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Tag: 4-Flight

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Communiqué du comité national

Roissy, mardi 21 janvier 2020

Le comité national reste très vigilant quant à la réforme des retraites dont le projet de loi sera présenté en conseil des ministres vendredi. Les négociations entre le Gouvernement et le SNCTA ont permis, jusque-là, de reconnaître les spécificités des contrôleurs aériens au regard de leurs sujétions particulières. Le comité national mandate le bureau national pour s’assurer que ces garanties perdurent tout au long du processus législatif. 

Concernant l’application aux ICNA de la loi relative à la transformation de la fonction publique, le comité national ne peut que constater que nombre d’éléments concernant la mobilité ne sont ni compatibles avec les sujétions des contrôleurs aériens ni cohérents au regard de leurs missions et de leurs carrières. Le comité national exige des engagements concrets des Pouvoirs publics.

Le comité national a pu débattre de la V1 du Protocole et du projet d’arrêté devant redéfinir l’organisation du travail des contrôleurs de l’ensemble des organismes. Il constate que les éléments relatifs à la filière contrôle ne sont ni aboutis ni même satisfaisants et que, par ailleurs, les contreparties sociales sont quasiment absentes : la version actuelle ne correspond pas aux attentes des contrôleurs. Les négociations à mener et l’ampleur des avancées à obtenir sont considérables avant qu’un accord puisse être trouvé. Le comité national réaffirme son mandat et son soutien au bureau national dans ces négociations.

Concernant la modernisation technique des CRNA de l’est de la France, le comité national se réjouit que des conditions satisfaisantes de transformation 4-Flight soient désormais définies. Aussi, il suit avec attention la transformation qui vient de débuter à Reims après des mois d’incertitudes sur les modalités d’organisation du travail et se félicite des résultats incontestables de la consultation démocratique des contrôleurs organisée à Aix-en-Provence.

Promouvoir la profession et refondre le concours ICNA pour le rendre plus attractif sont deux dossiers menés par le SNCTA depuis plusieurs années. Au lendemain de la clôture des inscriptions au concours commun INP, le comité national est très satisfait du nombre important de candidats inscrits au nouveau concours ICNA (près de 3 000). Ce succès valide une étape nécessaire et représente un signe très positif en vue du recrutement de quatre promotions ICNA par an dès 2020.

Enfin, le comité national est heureux d’annoncer que le prochain Congrès du SNCTA aura lieu du 15 au 19 mars 2021 à Toulouse.

Adopté à l’unanimité

Communiqué CN 2020-01-21 (0.1 MiB)

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LFMM CDA — 4-Flight : consultation pour un accord social

La modernisation technique au CRNA-SE va enfin débuter après des années d’attente des contrôleurs. Pour faire face à la charge de formation, à l’impact sur le trafic et sur la gestion de la vie d’équipe, le SNCTA a travaillé depuis plus de trois ans dans toutes les instances pour aboutir à un schéma de transformation 4-Flight plus adapté et à un accord social que les contrôleurs méritent.

Un GT 4F ouvert depuis 2016 

Seul participant à la totalité des GT, que les autres organisations syndicales ont finalement boycotté, le SNCTA s’est opposé aux orientations initiales de l’administration pour défendre et obtenir un calendrier de formation à l’impact plus réduit au quotidien, aussi bien pour les PC en équipe que pour les instructeurs et formateurs. Entre autres, sont exclus de la formation :

  • les vacances scolaires afin de préserver les congés pendant cette période ;
  • les week-ends pour réduire, aux seules dispenses réglementaires, l’impact sur les congés les samedis et les dimanches.

Le SNCTA a négocié un calendrier adapté pour sécuriser les congés durant les vacances scolaires et les week-ends

Des F4F aux conditions particulières

La transformation 4-Flight débute au moment où le sous-effectif notoire du CRNA-SE est le plus marqué, juste avant que l’effectif qualifié ne remonte (enfin) progressivement. Alors que 24 F4F sont nécessaires pour la formation de leurs pairs, comment éviter que les contrôleurs ne pâtissent une nouvelle fois du pilotage hasardeux des ressources humaines et des grands programmes techniques dont ils ne sont pas responsables ?

Le SNCTA s’est opposé à ce que les F4F soient détachés de leur équipe dont les effectifs seraient passés à 11, 10 ou 9 PC et les droits à absences abaissés toute l’année !

A contrario, il a défendu des conditions d’emploi spécifiques pour les F4F :

  • intégrés dans leur équipe, ils ne prennent pas le risque de la quitter et les droits à absences de celle-ci ne sont pas modifiés ;
  • ils bénéficient des mêmes droits qu’un détaché en matière d’avancement (compteur HEA), de carrière (accès au poste déclencheur de chef d’équipe) et de rémunération (part fonction niveau 10, +70 € mensuels).

Ces conditions d’emploi ont finalement été accueillies favorablement en comité technique au cours duquel elles n’ont reçu l’opposition d’aucune organisation syndicale.

Des hors-quota (HQ) négociés

Pour réduire l’impact des formations et congés des F4F sur les congés des équipes, des discussions se sont ouvertes en parallèle des mesures pré-citées. Après une dizaine de réunions plénières, où le SNCTA était bien souvent le seul présent, les négociations ont permis d’aboutir à l’octroi de hors-quota dans le schéma de l’administration. Une souplesse supplémentaire a pu être négociée dans le cadre de l’accord social négocié par le SNCTA :

  • 10 congés HQ par F4F entre septembre 2020 et mai 2021, contre 7 dans le schéma de l’administration ;
  • 4 HQ (formations et congés) par jour, contre 3 dans le schéma de l’administration.

Gestion des congés en équipe : 10 hors-quota pour le dépôt des congés des F4F, jusqu’à 4 hors-quota par jour, de septembre 2020 à mai 2021.

Une organisation du travail pour un accord social lié à la transfo 4-Flight…

En complément de ces mesures, le SNCTA a travaillé à une organisation du travail différente pour valoriser les efforts fournis durant la période de transformation. À la lumière des récentes modernisations techniques dans les centres de contrôle français et comme rappelé lors du dernier CT DSNA du 15 octobre 2019, un accord social valorisé est possible : il est conditionné à une organisation du travail différente et adaptée. Pour rappel :

  • EEE — Brest : transformation dans le cadre de l’arrêté de 2002, sans revalorisation. À l’époque il n’existait pas d’autre cadre d’organisation du travail, seules des modalités de gestion d’équipe ont pu être mises en place ;
  • EEE — Bordeaux : transformation dans le cadre des expérimentations votées au Protocole 2016-2019, borne minimale (~ 6 Jx par PC), avec revalorisation de 500 € mensuels ;
  • 4F — Reims : transformation dans le cadre des expérimentations, borne maximale (~ 9 Jx par PC), avec revalorisation de 750 € mensuels.

Le SNCTA a travaillé à une organisation du travail pour la transformation à Aix, compatible avec les 13 jours de formation prévus par PC (plus le last-oil avant la MESO).

Sans accord social, certains de ces jours de formation seraient faits en dehors des 6 vacations de contrôle du cycle de travail, sans revalorisation. C’est d’ailleurs le cas aujourd’hui pour les stages d’anglais ou les autres formations, comme cela est prévu aussi bien dans les textes nationaux que dans les notes de service locales depuis plus de dix ans (Ndlr : contrairement à ce que certains véhiculent le « 1j/2 sur le cycle » dans l’arrêté de 2002 ne concerne que les vacations de contrôle, hors remplacement). 

Aussi, sur le modèle qui a prévalu au CRNA de Bordeaux pour son passage à EEE, pourquoi ne pas s’appuyer sur un cadre expérimental valorisé existant, négocié et approuvé au niveau national par la DGAC et les Pouvoirs publics ? 

… pour les PC en équipe

Le projet porté par le SNCTA repose sur les éléments déjà développés et rappelés ci-après :

  • 5 cycles avec Jx de septembre 2020 à mai 2021. Chaque cycle Jx est compensé par une récupération ;
  • 3 PC arment chaque Jx (les autres sont de repos, sans congés à poser) ce qui représente en moyenne pour chaque PC, un Jx tous les mois et demi ;
  • des vacations de jour bornées à 8h30 maximum ;
  • une limitation sur 7 jours glissants à 42h de travail ;
  • 500 € brut mensuels dès février 2020 !

PC en équipe : 5 Jx répartis de septembre à mai — 500 € brut mensuels dès février 2020 !

… et les détachés

Les détachés 12/36 sont également intégrés au projet, à travers la mise en place de recyclages dirigés au nombre de 9 (hors J0) entre mars 2020 et mai 2021 :

  • recyclages bleus : ce sont les créneaux proposés à long-terme par l’administration (avant J-25) ;
  • recyclages jaunes : ce sont les créneaux proposés à moyen terme (entre J-25 et J-20) par l’administration.
    Pour assurer une souplesse dans le choix des recyclages, une marge de 20 % des créneaux bleus et jaunes pourra ne pas être pourvue.
  • recyclages rouges : ce sont les créneaux basés sur le volontariat. Un recyclage rouge volontaire est déduit des 9 recyclages dirigés dus.

Détachés : 9 recyclages dirigés de mars 2020 à mai 2021 — 500 € brut mensuels

Consultation du 8 au 15 janvier

Attaché à la démocratie, le SNCTA s’est engagé à recueillir l’avis des contrôleurs à travers une consultation. Pour cela, rendez-vous à l’urne du 8 au 15 janvier, la semaine en horaires de bureau (9h-12h15 et 13h15-17h) au deuxième étage (A2S202), avec une pièce d’identité !

Parce que le SNCTA est attaché à la démocratie : consultation du 8 au 15 janvier au 2ème étage !

Véritable outil permettant aux contrôleurs de rester maîtres de leur organisation du travail, le volontariat est un marqueur fort porté par le SNCTA : dans le protocole 2016-2019 arrivé à échéance il y a quelques jours, durant la campagne électorale de 2018 et via le nouveau Protocole en cours de négociation. La V1 de ce dernier précise d’ailleurs que « le choix d’opter ou de maintenir ou non cette organisation du travail sera fondé sur le volontariat d’organisme ».

Pour ce faire, un comité de suivi réunissant chaque équipe et chaque syndicat sera créé pour décider de l’arrêt, la suspension ou la reconduction des expérimentations et d’une nouvelle consultation.

Les contrôleurs seront de nouveau consultés avant mai 2021 sur la reconduction des expérimentations pour la suite de la transfo 4-Flight

FAQ : une troisième voie possible ?

Un accord social valorisé n’est possible qu’à travers une organisation du travail dérogatoire nécessitant de nombreuses étapes.

L’élaboration et la négociation de tours de service au niveau local ne sont en effet que les longues étapes finales d’un processus fastidieux au niveau national : construction d’un cadre réglementaire avec la DGAC et les organisations syndicales pour la performance, avec la direction générale de l’administration et de la fonction publique pour la conformité aux textes réglementaires supérieurs et avec la direction du Budget pour le montant de la valorisation.

À titre d’exemple, le GT7 national ouvert dans ce but entre 2016 et 2018 n’a pas su aboutir ni franchir l’étape de la seule négociation interne à la DGAC. Quant au Protocole en cours de négociation, aucun autre cadre réglementaire n’a été porté par une organisation syndicale. Il n’existe donc pas d’autre organisation du travail valorisée pour 4F.

Quoi que certains en disent, les faits sont là : la transformation 4-Flight à Aix ne peut s’opérer que dans l’un des cadres soumis à la consultation. D’un côté, celui de l’administration, de l’autre l’accord social travaillé par le SNCTA.

Ne répétons pas les erreurs de la dernière décennie : valorisons enfin les efforts des contrôleurs aixois !

Conformément à ses engagements pour la transformation 4-Flight, le SNCTA soumet à l’avis de chacun l’accord social qu’il a négocié. Unique projet qui ait été travaillé localement et nationalement, il constitue la seule alternative viable au projet de l’administration,

Du 8 au 15 janvier : consultation des contrôleurs aixois pour valoriser enfin leurs efforts !

2020-01-04 CDA - 4F Consultation sur un accord social (0.2 MiB)

 

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Communiqué du comité national

Le comité national s’est réuni à Athis-Mons le jeudi 7 novembre 2019.

Le comité national a pris connaissance de la version zéro du Protocole, en particulier de la partie relative à la filière contrôle.

Si cette version initiale ne comporte, par définition, aucune contrepartie sociale, elle contient de nombreux projets que le comité national estime extrêmement ambitieux voire démesurés et, pour certains d’entre eux, dès à présent inenvisageables. Par ailleurs, l’augmentation de la durée de ce Protocole à cinq ans fixe un point de rendez-vous trop lointain au regard de l’évolution rapide et constante de la navigation aérienne. À ce titre, le comité national revendique un accord d’une durée maximale de quatre ans.

Le comité national souligne le travail de coordination entre le bureau national et les contrôleurs au travers des organes directeurs et des commissions du syndicat, qui permet d’aborder les négociations protocolaires avec le recul nécessaire.

Le comité national considère néanmoins que l’ampleur considérable des sujets à traiter et des concertations à mener n’est pas compatible avec l’aboutissement des négociations d’ici fin décembre.

Le comité national s’alarme que les conditions de la transformation 4-Flight aux CRNA Est et Sud-Est ne soient ni connues des contrôleurs ni même finalisées, particulièrement à Reims — premier site pilote 4-Flight — où elle débute dans deux mois. Au vu de cette échéance imminente, le comité national mandate le bureau national pour que des réponses satisfaisantes soient apportées dans les plus brefs délais.

Le comité national réaffirme que les sujétions particulières des contrôleurs aériens  nécessitent une CAP ICNA et l’implication des organisations syndicales représentatives dans les décisions de mobilité et d’avancement. Le bureau national, mandaté jusque-là pour mener des négociations constructives et apaisées, doit désormais obtenir au plus vite des engagements dont il rendra compte devant le comité national.

Adopté à l’unanimité.

Communiqué CN 2019-11-07 (0.1 MiB)

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Communiqué du comité national

Roissy, mardi 25 juin 2019.

Le comité national s’est réuni à Roissy — Charles de Gaulle les 24 et 25 juin 2019.

Le comité national réaffirme que la remontée de l’effectif opérationnel est la priorité du SNCTA. À ce titre, il mandate le bureau national pour mener toutes les actions nécessaires à l’obtention du recrutement de quatre promotions MCTA sur le concours 2020. 

Le comité national veillera au report des postes non-pourvus par voies internes sur le concours externe 2019. Il mandate le bureau national pour étudier les différentes possibilités qu’offre le recrutement sur titres de contrôleurs aériens ressortissants de l’Union européenne et francophones (RUE) qui recueille déjà des candidatures variées.

Le comité national dénonce le recours aux objectifs de gestion en approches. Outre l’absence de concertation pour définir les schémas d’armement avec les contrôleurs concernés, il ne reconnaît pas la méthode de calcul employée servant à la définition du besoin en contrôleurs. Le comité national considère que ces objectifs de gestion, tels que définis, ne permettent pas aux contrôleurs de remplir pleinement leurs missions de service public.

Le comité national suit avec attention le processus législatif et l’évolution du projet de loi de transformation de la Fonction publique dont l’adoption, en première lecture par le Sénat, est attendue en fin de semaine. Il confirme le mandat donné à son bureau national pour défendre les sujétions particulières des contrôleurs aériens et obtenir le maintien de la CAP de corps et de ses compétences en matière de mobilité, d’avancement et de discipline.

Le comité national prend note de l’implication du directeur de la technique et de l’innovation nouvellement nommé et du conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) dans le programme SYSAT groupe 2. Le comité national attend l’annonce d’une réorientation stratégique de la modernisation technique dans les approches afin de donner aux contrôleurs des perspectives réalistes et à la hauteur de leurs  besoins et de leurs attentes.

Adopté à l’unanimité

2019-06-25 Communiqué CN (0.1 MiB)

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Modernisation technique : le CGEDD donne le tempo !

Engrenages

La mission d’audit du CGEDD (conseil général de l’environnement et du développement durable), commandée par la ministre des Transports pour rendre compte de la modernisation technique de la DSNA a formulé ses conclusions : il est recommandé de poursuivre 4-Flight et « d’être prudent sur le groupe 2 de SYSAT », ce qui en d’autres termes, revient à donner un no go.

Ces différentes annonces ont été communiquées lors du GSPST (groupe de suivi permanent de la stratégie technique) du 27 novembre 2018. Le SNCTA en a également profité pour questionner le DSNA, voire parfois pour sonner l’alarme, sur de nombreux projets locaux en suspens ou en souffrance : Data Link, nouvelles tours, visualisation, systèmes techniques, etc.

4-Flight : clairance d’approche finale

Le rapport du sénateur Capo-Canellas avait introduit un gros doute sur la stratégie technique pour les CRNA : fallait-il passer par EEE à Reims, Aix et Athis avant de se lancer dans une implémentation globale de 4-Flight ? Le CGEDD a arbitré en faveur de ce dernier : il a fait le constat que EEE n’aurait pas pu être en service avant l’hiver 2020-2021, soit un an avant la MESO 4-Flight, et qu’un tel phasage par EEE aurait tué 4-Flight. La DSNA va désormais pouvoir signer l’avenant à l’accord pour lequel elle s’était mise d’accord avec Thalès.

Les dates de mise en service à l’hiver 2021-2022 restent fragiles si on considère la tension sur le calendrier de déploiement et certaines difficultés non encore maîtrisées. Le SNCTA espère voir le bout d’un très long tunnel : les nouvelles fonctionnalités de 4-Flight doivent aider les contrôleurs aériens à faire face à la croissance du trafic, Coflight doit remplacer CAUTRA, ce cœur de système à bout de souffle.

SYSAT : arrêt décollage du groupe 2 !

Le CGEDD inflige à la DSNA un terrible et consternant camouflet sur le groupe 2 de SYSAT : les inspecteurs du ministère ont fait comprendre qu’ils ne croyaient pas dans le projet de système intégré tour-approche pour la province tel qu’il est conduit actuellement. En laissant filer, pour la seconde fois (!), la date de « péremption » de l’appel d’offre de la zone sud-est du groupe 2, la DSNA obéit au CGEDD. Qui peut sincèrement donner tort à ce dernier ? Car depuis des mois, le SNCTA constate la dérive du programme :

  • le niveau de confiance des opérationnels et des encadrants impliqués dans le projet est très faible ;
  • le concept de déploiement « en grappe » du groupe 2 laisse plus que dubitatif ;
  • les coûts du programme explosent, passant du fantaisiste chiffrage initial à 95 millions d’euros à celui, imprécis, de 500 millions d’euros : une bombe financière se créait lentement puisque les travaux de vigies provisoires et de réurbanisation n’étaient que très partiellement comptabilisés.

4-Flight, lancé en 2011, aurait dû être mis en service en 2015. SYSAT, lancé en 2013, aurait dû être mis en service en 2017.

Le SNCTA exige désormais de revoir du sol au plafond ce programme qui a depuis longtemps quitté le domaine des achats sur étagère. Il est en particulier nécessaire de redéfinir les besoins avec pragmatisme et sans chercher à réinventer la roue. Si cet arrêt décollage est peut-être un mal pour un bien, il traduit avant tout l’incapacité chronique de la DSNA à se moderniser malgré de lourds financements. La revue du programme à mener début 2019 doit permettre une remise à zéro salvatrice avec toutes les aides extérieures disponibles dont celle du CGEDD.

Côté groupe 1, les discussions entre les organismes parisiens, la DTI et le consortium industriel, Saab-CS, sont parfois chaotiques. À Roissy, les dernières projections amènent à une mise en service du nouveau radar sol à l’hiver 2021-2022 et du système intégré tour-approche après les Jeux olympiques de 2024. Orly affiche une volonté de cranter le système tour à l’hiver 2022-2023 puis le système approche à l’hiver suivant.

Cesser d’arroser le désert !

La DSNA doit rebondir de toute urgence après un tel échec. Les contrôleurs aériens des tours et des approches méritent mieux que des matériels obsolescents, des problèmes de visualisation ou des projets de génie civil sans cesse repoussés.

La chaîne de modernisation ne peut plus se cacher derrière les insuffisances, parfois réelles, d’industriels comme Thalès, ou les errements supposés de la DO. Pour le SNCTA, la DSNA doit trouver là l’opportunité de revoir le plan de vol. Au-delà des aspects opérationnels, il est nécessaire de remplacer au plus vite le CAUTRA afin de réduire les coûts de MCO et d’éviter les amendes européennes liées aux retards de modernisation technique. Les travaux de début 2019 devront valider une méthode et une stratégie d’achat et de déploiement sincères et réalistes.

Afin d’éviter les lourdes amendes pour non conformité à l’IR data link, la DSNA en est réduite à envisager une version data link dans les centres de l’Est dès 2020 !

L’échec du groupe 2 de SYSAT n’est pas l’échec d’une personne, ni celui des personnels mais un échec cuisant de la méthode actuelle, du management et de la structure de la modernisation technique.

La technique devrait être au service de l’opérationnel et non l’inverse. Les centres devraient avoir plus d’autonomie. Les industriels et la DTI devraient être au plus près des centres et des opérationnels. Les propos de la CGT, organisation majoritaire à la DTI, qui considère, encore un an après, comme un « caprice » la mise en service des écrans 43’’ au CRNA Sud-Ouest (pourtant largement plébiscitée localement), est édifiante, signe d’un état d’esprit à profondément modifier.

Le SNCTA attend beaucoup de la capacité de réforme de la DTI et de son nouveau directeur qui sera nommé en janvier après un choix en comité inter-ministériel. Son équipe devra relever des défis immenses pour l’avenir de la DSNA et probablement de la DGAC.

Les ogres MCO et 4-Flight

Le SNCTA s’est battu lors de sa dernière grande grève nationale en 2014 pour redonner de la couleur aux budgets d’investissement, acte nécessaire pour moderniser nos systèmes. Avec actuellement plus de 300 millions d’euros par an, la DSNA va progressivement augmenter ce plafond à 340 millions.

L’audit DSNA sur les systèmes techniques, obtenu par le seul SNCTA en janvier 2018 et présenté en juin 2018, a mis en lumière un certain nombre d’interventions nécessaires relevant du maintien en conditions opérationnelles (MCO). Ces dépenses, 135 millions d’euros en 2017 soit quasiment le double de 2016, pèseront lourdement sur les budgets d’investissement mais sont absolument nécessaires pour le bon fonctionnement de nos systèmes vieillissants.

Autre poste très gourmand, 4-Flight est guidé par les choix stratégiques d’une DSNA en retard dans sa modernisation technique et sous pression des délais colossaux des CRNA. Pour signer le dernier avenant de 100 millions d’euros avec Thalès, la DSNA utilisera la trésorerie de la DGAC pour éviter d’impacter les autres programmes techniques.

De lourds besoins locaux

Au delà du MCO, de 4-Flight, de SYSAT ou du data link, les questions diverses du SNCTA à ce GSPST concernaient également CADAS/VIGIE, la salle IFR d’Orly, la modernisation de Tahiti, les suites de la panne radar de juillet 2018 à Lyon, les nouveaux blocs techniques et tours de Marseille, Lyon, Nouméa, Saint-Denis de la Réunion et Dzaoudzi, les visualisations radar de Nice, Nantes, Annecy et Chambéry. Les réponses à ces questions seront transmises à la COM TS et aux sections locales du SNCTA qui les diffuseront.

Positiver ne suffit plus : entre retards, amendes, MCO très gourmand et dérapages des coûts, le bilan de la modernisation technique est désastreux. À ce point, les améliorations sont presque devenues inaudibles.

Les recommandations du CGEDD sur SYSAT sonnent comme une gifle cinglante. Sera-t-elle salutaire ? Si chacun en prend conscience, organisations syndicales incluses, cet évènement peut être le signe d’une refondation de la stratégie technique de la DSNA. Ce ne sont pas de simples mesurettes que le SNCTA attend mais une réforme et des changements en profondeur. Cela paraît désormais relever de l’ordre du vital pour toute la DGAC.

CDA 0790 - 2018-11-28 Modernisation technique : le CGEDD donne le tempo ! (0.2 MiB)

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Ras le bol au CRNA-SE !

  • Aucune perspective technique mis à part un hypothétique 4F sans cesse retardé !
  • Aucune perspective en terme d’effectif, pire même la baisse se poursuit !
  • En revanche, de belles perspectives d’augmentation de trafic (plus de 10 % entre l’été 2015 et l’été 2017) !

Le SNCTA enjoint l’encadrement local à relayer le désarroi des contrôleurs aixois à l’administration centrale (DO, DSNA, DG), grande responsable de la situation critique dans laquelle se trouve actuellement le CRNA-SE.

Le SNCTA demande des engagements forts en termes d’effectif pour pallier l’hémorragie.

Cependant, malgré les erreurs répétées de l’administration qui ont conduit à exacerber les tensions, le SNCTA reste convaincu qu’un espace de discussion doit s’ouvrir pour permettre aux contrôleurs de choisir leurs futures conditions de travail.

Le débat et la réflexion sur un sujet aussi important ne doivent plus être confisqués.

Flash Info RAS LE BOL ! (0.6 MiB)

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Communiqué du comité national

Comité national

Le comité national du SNCTA s’est réuni à Athis-Mons les 11 et 12 septembre 2017.

Le comité national se félicite de la manière dont les contrôleurs aériens français ont fait face, durant l’été 2017, au trafic le plus important jamais observé.

Dans ce contexte de forte croissance du trafic où le renouvellement des outils est plus que jamais nécessaire, le comité national dénonce avec la plus grande fermeté la gestion catastrophique des projets techniques à la DSNA. Les projets 4F et SYSAT s’apparentent dès à présent à des fiascos retentissants compte tenu des moyens engagés, des efforts fournis par l’ensemble des personnels, des dépassements de budgets et des retards invraisemblables accumulés. À n’en pas douter, ces dysfonctionnements dégraderont fortement la performance du contrôle aérien français dans l’avenir.

Le comité national exige des changements majeurs dans la conduite de la modernisation de la navigation aérienne. Il demande que la vérité soit dite aux pouvoirs publics, aux compagnies aériennes et aux usagers sur le retard technologique abyssal de la DSNA, retard dont les contrôleurs aériens sont les premières victimes.

Le comité national soutient sans réserve les contrôleurs aériens de l’organisme de Cayenne Rochambeau qui, compte tenu de leur effectif qualifié famélique (14 PC, bientôt 13, pour un objectif de gestion de 25), ne peuvent plus assurer leurs missions de service public sans interruption et ne peuvent donc plus faire face aux accords internationaux signés par la France dans cette zone. Le préavis déposé pour une grève débutant le 13 septembre doit également être l’occasion de résoudre les problèmes d’attractivité et d’alimentation du terrain. Il exhorte par conséquent les pouvoirs publics à trouver des solutions pérennes dans la négociation plutôt qu’à rentrer dans un conflit long auquel les contrôleurs locaux, déterminés, sont préparés.

Le comité national se montrera extrêmement vigilant quant à l’évolution des discussions sur RP3 afin que celles-ci ne soient pas polluées par les volontés ultra-libérales des compagnies aériennes. Il est surpris que certains discours provocateurs aient été relayés récemment par CANSO et n’aient pas entrainé la moindre prise de distance de la DSNA. Le SNCTA a su fortement mobiliser la profession en 2014 lorsque les ressources de la DSNA étaient menacées par les travaux de RP2 ; il se tient prêt à le faire de nouveau autant que de besoin !

En ce jour de contestation, le comité national dénonce les provocations des lobbies de compagnies aériennes, entre autres celles exprimées ce jour par A4E et Ryanair. Il dénonce par ailleurs la désinvolture coupable de l’USAC-CGT qui ne cesse de relayer des préavis dont elle sait qu’ils ne fédèreront jamais les contrôleurs, participant ainsi aux attaques contre le droit de grève de ces derniers.

Adopté à l’unanimité

Communiqué du comité national (67 KiB)

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2017 : La modernisation technique de la DSNA au milieu du gué

Engrenages

Que ce soit pour l’en-route avec 4-Flight ou pour les tours et approches avec SYSAT 1 et 2, la DSNA se retrouve engagée sur plusieurs programmes de modernisation dont certains devraient déjà être en service d’après les plannings initiaux de 2011. Les mises en service des systèmes modernes sont complexes, risquées et, par conséquent, sans cesse retardées. Le risque de voir les budgets de MCO (maintien en conditions opérationnelles) de nos vieux systèmes exploser est bien réel et les conséquences non maitrisées…

4-Flight : objectif 2019

Le 23 mars dernier, un forum 4-Flight se tenait à Orly. Les différents niveaux de management de la DSNA (échelon central, DO, DTI et centres opérationnels) s’étaient donnés rendez-vous pour accompagner, voire rectifier, le programme 4-Flight afin de tenir une mise en service à l’horizon de fin 2019 / début 2020 pour les CRNA Est et Sud-Est. Valider les conditions pour lancer le compte à rebours MESO J-1000, lever et résoudre les écueils, tels étaient les objectifs affichés de ce séminaire.

Pour tenir le calendrier, de nombreux défis restent à relever :

  • techniques (fiabilisation du système et synchronisation des dépendances externes) ;
  • opérationnels (transition, mise en service, suivi, ainsi que formation des utilisateurs) ;
  • organisationnels (transformation des services et des processus) ;
  • capacité à s’organiser et fonctionner en mode « compte à rebours ».

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4-Flight vous souhaite un joyeux Noël et vous dit à dans 3 ans !

Une nouvelle version de l’application mobile du SNCTA est disponible.

Pensez à faire la mise à jour en suivant cette procédure un peu particulière.

Il y a 10 jours, la DSNA annonçait sans trop de suspense, sa décision de repousser 4-Flight d’au minimum 1 an ! La mise en place à Reims n’aura pas lieu avant 2020…

Les Rémois devront donc, dans un contexte de forte augmentation du trafic, faire face à minimum 3 étés supplémentaires…

  • Avec leurs bons vieux strips,
  • Leur sous-effectif chronique,
  • Et leur ODS obsolète !

Dans le même temps, la mise à jour incluant le Mode S descendant sur nos positions devrait intervenir au premier semestre 2017. La décision de mettre en place l’ALISEP à Reims est toujours en phase d’arbitrage… La DSNA souhaiterait toutefois concentrer toutes ses forces dans le développement de 4-Flight.

Or, cet outil de distance minimum présente un intérêt opérationnel indéniable ! Présent depuis plus de 15 ans à Maastricht (!), il a depuis sa mise en place dans le cadre de EEE, fait ses preuves au CRNA-Ouest.

Nous pouvions comprendre que cette option coûteuse n’ait pas été envisagée tant que l’on nous promettait un passage en environnement électronique proche. Maintenant que cet horizon s’éloigne à nouveau, il est urgent de reconsidérer cette position, et de mettre en place tous les outils nécessaires au principe la plus élémentaire : la sécurité !

Les contrôleurs Rémois attendent un calendrier de mise en place de 4-Flight cohérent et sûr !

Ils exigent en attendant, que ces outils alternatifs soient mis à leur disposition dans les plus brefs délais. Nous n’attendrons pas 3 ans de plus dans ces conditions d’obsolescence inacceptables

FI Reims ACC_Report 4-Flight (1.7 MiB)

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Communiqué du comité national

Comité national
Une nouvelle version de l’application mobile du SNCTA est disponible.

Pensez à faire la mise à jour en suivant cette procédure un peu particulière.

Le comité national s’est réuni à Athis-Mons le 8 et 9 décembre. Il a analysé l’avancement des travaux concernant la mise en application du texte protocolaire signé il y a bientôt six mois.

En dehors du fait qu’aucune mesure indemnitaire n’est encore effective, les contrôleurs aériens retiennent surtout l’annonce, faite en septembre, de la suppression de six mois de revalorisation pourtant prévus dans le protocole. Le comité national réaffirme que ces six mois sont dus et que l’administration a donc, à cet égard, une dette envers les contrôleurs. Le comité national ne l’oubliera pas. Si des signes concrets n’arrivent pas rapidement pour prouver que l’administration souhaite respecter ses autres engagements, le SNCTA ne pourra plus se considérer comme lié par cet accord protocolaire.

Les contraintes sur la licence des contrôleurs se mettent en place dans de mauvaises conditions. Les évolutions sur les conditions de prorogations des licences de contrôleurs sont mal maitrisées, ce qui est source d’inquiétudes et de tensions dans les salles et les subdivisions. Le comité national assure que le SNCTA défendra sans réserve les contrôleurs et les organismes qui rencontreraient des difficultés, pour des raisons purement administratives, à faire proroger leurs mentions auprès de la DSAC.

Le GT sur l’évolution de l’organisation du travail des contrôleurs explore certaines pistes contraires aux valeurs du SNCTA. Face à la volonté de l’administration de modifier localement les tours de service, le comité national constate le blocage, à différents niveaux, des projets négociés par le SNCTA et portés par une très large majorité. Il réaffirme sa volonté de voir les contrôleurs conserver la maîtrise de leurs conditions de travail et mandate le bureau national en conséquence.

Le comité national dénonce le nouveau retard d’un an pris par le programme 4-Flight et les risques pesant sur les groupes 1 et 2 du programme SYSAT. Des moyens doivent être déployés pour tenir les délais prévus et répondre aux enjeux de sécurité et de capacité.

Le plan de performance européen RP3 va s’ouvrir et fait planer une nouvelle menace sur le financement de la DGAC. Le SNCTA saura peser sur les négociations de la même manière que pour RP2.

Adopté à l’unanimité

Communiqué du comité national (66 KiB)

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