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TahitiLe blog de la Section Locale de Tahiti.

 

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Déclaration liminaire du SNCTA en CT-R DGAC du 9 juin 2021

Bureau national SNCTA

Alors que s’ouvre la saison aéronautique d’été et que la reprise de trafic espérée se concrétise, ce CT DGAC doit marquer une étape dans la gestion pratique et sociale de la crise subie depuis 18 mois. Cette étape doit être celle de la reconstruction et de l’anticipation des besoins. Cette étape doit offrir perspectives et sérénité.

Perspectives et sérénité dans les projets professionnels et personnels des contrôleurs aériens qui ont vu en 2020 et 2021, leur projet de mobilité restreint au plus bas. Ce sujet impose un traitement social équilibré aux antipodes des annonces faites par la DSNA pour 2021 et 2022 en dehors de toute concertation.

Perspectives et sérénité, dans la gestion opérationnelle. Ironie du calendrier, ce CT DGAC s’ouvre le jour de la mise en œuvre dite  « pleine et entière » des réserves opérationnelles et du compte-temps. Ce dispositif, initialement supposé offrir un cadre protecteur aux contrôleurs aériens, s’est finalement transformé en un outil à leur encontre et à l’encontre de la navigation aérienne :

  • la dégradation de la performance de la navigation aérienne est à venir, tant les modalités sont anti-opérationnelles et anti-sociales ;
  • l’implication et l’investissement dans les GT et autres réunions sont compromis tant l’expertise des contrôleurs est dévoyée ;
  • suite à notre question diverse sur les accidents du travail et de trajet, vous reconnaissez que ce dispositif ne répond pas à l’objectif essentiel et au droit fondamental de protection de certains contrôleurs aériens en tant qu’agents publics.

Vous connaissez, monsieur le Directeur, les dégâts déjà induits par la méthode de mise en œuvre de ce dispositif qui a mis à mal le lien entre opérationnels et encadrements locaux. Nous vous demandons aujourd’hui de prendre acte de ce triple constat et d’en tirer les conséquences tant sur le dispositif incriminé que sur la méthode qui a permis sa mise en œuvre.

La gestion de la reprise du trafic qui va s’amplifier dans les semaines à venir impose la sérénité dans les salles et tours de contrôle. A contrario, les contrôleurs aériens, qui ont fait preuve d’un professionnalisme certain tout au long des derniers mois, sont aujourd’hui témoins d’une dégradation sans précédent de la qualité et de l’efficacité du dialogue social à la DGAC. Le climat ambiant est préfigurateur des obstacles à venir si les méthodes de management adoptées depuis un an devaient perdurer.

Nous vous demandons une reconstruction rapide, par des gestes forts, de ce lien indispensable aujourd’hui rompu. Nous vous demandons de nouveau un retour à un dialogue social de qualité dont la navigation aérienne a besoin.

2021-06-09 Déclaration liminaire CT DGAC (0.1 MiB)

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Flash Info LFEE - Vacations complémentaires : la provocation permanente

Le DO et ses sbires*, trop occupés à anéantir le dialogue social et à faire la chasse aux demi-récups ces 12 derniers mois, n’ont pas anticipé la remontée du trafic tant ils n’y croyaient pas. Aujourd’hui, la reprise est là et ils font payer leur grossière erreur d’analyse aux utilisateurs, accusant des délais dès les premiers jours.

Contraints d’agir dans l’urgence après avoir fait échouer les négociations sur la mutualisation des expérimentations, la DO échelon central et le service exploitation imposent le retour d’un dispositif suranné, rejeté et imprévisible pour les agents : les vacations complémentaires.

Les vacations complémentaires font augmenter la durée hebdomadaire  de travail effectif jusque 48 heures. Elles nient l’impact de la fatigue et ses conséquences sur la sécurité des vols. Alors que les contrôleurs font face à une augmentation aussi vive qu’erratique, imposer ce mécanisme constitue une faute lourde.

Le service compte niaisement sur la bonne volonté des contrôleurs, qu’il brutalisait encore hier, en leur proposant des recyclages volontaires. Il fallait y penser avant !

*sbire : déf. :  homme de main, individu chargé d’exécuter certaines basses besognes.

Le SNCTA s’oppose à toute flexibilité non négociée. Il appelle le service, dans son propre intérêt, à retirer toutes les vacations complémentaires de cet été.

Sans quoi, la DO risquera pour la première fois depuis la crise, de justifier les conséquences de sa politique désastreuse face aux opérateurs extérieurs.

FI LFEE - Vacations Complémentaires 07-06-2021 (0.6 MiB)

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Flash Info LFEE - Papier et crayon vs SINAPS

La section locale s’associe au mouvement des ACDS et CDS rémois réclamant du matériel innovant d’assistance à la gestion de la salle. Le SNCTA demande que SINAPS logiciel développé et utilisé avec succès dans d’autres centres soit déployé à Reims avant l’été.

Ce refus d’installer cet outil performant est incompréhensible en cette période de hausse erratique du trafic et n’a aucune justification opérationnelle. Le service abandonne les CDS et les PC face à une reprise estivale qui s’annonce violente alors que l’outil SINAPS qui est capable d’assurer la gestion tactique, partie la plus complexe à développer, est prêt à être expérimenté.

Le déploiement d’une version test à Reims ne requiert pourtant qu’une unité centrale, un écran 4K, un clavier et une souris. Les autres coûts de cette version expérimentale sont déjà amortis par des fonds SESAR. L’accord pour la phase opérationnelle est en cours de finalisation avant signature. SINAPS, 4CAST ou la fusion des deux, quel que soit l’outil retenu au final, une MESO engendrera inévitablement des coûts additionnels

Trop occupé à implémenter de force son bébé, les Réserves Opérationnelles, notre chef de service exploitation refuse à sa propre salle de contrôle d’implémenter un outil dont il n’est pas le concepteur.

La reprise se fera avec les opérationnels. Le SNCTA revendique le droit des chefs de salle à tester SINAPS, outil tactique de gestion de salle de contrôle qui fait ses preuves partout ailleurs.

2021-05-25 FI LFEE RO - Papier Et Crayon Vs SINAPS (2.4 MiB)

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Tahiti - Déclaration liminaire CT SEAC-PF

Tahiti, le 7 juin 2021

Madame la Présidente du CT,

Après nos collègues IESSA, le SNCTA souhaite attirer l’attention des membres du CT SEAC/PF sur la colère grandissante et l’exaspération des agents du SNA.

Comme vous le savez, un mandat DO exigeant une réorganisation brutale dans les plus brefs délais nous a été imposé avec l’aval de notre encadrement. Ce dernier, à travers les travaux menés jusqu’à présent, n’a montré que du mépris quant à nos responsabilités de contrôleurs et, plus grave encore, une méconnaissance évidente de l’organisation du travail en vigie et en salle de contrôle.

Aussi, au-delà des départs de personnes, c’est surtout la disparition précipitée et conséquente de compétence et d’expérience qui nous inquiète le plus. Les propositions avancées lors de la dernière réunion sont une véritable provocation. Cela est inacceptable au regard de l’enjeu de sécurité et des conditions dégradées du dialogue social qui n’en est plus un.

Alors qu’il nous avait affirmé avoir le devoir de défendre les particularités du centre de Tahiti, le chef SNA rejette tous nos arguments, ignorant délibérément notre expérience de contrôleurs et de chefs de tour au profit d’aspects purement comptables.  Les responsabilités importantes du SEAC et donc de l’Etat à travers les missions des agents du SNA, objet d’attention et de considération depuis des décennies par les plus hautes instances, sont maintenant dévalorisées voire même dénigrées.

Aujourd’hui, l’ambiance au sein du SNA est délétère et très tendue. Les personnels sont démotivés et les agents de la DT, des îles ou du BRIA savent qu’après la tour de contrôle ils seront les prochains à bénéficier d’un traitement personnalisé de leurs conditions de travail, dans le cadre d’un dialogue social qui n’aura de dialogue que le nom.

Le SNCTA réaffirme ici son intention de poursuivre les discussions. Néanmoins, il exige que l’encadrement du SNA/PF prenne enfin conscience de la situation proche du mépris et formule dans les plus brefs délais des propositions qui répondent sérieusement aux missions et aux responsabilités liées à notre organisme. Notre patience est mise à l’épreuve, un changement visant à exercer un dialogue social respectueux doit s’opérer.

20210607 DeclarationLiminaireCTseacpf7juin SNCTA Tahiti V1 (45 KiB)

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Tahiti - CDA n°3 - Mandat DO au SNA/PF Outrances

Le 1er juin s’est tenue la 5ème réunion d’échanges autour du mandat DO. Ce simulacre de dialogue social a été une nouvelle occasion pour le chef SNA de montrer son mépris pour l’ensemble des missions des contrôleurs de Tahiti en présentant une base de travail totalement déconnectée des réalités et dont les conséquences pourraient s’avérer préjudiciables pour l’Etat en Polynésie Française.

En guise d’axes de travail pour la refonte des tours de service des contrôleurs de Tahiti et la fixation d’un nouveau BO, le chef SNA propose :

  • Une position assistant SAR (dénomination retenue en lieu et place de la position Chef de Tour lors du déclassement de l’organisme, elle est armée par un CDT présent en H24) ouverte en H12 au lieu de H18 actuellement ;
  • Pour les positions PréVoL et CCR ORGanique : des ouvertures variables en fonction de journées type ;
  • L’ouverture d’une seule position de contrôle (CCR EXEcutif) de 22h à 05h00.

Si les annonces sont édifiantes, les analyses qui ont permis d’aboutir à ces résultats sont encore plus inquiétantes :

  • Le chef SNA justifie l’absence de besoin d’un CDT en nuit par des occurrences de déclenchement de phases d’urgence deux fois moins importantes de nuit par rapport à la journée.
  • La variabilité des ouvertures des positions PVL et CCR ORG et le regroupement de tous les secteurs de contrôle sur une seule et unique position la nuit, reposent sur la faible charge de trafic mesurée par l’encadrement.

Si le chef SNA affirme solliciter l’expertise des contrôleurs afin d’affiner son analyse, c’est pour mieux l’évacuer de ses conclusions puisqu’il ne retient aucun des arguments ou éléments d’analyse techniques que nous lui présentons, bien qu’il dise les entendre.

Ainsi, alors que l’expérience du centre en matière de SAR dans la FIR Tahiti est un élément fort pour le positionnement de la France dans la reprise d’une partie de la NO FIR, le chef SNA décrète aujourd’hui que le CDT, maillon essentiel de la chaîne d’urgence, n’est plus un critère dimensionnant. Il vient ainsi clouer au pilori un dispositif efficient, balayant sans ménagement une structure mise en œuvre par ses prédécesseurs et entérinée au plus haut niveau de la DGAC, servant à garantir aux populations un service au moins aussi performant qu’en métropole.

Enfin, à la veille d’une reprise attendue et déjà programmée du trafic international, le chef SNA choisit de dégrader les services rendus par le centre de contrôle de Tahiti en fermant la position approche la nuit, obligeant le seul contrôleur alors en fonction à travailler sur une position inadaptée à la gestion du trafic. Faisant ainsi fi des contraintes techniques et du retour d’expérience d’événements liés à ce type de fonctionnement, le chef SNA ignore délibérément l’impact de cet armement dégradé sur la sécurité, tant au niveau de la gestion des vols (internationaux, évacuations sanitaires etc.) que des conditions de travail des contrôleurs.

La section locale dénonce les manœuvres et les faux semblants de l’encadrement qui ne permettent aucunement de construire l’avenir dans toutes ses composantes.
Le rôle du SEAC et donc de l’Etat, à travers la capacité à répondre aux exigences de sécurité liées aux aspects navigation aérienne, est également un enjeu majeur.
Le SNCTA exige de l’encadrement une base de travail sérieuse, conforme aux missions réelles de notre organisme et adaptée à ses responsabilités.

210604 Tahiti CDA N°3 Mandat Do SNA/PF Outrances (90 KiB)

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Tahiti Flash Info n°6 — Décompte des MEq au SNA/PF : application sous conditions d’une consigne inadaptée

Bien que le SNA/PF ne soit pas dans le périmètre de la DO, sa consigne relative au décompte des mouvements (MEq) s’y applique… mais seulement en partie. En effet, la DO a refusé jusqu’à présent de considérer comme périphériques la totalité des aérodromes situés dans la zone de responsabilité de l’aérodrome central de Tahiti-Faa’a.
Ainsi, sur la cinquantaine d’aérodromes de la FIR Tahiti, seuls 7 bénéficient de la valorisation de 0,5MEq. Que la DO se rassure, une application correcte de sa consigne n’apporterait aucune revalorisation sociale aux contrôleurs de Tahiti, le trafic de 2019 ne permettant pas de revenir en groupe C.
Au-delà d’un simple décompte sur la base d’une consigne inadaptée au contexte local, il est surtout question de reconnaître à leur juste valeur les services rendus par notre organisme. Les responsabilités en termes de sécurité à travers notamment la question du SAR dans une FIR aussi grande méritent à elles seules une attention spécifique.
Tahiti est un double organisme composé d’une approche centrale et d’un centre de contrôle régional et océanique. Cet atypisme n’est tout simplement pas pris en compte dans les modalités de décompte des MEq imposées par la DO. Le SNCTA demande que tous les aérodromes de la FIR soient considérés périphériques et que la gestion spécifique du trafic ACC fasse l’objet d’une revalorisation adaptée et concertée.

Si le chef SNA évoque la prise en compte des spécificités de Tahiti dans la poursuite des
travaux du mandat DO, il en est tout autrement dans les faits.
La section locale dénonce l’application « à géométrie variable » des textes par la DO,
démonstration éloquente du manque de considération qu’elle porte au travail des
contrôleurs de Tahiti.

210603 Tahiti-Flash Info N°6 (66 KiB)

210603 Tahiti-Flash Info N°6 (66 KiB)

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CDA COM TS — Résultats de la première qualification TSEEAC 2021

Le SNCTA et sa COM TS présentent ci-dessous, en PJ, la liste des candidats admis à la 1ère qualification, examen important dans le parcours carrière des Techniciens Supérieurs des Études et de l’Exploitation de l’Aviation Civile. Félicitations aux lauréats !

Deux qualifications statutaires

Si, pour les TSEEAC, l’avancement d’échelon se fait à l’ancienneté, les avancements de grade se font selon des taux de « promus sur promouvables », dits « taux pro/pro », et sont assujettis à l’obtention de deux qualifications statutaires.

La 1ère qualification

Présentable dès la première année de titularisation, elle se compose d’un entretien de divisé en deux parties de 15 minutes :

  • présentation du candidat ;
  • questions sur l’organisation de la DGAC et le rôle des principaux organismes internationaux ;
  • questions diverses sur une discipline choisie par le candidat (circulation aérienne, opérations aériennes, missions régaliennes, informatique).

Elle permet l’accession :

  • à la part expérience de niveau 3 ;
  • à la part technique de niveau 1 ;
  • au grade « principal ».

Le SNCTA revendique l’arrêt des examens inutiles. À ce titre, il réclame l’obtention automatique :

    • de la 1re qualification dès l’acquisition d’une mention d’unité ;
    • de la 2de qualification au bout de 9 ans de maintien de mention d’unité.

La 2de qualification

Présentable par les TSEEAC de grade « principal »,  elle est conditionnée à :

  • la réussite à une épreuve écrite comportant un questionnaire à choix multiple de 20 questions portant sur la discipline  de spécialité choisie par le candidat et de 6 questions à réponses courtes portant sur le programme de l’ensemble des disciplines (circulation aérienne, opérations aériennes, missions régaliennes, informatique, etc.), puis à la rédaction d’une note de synthèse ;
  • la réussite à un entretien de 30 minutes composé de la présentation du candidat, de questions diverses sur la spécialité de l’agent puis sur deux autres disciplines choisies.

Afin d’appréhender au mieux cette 2de qualification, une semaine d’auto-évaluation à l’ÉNAC ainsi qu’une préparation par correspondance à la rédaction de notes de synthèse sont proposées.

Son obtention permet l’accession :

  • à la part expérience de niveau 4 ;
  • à la part technique de niveau 2 puis de niveau 3 quatre ans après ;
  • au grade « exceptionnel ». 

Elle autorise également l’accès aux 3 emplois fonctionnels RTAC, CTAC et CSTAC, à leur grille indiciaire, à la part expérience de niveau 5 et à la part technique de niveau 4 qui leur sont associées.

Syndicat de tous les contrôleurs aériens, le SNCTA s’est engagé depuis 2015 dans une démarche proactive en créant une commission permanente tournée vers les contrôleurs d’aérodrome, la COM TS. Depuis le dernier congrès du SNCTA, celle-ci s’est également tournée vers les agents de la vigie trafic de CdG.

Composée de membres aux profils variés, la COM TS permet au SNCTA de mieux structurer son action pour être plus efficace envers ses mandants TSEEAC. Elle appelle les contrôleurs aériens TSEEAC et les agents de la vigie trafic à la rejoindre pour enrichir ses débats.

Une question ? Contactez la COM TS du SNCTA via tseeac@sncta.fr

202106-01 Résultats 1ère Qualification TSEEAC (0.2 MiB)

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Flash Info COM TS — GT permanent F & G : Le choix du rebond ou de l’irrespect ?

Le Groupe de travail permanent pour les terrains des groupes F et G (GTP F&G) du 9 mars 2021 avait fait couler beaucoup d’encre, la plupart des sujets ayant été peu ou mal traités. Celui du 8 juin laissait l’opportunité à la DSNA de se rattraper et de rentrer dans le détail des dossiers, notamment celui de l’interface tour/approche depuis trop longtemps laissé en déshérence. 

Surprise, le 26 mai, la DSNA annule piteusement ce rendez-vous, arguant du fait qu’elle n’a pas « réussi à rassembler les éléments nécessaires et concrets (…) pour consolider un ordre de jour et rendre cette réunion utile ».

Le 27 mai, le Directeur des opérations annonce la nomination du chef du SNA Ouest comme animateur, le laissant décider d’une date pour réunir le GTP F&G à la rentrée. 

Si la déception de voir une session de ce GT à nouveau repoussée est grande, cette annulation doit permettre de « refonder » une fois pour toutes son organisation globale et de ne pas se tromper sur ses objectifs.

Depuis la création de ce GT, le SNCTA constate la valse des animateurs, une fréquence de réunions assez éloignée du stakhanovisme et une impréparation de la plupart des dossiers. Tout ceci ne facilite ni la continuité, ni l’efficacité et laisse planer de gros doutes quant à la volonté de la Direction d’avancer réellement sur les thématiques propres au contrôle d’aérodrome.

Pour que ce GT soit enfin productif, le SNCTA réclame de réaliser un reset complet sur son organisation. La DSNA/DO devra :

  • trouver de la stabilité à son animation et préparer correctement une réunion à programmer dès à présent ; 
  • donner les moyens à l’animateur de fonctionner efficacement et lui permettre de s’entourer d’experts dont la présence (SDRH, DO Échelon central, SNA, etc.) ne serait pas qu’une simple caution ;
  • traiter rapidement les dossiers en souffrance et les questions laissées sans réponse lors de la session du 9 mars ;
  • ne pas chercher à utiliser ce GT comme une « voie de garage » aux problématiques contrôle d’aérodrome qui pourraient être abordées en CT DO.

Le contrôle d’aérodrome, c’est 40 terrains, bientôt 43, environ 350 contrôleurs, des problématiques locales ou nationales différentes et des projets techniques structurants qui auront de forts impacts sociaux.

Le SNCTA revendique un GTP F&G consistant et efficace à l’écoute de ses personnels. La Direction doit utiliser les modifications d’organisation pour rebondir. Sinon elle fera le choix de l’irrespect.

2021-06-03 FI COM TS - GTP Le Choix Du Rebond Ou De L'irrespect ? (0.9 MiB)

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CDA LFMT - Incompréhensible

À la suite du second CT du jeudi 20 mai concernant la note de service encadrant le futur tour de service des contrôleurs, la Direction des opérations assume passer en force : incompréhensible !

Une décision incompréhensible

Ce passage en force est incompréhensible et inacceptable pour les contrôleurs. Ils l’ont écrit, le changement était, selon eux aussi, nécessaire. Leurs propositions étaient équilibrées.

Aujourd’hui, les contrôleurs se sentent méprisés par leur Direction qui leur fait porter le poids du sous-effectif chronique du centre. En effet, depuis 2013, l’effectif nominal n’a été atteint que deux fois, et la moyenne de contrôleurs par équipe est de 7,2 (au lieu de 8 ou 9) depuis la reprise de Perpignan. Les contrôleurs paient donc deux fois le prix de la politique d’affectation de la Direction des opérations : une première fois car ils sont moins que le nombre nécessaire pour répondre au trafic, et une seconde car, désormais, par crainte de dégradation de la capacité, les droits à absence sont insuffisants. 

Au cours de ce CT, l’administration a osé avancer que notre proposition de tour de service plus capacitive que la leur, couplée à notre demande d’augmentation relative à leur proposition du droit à absence relevait de la schizophrénie. Mais s’il y a  attitude schizophrène, elle est plutôt de l’autre côté de la table : il nous est dit qu’il faut limiter le droit à absence pour ne pas pénaliser le trafic, alors que dans le même temps, rien n’a été fait depuis les longues années où nous n’avons eu cesse de protester contre le sous-effectif du centre.

Des méthodes inacceptables

Le cynisme la Direction des opérations, car c’est bien depuis Paris que le dialogue social est verrouillé, est tel qu’en séance elle nous a proposé une amélioration du droit à congés. En quoi serait elle une amélioration ? Elle ne porterait en effet que sur une promesse faite auparavant par le SNA qui concerne l’attribution au cas par cas de droits supplémentaires les dimanches ou pendant les vacances de Noël.

Cette proposition d’amélioration était assujettie à l’accord d’au moins une organisation syndicale lors du vote. Il s’agit donc d’une forme de chantage, ce qui n’est ni plus ni moins qu’un énième affront fait aux agents.

Un centre uni 

Les contrôleurs de Montpellier restent une équipe constructive et soudée, prête à aller de l’avant. Elle cherche toujours à s’adapter et à placer l’intérêt du service public et de ses usagers au premier plan. 

La section SNCTA a une fois de plus confirmé cette démarche constructive en proposant un tour de service dans le même domaine de vol que celui de l’administration, tout en restant en cohérence optimale avec le trafic réel du centre, notamment en début de soirée et en cœur de nuit. La Direction a préféré l’ignorer. Mieux, elle ne tient pas ses engagements pourtant vieux de trois semaines. Les contrôleurs resteront seuls à poste en nuit et à deux en soirée : Où est la gestion de la fatigue et de la sécurité promise par Paris ?  

Le trafic de Montpellier ne demande qu’à exploser : d’une part, les écoles ont un programme de vol bien chargé. Peu favorisées par la météo de ce printemps, elles vont devoir le concentrer afin de pouvoir terminer leurs formations dans les temps. D’autre part, le programme commercial repart plus vite que prévu. Ceci nous fait craindre que l’été 2021 ne soit catastrophique. Nos usagers paieront le prix fort des choix de notre encadrement.

La fin d’une époque

Il est désormais hors de question d’attendre des contrôleurs une adaptation de tous les instants comme ils ont su déjà le faire, notamment au cours de l’été précédent.
Les effectifs en équipe restent aussi faibles que l’an dernier, et il est fort à parier que le trafic sera au moins équivalent. L’OCM devra donc assumer ses responsabilités en allant expliquer aux usagers qu’ils font le choix d’une réduction de capacité par rapport au tour de service présenté par le SNCTA.

Ce mode décisionnel, éloigné et à l’encontre des contrôleurs, n’est pas acceptable. Le SNCTA alerte depuis des mois et cherche des solutions opérationnelles constructives. La Direction doit se ressaisir pour éviter un désastre opérationnel dont elle sera la seule responsable.

La Direction a choisi le rapport de force.
À Montpellier, rien ne sera jamais plus comme avant.

CDA LFMT - Incompréhensible VD (0.1 MiB)

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Communiqué du comité national des 27 et 28 mai 2021

Comité national

Le comité national s’est réuni à Roissy — Charles de Gaulle les 27 et 28 mai 2021.

Le comité national tire un premier bilan des conséquences de la gestion de la crise sanitaire par la DSNA. Depuis la chute brutale du trafic aérien en mars 2020, la Direction a instauré et entretient un climat de défiance à l’encontre des contrôleurs aériens oubliant, d’une part, leur productivité et leurs efforts passés et, d’autre part, qu’ils sont des acteurs incontournables du transport aérien. Le comité national condamne en particulier la dégradation sans précédent du dialogue social visant davantage à la provocation qu’à la recherche de solutions opérationnelles concertées. 

Qu’il s’agisse de sécurité des vols ou de performances environnementale et économique, les contrôleurs aériens sont des professionnels fiers de leurs missions de service public. Pourtant, à l’heure de la reprise du transport aérien, la Direction, se trompant d’enjeux, continue de les attaquer de manière dogmatique et opportuniste. Cette situation doit cesser faute de quoi la Direction porterait seule la responsabilité d’une reprise durablement grippée ou de conflits sociaux. 

Au vu de l’état de délabrement du dialogue social, le comité national déclare une situation d’urgence sociale qui mérite réaction. Il mandate son bureau national pour obtenir des éléments concrets permettant de rétablir la sérénité dans les tours et les salles de contrôle.

Adopté à l’unanimité

Communiqué CN 2021-05-31 (0.1 MiB)

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