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TahitiLe blog de la Section Locale de Tahiti.

 

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Déclaration liminaire du SNCTA — Tahiti — Réunion Reprise Travaux

Madame la Directrice,

Vous nous conviez aujourd’hui afin de déterminer les modalités de reprise des travaux du mandat DO « pour tenir dans les échéances fixées ».

Le SNCTA est un syndicat professionnel qui ne pratique généralement pas la politique de la chaise vide. Notre présence aujourd’hui vous garantit notre écoute mais en aucun cas notre adhésion au processus de reprise tel qu’imposé par le courrier que vous nous avez fait suivre.

Nous vous rappelons que nous avons participé activement à toutes les réunions convoquées sur le sujet par l’administration entre mars et juin. Nous avons travaillé sans relâche pour que notre vision des enjeux de navigation aérienne soit prise en compte. Finalement, après de nombreuses pressions et échanges tendus, le service produisait le 25 juin un document dont le seul objectif était de servir de base aux discussions avec les OS.

En raison des fortes tensions du moment et des échéances importantes prévues (visite présidentielle et mission HEIFARA notamment), vous avez décidé d’un moratoire de quelques semaines dans le but de retrouver un peu de sérénité nécessaire aux missions de sécurité des personnels de la navigation aérienne. Vous nous avez également demandé de mettre à profit cette période de trêve pour travailler sur la base de la proposition faite par le service. Il s’agissait de nous retrouver début septembre pour poursuivre les échanges et vous faire part de nos contre-propositions.

Durant l’été, les situations sanitaire et sociale se sont aggravées et nous vous écrivions début septembre pour vous l’indiquer.

Nous avions également alerté le DGAC et avons rencontré récemment le Haut-Commissaire qui, après avoir reçu les chefs de tour, a été très à l’écoute et semble conscient de la gravité de la situation.

Aujourd’hui, et alors que la situation sanitaire s’est améliorée, la situation sociale est quant à elle toujours tendue. La crise de confiance demeure entre les agents et une partie de leur encadrement, mais également au sein de l’encadrement lui-même. Les tensions persistent, sous la pression de l’enquête de la BGTA qui n’a toujours pas abouti. Et ce week-end vous nous adressiez des informations relatives à l’enquête administrative qui sera diligentée dans le service à la demande de la Secrétaire Générale, suite à des signalements de souffrance au travail, à partir du 10 janvier pour une durée d’environ 3 semaines.

Dans ces conditions, les demandes de la DSNA ne sont pas réalistes. Il n’est pas possible, pour le SNCTA, de reprendre les travaux :

  • sous la menace persistante d’un OG,
  • selon un calendrier resserré qui vise un aboutissement en moins de 5 semaines, concomitamment à l’enquête administrative.

Aujourd’hui, l’urgence n’est pas à la reprise des discussions mais au retour de conditions favorables à cette reprise.

2021-12-13 NTAA-DeclarationLiminaire-RéunionRepriseTravaux (59 KiB)

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Déclaration liminaire du SNCTA — Tahiti — Rencontre Haut-Commissaire

Monsieur le Haut-Commissaire,

Nous  vous  remercions  d’avoir  répondu  favorablement  à  notre  demande.  Nous souhaitons échanger avec vous sur les enjeux du SNA du SEAC/PF mais également sur le climat de travail au sein de ce service.

Vous avez sans doute été mis au courant des différentes communications syndicales que nous avons diffusées depuis plusieurs mois, relatives au mandat de réorganisation du service mais également sur le climat extrêmement tendu en son sein. Nous sommes aujourd’hui pour vous en présenter les enjeux et expliquer par là même la teneur de nos publications.

Notre volonté est d’assurer un service public de qualité qui répond aux prérogatives en matière de sécurité au sein de l’espace aérien délégué à la France par l’OACI et géré au quotidien par les contrôleurs de Tahiti-Faa’a que nous représentons.

Au niveau local, nous défendons que ce service ne soit pas un frein au développement économique et touristique du Pays. Son importance vitale a par ailleurs été mise en lumière lors de la pandémie dans le cadre des vols d’assistance aux populations des îles.

Au niveau international, nous défendons la position de la France dans le Pacifique dans le contexte géopolitique qu’a récemment rappelé M. le Président de la République. Les puissances présentes dans le  Pacifique  comme  la  NZ,  les Etats-Unis lorgnent  depuis longtemps sur notre espace,  et si le service de contrôle rendu par la France n’est pas satisfaisant pour les usagers, l’espace aérien supérieur pourra être revendiqué de manière très forte et sur la base de moyens éprouvés par les centres adjacents.

En 2008 Tahiti a été doté d’un radar ainsi que d’un nouveau système de contrôle aérien et d’un simulateur qui ont coûté pas moins de 20 millions d’€. Et ceci parce que les décideurs de l’époque avaient déjà conscience des enjeux stratégiques de cette zone pacifique. Il fallait à tout prix que la France garde la souveraineté de son espace.

Avant la crise COVID, il était même question d’étendre cet espace avec la reprise d’une partie de l’espace aérien aujourd’hui dépourvu de services de la circulation aérienne et pour lequel la France s’est positionnée officiellement et sur la base de toutes les compétences des personnels.

Aujourd’hui, on constate qu’en moins d’un an le discours s’est complètement inversé. Au mois de mars un mandat a surgi de nulle part pour lequel nous avons eu la confirmation qu’il est parti d’ici allant jusqu’à mettre en péril la structure même du centre.

Les enjeux sont considérables.

Cela impacterait la qualité du service rendu aux usagers et exposerait de manière très claire les personnels :  à travers du travail de nuit seul,  la fermeture d’un secteur de contrôle, ou encore la réduction des heures d’ouverture de la position assistant SAR. Nous ne sommes pas opposés à une réorganisation du travail des contrôleurs dès lors qu’elle se fait avec la prise en compte des intérêts locaux mais aussi internationaux.

Nous avons cependant des doutes sur plusieurs éléments. Nous doutons que l’historique du centre soit pris en compte tant les échanges avec nous ont pu être surprenants. Les assertions qui ont pu être avancées par notre encadrement et que nous avons dénoncées dans nos différents tracts, ont fini par briser le lien de confiance que l’on pouvait avoir avec eux. A force de communiquer sur les enjeux et les conséquences de leurs déclarations provocatrices, nous avons réussi à obtenir un document de travail qui reprend en grande partie nos arguments. Toutefois le mal a été fait. L’ambiance dans le centre est délétère accentuée par un dépôt de plainte suite à une blague potache.

Nous exerçons des missions pour  lesquelles  la  sérénité  doit  être  de  mise.  Les convocations téléphoniques de la BGTA, la présence de gendarmes à la tour en train de remettre des convocations sont venues ébranler encore plus la sérénité et la confiance des personnels déjà bien mises à mal.

Tout cela conduit à un immobilisme destructeur. Plus rien ne se passe au SNA à part de la gestion courante. Les projets sont au point mort. Les tensions demeurent très fortes entre la salle de contrôle et une partie de l’encadrement mais également au sein de l’encadrement lui-même.

Nous souhaitons nous inscrire dans une démarche de confiance et de transparence avec vous, en tant que représentant de l’Etat et si notre action de ce jour est rare, elle s’avère nécessaire car les décisions d’aujourd’hui engagent l’avenir.

2021-11-30 DeclarationLiminaire-RencontreHC-Tahiti (48 KiB)

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Tahiti CDA n°6 - Mandat DO au SNA/PF - Proposition du chef SNA, un retour à la raison ?

C’est dans un contexte social particulièrement tendu et éprouvant pour tous les personnels que le chef du SNA/PF a soumis à la concertation des organisations syndicales une proposition de travail dans le cadre du mandat DO. Force est de constater que le chef SNA a pris en compte un certain nombre d’arguments portés par le SNCTA pour la reconnaissance du métier de contrôleur à Tahiti et la consolidation de la structure d’encadrement. Il reste néanmoins encore beaucoup à faire.

Dès le début des travaux, le SNCTA a dénoncé la méthodologie de décompte des mouvements de la DO ainsi que son application à Tahiti. Les discussions n’auront pas été vaines puisque certains aérodromes de la FIR sont dorénavant reconnus comme périphériques et les tours de piste sont enfin décomptés. Le travail demeure cependant incomplet et le SNCTA va poursuivre ses efforts pour que toutes les particularités liées au double organisme de Tahiti soient enfin prises en compte, il en va de la reconnaissance des missions rendues par les contrôleurs et de la fierté d’exercer notre profession.
Au travers de ses « axes de réflexion », le chef SNA avait poussé la provocation à son paroxysme en annonçant l’ouverture d’une seule position de contrôle de 22h à 5h. Après que le SNCTA ait argumenté sans relâche pour faire valoir les enjeux opérationnels et de service public, le chef SNA revoit sa copie et propose qu’en nuit, 2 positions soient ouvertes : l’APP et le CCR EXE, qui resteront dès lors ouvertes H24.
De même, la proposition initiale du SNA concernant la position CCR ORG, dont l’ouverture a été fixée arbitrairement en l’absence de données CARTOUM, était largement insatisfaisante. Sur ce point également, le SNCTA a été entendu puisque le chef SNA a revu à la hausse l’offre d’ouverture de cette position essentielle.
Il reste néanmoins de nombreux travaux à mener pour aboutir à des schémas d’armement réalistes, notamment autour des positions assistant SAR et prévol, pour une gestion efficace et robuste de la sécurité des vols. Après avoir déterminé les nouveaux schémas d’armement, un chantier de grande ampleur concernant l’organisation de travail des contrôleurs devra s’ouvrir, privilégiant les hypothèses de travail en équipe.
Parallèlement à ces réflexions, la structure des subdivisions de la division CA est consolidée et ses missions renforcées. Les arguments du SNCTA ont à nouveau porté puisque le chef SNA acte formellement le maintien de la structure d’encadrement actuelle en quatre subdivisions et annonce la réouverture de l’AVE du poste de chef de subdivision QSS. Ce sont d’excellentes perspectives qui s’ouvrent pour notre organisme afin de mener à bien ses missions et ses projets, et nous veillerons à leur concrétisation.
Par ailleurs, le plan de charge de la division Circulation Aérienne défini dans le document initial fait état d’un sous-dimensionnement évident des effectifs au sein des subdivisions. Dès lors, après avoir sécurisé la structure d’encadrement dans sa globalité, il s’agit maintenant d’adapter la ressource aux besoins identifiés en matière de détachements et d’experts opérationnels.
La section locale SNCTA a travaillé d’arrache-pied pour obtenir ces avancées. Toutefois, il subsiste encore plusieurs points d’achoppement notables.
Au moment où les agents du SNA/PF ont à nouveau fait preuve de professionnalisme et d’efficacité lors de la mission Heifara, et en pleine reprise du trafic, la section locale continue de travailler au rayonnement de la navigation aérienne en Polynésie Française et pour que les missions du centre de contrôle de Tahiti soient toutes prises en compte.

Dans un contexte social des plus tendus, la détermination et le travail de la section locale pour défendre le centre de contrôle de Tahiti et faire valoir ses spécificités semblent porter.
Ainsi, certaines propositions initiales du SNA paraissent revenir vers le chemin de la raison et répondent concrètement aux exigences portées par le SNCTA depuis des semaines.
D’autres, néanmoins, restent inadaptées au contexte opérationnel ainsi qu’aux enjeux de sécurité et de service public.
Le SNCTA reste pleinement mobilisé et attend de pied ferme l’ouverture des négociations.

2021-6-CDA NTAA MandatDO PropositionSNA (69 KiB)

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COMMUNIQUE DE SECTION TAHITI

La section SNCTA de Tahiti s’est réunie hier vendredi 18 juin 2021.

Elle a pris connaissance de l’avancée des travaux relatifs au mandat DO, des axes de réflexion proposés par le chef SNA et de la volonté de la Directrice du SEAC/PF de surseoir aux travaux pour les deux mois à venir compte tenu d’un contexte immédiat politique et opérationnel des plus pressants.

La section SNCTA de Tahiti déplore néanmoins le refus de la Directrice d’abandonner les travaux issus du mandat DO. Elle ne comprend pas l’acharnement de la DO d’imposer au centre de Tahiti une deuxième réduction de BO en moins de 5 ans sans prendre le temps de déterminer un niveau de service public en adéquation avec un trafic stabilisé en sortie de crise pandémique.

La section SNCTA de Tahiti dénonce malheureusement une nouvelle fois les directions prises par l’encadrement du SNA dans sa méthode de management et sa gestion des travaux issus du mandat DO.

Elle alerte sur le climat délétère qui règne au SNA, aggravé par les inquiétudes et l’incompréhension récemment soulevées par le non renouvellement de séjour d’un agent du SNA.

Face à l’urgence sociale en salle de contrôle et plus largement dans l’ensemble du SNA, la section SNCTA de Tahiti exige du chef SNA qu’il présente d’ici vendredi 25 juin sa base de travail déclinant a minima :
– Le nouveau schéma d’armement qu’il envisage, sa justification, son BO associé ainsi que le projet d’organisation du travail pour y répondre ;
– La structure d’encadrement qui devra répondre à un plan de charge précis et réaliste.

210619 Tahiti Communiqué De Section SNCTA (65 KiB)

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Tahiti - CDA n°5 - Mandat DO au SNA/PF - Irrespect

Après presque 3 mois de travaux sur le mandat DO, un premier point de situation a été fait mardi 15 juin avec la Directrice du SEAC/PF, en présence du chef SNA. Les représentants du SNCTA ont à nouveau fait part de leurs fortes inquiétudes face aux propositions insensées de l’encadrement du SNA qui remettent en cause des pans entiers de missions liées à la sécurité. Les spécificités de l’organisme sont systématiquement et volontairement sous-estimées quand elles ne sont pas dénigrées.

Les méthodes de management au SNA font depuis plusieurs mois des ravages auprès de ses agents. Le mal-être des contrôleurs et plus largement de tous les agents du SNA ne cesse d’aller grandissant dans un contexte aggravé par les échanges autour du mandat DO. Les tensions sont telles qu’un collectif de contrôleurs et de chefs de Tour s’est entretenu avec la directrice du
SEAC/PF pour l’informer du malaise ambiant, dénoncer le management du chef SNA, lui faire part du niveau de désaccord lié au mandat DO mais également pour l’informer des insuffisances notoires de l’encadrement du SNA quant à la gestion actuelle du quotidien. Le SNCTA ne peut qu’apporter son soutien plein et entier à cette démarche.

Face à toutes ces alertes et afin que le centre puisse retrouver de la sérénité pour se recentrer sur les enjeux des prochaines semaines (mission Heifara de projection de puissance en zone Asie-Pacifique, mission SOFIA de la NASA, visite présidentielle), la Directrice a annoncé la suspension des travaux et a demandé au chef SNA de nous adresser sa base de travail en attendant la reprise des travaux fixée… au mois de septembre !

Si le SNCTA peut comprendre l’opportunisme « politique » lié à cette suspension, il ne peut l’accepter. Le malaise et la tension sont tels que retarder l’aboutissement des discussions en cours ne fera qu’approfondir la crise.

Toutefois, dans son intervention, la Directrice a répété à maintes reprises que ce mandat pourrait aboutir à un statu quo si les spécificités du centre étaient justifiées et prises en compte.
Il est ainsi demandé aux organisations syndicales de démontrer ces particularités, ce que nous ne cessons de faire depuis le début des discussions autour du mandat. L’encadrement du SNA n’entend cependant aucun des arguments présentés par les représentants des personnels pourtant experts dans les domaines abordés contrairement à ceux qui mènent les discussions qui ne cessent de démontrer leur méconnaissance du travail des contrôleurs ; ce qui accroît le mal-être et la rupture entre l’encadrement du SNA et ses agents. Le dialogue social est dès lors complètement dévoyé et bafoué.

Alors que le climat est extrêmement tendu, le chef SNA continue de jouer sur les mots (maux ?) :

– il dit n’avoir pour l’instant rien proposé de concret sinon présenté des « axes de réflexion » ;

– il annonce que la fonction CDT restera disponible H24 tout en maintenant sa volonté de réduire à H12 l’ouverture de la position sur laquelle cette mission est exercée ;

– il indique que la mission Qualité de Service/Sécurité pourrait continuer à être assurée sans subdivision spécifiquement dédiée mais ne présente ni plan de charge des subdivisions de la division CA, ni projet de ré-organisation… alors qu’en parallèle d’autres postes ne sont pas renouvelés en interne (Manex).

Dans ce contexte socialement dégradé et opérationnellement impacté, la section locale refuse de perdre davantage de temps avec les « axes de réflexion » du chef SNA. Ces provocations, sur fond de justifications budgétaires et comptables faites au détriment du bon sens et de la sécurité, doivent cesser.

Le SNCTA déclare l’état d’urgence sociale au SNA/PF et alerte sur les enjeux de service public et de sécurité majeurs à venir.
Le SNCTA exige que des propositions tenant compte des particularités du centre en terme de missions et de responsabilités soient présentées aux organisations syndicales
avant le vendredi 25 juin.

210618 Tahiti CDA N°5 (0.2 MiB)

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Tahiti - Déclaration Liminaire Réunion Mandat DO SNA/PF

Madame la Directrice du SEAC/PF,
Cela fait maintenant près de 3 mois que ce mandat vous a été adressé et nous avons enfin l’occasion de faire un point de situation avec vous.
Nous profitons de votre présence pour vous rappeler que nous ne comprenons pas l’acharnement de la DO sur Tahiti et demandons l’abandon pur et simple de ce mandat.

210615 Déclaration Liminaire Réunion Mandat DO (43 KiB)

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Tahiti - CDA n°4 - Ouverture de la position Chef de Tour H24

une évidence au regard de la sécurité et des responsabilités attribuées au SNA/PF en termes de SAR

Alors qu’elle était ouverte en continu depuis plus de 20 ans, l’ouverture de la position Chef De Tour a été réduite de 6 heures et renommée assistant SAR au moment du déclassement de l’organisme. Elle n’est donc actuellement déclarée opérationnelle que H18, entre 06h et minuit. Aujourd’hui, dans le cadre du mandat DO, le chef SNA propose de réduire dangereusement cette offre.

L’organisme de Tahiti est un double organisme constitué d’une approche centrale et d’un centre de contrôle régional (CCR), gérant une FIR s’étendant sur une superficie de 12,5 millions de km² (soit l’étendue du continent européen) avec des moyens limités et des responsabilités, notamment au niveau du SAR, significatives.

Les sujétions relatives à la fonction CDT y sont pourtant bien plus complexes qu’ailleurs. L’étendue maritime, les multiples facettes du service rendu (radar, ADS-C, ADS-B, aux procédures, etc.) et la diversité des moyens de communications disponibles (HF, VHF, CPDLC) font du CDT un interlocuteur incontournable. Cette responsabilité doit être reconnue et les moyens d’y faire face consolidés.

Or, sous couvert du mandat DO s’appuyant sur le classement en groupe D de l’organisme de Tahiti, cette fonction est aujourd’hui en danger et bradée au profit d’aspects purement comptables. En effet, le chef SNA n’hésite pas à dévaloriser l’intérêt de cette fonction, en particulier la nuit. Il propose ainsi, sans étude sérieuse préalable, une ouverture de la position assistant SAR réduite de 6 heures, pour la fixer à H12.

  • Le chef SNA omet volontairement que :
    les Responsables de Permanence Opérationnelle ne sont pas tous issus de l’opérationnel et s’en remettent très souvent à l’expérience du CDT pour les procédures à suivre en cas d’événement en approche ou au CCR ;
  • Tahiti-Faa’a est un aérodrome de déroutement pour de nombreux vols océaniques et la continuité territoriale empêche la fermeture de l’organisme ;
  •  le CDT est le seul interlocuteur des superviseurs des centres étrangers adjacents ;
  • en cas de crise, le CDT est responsable du déclenchement des phases d’urgence, il assiste le RPO et est le point d’entrée de tous les représentants des services de l’Etat. En parallèle, il continue d’assurer la gestion opérationnelle de la salle de contrôle. En 2019, un total de 41 phases d’urgence ont été déclenchées pour 27 aéronefs en difficulté ;
  • le trafic de nuit se compose principalement de vols internationaux gros porteurs.

Alors que les divers intervenants de la chaîne d’urgence (RPO, JRCC) sont reconnus de nécessité H24, le CDT, élément central puisqu’à l’origine d’un déclenchement de phase, ne l’est pas.
En cas de retard dans le déclenchement des procédures d’urgence par défaillance des moyens mis à leur disposition par l’administration, quelle part de responsabilité incombera aux agents ? Que dire du service rendu aux usagers ?

L’ouverture H24 de la position Chef De Tour n’aurait jamais dû être revue à la baisse.
De par l’isolement, l’étendue océanique et les contraintes techniques, la capacité du SEAC/PF, donc de l’Etat, à garantir un service de qualité au bénéfice des populations,
doit être renforcée et non pas davantage dégradée.
Le SNCTA demande au SNA/PF de fixer d’autorité et sans ambiguïté l’ouverture H24 de la position Chef De Tour.

210611 Tahiti-CDA N°4 (89 KiB)

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Tahiti - Déclaration liminaire CT SEAC-PF

Tahiti, le 7 juin 2021

Madame la Présidente du CT,

Après nos collègues IESSA, le SNCTA souhaite attirer l’attention des membres du CT SEAC/PF sur la colère grandissante et l’exaspération des agents du SNA.

Comme vous le savez, un mandat DO exigeant une réorganisation brutale dans les plus brefs délais nous a été imposé avec l’aval de notre encadrement. Ce dernier, à travers les travaux menés jusqu’à présent, n’a montré que du mépris quant à nos responsabilités de contrôleurs et, plus grave encore, une méconnaissance évidente de l’organisation du travail en vigie et en salle de contrôle.

Aussi, au-delà des départs de personnes, c’est surtout la disparition précipitée et conséquente de compétence et d’expérience qui nous inquiète le plus. Les propositions avancées lors de la dernière réunion sont une véritable provocation. Cela est inacceptable au regard de l’enjeu de sécurité et des conditions dégradées du dialogue social qui n’en est plus un.

Alors qu’il nous avait affirmé avoir le devoir de défendre les particularités du centre de Tahiti, le chef SNA rejette tous nos arguments, ignorant délibérément notre expérience de contrôleurs et de chefs de tour au profit d’aspects purement comptables.  Les responsabilités importantes du SEAC et donc de l’Etat à travers les missions des agents du SNA, objet d’attention et de considération depuis des décennies par les plus hautes instances, sont maintenant dévalorisées voire même dénigrées.

Aujourd’hui, l’ambiance au sein du SNA est délétère et très tendue. Les personnels sont démotivés et les agents de la DT, des îles ou du BRIA savent qu’après la tour de contrôle ils seront les prochains à bénéficier d’un traitement personnalisé de leurs conditions de travail, dans le cadre d’un dialogue social qui n’aura de dialogue que le nom.

Le SNCTA réaffirme ici son intention de poursuivre les discussions. Néanmoins, il exige que l’encadrement du SNA/PF prenne enfin conscience de la situation proche du mépris et formule dans les plus brefs délais des propositions qui répondent sérieusement aux missions et aux responsabilités liées à notre organisme. Notre patience est mise à l’épreuve, un changement visant à exercer un dialogue social respectueux doit s’opérer.

20210607 DeclarationLiminaireCTseacpf7juin SNCTA Tahiti V1 (45 KiB)

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Tahiti - CDA n°3 - Mandat DO au SNA/PF Outrances

Le 1er juin s’est tenue la 5ème réunion d’échanges autour du mandat DO. Ce simulacre de dialogue social a été une nouvelle occasion pour le chef SNA de montrer son mépris pour l’ensemble des missions des contrôleurs de Tahiti en présentant une base de travail totalement déconnectée des réalités et dont les conséquences pourraient s’avérer préjudiciables pour l’Etat en Polynésie Française.

En guise d’axes de travail pour la refonte des tours de service des contrôleurs de Tahiti et la fixation d’un nouveau BO, le chef SNA propose :

  • Une position assistant SAR (dénomination retenue en lieu et place de la position Chef de Tour lors du déclassement de l’organisme, elle est armée par un CDT présent en H24) ouverte en H12 au lieu de H18 actuellement ;
  • Pour les positions PréVoL et CCR ORGanique : des ouvertures variables en fonction de journées type ;
  • L’ouverture d’une seule position de contrôle (CCR EXEcutif) de 22h à 05h00.

Si les annonces sont édifiantes, les analyses qui ont permis d’aboutir à ces résultats sont encore plus inquiétantes :

  • Le chef SNA justifie l’absence de besoin d’un CDT en nuit par des occurrences de déclenchement de phases d’urgence deux fois moins importantes de nuit par rapport à la journée.
  • La variabilité des ouvertures des positions PVL et CCR ORG et le regroupement de tous les secteurs de contrôle sur une seule et unique position la nuit, reposent sur la faible charge de trafic mesurée par l’encadrement.

Si le chef SNA affirme solliciter l’expertise des contrôleurs afin d’affiner son analyse, c’est pour mieux l’évacuer de ses conclusions puisqu’il ne retient aucun des arguments ou éléments d’analyse techniques que nous lui présentons, bien qu’il dise les entendre.

Ainsi, alors que l’expérience du centre en matière de SAR dans la FIR Tahiti est un élément fort pour le positionnement de la France dans la reprise d’une partie de la NO FIR, le chef SNA décrète aujourd’hui que le CDT, maillon essentiel de la chaîne d’urgence, n’est plus un critère dimensionnant. Il vient ainsi clouer au pilori un dispositif efficient, balayant sans ménagement une structure mise en œuvre par ses prédécesseurs et entérinée au plus haut niveau de la DGAC, servant à garantir aux populations un service au moins aussi performant qu’en métropole.

Enfin, à la veille d’une reprise attendue et déjà programmée du trafic international, le chef SNA choisit de dégrader les services rendus par le centre de contrôle de Tahiti en fermant la position approche la nuit, obligeant le seul contrôleur alors en fonction à travailler sur une position inadaptée à la gestion du trafic. Faisant ainsi fi des contraintes techniques et du retour d’expérience d’événements liés à ce type de fonctionnement, le chef SNA ignore délibérément l’impact de cet armement dégradé sur la sécurité, tant au niveau de la gestion des vols (internationaux, évacuations sanitaires etc.) que des conditions de travail des contrôleurs.

La section locale dénonce les manœuvres et les faux semblants de l’encadrement qui ne permettent aucunement de construire l’avenir dans toutes ses composantes.
Le rôle du SEAC et donc de l’Etat, à travers la capacité à répondre aux exigences de sécurité liées aux aspects navigation aérienne, est également un enjeu majeur.
Le SNCTA exige de l’encadrement une base de travail sérieuse, conforme aux missions réelles de notre organisme et adaptée à ses responsabilités.

210604 Tahiti CDA N°3 Mandat Do SNA/PF Outrances (90 KiB)

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Tahiti Flash Info n°6 — Décompte des MEq au SNA/PF : application sous conditions d’une consigne inadaptée

Bien que le SNA/PF ne soit pas dans le périmètre de la DO, sa consigne relative au décompte des mouvements (MEq) s’y applique… mais seulement en partie. En effet, la DO a refusé jusqu’à présent de considérer comme périphériques la totalité des aérodromes situés dans la zone de responsabilité de l’aérodrome central de Tahiti-Faa’a.
Ainsi, sur la cinquantaine d’aérodromes de la FIR Tahiti, seuls 7 bénéficient de la valorisation de 0,5MEq. Que la DO se rassure, une application correcte de sa consigne n’apporterait aucune revalorisation sociale aux contrôleurs de Tahiti, le trafic de 2019 ne permettant pas de revenir en groupe C.
Au-delà d’un simple décompte sur la base d’une consigne inadaptée au contexte local, il est surtout question de reconnaître à leur juste valeur les services rendus par notre organisme. Les responsabilités en termes de sécurité à travers notamment la question du SAR dans une FIR aussi grande méritent à elles seules une attention spécifique.
Tahiti est un double organisme composé d’une approche centrale et d’un centre de contrôle régional et océanique. Cet atypisme n’est tout simplement pas pris en compte dans les modalités de décompte des MEq imposées par la DO. Le SNCTA demande que tous les aérodromes de la FIR soient considérés périphériques et que la gestion spécifique du trafic ACC fasse l’objet d’une revalorisation adaptée et concertée.

Si le chef SNA évoque la prise en compte des spécificités de Tahiti dans la poursuite des
travaux du mandat DO, il en est tout autrement dans les faits.
La section locale dénonce l’application « à géométrie variable » des textes par la DO,
démonstration éloquente du manque de considération qu’elle porte au travail des
contrôleurs de Tahiti.

210603 Tahiti-Flash Info N°6 (66 KiB)

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