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Flash Info COM TS — Une licence spécifique pour la Vigie trafic !

Alors qu’approche l’échéance du 20 mars 2022, date d’entrée en vigueur du règlement européen 2020/1234 qui cadre le fonctionnement des prestataires AMS (Apron Management Service), le SNCTA s’impatientait quant à un positionnement de la DSNA sur une licence spécifique pour les agents de la Vigie trafic de CdG.

En réponse à une question diverse du SNCTA posée lors du CT DSNA de ce jour, le Directeur des services de la navigation aérienne annonce accepter la création d’une telle licence, à travailler en priorité au sein du GT ANSO. Il précise que l’échéance de cette création n’est pas fixée au 20 mars 2022 puisqu’il estime la DSNA capable de respecter les exigences du règlement à cette date.

Le temps est désormais à construire des textes en droit français conformes aux dispositions du règlement EU tout en sachant que des éléments tardent à être tranchés entre DSAC et DSNA, en particulier le niveau en langue anglaise ou la loi du grand-père. Ces textes devront inclure entre autres : 

  • les conditions de délivrance de la licence et de sa prorogation ;
  • les conditions de délivrance d’une mention linguistique et de sa prorogation ;
  • les statuts d’examinateur, d’instructeur et de chef de quart ;
  • les conditions de la transition entre la situation actuelle et celle à venir. 

Le SNCTA accueille avec satisfaction l’annonce de la création d’une licence spécifique pour les agents de la Vigie trafic de CdG. Il aura fallu près d’un an et demi de travail au SNCTA pour finir de convaincre la DSNA. Le travail, conséquent, va désormais consister à traduire l’application du règlement européen 1234 dans des textes ad hoc.
Le SNCTA se tient prêt.

FI COMTS 2021-12-17 Une Licence Spécifique Pour La Vigie Trafic ! (1.0 MiB)

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CDA COM TS — Cannes Mandelieu : à la Croisette des chemins

23800 mouvements équivalents en 2019, 2 positions LOC pour une seule CTR et une mixité de trafic complexe à traiter. 11000 mouvements saisonniers en 2019 sur l’héliport distant et non contrôlé de Quai du large (LFTL), des responsabilités mal définies pour « gérer » celui-ci et un projet Digital Advanced Tower (DAT) pour les clarifier. Un turn over incessant, un fort taux d’arrêt de formation et un nombre de contrôleurs qualifiés très en dessous du BO. Une vigie où les contrôleurs s’entassent sur des positions oubliées des ergonomes.
La COM TS du SNCTA fait un focus sur l’aérodrome de Cannes Mandelieu (LFMD), un des terrains les plus denses et les plus complexes en matière de contrôle d’aérodrome.

Un rapport SDRH/DO qui se fait désirer

Le SNCTA lors du CT DO de février 2021 a obtenu qu’une mission SDRH/DO examine deux aspects critiques concernant le terrain de Cannes :

  • la charge de formation incessante due au fort turn over (réussite aux concours de promotion interne, mutations, 33 % d’arrêts de formation sur les dernières années, etc.) ;
  • le volume et la complexité du trafic à traiter dans une période où le dégroupement des deux positions LOC n’a pas été souvent possible faute de contrôleurs qualifiés.

L’encadrement et les contrôleurs ont bien été auditionnés au printemps. Mais le rapport peine à sortir. Ces dernières années, la DO a su mener à bien nombre de missions de ce type. Qu’il en soit de même pour Cannes tant les enjeux, pouvant toucher à la sécurité des vols, sont importants…

Celui de l’alimentation constante du terrain parait crucial : le rapport devra mettre en évidence des taux d’occupation de fréquence (tof) constamment très/trop élevés sur la fréquence du LOC 1 quand il est regroupé. Les avis sont unanimes : le dégroupement des fréquences LOC ne sera possible de façon sûre et régulière qu’une fois la « barre » des 14 contrôleurs qualifiés franchie. D’autres méthodes peuvent évidemment être implémentées en complément mais ce sujet fondamental ne peut être éludé, puisqu’il touche à la sécurité des vols.

DAT Quai du large : rebond ou plantage ?

La gestion de l’hélistation de Quai du large, située sur la Croisette et distante de 3 NM du terrain principal, est une spécificité que l’on ne retrouve nulle part ailleurs dans les organismes de contrôle français du fait du volume de trafic qui y est traité. Pire, LFTL se situe dans les   protections des procédures IFR du terrain cannois. Si bien que la DSNA s’est toujours trouvée historiquement très en peine pour résoudre le problème.

C’est donc l’objectif du projet DAT que de régler la problématique en permettant grâce à la technologie remote control de rendre les services de contrôle sur l’héliport depuis la vigie de Mandelieu. Le SNCTA a soutenu la démarche, s’est même battu pour, la soutient toujours, mais juge critique la trajectoire du projet actuellement dans une impasse. 

L’alimentation en contrôleurs ne relève pas que du social ou de la qualité de service. C’est aussi une question de sécurité des vols.

Le marché passé avec l’industriel Searidge est pourtant clair et validé par la DSNA : il doit conduire à  l’installation de caméras sur l’hélistation (où la FATO et le plot de stationnement ne sont pas séparés) et d’une IHM dédiée sur les deux positions LOC. Cette IHM permet notamment d’obtenir de façon rapide et efficace l’information du « posé des patins » via un indicateur couleur, issu du traitement de l’image par intelligence artificielle (IA). Quelques années après, le matériel est livré (depuis début 2020), les caméras installées, mais rien n’est opérationnel. La DO avoue en aparté avoir toutes les peines du monde à adapter ses process à l’IA, pourtant utilisée en tant que traitement de l’image dans d’autres projets remote control (tracking, réalité augmentée, etc.) et donc à dérouler le projet initial jusqu’à son terme…

Le 4 novembre 2021, avait été programmé un GT DAT national pour faire un point spécial sur le projet de Cannes. Cette réunion fut précédée par l’envoi au DSNA d’une lettre asyndicale des contrôleurs cannois qui affichaient leur volonté d’aller au bout du DAT mais sous certaines conditions. Dans le brouhaha d’une nième réunion DAT piteusement préparée par la DSNA, le GT se contenta de rappeler que le projet était désormais scindé :

  • phase 1 : visualisation de QdL sur les écrans en vigie pour amélioration de la compréhension de la situation (mais pas de contrôle) et « entrainement de l’IA » en salle technique ;
  • phase 2 : mise en service du module d’IA et contrôle effectif de LFTL.

Les contrôleurs veulent du DAT. Le SNCTA appelle la DSNA à plus de concertation pour une reprise en main efficace du projet.

Aux questions du SNCTA qui soulignait que la consigne opérationnelle et la formation des contrôleurs pour la phase 1 n’étaient toujours pas d’actualité et que la phase 2 relevait à ce stade de la science fiction vu le peu d’empressement dans la conduite du projet, la DSNA n’avait su apporter aucune réponse concrète. Comment utiliser l’outil en phase 1 ? Comment réalise-t-on la transition vers la phase 2 ? Quelles difficultés avec Météo-France sur la fourniture des informations en vent et visibilité ? En revanche, la DSNA avait allumé un contre-feu en questionnant les organisations syndicales sur l’opportunité de réaliser du contrôle simultané à LFMD et LFTL. De quoi embraser les discussions et, au final, ne pas traiter les difficultés de fond. 

Sur ce point « contrôle multisite en simultané », le SNCTA est clair depuis des années : il considère qu’en contrôle d’aérodrome, on ne peut pas gérer de la même façon des vols à destination de deux terrains différents dans la même CTR (LFMD et LFTL), présents naturellement sur la même fréquence, et des vols à destination de deux terrains différents dans deux CTR différentes, contraints d’être sur la même fréquence. C’est un désaccord majeur avec d’autres OS sur un sujet qui, pour autant, mérite un cadre clair à définir.

Le grand bazar de la vigie 

Le visiteur de la tour de Cannes ne peut être qu’interloqué par l’aménagement des postes de travail dans la vigie. À cet égard, la création de l’espace de travail du second LOC à 50 cm, dos à dos avec le contrôleur du LOC principal, est un exemple, presque risible, de ce qu’il ne faudrait pas faire. Si on prend également en compte l’espace perdu par un meuble principal calé à 1 mètre des vitres, on constate que les contrôleurs des 4 positions ouvertes sont littéralement entassés, dans le bruit, sur une douzaine de mètres carrés dans un fatras d’outils et d’écrans posés sans aucune vue d’ensemble. L’ensemble doit donc être repensé avec des compétences dans le domaine, et ce, indépendamment de tout autre projet en cours.

Pas de conditions à poser : la vigie de Cannes doit être repensée avec des ergonomes !

Reconnaissance, fatigue et attractivité 

Il est un fait récent et incontestable qui devrait servir de signal d’alarme à SDRH et à la DO : là où le turn over de contrôleurs qualifiés ne concernait jusqu’à présent que des jeunes TSEEAC promus dans la filière ICNA, il concerne désormais des contrôleurs expérimentés, fatigués des conditions de travail et du manque de reconnaissance. Sans compter que la DSNA peut s’attendre à des départs en retraite anticipés (doit-on rappeler qu’un contrôleur à Cannes pourrait partir en retraite à 67 ans voire 69 ans ?!)…

Au regard des difficultés diverses et variées, la DSNA doit s’engager à travailler sur des mesures d’attractivité telles qu’esquissées pendant la négociation du Protocole 2020. À ce propos, le SNCTA défend la scission du groupe F en F1 et F2 dans le classement des organismes et une valorisation particulière pour des projets spécifiques tels le DAT QdL (ou le SIV Chevreuse à Toussus).

Enfin, la donnée fatigue doit rentrer dans l’équation cannoise : avec des saisons aussi chargées et un arrêté de novembre 2002 qui prévaut pour cadrer l’organisation du travail, les contrôleurs voient arriver l’hiver comme une bouffée d’oxygène. Sur ce point-ci, le SNCTA sera attentif aux conclusions du rapport SDRH/DO.

Le travail de contrôleur aérien à Cannes relève d’un challenge exigeant, motivant mais assurément fatigant. Le SNCTA déplore le manque global de reconnaissance pour ces professionnels performants en matière d’outils, d’infrastructure, de valorisation ou simplement d’écoute. Il exige de la DSNA que soient mis sur la table, des moyens afin d’améliorer, de façon globale et rapide, l’attractivité d’un des terrains « phares » des groupes F et G.

2021-12-16 CDA COMTS Cannes Mandelieu - à La Croisette Des Chemins (0.2 MiB)

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Flash Info COM TS — Vigie trafic : la DSNA débute-t-elle sa prise de conscience ?

Le 23 novembre avaient débuté les premiers MTF (Multilingual Test Format) décidés par l’organisme de CdG pour justifier d’un niveau 4 OACI en anglais des agents de la Vigie Trafic. Une grogne, plus ou moins sourde, commençait à gagner parmi ces derniers privés de formation en anglais depuis toujours. 

Jugeant la situation inadmissible, le SNCTA avait appelé à la suspension des MTF (cf le Flash info du 22 novembre) et avait pris contact avec la DO et la DSNA.

Le 30 novembre, le chef d’organisme de CdG, adressait un mail à tous les agents pour faire part d’un certain nombre de « mesures d’accompagnement » propres à détendre une atmosphère pesante :

  • le MTF ne sera pas un test couperet qui, après le 20 mars 2022, date d’entrée en vigueur du règlement 2020/1234, empêcherait d’exercer ;
  • pour les agents qui acceptent de passer un MTF : le résultat permettra d’évaluer leur niveau en langue anglaise et en fonction, des stages intensifs pourraient être proposés ;
  • pour les agents qui, considérant l’absence de préparation, souhaitent ne pas passer de MTF : ces derniers bénéficieront d’un plan de formation adapté.

Sur le sujet « justification du niveau en langue anglaise », la décision de la DSNA via l’organisme de CdG semble traduire un début de prise de conscience vis à vis de l’exercice de l’AMS (Apron Management Service). Certains points restent encore flous : le SNCTA s’attachera à les éclaircir comme il s’attachera à accompagner les agents de la VT vers les compétences requises en anglais et plus globalement à faire reconnaitre leur professionnalisme.
Cette prise de conscience doit aboutir à l’application d’une « loi du grand-père » pour permettre à chacun d’exercer sereinement le 20 mars 2022 mais aussi à la création d’une licence spécifique pour tous les agents de la Vigie Trafic de CdG.

FI COMTS 2021-12-06 Vigie Trafic (0.7 MiB)

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CDA COM TS — Résultats de la 2de qualification TSEEAC 2021

Deux qualifications statutaires

Si, pour les TSEEAC, l’avancement d’échelon se fait à l’ancienneté, les avancements de grade se font selon des taux de « promus sur promouvables », dits « taux pro/pro », et sont assujettis à l’obtention de deux qualifications statutaires.

La 1re qualification

Présentable dès la première année de titularisation, elle se compose d’un entretien de 30 minutes divisé en deux parties de 15 minutes :

  • présentation du candidat ;
  • questions sur l’organisation de la DGAC et le rôle des principaux organismes internationaux ;
  • questions diverses sur une discipline choisie par le candidat (circulation aérienne, opérations aériennes, missions régaliennes, informatique).

Elle permet l’accession :

  • à la part expérience de niveau 3 ;
  • à la part technique de niveau 1 ;
  • au grade « principal ».
Le SNCTA revendique l’arrêt des examens inutiles. À ce titre, il réclame l’obtention automatique :

  • de la 1re qualification dès l’acquisition d’une mention d’unité ;
  • de la 2de qualification au bout de 9 ans de maintien de mention d’unité.

La 2de qualification

Présentable par les TSEEAC de grade « principal »,  elle est conditionnée à :

  • la réussite à une épreuve écrite comportant un questionnaire à choix multiples de 20 questions portant sur la discipline  de spécialité choisie par le candidat et de 6 questions à réponses courtes portant sur le programme de l’ensemble des disciplines (circulation aérienne, opérations aériennes, missions régaliennes, informatique, etc.), puis à la rédaction d’une note de synthèse ;
  • la réussite à un entretien de 30 minutes composé de la présentation du candidat, de questions diverses sur la spécialité de l’agent puis sur deux autres disciplines choisies.

Afin d’appréhender au mieux cette 2de qualification, une semaine d’auto-évaluation à l’ÉNAC ainsi qu’une préparation par correspondance à la rédaction de notes de synthèse sont proposées.

Son obtention permet l’accession :

  • à la part expérience de niveau 4 ;
  • à la part technique de niveau 2 puis de niveau 3 quatre ans après ;
  • au grade « exceptionnel ». 

Elle autorise également l’accès aux 3 emplois fonctionnels RTAC, CTAC et CSTAC, à leur grille indiciaire, à la part expérience de niveau 5 et à la part technique de niveau 4 qui leur sont associées.

Le SNCTA s’est engagé depuis 2015 dans une démarche proactive en créant une commission permanente tournée vers les contrôleurs aériens TSEEAC et les agents de la vigie trafic de CDG, la COM TS.
Composée de membres aux profils variés, la COM TS permet au SNCTA de mieux structurer son action pour être plus efficace envers ses mandants TSEEAC. Elle appelle les contrôleurs aériens TSEEAC et les agents de la vigie trafic à la rejoindre pour enrichir ses débats.

Une question ? Contactez la COM TS du SNCTA via tseeac@sncta.fr

CDA COMTS 2021-12-02 Résultats 2de Qualification (0.2 MiB)

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Flash Info COM TS — Vigie trafic de CdG : rabais ou professionnalisme ?

Panneau « Stop », « wrong way »

Le règlement européen 2020/1234 entrera en vigueur le 22 mars 2022 avec son cortège d’obligations pour la DSNA, organisme chargé d’une partie de la prestation du service AMS (apron management service) et pour les agents de la vigie trafic (VT) de CdG en matière de qualification, formation et compétences.

Ces exigences ne sont pas nouvelles, le SNCTA le pointe depuis le début du travail sur la licence ANSO. Pourtant, pour se conformer aux obligations réglementaires, la DSNA, ayant démarré ses travaux très tard, se trouve obligée d’avancer au pas de charge avec la DSAC, notamment sur les compétences en langue anglaise. 

La précipitation prévaut sur ce dernier dossier. L’organisme de CdG, laissé seul à imaginer le meilleur moyen pour être « compliant » au règlement EU, fonce désormais tête baissée. Une première vague de tests MTF corrigés à l’ÉNAC, devant débuter ce 23 novembre sans la moindre préparation (!!!), donnera une liste de reçus au niveau 4 OACI requis. Les recalés devront repasser un nouveau test après une formation (dont on ne sait rien) puis si nécessaire une formation complémentaire pour les amener au niveau 4 (dont on ne sait rien non plus). Autant dire que la pilule passe mal parmi les agents de la VT informés en catastrophe de solutions déjà pré-pensées plutôt que consultés de façon constructive.

Le SNCTA demande la suspension des tests MTF sine die. Il juge la précipitation et les choix au rabais qui en résultent, inadmissibles. La DSNA se trouve dans la même situation que lors de l’application de la directive européenne relative à la licence ATCO. Elle avait alors su trouver des moyens concertés sur la partie anglaise en particulier avec la création du PIFA, depuis complétée par les tests ECL et ECLP (ECL sur position) pour être conforme au règlement 2015/340. 

Au vu de l’excellent niveau actuellement rendu par les agents de la vigie trafic de CDG, le SNCTA demande donc que ceux-ci soient autorisés à exercer au-delà du 22 mars (loi du grand-père) avec un PIFA adapté à leur niveau puis des tests similaires aux tests ECL/ECLP. 

Le SNCTA déplore le manque d’anticipation dans l’application du règlement 2020/1234. Il réclame plus de professionnalisme et de concertation dans la mise en place de mesures qui peuvent durement pénaliser certains agents. Il se tient à la disposition de la DSNA pour faire avancer rapidement ce dossier qui nécessite par ailleurs un arbitrage rapide sur une licence spécifique que le SNCTA revendique.

FI COM TS 2021-11-21 Vigie Trafic De CdG (0.8 MiB)

21 novembre 2021 Ecrit par SNCTA dans Com TS
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CDA COM TS — Le « doublet » de la Vigie trafic de CdG

Vigie Trafic (VT) de CdG connaît un début d’année agité sur le front de l’actualité locale et nationale puisque un « doublet » de projets structurants est susceptible de modifier en profondeur le quotidien des agents : un projet remote annoncé par l’organisme et les impacts du règlement européen associés aux travaux à peine entamés sur la licence ANSO (Air Navigation Service Operator).

La tour Est en remote ? Transparence et confiance exigées !

Le 25 mars 2021, était confirmé aux agents de la VT  que la tour Est, louée à prix d’or (700 000 € par an) à Aéroports de Paris, serait abandonnée par la DSNA, 13 ans seulement après sa mise en service. Sa remplaçante supposée dans 3 ans ? Une « digital advanced tower ». À ce stade, la VT Sud ne serait pas concernée mais il ne faut pas être devin pour comprendre qu’à terme, c’est tout le service qui pourrait basculer en « remote ».

Ces annonces constituent un véritable coup de tonnerre dans le fonctionnement de la VT et donc dans le métier d’agents VT. Si ces derniers ne sont pas opposés à l’évolution de leur métier, la méfiance est présente : de nombreux questionnements se font jour face à un projet vide de concertation qui touchera d’une façon ou d’une autre, la sécurité, la qualité du service rendu et les conditions de vie au travail.

Lors du CT DO du 21 juin 2021, le SNCTA a porté la voix des agents de la VT auprès d’un DO qui indique que le projet sera placé sous l’égide du national :

  • quelle pérennité du service ? Le DO, affirmatif, se veut rassurant : la DSNA avec ce projet d’investissement majeur s’engage à poursuivre son activité ; 
  • comment être des acteurs d’un projet aussi dimensionnant et y être associés ? 
  • quel emplacement pour la VT Est « déportée »(avec quelques craintes à ce sujet) ? 
  • quel matériel implémenté dans un contexte de modernisation difficile pour la DSNA (et avec le souvenir d’une expérimentation peu convaincante en 2014) ? 

Le DO certifie que les personnels seront consultés dès que la faisabilité sera assurée tout en signalant que des surfaces sont déjà réservées au CANA. Dont acte mais pour le SNCTA, il ne s’agira pas de prévoir d’enfermer les agents dans un sous-sol puis se retourner vers eux pour changer uniquement des virgules.

Un projet aussi structurant se construit avec les personnels ou ne se construit pas. Le SNCTA réclame des points d’étape précis, réguliers, vers les personnels de la VT ainsi qu’une écoute et une participation active des agents dans des groupes de travail.

Licence « Apron » et règlement EU : ça patine !

En janvier 2021, le SNCTA avait fait part de sa satisfaction de voir toutes les organisations syndicales accepter de s’engager dans la création d’une licence ad hoc liée aux exigences du règlement EU 2020/1234 censé entrer en vigueur en mars 2022. Cette licence doit  normer des éléments imposés par l’Europe en matière de formation initiale et continue, de compétences linguistiques, de just culture, etc. L’unanimité des OS de janvier s’est envolée dès la première réunion de travail le 5 mai 2021 : désormais seuls le SNCTA et FO s’engagent clairement derrière une licence « Apron » distincte de la licence ANSO.

Le SNCTA le rappelle, cette licence « Apron » devrait se décliner en parallèle de la création d’une licence franco-française, dite « licence ANSO », destinée à valoriser tous les métiers TSEEAC de la DO (information aéronautique ou de vol, conception de procédures, redevances…). Les travaux liés à ANSO ont débuté, sous l’égide du chef des SNAs RP, par une réunion de présentation listant les exigences à définir en matière de domaines d’exercice, de conditions de délivrance et de prorogation, de formation, d’évaluation, de durée de formation, de durée de validité, de formations nécessaires, etc. Un round de bilatérales permettra de préparer la réunion de rentrée. À suivre.

Le SNCTA se place aux côtés des agents de la Vigie Trafic dans un tournant majeur de ce service qui se rapproche toujours plus du service du contrôle aérien.

2021-07-01 CDA 006 COM TS - Le Doublet De La Vigie Trafic De Cdg (0.2 MiB)

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CDA COM TS — Résultats de la première qualification TSEEAC 2021

Le SNCTA et sa COM TS présentent ci-dessous, en PJ, la liste des candidats admis à la 1ère qualification, examen important dans le parcours carrière des Techniciens Supérieurs des Études et de l’Exploitation de l’Aviation Civile. Félicitations aux lauréats !

Deux qualifications statutaires

Si, pour les TSEEAC, l’avancement d’échelon se fait à l’ancienneté, les avancements de grade se font selon des taux de « promus sur promouvables », dits « taux pro/pro », et sont assujettis à l’obtention de deux qualifications statutaires.

La 1ère qualification

Présentable dès la première année de titularisation, elle se compose d’un entretien de divisé en deux parties de 15 minutes :

  • présentation du candidat ;
  • questions sur l’organisation de la DGAC et le rôle des principaux organismes internationaux ;
  • questions diverses sur une discipline choisie par le candidat (circulation aérienne, opérations aériennes, missions régaliennes, informatique).

Elle permet l’accession :

  • à la part expérience de niveau 3 ;
  • à la part technique de niveau 1 ;
  • au grade « principal ».

Le SNCTA revendique l’arrêt des examens inutiles. À ce titre, il réclame l’obtention automatique :

    • de la 1re qualification dès l’acquisition d’une mention d’unité ;
    • de la 2de qualification au bout de 9 ans de maintien de mention d’unité.

La 2de qualification

Présentable par les TSEEAC de grade « principal »,  elle est conditionnée à :

  • la réussite à une épreuve écrite comportant un questionnaire à choix multiple de 20 questions portant sur la discipline  de spécialité choisie par le candidat et de 6 questions à réponses courtes portant sur le programme de l’ensemble des disciplines (circulation aérienne, opérations aériennes, missions régaliennes, informatique, etc.), puis à la rédaction d’une note de synthèse ;
  • la réussite à un entretien de 30 minutes composé de la présentation du candidat, de questions diverses sur la spécialité de l’agent puis sur deux autres disciplines choisies.

Afin d’appréhender au mieux cette 2de qualification, une semaine d’auto-évaluation à l’ÉNAC ainsi qu’une préparation par correspondance à la rédaction de notes de synthèse sont proposées.

Son obtention permet l’accession :

  • à la part expérience de niveau 4 ;
  • à la part technique de niveau 2 puis de niveau 3 quatre ans après ;
  • au grade « exceptionnel ». 

Elle autorise également l’accès aux 3 emplois fonctionnels RTAC, CTAC et CSTAC, à leur grille indiciaire, à la part expérience de niveau 5 et à la part technique de niveau 4 qui leur sont associées.

Syndicat de tous les contrôleurs aériens, le SNCTA s’est engagé depuis 2015 dans une démarche proactive en créant une commission permanente tournée vers les contrôleurs d’aérodrome, la COM TS. Depuis le dernier congrès du SNCTA, celle-ci s’est également tournée vers les agents de la vigie trafic de CdG.

Composée de membres aux profils variés, la COM TS permet au SNCTA de mieux structurer son action pour être plus efficace envers ses mandants TSEEAC. Elle appelle les contrôleurs aériens TSEEAC et les agents de la vigie trafic à la rejoindre pour enrichir ses débats.

Une question ? Contactez la COM TS du SNCTA via tseeac@sncta.fr

202106-01 Résultats 1ère Qualification TSEEAC (0.2 MiB)

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Flash Info COM TS — GT permanent F & G : Le choix du rebond ou de l’irrespect ?

Le Groupe de travail permanent pour les terrains des groupes F et G (GTP F&G) du 9 mars 2021 avait fait couler beaucoup d’encre, la plupart des sujets ayant été peu ou mal traités. Celui du 8 juin laissait l’opportunité à la DSNA de se rattraper et de rentrer dans le détail des dossiers, notamment celui de l’interface tour/approche depuis trop longtemps laissé en déshérence. 

Surprise, le 26 mai, la DSNA annule piteusement ce rendez-vous, arguant du fait qu’elle n’a pas « réussi à rassembler les éléments nécessaires et concrets (…) pour consolider un ordre de jour et rendre cette réunion utile ».

Le 27 mai, le Directeur des opérations annonce la nomination du chef du SNA Ouest comme animateur, le laissant décider d’une date pour réunir le GTP F&G à la rentrée. 

Si la déception de voir une session de ce GT à nouveau repoussée est grande, cette annulation doit permettre de « refonder » une fois pour toutes son organisation globale et de ne pas se tromper sur ses objectifs.

Depuis la création de ce GT, le SNCTA constate la valse des animateurs, une fréquence de réunions assez éloignée du stakhanovisme et une impréparation de la plupart des dossiers. Tout ceci ne facilite ni la continuité, ni l’efficacité et laisse planer de gros doutes quant à la volonté de la Direction d’avancer réellement sur les thématiques propres au contrôle d’aérodrome.

Pour que ce GT soit enfin productif, le SNCTA réclame de réaliser un reset complet sur son organisation. La DSNA/DO devra :

  • trouver de la stabilité à son animation et préparer correctement une réunion à programmer dès à présent ; 
  • donner les moyens à l’animateur de fonctionner efficacement et lui permettre de s’entourer d’experts dont la présence (SDRH, DO Échelon central, SNA, etc.) ne serait pas qu’une simple caution ;
  • traiter rapidement les dossiers en souffrance et les questions laissées sans réponse lors de la session du 9 mars ;
  • ne pas chercher à utiliser ce GT comme une « voie de garage » aux problématiques contrôle d’aérodrome qui pourraient être abordées en CT DO.

Le contrôle d’aérodrome, c’est 40 terrains, bientôt 43, environ 350 contrôleurs, des problématiques locales ou nationales différentes et des projets techniques structurants qui auront de forts impacts sociaux.

Le SNCTA revendique un GTP F&G consistant et efficace à l’écoute de ses personnels. La Direction doit utiliser les modifications d’organisation pour rebondir. Sinon elle fera le choix de l’irrespect.

2021-06-03 FI COM TS - GTP Le Choix Du Rebond Ou De L'irrespect ? (0.9 MiB)

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COM TS Flash Info — Un nouveau GTP F&G pour rien !

Le SNCTA avait réclamé la tenue d’un nouveau groupe de travail permanent pour les terrains des groupes F&G (GTP F&G). Il s’est réuni ce 9 mars 2021… dans une ambiance rendue houleuse par le manque de réponses de la DO et par la découverte de quelques « pépites ».

Certains sujets traités dans ce GTP étaient laissés en déshérence depuis plusieurs années. Le SNCTA attendait entre autres des avancées sur le dossier de la mission vers les chefs CA des terrains d’Orly-Aviation Générale ne disposant pas d’adjoints (Issy, Meaux, Chavenay, Saint-Cyr et Étampes) : au final, quelques actions réalisées mais pas de plan d’action. Bien maigre résultat pour un rapport éloquent rendu en… 2018.

Remballé, le chaotique projet d’expérimentation Béziers-Montpellier ! Celui-ci, supposé permettre d’aboutir à des méthodes de travail plus efficaces aux interfaces Approches-Tours, était entamé depuis 2017. Si la DO promet de signer un nouveau mandat en juin (pour une nouvelle usine à gaz ?), le SNCTA a suggéré de changer de méthode pour (enfin) accélérer…

Le SNCTA souhaitait également profiter de cette réunion pour assurer le suivi des nombreux sujets qu’il avait évoqués lors des derniers CT DO. Seule OS à avoir fait parvenir (en avance) des questions diverses, il s’est d’abord étonné avant de s’irriter franchement face à la faiblesse voire l’inexistence de certaines réponses. Sur Étampes, pas de retour précis sur le reclassement des personnels. Sur Lognes, Perpignan ou Cannes, très peu d’éléments sur les missions décidées. Pas d’éléments stabilisés sur Dzaoudzi. Pas d’état des lieux sur les pauses identifiées sur les terrains de groupe G. Un désintérêt manifeste pour les outils de simulation. Circulez, y’a rien à voir sur CADAS-VIGIE-SIGMA. Aucun intervenant de SDRH pour discuter avancement.

Et cerises sur le gâteau d’une réunion aux allures de déroute : à Tours Val de Loire, aérodrome civil dès cet été, la DSNA ne compte nommer aucun chef CA sans que rien ne soit prévu à ce stade en terme d’encadrement local ! 4 contrôleurs militaires, recrutés en emploi réservé, assureront le tour de service, la gestion quotidienne (comment ?!) puis l’expérimentation remote et seront « transférés », annonce en séance, vers le RTC toulousain (quand ?)…

Le prochain GTP F&G de juin devra dissiper l’impression calamiteuse laissée hier, proche de l’affront fait aux personnels. Le SNCTA attend BEAUCOUP mieux et la DO ne pourra pas feindre la surprise.

2021-03-09 FI GTP F&G COM TS (0.6 MiB)

24 mars 2021 Ecrit par SNCTA dans Cellules, Com TS
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CDA ComTS — Avis de grands vents

Funeste année 2020 pour le secteur du transport aérien. Sans même parler de la lourde dette que la DGAC va devoir trainer comme un boulet, les incertitudes sont nombreuses et les réformes s’empilent dans un certain désordre. La COM TS du SNCTA propose de faire un récapitulatif des grands changements à venir pour les contrôleurs TSEEAC et les agents de la Vigie trafic de CdG.

Réserves (in)opérationnelles

L’actualité sociale du contrôle aérien de ces derniers mois s’est focalisée sur le dossier des réserves opérationnelles (RO) dans les organismes de contrôle. Ce dispositif RH visait principalement les CRNA et les grandes approches dans une chasse à la récupération. Mais au final, tous les organismes seront concernés.

Depuis juin 2020, le SNCTA, ses instances nationales et locales, ne cessent de guerroyer contre ce dispositif et ses multiples chausse-trappes. En témoignent les nombreuses communications parues depuis 6 mois à destination de tous les contrôleurs, TSEEAC et ICNA (par exemple, ici, ici et ). Vous pourrez toutes les retrouver sur sncta.fr.

Détachements courts 

En attendant la fin de l’état d’urgence sanitaire actuellement fixée au 17 février 2021, les contrôleurs seront placés en RO exceptionnelles. C’est ce dispositif couplé à celui des détachements courts, validé en CT DO du 8 décembre dernier, que le SNCTA proposait pour la durée de la crise. Il s’agissait de saisir l’opportunité d’une faible pression du trafic pour faire avancer les projets navigation aérienne par des détachements offrant des avancements de carrière. La DSNA a ainsi gâché cette opportunité.

Néanmoins, jusqu’à fin 2023, les contrôleurs TSEEAC pourront être détachés de 1 à 3 mois sur la base du volontariat. La durée du détachement court sera prise en compte pour accélérer la nomination au RTAC pour les contrôleurs disposant des critères. En revanche, SDRH s’est montré obscur quant aux modalités concrètes de cette accélération et ce, alors que le SNCTA déplore l’opacité de l’octroi « en gestion » des emplois fonctionnels.

Pour toute question sur les dispositifs des réserves opérationnelles, des détachements courts ou des pauses identifiées, rapprochez vous de la COM TS via tseeac@sncta.fr. 

Pacte de reprise (PdR) : l’elocotorP

L’idée de créer les conditions sociales propices à un redémarrage du trafic autour d’un pacte dit « de reprise »  avait été lancée par Patrick Gandil puis poursuivie par son successeur, Damien Cazé. Une série de réunions thématiques s’est donc déroulée pendant le dernier trimestre de 2020. Au final, après un premier round, les OS ont assisté à une resucée des mesures évoquées pendant la négociation du Protocole 2020. Avec une particularité majeure : des discussions réduites souvent à de la pure forme et des « compensations » sociales à l’avenant. Le pacte de reprise, un elocotorP, un Protocole à l’envers ?

Ainsi la DSNA a présenté, dans le cadre du PdR, une réactualisation des BO des terrains F et G en lien avec des réajustements de grilles d’armement et des réductions d’amplitude ATS, présentés comme des conséquences des baisses de trafic (commercial notamment). Les nouveaux BO/OG (objectifs de gestion) à utiliser pour le prochain GS 32 heures sont à ce stade les suivants :

  • SNA CE : Bron 11 à 10, Saint Étienne de 7 à 4 ; 
  • SNA N : Châlons-Vatry de 7 à 6, Dôle de 5 à 4 (étude  en cours pour baisser le BO à 3) ;
  • SNA O : Caen de 7 à 6 ;
  • SNA OI : Dzaoudzi de 7 à 5 (refus local du SIV) ; 
  • SNA RP : Étampes de 8 à 7, Lognes de 12 à 8 ;
  • SNA S : Agen de 8 à 7 (étude pour baisser à 6), Carcassonne de 7 à 6 ;
  • SNA SO : Bergerac de 7 à 6 ;
  • SNA SSE : Avignon de 10 à 9.

Quelques terrains affichent malgré tout une augmentation de leurs besoins : Merville de 5 à 6 (activité école en recrudescence), Brive de 4 à 5 (augmentation des horaires ATS) et Nîmes de 9 à 10 (simple « mise en conformité » des besoins mis en évidence par le SNCTA il y a deux ans suite à la création de la Base aérienne de sécurité civile).

Des interrogations locales sont soulevées par certains chiffres (ou  par l’absence de certains chiffes) : Lognes, Cannes, Perpignan, Dzaoudzi, etc. Le SNCTA, qui n’a pu les porter au travers de questions diverses lors du CT DO de décembre interrompu par la longueur des débats, les remettra sur le tapis lors du CT DO prévu le 20 janvier prochain. 

Remote tower : des questions, bien peu de réponses

La digitalisation était annoncée comme un pilier du PdR à travers notamment la technologie remote tower transformée, « à la Franglaise », en Digital Advanced Tower (DAT). Quelques mois après le lancement des réunions du PdR, le SNCTA peine toujours à voir où la DSNA compte aller avec le remote. Temporisation le temps de voir comment le trafic se recompose ? Patinage artistique sur un sujet glaçant ? Incapacité chronique à mener des projets techniques novateurs ?

Toujours est-il que depuis 2016, la DSNA a peu ou pas avancé : seuls les projets du contrôle à distance de l’héliport du Quai du large depuis la vigie de Cannes  et celui de la piste de Miquelon depuis la tour de Saint-Pierre sont encore vivants. Vivants mais sur un long chemin de croix entre aléas techniques, études de sécurité conduisant à des niveaux de sécurité logicielle improbables et non-respect des demandes des experts locaux. 

La nouveauté réside en la construction d’un Remote tower center (RTC) à Blagnac incluant le terrain de Tours Val de Loire. Sans qu’on ne connaisse les autres terrains censés intégrer ce RTC, sans qu’on ne sache non plus avec quels personnels il serait armé, ni quand et comment seraient affectés ceux-ci… Si on rajoute que la majorité politique nouvellement élue de Tours considère leur aéroport comme dixit « une aberration », tout le dossier laisse extrêmement perplexe. Sans compter que le SNCTA n’a toujours pas vu la couleur d’un (début de) plan d’accompagnement pour des personnels susceptibles d’être contraints à muter en cas de fermeture de leurs terrains. 

Le fait est que le DAT recèle d’innombrables questions RH, techniques ou règlementaires et qu’en retour, la DSNA se montre incapable de répondre à la plupart d’entre elles.

Une licence « Apron control » pour la Vigie trafic de CdG !

Les réunions du PdR comportent un volet sur la création d’une licence ANSO (Air navigation service operator) qui permettrait de donner une habilitation à des agents TSEEAC travaillant en particulier dans les domaines de l’information aéronautique. Une façon détournée d’accompagner les restructurations en cours (fermeture du BRIA du Bourget fin 2021, fusion des BNI et BNIA au SIA, regroupements de BTIV) ?

La DSNA souhaiterait inclure dans la licence ANSO les agents de la Vigie trafic de CdG désormais soumis au règlement européen AMS (Apron management service) 2020/1234. Ce dernier cadre les exigences en matière de formations initiale et continue, de contrôle d’aptitude et de compétences linguistiques. 

Le SNCTA ne saisit pas comment les exigences européennes pourraient se fondre dans une habilitation purement franco-française. Il demande à travailler spécifiquement à la création d’une licence pour les agents de la Vigie trafic distincte de la licence ANSO, sur le modèle de la licence ATCO.

Carottage de réunions ?

Pour une meilleure prise en compte des besoins RH des organismes de contrôle, SDRH avait pour habitude de réunir deux GS 32h, le premier en février, le second en début d’été. En 2020, seul le premier s’est tenu pour les TSEEAC. Le SNCTA espère que cette « expérience » n’en appellera pas d’autres et que la DSNA va revenir à un fonctionnement moins exotique…

Le SNCTA réclame pour 2021 la tenue de deux GS 32 heures ainsi que le retour du GTP F et G.

Au rayon des réunions portées disparues, le groupe de travail permanent pour les terrains F et G (GTP F et G) est en tête de gondole. Instance utile qui avait pour objectif de traiter les problématiques particulières au contrôle d’aérodrome, elle s’est réunie en février 2018 puis en octobre 2019, ce qui ne représentait déjà pas une périodicité d’acharnés. Depuis ? Encéphalogramme plat ! Ainsi le plan d’action consécutif à la mission vers les chefs CA en région parisienne est, par exemple, « opportunément » passé à la trappe… 

Au vu de l’actualité chargée concernant les terrains F et G, le SNCTA réclame instamment la re-convocation de cette instance. Il demande en outre qu’elle soit préparée avec plus de sérieux qu’en octobre 2019…

Pauses et règlement européen 2017/373

Le règlement européen « ATM » 2017/373 embarque des dispositions obligatoires sur la fatigue. Pour la DSNA, il entre en application avec retard au 1er janvier 2021 pour ce qui concerne l’aspect pause (« une plage de temps pendant la période de service au cours de laquelle un contrôleur de la circulation aérienne n’est pas tenu d’exécuter ses fonctions, à des fins de récupération »). Sont concernés au premier chef, les terrains du groupe G qui ne disposaient pas jusqu’à présent de pauses identifiées. Désormais les services locaux devront offrir une pause de 30 minutes au moins, à échéance de 6 heures, aux contrôleurs des terrains de groupe G travaillant seul.

Le SNCTA grâce à sa COM TS suit attentivement les sujets concernant les contrôleurs aériens TSEEAC mais aussi les agents de la Vigie trafic. Le SNCTA offre également à tous les contrôleurs, ICNA ou TSEEAC, adhérents ou non-adhérents, des aides individuelles dans les domaines des normes médicales via CESAME (cesame@sncta.fr), de la carrière et des rémunérations via ASAP (asap@sncta.fr) ou de la retraite via sa cellule retraite (retraite@sncta.fr).

2021-01-07 CDA 004 COM TS (0.2 MiB)

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