Username:

Password:

Mot de passe oublié ? / Help
Se connecter Adhérer

Tag: CT

0

LFBB CDA — CT CRNA SO 6-10-2021

Le CT local du 6 octobre 2021 prévoyait le vote d’ajustements des notes de service sur les détachements et sur les fonctions d’encadrements opérationnels. Il a aussi et surtout été question de l’inflexion, ressentie nationalement et localement, sur le dialogue social, tant mis à mal ces 18 derniers mois (cf. notre déclaration liminaire en fin de CDA). 

Parmi les nombreux sujets portés par le SNCTA en questions diverses, celle sur 4F et sa stratégie de déploiement au CRNA SO a soulevé de profondes interrogations, auxquelles il conviendra de répondre rapidement. Autre point de vigilance, un focus a également été porté sur la mise en danger d’un poste de formateur en anglais au CRNA.

Notes détachements

« Immunité » : la durée pendant laquelle un PC en salle ne pourra être détaché d’office est repoussée de 2 à 3 ans. L’allongement de cette « immunité » permettra d’asseoir la pratique de la Mention d’Unité, notamment pour les affectations ÉNAC. Vote : POUR unanime.

Formateurs CdS : face au blocage de SDRH sur l’augmentation du nombre de CdS à 50, le service met sur la table une évolution dans le statut et le choix des volontaires ainsi que dans la désignation d’office. Désormais, les formateurs CdS seront détachés 12-36 et choisis parmi les CdS au-delà de 5 ans de mandat ou ex-CdS. Ne seront désignés d’office que les ex-CdS de moins de 3 ans, à l’exception des CdS « rotationnés » la même année. Pour le SNCTA, si cette disposition permet de rétablir la pleine disponibilité des 48 CdS en équipe, elle pose question sur l’expertise, le maintien de compétence et la future fiche de poste prévue pour les formateurs qui auront également des missions auprès du service. Vote : ABSTENTION unanime.

Temps réel : les ex-CdS de moins de 3 ans seront prioritairement choisis, avant les autres ex-CdS. Seront désignés d’office les ex-CdS, classés par la liste CALIN (à l’exception des CdS « rotationnés » la même année). Votes : 2 POUR (SNCTA, CGT) ; 1 ABSTENTION (UNSA).

QD1 – Changement de cap pour 4-Flight !

Ce point local paraissait informel et lointain il y a peu. Il prend une tournure soudainement très concrète. Le Chef de centre relaye en effet l’arbitrage du CODIR ATM du 1er octobre : le nouveau DSNA y affiche une nouvelle stratégie 4F pour les CRNA de l’Ouest en prévoyant le maintien voire l’accélération des roadmaps avec 2025 (ou avant) comme date cible pour Bordeaux. La raison ? Les volontés de déployer vite et de “décommissionner” le coûteux et archaïque CAUTRA le plus rapidement possible… ajoutées à toutes celles que l’on connaît déjà (crise financière, dette, retard dans la modernisation, etc.). Les conséquences ? Les demandes supplémentaires d’expression de besoin par rapport aux versions des centres pilote seraient contraintes, le but étant de faire de l’incrémental (“on déploie puis on améliore”)… et d’éviter de perturber le planning de déploiement, à ce jour prioritaire.Le SNCTA s’inscrit dans cette volonté de concrétiser enfin la modernisation technique dans les centres et approches. Réduire la période de maintien en conditions opérationnelles de 3 systèmes distincts permettra sans nul doute d’alléger le fardeau financier que représente cette interminable transformation technique. Le nouveau système de traitement de données de vol Coflight devrait améliorer les dessertes automatiques de secteurs, MOD de route entre autres comme il devrait permettre de se débarrasser d’un vieux système 2D en fin de vie. 

Pour autant, le SNCTA veillera à ce que la version qui sera proposée au moment de la transformation au CRNA SO, soit acceptable/acceptée par les contrôleurs bordelais. Il convient donc d’impliquer sans tarder ces derniers et se mettre très vite autour d’une table pour déterminer les écarts de fonctionnalités entre le nouveau système 4F et l’actuel, ceux que l’on peut combler et ceux que l’on ne peut pas combler. Bref le changement de stratégie est abrupt, le chantier titanesque et l’horizon pas si lointain.

QD2 – Formateurs en anglais

Lors du GS formation du 4 octobre, SDRH a annoncé sans préavis, sa décision de ne pas renouveler le CDD d’un des formateurs du site, pour des contraintes de schéma d’emploi global de la DGAC. Annonce humainement inacceptable, suscitant localement incompréhension et interrogation. Le SNCTA a donc en séance largement insisté sur le fait qu’avoir des formateurs en langue anglaise au contact direct et permanent des opérationnels a toujours permis de bénéficier de la formation la plus adaptée aux spécificités de notre métier. C’est grâce à l’étroite collaboration des contrôleurs et du labo d’anglais que cette formation est de qualité, sans cesse adaptée aux nouvelles situations rencontrées par les agents opérationnels. 

Après avoir admis que nos remarques, pertinentes tant sur la forme que sur le fond, méritent d’êtres entendues à court terme, le Chef de centre confirme dans le même temps l’orientation que SDRH souhaite prendre à moyenne échéance : une mixité entre offre locale et prestation extérieure (sur le modèle déjà en vigueur de la formation au SNA-RP). La prolongation du CDD d’un an ne ferait que repousser l’échéance. En l’état, le SNCTA a donc rappelé sa ferme opposition à la disparition de ce poste ou à une quelconque réduction de l’offre locale ce qui aurait pour conséquence une baisse de la qualité des cours. Les besoins d’enseignement spécifique en anglais aéronautique sont essentiels pour notre profession et le SNCTA doute qu’un prestataire extérieur soit en mesure de les apporter avec le niveau actuel de qualité.

QD3 – Prévisions et perspectives trafic 2022 : se préparer à la demande ?

Les deux années passées sont inédites dans l’histoire de l’aviation civile mondiale. Au sortir de l’été, la reprise semble frémir. Alors que le trafic de l’été 2021 a dépassé les scenarii les plus optimistes, la Direction des Opérations et le centre de Bordeaux vont très bientôt devoir se projeter pour préparer la prochaine période de charge.Le Network Manager est sur le point de publier son rapport semestriel. Malgré toutes les incertitudes que comportent l’exercice difficile de prévision de trafic à moyen terme, le service doit d’ores et déjà préparer les esprits des contrôleurs bordelais aux échéances opérationnelles de l’année prochaine : conséquences du basculement 4F à Reims sur le réseau bordelais à partir d’avril 2022, trafic et capacité attendus pendant l’été et organisation du travail qui en découle…

QD4 – La BDR avance, boulets aux pieds

Le déploiement sur toute la salle aurait dû s’opérer ce mois-ci. Les exigences d’assurance logicielle (SWAL en anglais) émises par la DSAC obligent le centre à revoir sa copie. Le niveau demandé, SWAL 4, nécessite un travail à temps plein pour les deux agents concernés. Dès lors, aucune ressource ne peut avancer sur la poursuite du projet, voire son extension à d’autres centres. Le SNCTA note que pour la nième fois, un problème de SWAL vient perturber l’avancement d’un projet technique de la DSNA. Difficile de trouver un responsable dans ces dossiers où DSAC et DSNA se rejettent la responsabilité mais les turpitudes techniques liées aux problèmes d’assurance logicielle constitue une maladie chronique de la DSNA. 

En tout état de cause, le SNCTA est circonspect devant des exigences qui paraissent disproportionnées au regard de l’utilité et l’innocuité du projet BDR qui, nous le rappelons, n’est qu’une plaque de Reason complémentaire de l’arsenal technique opérationnel existant. Pour autant, le service annonce le déploiement, toujours dans un cadre expérimental jusqu’au 31 mars 2022, de 6 positions supplémentaires au 26 octobre 2021. Le SNCTA se réjouit de cette avancée mais reste vigilant sur la suite donnée au-delà du 31 mars 2022. La BDR est certes un outil sensible, mais sa plus-value sur la sécurité n’est plus à démontrer. Le déploiement total et pérenne au-delà du printemps 2022 est incontournable du point de vue de la salle de contrôle.

QD5 – Télétravail : à revoir !

Depuis le début de la pandémie, les contrôleurs aériens ont su s’adapter aux changements d’organisation que la situation sanitaire a imposés. Parmi eux, les contrôleurs détachés et les assistants de subdivision l’ont particulièrement démontré en maintenant leur productivité malgré des conditions de travail bouleversées. Le télétravail, en quelque sorte subi en début de crise, est aujourd’hui largement plébiscité par les agents.

La note de gestion DGAC du 1er juillet de cette année fait désormais référence : elle donne la possibilité aux agents de planifier jusqu’à 3 jours de télétravail par semaine, de manière régulière ou ponctuelle, quel que soit le statut de l’agent. Le SNCTA par la voix de son Bureau national salue la volonté de la DGAC d’élargir l’accès au télétravail à tous ses personnels. Mais la DO, de son côté, restreint cette politique “pour les agents exerçant leur activité en dehors des horaires de bureau » donc pour les détachés et les assistants de subdivision maintenant une MU, en limitant le nombre de jours télétravaillables à 12 flottants sur l’année. Une décision en parfaite contradiction avec la note de gestion DGAC, puisqu’elle exclut du télétravail des agents en fonction du poste qu’ils occupent et non des tâches qu’ils effectuent réellement. Pour formuler sa réponse, l’administration locale s’appuie sur le fait qu’en l’état le télétravail est un outil nouveau qui résulte de la crise sanitaire.

Un nouveau bilan doit être réalisé par la DO au printemps 2022. Mais le SNCTA peut d’ores et déjà le réaliser : 12 jours par an pour les détachés et les assistants de sub, c’est un accord perdant-perdant !

Le SNCTA souhaite que d’ici là, chaque agent concerné puisse exprimer une demande de télétravail, sans nécessairement se limiter aux chiffres contraints par l’actuelle note DO. Chaque demande doit être recensée, étudiée et visée comme il se doit par la hiérarchie locale selon la procédure prévue.

Si le changement de cap côté dialogue social donné par le DSNA est net (à l’image des modifications sur le sujet des RO), le SNCTA n’est pas dupe : les réformes en pleine crise, avec une modernisation technique pire que poussive en toile de fond, vont se poursuivre. L’exemple du changement de stratégie sur 4F mais aussi les comptes d’apothicaires du SG sur le RH en témoignent localement. Le SNCTA, plus que jamais, demande de la CONCERTATION !

DECLARATION LIMINAIRE

Monsieur le président du comité technique,

Il est triste de constater que 18 mois ont été perdus pour mettre en place un dispositif que tous les contrôleurs aériens ont rejeté massivement dès le début. Que d’énergie et de travail dépensés pour essayer de faire fonctionner « une usine à gaz » inutile, contre-productive et inopérationnelle. Le dernier CT DSNA vient enfin de le modifier pour gommer en partie ses aspects négatifs et clôt temporairement une séquence absolument détestable.

Si certaines manœuvres opportunistes et humiliantes ont laissé des traces que le SNCTA n’oubliera pas, il est temps désormais de se projeter vers l’avenir en commençant par appliquer localement cette nouvelle déclinaison plus acceptable, même si elle reste éminemment complexe.

Si on considère le déplacement à Bordeaux du Directeur Général, Damien Cazé, puis celui du nouveau DSNA, Florian Guillermet, tous les deux bien perçus par les personnels, si on considère le changement de ton concrétisé par la modification du texte sur les réserves opérationnelles, le SNCTA se pose la question suivante : le vent est-il finalement en train de tourner ?

Monsieur le chef de centre, le SNCTA l’espère afin de renouer avec un véritable dialogue social.

Après ces deux visites (qui, entre parenthèses, soulignent la présence des uns et l’absence des autres…), après ce changement de ton, le SNCTA attend désormais des actes clairs.

L’actualité récente montre à quel point nos systèmes techniques souffrent d’un gigantesque retard : la modernisation de la DSNA ne pourra pas se faire sans les contrôleurs aériens et encore moins contre eux. La préparation de l’été 2022, annoncé comme celui de la reprise, est évidemment un autre point de vigilance local pour des personnels qui ont encore prouvé cet été leur motivation et leur performance.

Des sujets certes moins dimensionnants attirent également notre attention, tel que le télétravail, pour lequel la décision imposée lors du dernier CT DO fait preuve au mieux d’une injustifiable prudence et au pire du plus grand des mépris envers le professionnalisme des contrôleurs détachés hors salle.

Somme toute, le SNCTA accueille favorablement l’inflexion ressentie dans le management de la DSNA, et par ricochet, de la DO. Mais en tout état de cause, nourris des déconvenues passées, nous resterons vigilants et ne transigerons pas sur les futurs enjeux pour le centre à court et moyen termes.

Mérignac, le 6 octobre 2021

2021-10-06 LFBB CT Du CRNA SO, Questions Diverses (et Variées) (0.3 MiB)

0

Flash Info — CT DO - Échec du dialogue social

Le CT DO de la semaine dernière s’est de nouveau illustré par une conduite désastreuse du dialogue social. S’il a abordé, durant les six premières heures, les questions diverses non traitées lors du CT précédent, les échanges n’ont fait que confirmer l’impossibilité d’instaurer un débat d’idées. Entre autres :

  • Méthode de calcul des JRH : ce point, mis à l’ordre du jour à la demande du SNCTA, fait suite au CT DSNA du 12 novembre 2020 au cours duquel le DSNA s’était engagé à définir une méthode de calcul socialement favorable. Malgré cela, dans la continuité des passages en force du début d’année et en dépit de ses propres engagements, la DO refuse toute modification de la « nouvelle » méthode ;
  • Télétravail : à contre courant de la Fonction publique et de la DGAC, la DO n’accordera dans un premier temps que « 12 jours annuels de télétravail aux détachés ». Le SNCTA dénonce cette restriction qui d’une part, stigmatise les personnels et, d’autre part, déresponsabilise les encadrements locaux. Une fois de plus, aucun argument n’est avancé ;
  • Temps partiel pour convenances personnelles : malgré la crise sanitaire, la DO continue de s’opposer à ce que les contrôleurs en équipe puissent en bénéficier. Objectivement à court d’arguments, le DO conclut finalement par un « de toute façon c’est moi qui décide » injustifiable.

Le dialogue social mené par la direction des opérations n’est plus caractérisé par le débat d’idées : le contradictoire a laissé place au dogme aveugle et à l’autoritarisme assumé.

Ce type de management d’un autre âge n’a pas sa place à la DGAC.

FI BN 2021-07-02 CT DO Échec Du Dialogue Social (0.6 MiB)

0

Bordeaux — Déclaration liminaire CT CRNA SO 29 avril 2021

Monsieur le chef de centre,

L’état d’urgence sanitaire a depuis longtemps été prorogé jusqu’au 1er juin, ce qui autorise le gouvernement à continuer à prendre des mesures exceptionnelles. La situation sanitaire est telle, en cette sortie de confinement, que le gouvernement a annoncé, hier en conseil des ministres, un régime transitoire jusqu’au 31 octobre.

Contre toute attente, la DSNA se presse de mettre réellement en œuvre le dispositif de réserves opérationnelles au 1er mai, dispositif RH le plus décrié depuis des décennies. Alors que les indicateurs ne cessent de nous rappeler la fragilité de la situation sanitaire (doit-on vous les énumérer ?), que le télétravail est une préconisation forte pour éviter le brassage des personnels, à notre grande surprise, l’état d’urgence sanitaire ne sera donc plus en vigueur au delà du 1er mai au sein des salles de contrôle. Une nouvelle absurdité qui frise désormais le « mal aisant » au sein d’une DGAC sevrée d’avions mais regorgeant d’ordres et de contre-ordres.

Le système RO, dont tout le monde s’accorde à souligner qu’il n’amène aucune plus value opérationnelle (sauf à penser que retirer des jours de récupérations relève de l’amélioration du service), va à contre courant des recommandations nationales : il sera demandé aux contrôleurs de venir sur leur lieu de travail pour des activités annexes, sans rôle opérationnel. C’est un non-sens illisible et obscur.

Il n’est pas nouveau que la DSNA a souvent louvoyé avec les consignes gouvernementales, jusqu’à ne pas en respecter certaines édictées par le secrétariat général de la DGAC : réunions non essentielles maintenues en présentiel, jauges non respectées, etc. Le fossé entre la direction nationale et ses 4000 contrôleurs aériens se creuse jour après jour. Provenant d’un management qui bafoue les consignes de préservation de ses personnels et, plus largement, de nos concitoyens, cet ultime coup fourré transforme la perte de confiance en défiance pure.

Le DSNA n’écoute et ne consulte visiblement plus grand monde : il fait ce qu’il veut, quand il veut, contre qui il veut. À ce compte, le SNCTA se demande comment la DSNA prône encore un dialogue social de qualité alors qu’elle le piétine systématiquement. Et avec ce dernier, tous les personnels.

Monsieur le chef de centre, le SNCTA, n’ayant plus envie d’entendre les raisons invraisemblables qui ne manqueront pas de lui être servies pour justifier une décision injustifiable, ne participera pas à ce comité technique.

Déclaration Liminaire CT 29-04-21 (72 KiB)

0

FI LFEE — RO : Temps de préparation et compte rendu

La consigne nationale sur ce point est claire :
le temps de préparation et de compte-rendu de chaque réunion le nécessitant doit être crédité dans le compte-temps.

N’en déplaise au chef de service exploitation,
une réunion CE ne se limite pas à écouter religieusement sa parole sacrée.

Une telle réunion nécessite :
a priori, une concertation du CE avec son équipe ;
et a posteriori, un retour de sa part vers l’équipe.

Le SNCTA demande que les réunions chefs d’équipe donnent systématiquement lieu à l’attribution d’un temps de préparation et de compte-rendu équivalent à la durée de la réunion.

Le SNCTA appelle les chefs d’équipe en début de réunion le 23 mars, à exiger du chef de service exploitation cette reconnaissance légitime.

2021-03-22 FI LFEE RO Et Temps De Préparation-compte Rendu (1.0 MiB)

0

Flash Info LFLL - CT SNA-CE : le tour de service "2002" passe, malgré une forte opposition

Contrôleur une main sur le front

Suite à l’arrêt imposé de l’XP, l’administration souhaitait revisiter le tour de service « 2002 ». Alors qu’il impose depuis un mois des réserves opérationnelles au motif d’une supposée « surcapacité », l’encadrement du SNA-CE entend, dans le même temps, augmenter la durée des vacations et le temps de travail à la pointe en période chargée. Ce nouveau tour de service « 2002 » acte aussi la possibilité, pour le service, de mobiliser des vacations complémentaires, y compris au mois d’août. 

Face à cette régression de nos conditions de travail, le SNNA-FO, l’UNSA Aviation Civile et le SNCTA se sont prononcés contre le projet présenté par l’administration. Seule l’USAC-CGT s’est abstenue. Cette abstention permet au chef du SNA-CE de faire passer son projet, malgré l’avis défavorable des représentants de près de 75 % des contrôleurs lyonnais. 

Après le dossier « réserves opérationnelles », l’administration poursuit et amplifie son offensive sur les conditions de travail, malgré l’opposition d’une écrasante majorité de représentants des contrôleurs. Le perdant-perdant continue…

2021-02-23 FI LFLL TDS 2002 Validé Forte Opposition (0.8 MiB)

 

0

CT SNA-CE du 23 février 2021 - Déclaration liminaire du SNCTA

SNCTA : Veuiller sur vous qui veillez sur le Ciel

Lyon Saint-Exupéry, mardi 23 février 2021,

Monsieur le Président,

Voici le comité technique spécial du SNA Centre-Est à nouveau réuni pour, une fois encore, discuter des conditions de travail des contrôleurs aériens. Il s’agit de la septième fois en quatre mois. Quoique dans cette instance, le terme de discussion soit désormais galvaudé. Pour l’essentiel, il s’agit pour vous d’imposer, sans aucune considération, ni pour les personnels, ni pour les questions de légalité ni même pour les enjeux de sécurité.

 

Nous aurions d’ailleurs sincèrement préféré que ce comité technique soit consacré aux questions de sécurité, tant le travail à mener semble immense.

Nous aurions pu y évoquer la sécurité des vols, au travers, par exemple, du dossier que nous vous avons remis le 20 janvier dernier et qui n’a, à cette heure, donné lieu à aucune réponse de votre part.

Nous y aurions abordé la question de la formation et du maintien des compétences des contrôleurs aériens, de votre refus de fixer un quelconque objectif pour la durée des formations ou de vos promesses non tenues en matière de développement des simulations d’entraînement ou d’accessibilité aux cours d’anglais.

Nous aurions pu enfin y évoquer également la sécurité des personnels opérationnels face à la situation épidémique. Nous vous aurions demandé pourquoi la direction du service n’a toujours pas affiché de jauges pour les salles opérationnelles ou pourquoi la dotation individuelle en masques n’a pas évolué alors que leur durée d’utilisation a été divisée pratiquement par trois. Vous nous auriez aussi sans doute expliqué pourquoi les plans de continuité, de reprise ou de poursuite de l’activité ont systématiquement plusieurs mois de retard sur la situation sanitaire.

 

Plutôt que de traiter ces sujets, vous nous présentez aujourd’hui un projet de modification de notre tour de service qui constitue une importante régression sociale mais également opérationnelle.

Une régression sociale parce qu’en 2018, les contrôleurs lyonnais avaient, à une écrasante majorité, exprimé leur préférence pour un rythme de travail offrant, en période de charge, des vacations aux amplitudes plus courtes, en contrepartie d’une densification des cycles de travail. Lors du comité de suivi de l’expérimentation de septembre 2019, pas une voix ne s’était élevée pour réclamer la suspension ou l’arrêt de cette expérimentation. Et le bilan aurait sans doute été identique si vous aviez eu la correction de réunir ce même comité de suivi à l’automne 2020.

La régression est également opérationnelle puisque le nouveau tour de service que vous entendez imposer contre l’avis des contrôleurs va se traduire non seulement par une baisse des capacités mais également par une augmentation des risques liés à la fatigue. À rebours des règlements européens en la matière, vous proposez, par exemple, d’augmenter, durant les périodes de trafic les plus chargées, la durée maximale des vacations de près de 30 % et la durée hebdomadaire à la pointe de 15 %.

Résumons-nous : d’un côté vous avez mis en place le dispositif des réserves opérationnelles, inefficace et contre-productif, au motif qu’il y aurait des « surcapacités ». De l’autre, vous imposez un tour de service comportant des vacations complémentaires et une augmentation de la durée de travail durant la période chargée.

 

Soyons justes, cette entreprise de destruction de nos conditions de travail n’est pas le seul fruit de vos efforts, certains ayant pris le parti de jeter, « sous couvert d’anonymat » l’opprobre sur notre profession, oeuvrant à défaire ce que la démocratie et le choix des contrôleurs avait mis en place.

Ce faisant, ces tristes sires, et ceux qui les ont soutenus par leur silence, se sont faits les supplétifs de cadres dirigeants trop heureux d’offrir les contrôleurs aériens en pâture à l’opinion et aux pouvoirs publics, plutôt que d’avoir à rendre des comptes sur la modernisation technique ou la sincérité parfois discutable de leur gestion budgétaire.

Ces méthodes nous consternent mais ne nous étonnent pas. Comme pour le protocole 2013, les organisations confédérées envisagent manifestement un apurement des dettes de l’ensemble de la DGAC grâce aux seuls efforts des contrôleurs.

 

Monsieur le Président, pour le SNCTA, votre projet de tour de service constitue non seulement une régression sociale et opérationnelle, mais est contraire aux aspirations des contrôleurs lyonnais exprimées avec constance depuis 2018.

Soyez donc assurés de notre détermination à le combattre car, contrairement à d’autres, le SNCTA n’envisage pas de tourner le dos aux contrôleurs et à leurs intérêts. 

 

2021-02-23 Déclaration Liminaire SNCTA CT SNA-CE Vdef (0.1 MiB)

0

LFEE - Déclaration liminaire SNCTA au CT du 12/01/2021

Monsieur le président du comité technique,

L’année 2020 rentrera dans l’histoire comme une année noire pour le transport aérien. Singulière et étonnante, elle avait pourtant bien commencé : la DSNA s’apprêtait à conclure avec les personnels un accord social. Elle semblait reconnaitre, à ce stade, la qualité du contrôle aérien français.

En mars, la pandémie de coronavirus est venue clouer le trafic au sol, paralysant l’ensemble des acteurs du secteur. Malgré les inquiétudes et dans un contexte de panique, les contrôleurs ont assuré leur mission de service public en rapatriant les ressortissants européens dans leurs pays respectifs. Ils ont maintenu la continuité des services de navigation aérienne durant toute la crise sanitaire et encore aujourd’hui.

Mais, par-dessus tout, 2020 restera, pour les contrôleurs, cette année funeste qui leur a montré le véritable visage de leurs dirigeants. Profitant de la sidération et d’un état de faiblesse général, une poignée de managers ont confisqué la DSNA au profit de trajectoires toutes personnelles.

Craignant un rapport de la Cour des comptes qui allait accabler les dix ans de gestion passée, ils ont vu grâce à la crise sanitaire, l’opportunité de se donner une image de réformateurs. Sans considérations opérationnelles ni sociales, ils ont esquissé sur le papier une nouvelle organisation du travail que personne n’aurait osé imaginer.

Des soldats locaux se sont empressés de finaliser un système inopérationnel et punitif : les réserves opérationnelles. Dans ces errements managériaux, les services, locaux et nationaux ont oublié l’essentiel de leur mission : manager des femmes et des hommes, organiser et configurer le contrôle aérien pour anticiper la reprise du trafic.

Aveuglés par des comptes d’apothicaire de récupérations et autres jours de compensation, ils ont surfé sur les tableaux Excel comme jamais auparavant. Ils rendent aujourd’hui cette copie médiocre, leur vision non concertée et destructrice pour les années à venir.

Enfin, 2020 restera, pour les contrôleurs, l’année ou le management a organisé une baisse des salaires non justifiée et punitive…

Rupture de dialogue social, humiliations, baisses de salaires, les contrôleurs ont vécu, en 2020, ce cauchemar organisé par la DSNA qui était inutile et qui ne lui vaudra que des échecs en retour.

Monsieur le président, faites savoir en haut lieu, qu’à partir de maintenant à Reims comme ailleurs, plus rien ne sera jamais comme avant.

2021-01-12 Déclaration Liminaire (0.1 MiB)

0

LFBB — Déclaration liminaire SNCTA au CT du 15 décembre 2020

Veuillez trouver ci-joint la déclaration liminaire lue par le Bureau de section lors d’un CT convoqué 15 jours avant la mise en oeuvre des Réserves opérationnelles, malgré une impréparation manifeste du service exploitation !
Le texte, soumis au vote après 2h30 d’échanges improductifs, reprend les grandes lignes de la décision DSNA, sans préciser les détails de la mise en oeuvre localement. Ces aspects sont renvoyés à des discussions avec le service avant et après le lancement du dispositif !
Le Bureau de section a dénoncé le déni de dialogue social, d’autant que le vote est imposé par le Chef de centre sans avoir abordé des points essentiels du projet.
Le vote unanime CONTRE oblige le Chef de centre à reconvoquer un CT le 23 décembre matin lors duquel les règles de dialogue social permettront à la Direction de passer en force quel que soit le vote des OS.
Malgré les maigres ouvertures de l’encadrement local, le SNCTA n’a cessé d’alerter sur les impacts sociaux majeurs pour les contrôleurs bordelais (absence d’engagement sur la hauteur des JRH bien que ce soit devenu un enjeu fondamental d’équilibre inter-centres) mais aussi pour le fonctionnement d’un centre qui avait pourtant démontré toute son efficacité et sa productivité.

 

Sur le point concernant  le renouvellement des expérimentations du service technique, le SNCTA a rappelé qu’il s’est toujours tenu à une neutralité bienveillante lors des votes sur des textes ne concernant pas les contrôleurs. Il en attendait de même des représentants IESSA. Comme les derniers positionnements des représentants IESSA sont autant de coups de canif dans cette neutralité, le SNCTA est donc sorti de sa réserve en citant :
  • le fait que des OS représentatives des IESSA aient apposé leurs logos sur des communiqués intersyndicaux pour la fin des XP ICNA alors qu’elles-mêmes portaient des XP IESSA ;
  • le fait que des représentants locaux IESSA aient voté pour l’arrêt des XP ICNA ;
  • cerise sur le gâteau, la fait qu’un représentant national, IESSA de son état, ait fait part de son mal-être de contrôleur (sic) touchant une prime XP dans les JT de 20h en plein mois de juillet.
Pour autant, le SNCTA est un syndicat. Contrairement à d’autres, il n’a pas vocation à se positionner contre les avantages des IESSA et n’a pas voté contre le renouvellement des XP du service technique.
Par contre, il a refusé de participer au vote pour exprimer son irritation et… tirer un coup de semonce. Ne doutons pas que certaines OS s’offusqueront de ces déclarations très inhabituelles en CT…

 

0

CT SNA-CE du 9 décembre 2020 – Déclaration liminaire du SNCTA

SNCTA : Veuiller sur vous qui veillez sur le Ciel

Lyon Saint-Exupéry, le 9 décembre 2020,

Monsieur le Président du comité technique,

Voici le comité technique spécial du SNA Centre-Est à nouveau réuni, pour la troisième fois – et sans doute pas la dernière – en moins de deux mois afin de discuter, une fois encore, de l’organisation du travail des contrôleurs aériens. Manifestement, ce sujet obnubile l’encadrement du SNA Centre-Est et celui de la DSNA.   

Malgré un vote unanime défavorable à l’occasion des réunions du 20 et du 28 octobre du comité technique spécial du SNA Centre-Est, vous avez fait le choix de suspendre, depuis le 1er novembre dernier, les expérimentations qui donnaient, jusque là, satisfaction.

Ce faisant, vous avez également imposé aux contrôleurs aériens lyonnais un tour de service qu’ils avaient massivement rejeté, à près de 80 %, en 2018.

Vous poursuivez aujourd’hui votre offensive sur nos conditions de travail en présentant au comité technique spécial du SNA Centre-Est deux notes visant à décliner localement les « réserves opérationnelles », de manière provocante et stigmatisante.

Provocation car ces notes sur les « réserves opérationnelles » n’ont, précisément, absolument rien d’opérationnel. Demain, donc, les contrôleurs ne pourront plus forcément dégrouper un secteur qui « déborde » parce que le chef de service aura fait le choix de ne pas faire appel à certains de leurs collègues. Nous espérons que les cadres, à tous les niveaux, qui contribuent ou contribueront à déposséder les chefs de tour de leurs prérogatives en matière de gestion des salle et d’ATFCM assumeront en retour, en cas d’événement de sécurité, leurs responsabilités.

Provocation également car ces projets récompensent bien mal les efforts faits par les contrôleurs aériens ces dernières années. Les contrôleurs lyonnais ont, au cours de la décennie passée, fourni des efforts de productivité significatifs et ce, en dépit de l’obsolescence de la quasi-totalité de leurs outils techniques et de l’absence de toute perspective crédible en matière de modernisation. Sans notre bonne volonté que serait-il advenu d’AMAN, de DMAN, du CDM@LYS ? Et qu’adviendra-t-il, demain, du projet PREALPES ?

Stigmatisation car à côté du fond, il y a la forme. Sur le sujet des « réserves opérationnelles » les chefs de centre et l’encadrement de la DSNA, dont la gestion et les résultats ont été étrillés par un rapport de la Cour des Comptes en 2015 puis par un rapport d’information parlementaire en 2018, ont manifestement fait le choix de la stratégie de la diversion en désignant les seuls contrôleurs aériens comme boucs-émissaires de l’actuelle crise que traverse la DGAC. Ils y ont été encouragés par ceux qui, par opportunisme, ont participé cet été à une campagne de dénigrement de notre profession dans la presse nationale.

Vous pensez que les contrôleurs aériens sont indignes de confiance ? Nous vous encourageons à le leur expliquer directement. Expliquez-leur comment vous entendez affiner les besoins en vacations, à la hausse ou à la baisse, alors que l’impréparation du service cet été a conduit à rafistoler le tour de service du plan de reprise d’activité moins de deux semaines après sa mise en œuvre, alors même que nous vous avions alerté sur le sujet au préalable.

Vous pensez que l’expertise apportée par les contrôleurs aériens dans les groupes de travail n’est pas digne d’intérêt ? Allez jusqu’au bout de la démarche et cessez de réunir des groupes de travail, s’ils ne servent à rien.

Vous souhaitez reprendre en main notre fonctionnement opérationnel afin de le rendre plus efficace ? Au regard des résultats obtenus par le SNA Centre-Est sur le traitement des causes systémiques des événements de sécurité, sur la dérive des durées des formations initiales, sur le maintien des compétences des contrôleurs depuis le début de la crise sanitaire ou la modernisation de nos systèmes, nous avons de quoi être inquiets.

Enfin, vous avez fait le choix, Monsieur le Président, à l’image de certains de vos homologues, d’une déclinaison locale, dévoyée et socialement moins-disante, du cadre national relatif aux « réserves opérationnelles ». C’est inédit. Le SNCTA condamne cette méthode. Comment les principaux cadres de la DSNA envisagent-ils d’accompagner la reprise de l’activité si leur parole n’a plus aucune valeur ?

Monsieur le Président, nous vous avions tendu la main lors du dernier comité technique spécial du SNA Centre-Est. Vous confirmez aujourd’hui votre choix de l’affrontement. Dont acte.

 

2020-12-09 Déclaration Liminaire CT Vdef (0.1 MiB)

0

CT SNA-CE du 20 octobre 2020 : déclaration liminaire du SNCTA

SNCTA : Veuiller sur vous qui veillez sur le Ciel

Lyon Saint-Exupéry, le 20 octobre 2020,

Monsieur le Président du comité technique,

Les négociations en cours depuis plusieurs mois au sujet de la mutualisation des expérimentations n’ont pas abouti à un consensus. En l’absence d’accord sur un cadre national conforme à l’esprit des expérimentations et en l’absence des textes réglementaires associés, le SNCTA a demandé le report de ce comité technique. Suite à votre décision de le maintenir, le SNCTA votera contre les textes soumis au vote concernant la mutualisation des expérimentations.

Pages:1234