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Tag: CT

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Bordeaux — Déclaration liminaire CT CRNA SO 29 avril 2021

Monsieur le chef de centre,

L’état d’urgence sanitaire a depuis longtemps été prorogé jusqu’au 1er juin, ce qui autorise le gouvernement à continuer à prendre des mesures exceptionnelles. La situation sanitaire est telle, en cette sortie de confinement, que le gouvernement a annoncé, hier en conseil des ministres, un régime transitoire jusqu’au 31 octobre.

Contre toute attente, la DSNA se presse de mettre réellement en œuvre le dispositif de réserves opérationnelles au 1er mai, dispositif RH le plus décrié depuis des décennies. Alors que les indicateurs ne cessent de nous rappeler la fragilité de la situation sanitaire (doit-on vous les énumérer ?), que le télétravail est une préconisation forte pour éviter le brassage des personnels, à notre grande surprise, l’état d’urgence sanitaire ne sera donc plus en vigueur au delà du 1er mai au sein des salles de contrôle. Une nouvelle absurdité qui frise désormais le « mal aisant » au sein d’une DGAC sevrée d’avions mais regorgeant d’ordres et de contre-ordres.

Le système RO, dont tout le monde s’accorde à souligner qu’il n’amène aucune plus value opérationnelle (sauf à penser que retirer des jours de récupérations relève de l’amélioration du service), va à contre courant des recommandations nationales : il sera demandé aux contrôleurs de venir sur leur lieu de travail pour des activités annexes, sans rôle opérationnel. C’est un non-sens illisible et obscur.

Il n’est pas nouveau que la DSNA a souvent louvoyé avec les consignes gouvernementales, jusqu’à ne pas en respecter certaines édictées par le secrétariat général de la DGAC : réunions non essentielles maintenues en présentiel, jauges non respectées, etc. Le fossé entre la direction nationale et ses 4000 contrôleurs aériens se creuse jour après jour. Provenant d’un management qui bafoue les consignes de préservation de ses personnels et, plus largement, de nos concitoyens, cet ultime coup fourré transforme la perte de confiance en défiance pure.

Le DSNA n’écoute et ne consulte visiblement plus grand monde : il fait ce qu’il veut, quand il veut, contre qui il veut. À ce compte, le SNCTA se demande comment la DSNA prône encore un dialogue social de qualité alors qu’elle le piétine systématiquement. Et avec ce dernier, tous les personnels.

Monsieur le chef de centre, le SNCTA, n’ayant plus envie d’entendre les raisons invraisemblables qui ne manqueront pas de lui être servies pour justifier une décision injustifiable, ne participera pas à ce comité technique.

Déclaration Liminaire CT 29-04-21 (72 KiB)

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FI LFEE — RO : Temps de préparation et compte rendu

La consigne nationale sur ce point est claire :
le temps de préparation et de compte-rendu de chaque réunion le nécessitant doit être crédité dans le compte-temps.

N’en déplaise au chef de service exploitation,
une réunion CE ne se limite pas à écouter religieusement sa parole sacrée.

Une telle réunion nécessite :
a priori, une concertation du CE avec son équipe ;
et a posteriori, un retour de sa part vers l’équipe.

Le SNCTA demande que les réunions chefs d’équipe donnent systématiquement lieu à l’attribution d’un temps de préparation et de compte-rendu équivalent à la durée de la réunion.

Le SNCTA appelle les chefs d’équipe en début de réunion le 23 mars, à exiger du chef de service exploitation cette reconnaissance légitime.

2021-03-22 FI LFEE RO Et Temps De Préparation-compte Rendu (1.0 MiB)

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Flash Info LFLL - CT SNA-CE : le tour de service "2002" passe, malgré une forte opposition

Contrôleur une main sur le front

Suite à l’arrêt imposé de l’XP, l’administration souhaitait revisiter le tour de service « 2002 ». Alors qu’il impose depuis un mois des réserves opérationnelles au motif d’une supposée « surcapacité », l’encadrement du SNA-CE entend, dans le même temps, augmenter la durée des vacations et le temps de travail à la pointe en période chargée. Ce nouveau tour de service « 2002 » acte aussi la possibilité, pour le service, de mobiliser des vacations complémentaires, y compris au mois d’août. 

Face à cette régression de nos conditions de travail, le SNNA-FO, l’UNSA Aviation Civile et le SNCTA se sont prononcés contre le projet présenté par l’administration. Seule l’USAC-CGT s’est abstenue. Cette abstention permet au chef du SNA-CE de faire passer son projet, malgré l’avis défavorable des représentants de près de 75 % des contrôleurs lyonnais. 

Après le dossier « réserves opérationnelles », l’administration poursuit et amplifie son offensive sur les conditions de travail, malgré l’opposition d’une écrasante majorité de représentants des contrôleurs. Le perdant-perdant continue…

2021-02-23 FI LFLL TDS 2002 Validé Forte Opposition (0.8 MiB)

 

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CT SNA-CE du 23 février 2021 - Déclaration liminaire du SNCTA

SNCTA : Veuiller sur vous qui veillez sur le Ciel

Lyon Saint-Exupéry, mardi 23 février 2021,

Monsieur le Président,

Voici le comité technique spécial du SNA Centre-Est à nouveau réuni pour, une fois encore, discuter des conditions de travail des contrôleurs aériens. Il s’agit de la septième fois en quatre mois. Quoique dans cette instance, le terme de discussion soit désormais galvaudé. Pour l’essentiel, il s’agit pour vous d’imposer, sans aucune considération, ni pour les personnels, ni pour les questions de légalité ni même pour les enjeux de sécurité.

 

Nous aurions d’ailleurs sincèrement préféré que ce comité technique soit consacré aux questions de sécurité, tant le travail à mener semble immense.

Nous aurions pu y évoquer la sécurité des vols, au travers, par exemple, du dossier que nous vous avons remis le 20 janvier dernier et qui n’a, à cette heure, donné lieu à aucune réponse de votre part.

Nous y aurions abordé la question de la formation et du maintien des compétences des contrôleurs aériens, de votre refus de fixer un quelconque objectif pour la durée des formations ou de vos promesses non tenues en matière de développement des simulations d’entraînement ou d’accessibilité aux cours d’anglais.

Nous aurions pu enfin y évoquer également la sécurité des personnels opérationnels face à la situation épidémique. Nous vous aurions demandé pourquoi la direction du service n’a toujours pas affiché de jauges pour les salles opérationnelles ou pourquoi la dotation individuelle en masques n’a pas évolué alors que leur durée d’utilisation a été divisée pratiquement par trois. Vous nous auriez aussi sans doute expliqué pourquoi les plans de continuité, de reprise ou de poursuite de l’activité ont systématiquement plusieurs mois de retard sur la situation sanitaire.

 

Plutôt que de traiter ces sujets, vous nous présentez aujourd’hui un projet de modification de notre tour de service qui constitue une importante régression sociale mais également opérationnelle.

Une régression sociale parce qu’en 2018, les contrôleurs lyonnais avaient, à une écrasante majorité, exprimé leur préférence pour un rythme de travail offrant, en période de charge, des vacations aux amplitudes plus courtes, en contrepartie d’une densification des cycles de travail. Lors du comité de suivi de l’expérimentation de septembre 2019, pas une voix ne s’était élevée pour réclamer la suspension ou l’arrêt de cette expérimentation. Et le bilan aurait sans doute été identique si vous aviez eu la correction de réunir ce même comité de suivi à l’automne 2020.

La régression est également opérationnelle puisque le nouveau tour de service que vous entendez imposer contre l’avis des contrôleurs va se traduire non seulement par une baisse des capacités mais également par une augmentation des risques liés à la fatigue. À rebours des règlements européens en la matière, vous proposez, par exemple, d’augmenter, durant les périodes de trafic les plus chargées, la durée maximale des vacations de près de 30 % et la durée hebdomadaire à la pointe de 15 %.

Résumons-nous : d’un côté vous avez mis en place le dispositif des réserves opérationnelles, inefficace et contre-productif, au motif qu’il y aurait des « surcapacités ». De l’autre, vous imposez un tour de service comportant des vacations complémentaires et une augmentation de la durée de travail durant la période chargée.

 

Soyons justes, cette entreprise de destruction de nos conditions de travail n’est pas le seul fruit de vos efforts, certains ayant pris le parti de jeter, « sous couvert d’anonymat » l’opprobre sur notre profession, oeuvrant à défaire ce que la démocratie et le choix des contrôleurs avait mis en place.

Ce faisant, ces tristes sires, et ceux qui les ont soutenus par leur silence, se sont faits les supplétifs de cadres dirigeants trop heureux d’offrir les contrôleurs aériens en pâture à l’opinion et aux pouvoirs publics, plutôt que d’avoir à rendre des comptes sur la modernisation technique ou la sincérité parfois discutable de leur gestion budgétaire.

Ces méthodes nous consternent mais ne nous étonnent pas. Comme pour le protocole 2013, les organisations confédérées envisagent manifestement un apurement des dettes de l’ensemble de la DGAC grâce aux seuls efforts des contrôleurs.

 

Monsieur le Président, pour le SNCTA, votre projet de tour de service constitue non seulement une régression sociale et opérationnelle, mais est contraire aux aspirations des contrôleurs lyonnais exprimées avec constance depuis 2018.

Soyez donc assurés de notre détermination à le combattre car, contrairement à d’autres, le SNCTA n’envisage pas de tourner le dos aux contrôleurs et à leurs intérêts. 

 

2021-02-23 Déclaration Liminaire SNCTA CT SNA-CE Vdef (0.1 MiB)

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LFEE - Déclaration liminaire SNCTA au CT du 12/01/2021

Monsieur le président du comité technique,

L’année 2020 rentrera dans l’histoire comme une année noire pour le transport aérien. Singulière et étonnante, elle avait pourtant bien commencé : la DSNA s’apprêtait à conclure avec les personnels un accord social. Elle semblait reconnaitre, à ce stade, la qualité du contrôle aérien français.

En mars, la pandémie de coronavirus est venue clouer le trafic au sol, paralysant l’ensemble des acteurs du secteur. Malgré les inquiétudes et dans un contexte de panique, les contrôleurs ont assuré leur mission de service public en rapatriant les ressortissants européens dans leurs pays respectifs. Ils ont maintenu la continuité des services de navigation aérienne durant toute la crise sanitaire et encore aujourd’hui.

Mais, par-dessus tout, 2020 restera, pour les contrôleurs, cette année funeste qui leur a montré le véritable visage de leurs dirigeants. Profitant de la sidération et d’un état de faiblesse général, une poignée de managers ont confisqué la DSNA au profit de trajectoires toutes personnelles.

Craignant un rapport de la Cour des comptes qui allait accabler les dix ans de gestion passée, ils ont vu grâce à la crise sanitaire, l’opportunité de se donner une image de réformateurs. Sans considérations opérationnelles ni sociales, ils ont esquissé sur le papier une nouvelle organisation du travail que personne n’aurait osé imaginer.

Des soldats locaux se sont empressés de finaliser un système inopérationnel et punitif : les réserves opérationnelles. Dans ces errements managériaux, les services, locaux et nationaux ont oublié l’essentiel de leur mission : manager des femmes et des hommes, organiser et configurer le contrôle aérien pour anticiper la reprise du trafic.

Aveuglés par des comptes d’apothicaire de récupérations et autres jours de compensation, ils ont surfé sur les tableaux Excel comme jamais auparavant. Ils rendent aujourd’hui cette copie médiocre, leur vision non concertée et destructrice pour les années à venir.

Enfin, 2020 restera, pour les contrôleurs, l’année ou le management a organisé une baisse des salaires non justifiée et punitive…

Rupture de dialogue social, humiliations, baisses de salaires, les contrôleurs ont vécu, en 2020, ce cauchemar organisé par la DSNA qui était inutile et qui ne lui vaudra que des échecs en retour.

Monsieur le président, faites savoir en haut lieu, qu’à partir de maintenant à Reims comme ailleurs, plus rien ne sera jamais comme avant.

2021-01-12 Déclaration Liminaire (0.1 MiB)

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LFBB — Déclaration liminaire SNCTA au CT du 15 décembre 2020

Veuillez trouver ci-joint la déclaration liminaire lue par le Bureau de section lors d’un CT convoqué 15 jours avant la mise en oeuvre des Réserves opérationnelles, malgré une impréparation manifeste du service exploitation !
Le texte, soumis au vote après 2h30 d’échanges improductifs, reprend les grandes lignes de la décision DSNA, sans préciser les détails de la mise en oeuvre localement. Ces aspects sont renvoyés à des discussions avec le service avant et après le lancement du dispositif !
Le Bureau de section a dénoncé le déni de dialogue social, d’autant que le vote est imposé par le Chef de centre sans avoir abordé des points essentiels du projet.
Le vote unanime CONTRE oblige le Chef de centre à reconvoquer un CT le 23 décembre matin lors duquel les règles de dialogue social permettront à la Direction de passer en force quel que soit le vote des OS.
Malgré les maigres ouvertures de l’encadrement local, le SNCTA n’a cessé d’alerter sur les impacts sociaux majeurs pour les contrôleurs bordelais (absence d’engagement sur la hauteur des JRH bien que ce soit devenu un enjeu fondamental d’équilibre inter-centres) mais aussi pour le fonctionnement d’un centre qui avait pourtant démontré toute son efficacité et sa productivité.

 

Sur le point concernant  le renouvellement des expérimentations du service technique, le SNCTA a rappelé qu’il s’est toujours tenu à une neutralité bienveillante lors des votes sur des textes ne concernant pas les contrôleurs. Il en attendait de même des représentants IESSA. Comme les derniers positionnements des représentants IESSA sont autant de coups de canif dans cette neutralité, le SNCTA est donc sorti de sa réserve en citant :
  • le fait que des OS représentatives des IESSA aient apposé leurs logos sur des communiqués intersyndicaux pour la fin des XP ICNA alors qu’elles-mêmes portaient des XP IESSA ;
  • le fait que des représentants locaux IESSA aient voté pour l’arrêt des XP ICNA ;
  • cerise sur le gâteau, la fait qu’un représentant national, IESSA de son état, ait fait part de son mal-être de contrôleur (sic) touchant une prime XP dans les JT de 20h en plein mois de juillet.
Pour autant, le SNCTA est un syndicat. Contrairement à d’autres, il n’a pas vocation à se positionner contre les avantages des IESSA et n’a pas voté contre le renouvellement des XP du service technique.
Par contre, il a refusé de participer au vote pour exprimer son irritation et… tirer un coup de semonce. Ne doutons pas que certaines OS s’offusqueront de ces déclarations très inhabituelles en CT…

 

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CT SNA-CE du 9 décembre 2020 – Déclaration liminaire du SNCTA

SNCTA : Veuiller sur vous qui veillez sur le Ciel

Lyon Saint-Exupéry, le 9 décembre 2020,

Monsieur le Président du comité technique,

Voici le comité technique spécial du SNA Centre-Est à nouveau réuni, pour la troisième fois – et sans doute pas la dernière – en moins de deux mois afin de discuter, une fois encore, de l’organisation du travail des contrôleurs aériens. Manifestement, ce sujet obnubile l’encadrement du SNA Centre-Est et celui de la DSNA.   

Malgré un vote unanime défavorable à l’occasion des réunions du 20 et du 28 octobre du comité technique spécial du SNA Centre-Est, vous avez fait le choix de suspendre, depuis le 1er novembre dernier, les expérimentations qui donnaient, jusque là, satisfaction.

Ce faisant, vous avez également imposé aux contrôleurs aériens lyonnais un tour de service qu’ils avaient massivement rejeté, à près de 80 %, en 2018.

Vous poursuivez aujourd’hui votre offensive sur nos conditions de travail en présentant au comité technique spécial du SNA Centre-Est deux notes visant à décliner localement les « réserves opérationnelles », de manière provocante et stigmatisante.

Provocation car ces notes sur les « réserves opérationnelles » n’ont, précisément, absolument rien d’opérationnel. Demain, donc, les contrôleurs ne pourront plus forcément dégrouper un secteur qui « déborde » parce que le chef de service aura fait le choix de ne pas faire appel à certains de leurs collègues. Nous espérons que les cadres, à tous les niveaux, qui contribuent ou contribueront à déposséder les chefs de tour de leurs prérogatives en matière de gestion des salle et d’ATFCM assumeront en retour, en cas d’événement de sécurité, leurs responsabilités.

Provocation également car ces projets récompensent bien mal les efforts faits par les contrôleurs aériens ces dernières années. Les contrôleurs lyonnais ont, au cours de la décennie passée, fourni des efforts de productivité significatifs et ce, en dépit de l’obsolescence de la quasi-totalité de leurs outils techniques et de l’absence de toute perspective crédible en matière de modernisation. Sans notre bonne volonté que serait-il advenu d’AMAN, de DMAN, du CDM@LYS ? Et qu’adviendra-t-il, demain, du projet PREALPES ?

Stigmatisation car à côté du fond, il y a la forme. Sur le sujet des « réserves opérationnelles » les chefs de centre et l’encadrement de la DSNA, dont la gestion et les résultats ont été étrillés par un rapport de la Cour des Comptes en 2015 puis par un rapport d’information parlementaire en 2018, ont manifestement fait le choix de la stratégie de la diversion en désignant les seuls contrôleurs aériens comme boucs-émissaires de l’actuelle crise que traverse la DGAC. Ils y ont été encouragés par ceux qui, par opportunisme, ont participé cet été à une campagne de dénigrement de notre profession dans la presse nationale.

Vous pensez que les contrôleurs aériens sont indignes de confiance ? Nous vous encourageons à le leur expliquer directement. Expliquez-leur comment vous entendez affiner les besoins en vacations, à la hausse ou à la baisse, alors que l’impréparation du service cet été a conduit à rafistoler le tour de service du plan de reprise d’activité moins de deux semaines après sa mise en œuvre, alors même que nous vous avions alerté sur le sujet au préalable.

Vous pensez que l’expertise apportée par les contrôleurs aériens dans les groupes de travail n’est pas digne d’intérêt ? Allez jusqu’au bout de la démarche et cessez de réunir des groupes de travail, s’ils ne servent à rien.

Vous souhaitez reprendre en main notre fonctionnement opérationnel afin de le rendre plus efficace ? Au regard des résultats obtenus par le SNA Centre-Est sur le traitement des causes systémiques des événements de sécurité, sur la dérive des durées des formations initiales, sur le maintien des compétences des contrôleurs depuis le début de la crise sanitaire ou la modernisation de nos systèmes, nous avons de quoi être inquiets.

Enfin, vous avez fait le choix, Monsieur le Président, à l’image de certains de vos homologues, d’une déclinaison locale, dévoyée et socialement moins-disante, du cadre national relatif aux « réserves opérationnelles ». C’est inédit. Le SNCTA condamne cette méthode. Comment les principaux cadres de la DSNA envisagent-ils d’accompagner la reprise de l’activité si leur parole n’a plus aucune valeur ?

Monsieur le Président, nous vous avions tendu la main lors du dernier comité technique spécial du SNA Centre-Est. Vous confirmez aujourd’hui votre choix de l’affrontement. Dont acte.

 

2020-12-09 Déclaration Liminaire CT Vdef (0.1 MiB)

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CT SNA-CE du 20 octobre 2020 : déclaration liminaire du SNCTA

SNCTA : Veuiller sur vous qui veillez sur le Ciel

Lyon Saint-Exupéry, le 20 octobre 2020,

Monsieur le Président du comité technique,

Les négociations en cours depuis plusieurs mois au sujet de la mutualisation des expérimentations n’ont pas abouti à un consensus. En l’absence d’accord sur un cadre national conforme à l’esprit des expérimentations et en l’absence des textes réglementaires associés, le SNCTA a demandé le report de ce comité technique. Suite à votre décision de le maintenir, le SNCTA votera contre les textes soumis au vote concernant la mutualisation des expérimentations.

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LFBB—CT 18 juin 2020

 

Déclaration liminaire

 

En cette période de crise sanitaire mondiale, anxiogène et incertaine, les contrôleurs aériens, français en général, bordelais en particulier, font preuve de réactivité et d’adaptabilité très fortes et d’un professionnalisme qui ne l’est pas moins. Ils permettent d’assurer sans rechigner la continuité de leurs missions pour les rapatriements, le fret ou les transferts médicaux. Désormais, ils contribuent au retour progressif à la normale du transport commercial.

Dans ce contexte, le SNCTA a pris connaissance de l’ordre du jour du CT DSNA du 16 juin 2020 qui n’a finalement pu se tenir, faute de quorum. Deux sujets concernaient les ICNA du CRNA SO : l’un abordant les expérimentations RH, l’autre la gestion RH de la filière contrôle.

Moyennant des ajustements locaux à définir, le SNCTA approuve le principe de mutualisation des expérimentations RH sur trois ans : ce dernier propose une vision moyen- terme conciliant préparation à la reprise et préservation des conditions de travail des contrôleurs, en particulier le bornage à 8h30 des vacations de contrôle.

Le SNCTA, représentant 70% des ICNA bordelais, est en revanche consterné par le point sur la gestion RH qui comporte des évolutions en matière de congés, de récupérations horaire et de cadrage de la réserve opérationnelle. Il rejette :

  • l’empressement d’une décision dénuée de tout sens opérationnel et ce, alors qu’aucune négociation préalable ne s’est tenue ;
  • le dispositif de Réserve Opérationnelle (RO) tel que proposé. Bien au-delà du simple cadrage de jours d’astreintes en période de crise sanitaire, est introduite la création de compteurs individuels aussi stricts que punitifs à l’encontre des seuls ICNA ;
  • la suppression pure et simple des JRH en 2020 ;
  • le non report des congés et récupérations en 2021, mesure inefficace et incohérente au regard de la situation actuelle.

Le SNCTA voit dans la période de surcapacité de contrôleurs qualifiés une opportunité pour redéployer en priorité une partie des contrôleurs sur des missions de formation et d’études de projets techniques ou espace. Il n’est pas opposé à une réflexion sur comment mieux équilibrer les efforts des services et des salles de contrôle. À la place de quoi, cette note de gestion donne le sentiment amer d’une ambition opportuniste de l’administration centrale et des pouvoirs publics de mettre au pas notre profession, à l’heure où la navigation aérienne a besoin au contraire de construire l’avenir avec ses personnels.

Le SNCTA exige donc qu’un espace de travail soit ouvert afin d’éviter que ce sentiment ne se transforme en certitude.

Le SNCTA, à toutes fins utiles, rappelle à la DSNA qui donne l’air de l’oublier :

  • que les contrôleurs bordelais ont permis à la DSNA une reconnaissance dans le monde aéronautique grâce à la réussite de la transformation EEE à l’automne 2016 ;
  • qu’ils ont largement contribué à la stratégie d’adaptabilité au trafic via les expérimentations RH, donc à l’image de la DSNA ;
  • qu’ils ont réussi à absorber une croissance de trafic exceptionnelle avec très peu de délais, grâce à une agilité permanente sur les tours de service et sur les quotas de congés, et ce, malgré la baisse d’effectif ;
  • que le trafic repartira un jour et que la DSNA ne pourra pas faire sans les contrôleurs ;
  • qu’en tant que syndicat majoritaire, il est un interlocuteur incontournable du dialogue social ;
  • qu’il représente des professionnels pleinement conscients de la situation que traverse le transport aérien ;
  • qu’il reste un syndicat de proposition et de construction ;
  • qu’il ne transigera pas sur les conditions de travail des contrôleurs, essence même de son engagement au quotidien.

L’enjeu de la reprise de demain se joue aujourd’hui. Si la DSNA souhaite construire collectivement le futur de la navigation aérienne, le SNCTA y travaillera en syndicat responsable et professionnel. Si elle le fait seule, si elle tombe dans une comptabilité purement technocratique et dénuée de sens, le SNCTA s’y opposera fermement. L’esprit de dialogue bâti patiemment par le SNCTA, au CRNA SO et ailleurs, depuis de nombreuses années, ne tient plus qu’à un fil. Gageons que la DSNA et les pouvoirs publics retrouveront de la lucidité, sans quoi, collectivement, nous irons de chaos en chaos.

Enfin, le SNCTA note la tentative très opportuniste de lier note de gestion RH et mutualisation de la part d’OS qui se vautrent perpétuellement dans les petits jeux de stratégie politique, sans jamais être capables de négocier des cadres protecteurs, ni de construire une navigation aérienne efficace. Le SNCTA considère que les deux sujets, mutualisation d’XP et RO, ne sont pas liés. Lui faire le reproche de « dealer » l’un contre l’autre n’est autre qu’un grossier procès d’intention, qui n’honore pas leurs auteurs et ne trompera pas les contrôleurs.

Il note également que l’UNSA ICNA et la CGT demandent l’arrêt des expérimentations RH. L’UNSA ICNA locale est même sortie de sa torpeur éditoriale, jugeant probablement l’affaire prioritaire dans le contexte actuel. Étrange revendication, presque obsessionnelle, pour des organisations dites « syndicales » qui impliquera le retour des 11 heures de vacation et, accessoirement, une substantielle perte de salaire. Étrange revanche stratégique sur le dos des contrôleurs. Étrange argumentation de vouloir sauver le budget de la DGAC quand on connaît le poids financier des expérimentations (0,5% du budget DGAC) et quand on constate que ces syndicats n’ont jamais été très sourcilleux, lors de leurs innombrables journées de grève, sur les dégâts en terme de recettes pour la DGAC et d’image pour notre profession.

LFBB—Déclaration liminaire 18-06-20 (82 KiB)

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LFPG FI — Passage en force et chèque en blanc

Jeudi 11 juin, le SNCTA n’a pas siégé au CT local. En effet, les réserves opérationnelles, concept RH inédit dont le cadrage national commencera seulement à être discuté aujourd’hui 16 juin, figuraient notamment dans le PRA que l’administration souhaitait présenter. Le CT devait donc être reporté. Et pourtant, le soir même, le PRA était diffusé.

Dans une énième provocation vis à vis du dialogue social, sans respecter le règlement intérieur, et malgré une nouvelle demande formelle du SNCTA pour simplement le décaler après le 16 juin, l’organisme a convoqué un deuxième CT avec un PRA identique… pour le 15 juin, veille du CT DSNA.

Le quorum n’étant plus nécessaire, le SNCTA a décidé de participer à ce deuxième CT, demandant lors d’une déclaration liminaire le retrait de la notion de réserve opérationnelle, pour revenir à une gestion RH habituelle connue de tous.

Face au refus renouvelé de l’administration en séance, le SNCTA a demandé un vote sur le PRA pour recueillir un avis formel de l’ensemble des OS conformément aux consignes issues du CT Ministériel du 15 mai. Le résultat n’est malheureusement pas à la hauteur des enjeux : le SNCTA a voté contre, l’UNSA et la CGT se sont courageusement abstenus.

En ne s’opposant pas formellement à ce projet, les autres syndicats signent un chèque en blanc à l’administration pour flexibiliser l’organisation du travail des contrôleurs de CDG et du Bourget dès cet été. Le SNCTA regrette d’avoir à nouveau été seul pour défendre les contrôleurs.

La réserve opérationnelle n’a pas de sens en dehors de la crise sanitaire. Sans cadre national, elle n’a pas non plus d’existence. La mise en oeuvre de la « nouvelle » réserve opérationnelle est donc inacceptable.

LFPG — FI Passage En Force Et Chèque En Blanc (0.6 MiB)

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