l’armement en tour et des conséquences associées d’un armement réduit… Incohérence, quand tu nous tiens…

Ne parlons pas non plus du calendrier prévu de ce GT, qui “ne doit pas être mené dans la précipitation” selon les dires du service exploitation mais dont la première réunion doit se tenir le 26 août pour des résultats attendus fin septembre…

Le TDS du mois de septembre, tel qu’il est écrit, ne doit pas entrer en vigueur. Alors même que le service demande de travailler à l’écriture d’un nouveau cadre à partir du mois de septembre, il faudrait que les opérationnels et chefs de site prennent seuls la responsabilité d’un armement dégradé en avance de phase ?

Une alternative toujours sur la table

Une alternative à l’armement imposé par le service existe : nous l’avons proposée il y a 10 jours. Elle permet d’ouvrir davantage de positions que le projet du service, en salle IFR comme en vigie, tout en offrant plus de souplesse sur la gestion de l’armement en tour, nécessaire en cas d’incident. Elle n’a qu’un impact très limité sur les horaires des vacations pour les opérationnels par rapport au TDS de l’administration. Elle s’inspire d’un cadre connu et éprouvé qui nous donnera le temps de vérifier les hypothèses de trafic pour l’hiver et de mener les discussions sur l’armement souhaitées par le service.

Un climat social en dégradation rapide

Nous sentons le malaise grandissant chez les contrôleurs et leurs chefs, du fait de l’instabilité de la situation actuelle. Les irritants sont toujours plus nombreux, alors même que les contrôleurs devraient être concentrés sur leurs missions.

Interpellés par les nombreuses réactions par mail de ces dernières semaines, nous avons demandé jeudi dernier que le Comité Technique d’organisme soit réuni au plus tôt afin que le dialogue social joue vraiment son rôle, notamment concernant l’instauration du TDS de septembre. Nous n’avons à ce jour eu aucune réponse. L’absence de dialogue social ou d’objectif clair et partagé à court et moyen-terme dans une situation de crise ne doit pas durer. Les contrôleurs de CDG sont volontaires et passionnés, mais le SNCTA s’inquiète des conséquences de la dégradation extrêmement rapide de l’environnement de travail sur leur motivation et leur investissement.

Les projets d’ampleur sont légion à CDG, il faudra l’adhésion des personnels pour réussir. Celle-ci ne s’obtiendra pas en semant la défiance et le conflit.

Le SNCTA renouvelle sa demande de dialogue et d’écoute au service exploitation. Il demande qu’un Comité Technique se réunisse avant septembre pour acter un TDS qui réponde aux enjeux de trafic et protège les contrôleurs. C’est un prérequis nécessaire pour rassurer les agents et donner une chance au dialogue social de définir un TDS stabilisé pour l’année à venir. Un climat social apaisé est indispensable pour que CDG ne soit pas un frein à la reprise du trafic aujourd’hui et dans les années à venir…

LFPG CDA 200 - Monologue Social (0.2 MiB)

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CDA CDG — TDS septembre... Notre proposition

Nous avons échangé ce jeudi matin avec le service exploitation au sujet du TDS de septembre. Il est apparu inflexible sur ses positions, même s’il peine parfois à les justifier. A tel point que nous n’avons pas pu exposer les détails de notre projet…

Les objectifs

L’armement de CDG ne permet pas actuellement l’ouverture de toutes les positions, loin s’en faut. C’est notamment le fait de choix de l’administration :

  • Le choix d’ouvrir deux tours de contrôle qui a pour conséquence directe la diminution du nombre de positions ouvrables et un armement non conforme à ce que prévoit le MANEX lorsque les équipes sont au mini ;
  • Le choix de placer le J6 en tour du fait de l’absence des renforts structurels habituels (J0/QICA) qui réduit de fait l’armement en salle IFR avec seulement 6 positions ouvrables lors des repas lorsque les effectifs équipe sont au mini (sur 12 positions potentielles)
  • Le choix de ne pas reprendre les J0 en 2020 en dépit de la remontée du trafic, pourtant nécessaires au TDS nominal de CDG.

Il a fallu attendre le 27 juillet pour connaitre les besoins exprimés de la part de l’administration à partir du mois de septembre: offrir au moins 8 positions en salle IFR, notamment au moment des repas dans une perspective de remontée du trafic.

Le projet de NDS et de TDS reçu en début de semaine persiste à offrir un armement minimal en tour. Il acte également une scission du J6 entre tour et salle, allant à l’encontre des discussions nationales qui avaient eu lieu avant la crise et ouvrant la voie à une individualisation des horaires, chère à certains de nos dirigeants.

Garantir le respect du MANEX

Pour répondre au besoin d’ouverture exprimé par le service fin juillet, voici la proposition que nous avons élaborée et que le service a rejetée sans en écouter les détails ni les avantages.

Vacation

Site

Horaire

J1

IFR

6h30-14H30

J2

TC ou TN+TS

6h30-14h30

J3

IFR

17h-00h00
+ brief 15h45-17h

J6

IFR

5 sur 8h30-17h 5 sur 11h30-20h

J7

TC ou TN+TS

14h30-23h00

J8

TC

21h-6h30

  • 3 vacations en Tour : J2/J7/J8. Afin d’assurer les ouvertures des positions prévues, les temps de pause et les repas, les vacations J2 et J7 seraient effectuées en TC si l’effectif du jour est inférieur à 14, valeur seuil sans renfort pour assurer les pauses ;
  • 3 vacations en Salle : J1/J3/J6. Le J6 permet d’assurer les pauses repas et les pauses d’équipe. Cet armement permet d’offrir un armement de 10 positions en continu en salle IFR, en travaillant quasi exclusivement en équipe entière.

L’effectif équipe permettant l’ouverture des deux tours pourrait être abaissé si le nombre de positions ouvrables en tour était réduit ou en rétablissant des renforts. Il faut cependant pour cela un espace de discussion…

Sécuriser nos conditions de travail ou sacrifier l’avenir ?

Le service nous a aussi confirmé sans aucune ambiguïté qu’il ne compte pas valider le prochain tour de service en Comité Technique.

Alors que l’état de crise sanitaire est officiellement terminé, que les textes imposent la validation des TDS en CT et que les XP imposent l’accord d’une majorité des représentants des personnels pour entériner un TDS, le service explique « qu’il n’a pas le temps » et que « les équipes ont besoin de savoir comment sera géré le mois de septembre». Il s’agit d’un déni de dialogue et de considération envers les représentants des personnels, alors même que ce TDS acte un changement profond dans la manière d’armer les positions de contrôle à CDG.

Le SNCTA entend et comprend que le niveau de trafic actuel peut moduler le besoin d’armement, en le rendant plus flexible et en rapprochant la gestion des tours de contrôle et de la salle IFR de CDG de la gestion de salle d’un CRNA. Cependant, cette décision de mettre fin à l’armement à la pointe en journée à CDG est une évolution majeure, qui touche au cœur même de la gestion de l’armement.

Alors que les risques de saturation imprévue du dispositif sont largement moindres, les CRNA s’appuient sur un ACDS, une cellule FMP, des années d’expérience et des secteurs de débordement… Il nous semble illusoire d’espérer qu’un CT ou un CA pourra, seul, le jour J, au milieu de tous les autres problèmes inhérents à la situation météorologique, aux incidents de trafic ou aux contraintes de la plateforme, trouver les capa ou mesures de gestion idéales pour garantir de manière certaine le temps de pause de l’ensemble de ses agents tout en maitrisant le niveau de trafic.

Acter la fermeture d’une position en tour n’est pas anodin, qu’il s’agisse d’un sol ou d’un Coor LOC. Il nous faut réfléchir aux conséquences de ce changement d’organisation notamment sur le travail des CT, sur les positions nécessaires et celles qui le sont peut-être moins et protéger les contrôleurs en amendant notre MANEX. S’entendre dire « on assume », sans autre action ou décision de la part de notre encadrement, n’est pas suffisant pour les contrôleurs qui seront sous le casque.

Il est certain que changer la manière d’armer les positions de CDG ne peut pas se faire en deux réunions en plein été, que ces enjeux dépassent l’expertise des seuls représentants syndicaux et que des décisions autoritaires ou dogmatiques de nos encadrants sur ces sujets ne seront ni comprises, ni acceptées par les opérationnels. Il est inconcevable pour le SNCTA de ne pas faire ces travaux préparatoires et de transférer toute la responsabilité de l’armement sur les CA, CT et PC sans autre forme de procès.

Le SNCTA demande d’avoir au plus vite un TDS qui respecte les règles qui régissaient notre manière de travailler avant la crise. Elles n’ont pas été modifiées et les contrôleurs en service seraient les premiers à pâtir d’un armement insuffisant en cas d’accident. Il n’y a pas de place pour les petits jeux politiques ou les passages en force quand il s’agit de sécurité.

S’il faut bien sûr repenser notre organisation, il est indispensable de réfléchir avec tous les experts aux conséquences des changements à venir et ne pas prendre de décision hâtive. Sur des sujets aussi dimensionnants, il faut enfin respecter le dialogue social et les instances dans lesquelles les représentants du personnel peuvent s’exprimer et donner leur avis.

199 - TDS Septembre Notre Proposition (0.2 MiB)

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CDA LFPG — Bricoler ou batir l'avenir ?

Le trafic revient partiellement à CDG et l’urgence sanitaire n’est officiellement plus d’actualité : nous entrons dans une phase de pilotage du retour à la normale. Certains paramètres ont changé, mais l’essentiel demeure : notre mission est d’assurer la sécurité des vols, et elle s’exerce dans un contexte très réglementé.

Le cadre réglementaire

Les conditions de travail des contrôleurs, en particulier dans le groupe A, sont très cadrées. Elles comportent des niveaux multiples et complexes, mais s’imposent à nous. Leur non-respect peut avoir des conséquences graves d’un point de vue judiciaire, social et organisationnel.

En l’état, à CDG, nous sommes placés sous le régime des Expérimentations RH, dérogatoire à l’arrêté de 2002. Les RO n’ont pas encore de définition officielle, les négociations à ce sujet étant toujours en cours au niveau national. La mutualisation des XP ouvre la possibilité à une reprise des J0 en 2020, si le trafic de CDG le rendait nécessaire.

Le cadre opérationnel

Le trafic remonte, CDG accueillant à présent environ la moitié du trafic nominal pour cette période de l’année. La réouverture du doublet Nord, accompagnée de la décision d’armer 2 tours de contrôle en journée, marque pour CDG le retour à une configuration opérationnelle gourmande en ressources. Les règles de tenue de position n’ont pas évolué, et, pour respecter les textes, il faut expliciter l’armement prévu et identifier les pauses réglementaires dans le TDS.

La nécessaire adaptation

Face à une situation de trafic qui a évolué, et dans le souci d’optimiser les ressources de contrôleurs, il est compréhensible que l’administration puisse vouloir aménager certains éléments du TDS pré-Covid.

Le SNCTA, qui participe au dialogue sur tous les sujets et qui revendique de “ne pas être à priori contre”, est tout-à-fait prêt à entendre les demandes de notre encadrement, et à travailler à trouver les meilleures solutions pour parvenir à une organisation du travail plus adaptée aux besoins.

Nous l’avons déjà fait maintes fois par le passé, et nous nous sommes déclarés à plusieurs reprises complètement disponibles pour participer à la discussion du TDS de la rentrée.

L’impératif de sécurité

Cependant, nous avons aussi le devoir d’assurer pleinement notre rôle de partenaire social, et d’experts du contrôle aérien. Il serait par exemple impensable pour nous d’accepter une  organisation du travail ne respectant pas les textes en vigueur, a fortiori si elle fait porter un risque légal, juridique ou pénal sur les contrôleurs et/ou leurs responsables opérationnels.

Un fonctionnement illégal

A ce titre, la décision prise d’armer les deux tours de contrôle dès le mois d’août, avec un effectif minimum de 9 personnes présentes par équipe, sans renforts de QICA, de hors-salle, ni de J0, et sans avoir décrit de schéma d’armement comportant un nombre réduit de positions, est un très gros problème.

En l’état, il place tous les contrôleurs dans un statut d’illégalité permanente, faisant reposer sur eux seuls, au moindre incident, l’entière responsabilité d’un armement incohérent avec l’ensemble des textes applicables.

Ecrire un cadre clair

Il est donc impératif d’écrire un cadre clair, fondé sur un schéma d’armement et des règles de fonctionnement réalistes, qui établisse sans équivoque les devoirs et les responsabilités des équipes et des responsables opérationnels en terme d’armement.

Ils pourront alors exercer leurs prérogatives en toute confiance, et se consacrer à la mission première des contrôleurs : assurer la sécurité de l’écoulement du trafic aérien.

 

Il faut maintenant penser l’organisation qui permettra d’affronter les nouveaux enjeux. Cependant, l’expérience collective de l’aéronautique montre que la précipitation, le manque de rigueur, et l’à-peu-près règlementaire n’ont jamais apporté de solution ni durable, ni saine.

LFPG CDA 198 Bricoler ou batir l'avenir (0.1 MiB)

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LFPG FI — Passage en force et chèque en blanc

Jeudi 11 juin, le SNCTA n’a pas siégé au CT local. En effet, les réserves opérationnelles, concept RH inédit dont le cadrage national commencera seulement à être discuté aujourd’hui 16 juin, figuraient notamment dans le PRA que l’administration souhaitait présenter. Le CT devait donc être reporté. Et pourtant, le soir même, le PRA était diffusé.

Dans une énième provocation vis à vis du dialogue social, sans respecter le règlement intérieur, et malgré une nouvelle demande formelle du SNCTA pour simplement le décaler après le 16 juin, l’organisme a convoqué un deuxième CT avec un PRA identique… pour le 15 juin, veille du CT DSNA.

Le quorum n’étant plus nécessaire, le SNCTA a décidé de participer à ce deuxième CT, demandant lors d’une déclaration liminaire le retrait de la notion de réserve opérationnelle, pour revenir à une gestion RH habituelle connue de tous.

Face au refus renouvelé de l’administration en séance, le SNCTA a demandé un vote sur le PRA pour recueillir un avis formel de l’ensemble des OS conformément aux consignes issues du CT Ministériel du 15 mai. Le résultat n’est malheureusement pas à la hauteur des enjeux : le SNCTA a voté contre, l’UNSA et la CGT se sont courageusement abstenus.

En ne s’opposant pas formellement à ce projet, les autres syndicats signent un chèque en blanc à l’administration pour flexibiliser l’organisation du travail des contrôleurs de CDG et du Bourget dès cet été. Le SNCTA regrette d’avoir à nouveau été seul pour défendre les contrôleurs.

La réserve opérationnelle n’a pas de sens en dehors de la crise sanitaire. Sans cadre national, elle n’a pas non plus d’existence. La mise en oeuvre de la « nouvelle » réserve opérationnelle est donc inacceptable.

LFPG FI — Passage En Force Et Chèque En Blanc (0.6 MiB)

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LFPG — Déclaration Liminaire du CT du 15 juin 2020

Monsieur le président du CT,

Comme vous le rappelez dans votre mail d’hier, 14 juin 2020, de 18:22, nous avions effectivement demandé, par mail daté du 26 mai, la tenue d’un CT pour valider le PRA de l’organisme, comme l’a demandé le Comité Technique MTES du 15 mai, soit déjà 11 jours avant l’envoi de notre demande.

Vous avez adressé le lendemain, 27 mai, une convocation pour la date du 11 juin, sans ordre du jour alors que l’article 6 du règlement intérieur le demande, ni documents, et dans laquelle il n’est pas fait mention de la raison pour laquelle ce CT est convoqué. Il faudra attendre encore 12 jours, le 9 juin, pour recevoir un ordre du jour comportant seulement 2 points, en comptant les questions diverses, et un document, le fameux PRA.

La première version du PRA a été présentée en dehors de toute instance officielle, le 7 mai, à certains représentants syndicaux choisis de manière discrétionnaire : nous avions dû demander la convocation expresse de notre consoeur du Bourget, qui n’était pas initialement conviée. Déjà, à l’époque, vous aviez envoyé le document la veille peu avant 20h, pour une réunion le lendemain à 9h30, sans prévenir, et avez demandé une relecture du document modifié en moins d’1h30 le jour-même.

En substance, le PRA communiqué le 9 juin a été largement amendé depuis cette première version et constituait donc un document nouveau. Il aurait donc dû être envoyé 8 jours avant la date de la réunion, conformément à l’article 6 du règlement intérieur et pas seulement 2 jours comme cela a été le cas.

Cette nouvelle version faisait mention de plusieurs points problématiques, notamment l’absence de dispositions sanitaires décidées en CHSCT ministériel ou l’écriture de mesures d’organisation du travail qui ne doivent être discutées pour la première fois par la représentation nationale que demain et qui n’ont pas de cadre légal. Vous aviez aussi une interprétation libre de l’écriture du PRA MTES et de la nécessité de valider ce PRA en CT dont vous nous aviez déjà fait part oralement. Pour toutes ces raisons, nous vous avions demandé oralement, puis par courrier, daté du 10 juin, le report de ce CT, à une date postérieure au CT DSNA de demain (en charge du point réglementaire cité plus tôt, sur les réserves opérationnelles). Pour toute réponse à nos demandes, orale comme écrite, nous avons seulement reçu une autre mise à jour du PRA incluant les mesures sanitaires de manière tronquée, car vous renvoyez à une gestion par le médecin de prévention des points statués en CHSCT ministériel, qui a autorité. Il n’est pas non plus fait mention de l’impact de ces dispositions réglementaires sur la gestion du TDS, et elles ne sont pas mineures.

Face aux écarts réglementaires, à vos déclarations et à l’impréparation du document, nous avons décidé de ne pas siéger pour éviter de plonger d’avantage CDG dans l’illégalité et l’inconnu.

Cela a été l’occasion pour vous de convoquer un nouveau CT ce jour, veille du fameux CT DSNA, comme si ne pas attendre 24h allait apporter un avantage stratégique à la gestion du centre.

Nous vous avons donc écrit à nouveau, en date du 14 juin, hier, pour vous demander le respect de l’article 50 du décret 2011-184 du 15 février 2011, et vous proposer de renouer un dialogue apaisé et constructif.

Vous avez répondu à ce courrier cette fois, par la négative bien-sûr, et à cette occasion vous y écrivez clairement votre intention de seulement informer le CT du PRA et arguez de la nécessité du dialogue social pour maintenir cette réunion alors que la demande de report émane de l’organisation syndicale majoritaire et en dépit du rejet sans équivoque des réserves opérationnelles que vous avez essuyé en conférence PRA…

Nous allons cependant tenter, à nouveau, de vous tendre la main. Dans votre réponse d’hier, vous écrivez ceci :

“Pour autant et dans un souci de poursuivre un dialogue social constructif je m’engage à réunir à nouveau un CT dès lors que les orientations nationales concernant les RO, XP RH etc.. auront été validées nationalement et afin d’en débattre de leur déclinaison locale. Je pense également qu’une série de bilatérale sera nécessaire en amont.”

Alors nous allons vous prendre au mot, et croire que vous pensez ce que vous avez écrit : si réellement, vous avez dans tous les cas l’intention de tenir un nouveau CT dès que les orientations nationales seront connues, nous ne voyons plus ce qui vous empêche de retirer toute mention des réserves opérationnelles du PRA à l’ordre du jour de ce CT. Dès lors, si vous nous confirmez maintenant votre volonté d’accéder enfin à cette simple demande, nous acceptons de siéger et d’étudier le document que vous nous présentez.

Déclaration Liminaire Du CT Du 15 Juin 2020 (0.3 MiB)

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LFPG FI — Vitesse et précipitation

Aujourd’hui devait se réunir un CT pour entériner le PRA local : nous n’allons pas siéger. Il ne pourra donc pas se tenir faute d’atteindre le quorum.

Alors que nous avions intensément aidé le service exploitation pour concevoir un PRA estival permettant d’accompagner la reprise partielle du trafic aérien et de simplifier le gestion de l’effectif opérationnel, la version du PRA envoyée aux membres du CT n’est pas satisfaisante. Si quelques éléments non conformes avec le CHSCT ministériel auraient éventuellement pu être modifiés pendant la séance, il n’en va pas du tout de même concernant la Réserve Opérationnelle.

Alors que ce concept nouveau ne sera débattu que le 16 juin, lors du CT DSNA, entre l’administration centrale et les représentants des personnels, le chef d’organisme a unilatéralement décidé de le décliner localement en avance de phase, alors que le principe même de la RO n’a pas été officiellement défini.

Le SNCTA a donc demandé le retrait de ce point lors de discussions de travail. N’ayant pas eu d’autre réponse qu’un poli « j’ai entendu votre demande », nous l’avons réitérée officiellement par courrier, qui est resté lettre morte…

Refusant de voir un point qui n’a pour le moment aucune existence légale inscrit dans le PRA local, et très préoccupés d’entendre le chef d’organisme annoncer vouloir passer outre les organisations syndicales en cas de désaccord, le SNCTA n’a eu d’autre choix que de ne pas siéger au CT.

La non-tenue du CT de ce jour ne doit pas servir d’alibi pour remettre en cause les annonces faites aux équipes et aux agents hors-salle sur l’organisation du travail pour cet été.

Nous sommes enclins à réfléchir et discuter du CDG d’après-crise, mais n’acceptons certainement pas d’entériner sous la contrainte un dispositif en dehors de tout cadre légal.

LFPG FI — Vitesse Et Précipitation (91 KiB)

LFPG FI — Vitesse Et Précipitation (91 KiB)

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LFPG FI — Reprenons la formation !

La DSNA demande aux centres de former sans délai les stagiaires. La DSAC a validé la possibilité d’organiser des examens pratiques utilisant en partie le simulateur. Nous avons la chance de disposer de simulateurs complets sur place. Tout semble permettre une reprise rapide des formations et examens à CDG…

Malheureusement, le constat est alarmant :

  • aucune formation n’a repris et seules des séances de simu sur les mentions déjà acquises ont été organisées ;
  • les simulateurs sont utilisés en majeure partie pour l’entraînement des PC qualifiés hors-salle ;
  • 3h de réunion des examinateurs n’auront pas suffi à définir les nouvelles modalités de test à l’arrivée…

Le SNCTA encourage le travail porté par la sub INS mais celui-ci doit aller plus vite et plus loin !

Voici nos propositions :

ORGANISATION DE LA SUB – FI :

  • 7 ILLD pour assurer les formations théoriques et pratiques en simu ;
  • 4 ILLD pour concevoir les simus tests et redéfinir les phases de formation en s’appuyant principalement sur les simu ;

Soit 11 ILLD FI pour une Sub INS dimensionnée pour les mois à venir.

REPRISE DE LA FORMATION :

  • Des simulateurs réservés à la formation pour cet été ;
  • Reprise dès le 01/07 de la formation en simu pour tous les stagiaires en finale: 2 au SOL, 3 au LOC, 5 au DEP, 4 à l’ARR ;
  • Formations intensives : 4 journées de 4h de simu / semaine par groupe.

REPENSER L’INSTRUCTION :

  • De nouveaux modules de formation utilisant les simulateurs pour former efficacement les stagiaires ;
  • Un planning sur 6 mois des formations théoriques et pratiques à venir pour fixer un objectif à chacun.

Le SNCTA sera toujours moteur pour accompagner l’ensemble des contrôleurs, qu’ils soient en formation ou qualifiés. Depuis le début de la crise, le bureau de section pousse la subdivision instruction à se réinventer. La formation doit être une priorité.

LFPG FI — Reprenons la formation (0.1 MiB)

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LFPG FI — Passons enfin à la suite !

Le mois de juin commence bientôt, et avec lui un TDS au fonctionnement digne d’une usine à gaz : la gestion des groupes de hors-équipe est un cauchemar, et, comme on l’a déjà déploré, la formation ne peut pas reprendre.

Paradoxalement, le service qui justifiait sa rudesse envers les organisations syndicales par le besoin “d’apporter rapidement des réponses aux équipes”, a annoncé qu’il ne pourra dévoiler le TDS de juillet… qu’à la mi-juin !

Conscients que ce délai ne peut satisfaire les personnels de Roissy, et que l’organisation du mois de juin est beaucoup trop complexe, nous avons proposé un TDS répondant aux exigences d’ouverture formulées, avec des vacations de durée réduite en tour, mais sans vacation systématique tenue par des hors-salle.

Cela devrait permettre de rendre la souplesse indispensable à la reprise de la formation et des autres missions, tout en simplifiant la gestion opérationnelle grâce à l’arrêt du fonctionnement en demi-équipes. 

Si le principe de ce tour à 6 vacations était accepté, cela permettrait de confirmer très rapidement aux équipes leur droit à congés pour cet été.

Le SNCTA, comme à son habitude, fait tout pour défendre au mieux les intérêts des contrôleurs. Peu importent les obstacles, nous serons toujours force de proposition !

LFPG FI — Passons Enfin à La Suite ! (0.1 MiB)

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