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Tag: Action sociale

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Flash Info — Rationalisation des associations : la fin de l’action sociale collective !

Les dernières réunions du comité central d’action sociale (CCAS) ont été l’occasion pour le secrétariat général (SG) d’accumuler les attaques contre l’action sociale collective : en plus d’une amputation hors crise du budget pour abonder le référencement mutuelle et d’un gel budgétaire dû à la crise, ce dernier empile les contraintes pour mettre sciemment fin à ce qu’il semble considérer comme non indispensable.

Fin du système de dispense (ATAS) pour ceux qui s’investissent dans l’action sociale : les présidents d’ARAMIS et de l’UNASACEM ont d’ores et déjà annoncé que cette décision signe la fin de leur association. Finis les Nationaux et les rassemblements sportifs (foot, volley, tennis, golf, moto, ski, rando..), finis les voyages à prix réduits proposés par les associations, finis les séjours adultes et enfants (linguistiques, Disney Land Paris, Puy du Fou, Center Parc…) à prix subventionnés.

Les acteurs locaux, avec si peu de considération du SG, devront rester motivés pour gérer toute la complexité juridique et comptable de leur association ainsi que les arbres de Noël de tous les agents en travaillant bénévolement sur leur temps libre alors qu’il s’agit d’un véritable investissement au quotidien.

Le non-remplacement des permanents qui aident à la gestion des associations locales entraînera de facto la fin des permanences, et donc des médiathèques et de la billetterie (cinéma, piscine, spectacle…).

Le timing irréaliste pour la mise en place à la fin de l’année 2021 d’une association régionale par CLAS, faute de quoi les subventions de la vie associative seront supprimées, mènera forcément à la disparition des associations locales.

Enfin, la DGAC annonce qu’il n’y aura pas de permanent pour aider à la gestion des associations régionales : c’est le coup de grâce. En effet, qui sera prêt à gérer plusieurs milliers de personnes avec la responsabilité inhérente uniquement sur son temps libre et sans le soutien d’un permanent  ?

La DGAC dévoile clairement son objectif. En mettant autant de contraintes sur la rationalisation, elle provoque de facto la disparition des associations locales et nationales. Elle porte ainsi un coup fatal à l’action sociale collective, vecteur de cohésion sociale et de bien vivre ensemble au travail. Devant autant d’attaques, le SNCTA a quitté la séance plénière du CCAS du 29 mars 2021.

FI AS 2021-04-10 Rationalisation Des Associations Fin de l'action sociale collective (0.8 MiB)

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Comité Central d’Action Sociale — DÉCLARATION LIMINAIRE DU SNCTA

Aix-en-Provence, lundi 29 mars 2021

Aujourd’hui est programmé un CCAS plénier dont l’ordre du jour contient trois points dimensionnants pour le futur de notre action sociale: budget, temps accordé aux agents qui s’investissent pour porter cette action sociale et organisation structurelle de cette dernière.

Depuis de très nombreuses années le SNCTA, en gardant toujours à l’esprit de répondre au mieux aux attentes des personnels, s’inscrit dans une dynamique constructive pour porter et  défendre notre action sociale tout en accompagnant les changements nécessaires lorsque la DGAC rencontre des difficultés.

En effet, jusqu’à présent, sans jamais refuser le débat même lorsque les orientations décidées par l’administration ne nous convenaient pas, le SNCTA s’est toujours appliqué à accompagner les évolutions de notre action sociale. Ceci car il avait le sentiment que concernant ce sujet l’administration et le SNCTA pouvaient, à défaut de se retrouver sur les moyens, au moins s’accorder sur la vision et l’envie d’une action sociale de qualité. 

Aujourd’hui ceci ne semble plus être le cas. Outre le fond avec des orientations qui attaquent l’action sociale, l’administration use maintenant d’une forme qui met en péril toute possibilité de travail en commun. 

Choqués par les revirements de l’administration en janvier, nous avions obtenu une entrevue avec le Directeur général pour exprimer le constat d’un dialogue social unilatéral qui remettait en cause des années de fonctionnement consensuel. Le Directeur général avait alors tenu à nous rassurer. C’est dans cette continuité que nous avions noté positivement la présence inhabituelle de notre Secrétaire générale à l’ouverture du dernier bureau du CCAS. Venue exprimer que nous avions été entendus et que des annonces positives allaient nous être faites en cours de séance, nous commencions ce bureau auréolé de l’espoir d’une prise de conscience de notre administration quant à la nécessité d’un vrai dialogue social. 

Court fut notre espoir et d’autant plus grande fut notre émotion alors que l’administration de manière décomplexée et au détour d’une question annonçait une nouvelle fois revenir sur ce qui était encore d’actualité quelques semaines plus tôt. 

Les mots «confiance, écoute, partage, entendu, ensemble, construire » utilisés si peu de temps auparavant semblaient subitement avoir des significations tout autre que celles du dictionnaire.

C’est donc avec colère que nous nous exprimons mais c’est aussi et surtout avec une énorme amertume que nous voyons cet ensemble de décisions unilatérales dessiner la fin de l’action sociale construite, voulue et partagée par tous les acteurs depuis des années. 

N’avoir aucune reconnaissance pour les acteurs qui portent chaque jour cette action sociale, nier ce qui a été construit et le travail que cela a nécessité, revenir en janvier sur des annonces faites en décembre, s’affranchir de l’ensemble des conclusions d’un GT protocolaire alors que certaines d’entre elles étaient encore portées par l’administration il y a quelques semaines, ne pas tenir l’engagement d’affectation d’ETP dans le cadre de la régionalisation du CLAS nord, annoncer des calendriers intenables sont des exemples d’une nouvelle dynamique claire, décomplexée et assumée qui ne peuvent que rompre la confiance bâtie tout au long de ces années.

Que l’administration dise en parallèle vouloir travailler de concert et dans une dynamique constructive à la rationalisation poussée qu’elle exige est soit risible soit offensant tant les actes sont à l’opposé de ce discours.

Après beaucoup d’hésitations, nous sommes là aujourd’hui, non pas que nous ayons confiance en la parole de l’administration, non pas que nous cautionnons ces décisions mais bien au contraire parce que nous voulons peser de tout notre poids dans les discussions qui vont suivre et ainsi défendre notre vision de l’action sociale.

Qu’il semble loin le temps où nos dirigeants considéraient l’action sociale collective comme un formidable outil de management. Le SNCTA est pour sa part persuadé que dans la crise que nous traversons, l’action sociale doit être vue comme un accompagnement à la surmonter. Source de cohésion ,elle crée du lien, rapproche les gens et permet de soulager les difficultés rencontrées à un moment où ces valeurs n’ont jamais eu autant d’importance.

Les représentants SNCTA au CCAS.

2021-03-29 CCAS Déclaration Liminaire (0.1 MiB)

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Les Cahiers du protocole — Au-delà des mesures phares...

Stylo plume

Effectifs, socle contrôle, nouvelle organisation du travail, RIS, retraite… Tels seront assurément les marqueurs forts de ce protocole. Mais ce dernier contient aussi un certain nombre d’autres mesures, parfois moins emblématiques, mais qui apportent leur lot d’avancées sociales.

Reconnaissance du statut d’expert opérationnel

Le SNCTA revendiquait que soit créé un statut permettant de reconnaître le travail d’ICNA, experts reconnus et identifiés, chargés de développer et mettre en place des projets techniques de longue haleine (SYSAT, 4F, par exemple). C’est chose faite dans ce protocole avec un nouveau statut d’expert opérationnel, différent de celui de détaché 12/36. Cette démarche doit permettre en outre de mieux impliquer les utilisateurs finaux des systèmes techniques dans les processus de développement, d’assurer un meilleur suivi des projets et in fine de mieux prendre en compte les besoins techniques des contrôleurs aériens.

Un expert opérationnel pourra être nommé pour un mandat de trois ans renouvelable. Être expert sera une fonction déclenchante pour l’accès au 4e grade et permettra l’accès à l’emploi fonctionnel de chef d’unité technique de l’aviation civile (CUTAC), auquel les ICNA n’avaient pas accès jusqu’à présent. Le CUTAC peut être un « accélérateur » de carrière, en permettant de raccourcir les durées d’échelons ou d’obtenir des échelons plus élevés. Cette accélération de carrière sera aussi « sécurisée » avec un maintien de l’indice détenu dans le CUTAC lorsque l’agent quitte son emploi fonctionnel pour revenir au grade d’ingénieur en chef.

Un quota de 20 postes CUTAC sera réservé aux ICNA. Ils pourront être attribués à certains experts opérationnels et à certains postes de l’encadrement.

Néanmoins, le SNCTA a déjà démontré à la DGAC que, du fait du déroulement de carrière particulier des ICNA, le CUTAC ne représentait un réel intérêt qu’à un moment précis de leur carrière. C’est la raison pour laquelle le SNCTA avait fait la proposition d’un emploi fonctionnel spécifique aux ICNA, avec une grille adaptée. Le SNCTA sera donc déterminé à ce que les textes afférents soient rédigés de façon à ce que la mesure soit efficace et s’adapte au plus grand nombre.
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