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Tag: Expé RH

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CDA LFEE - No deal REXIT

Panneau « Stop », « wrong way »

De manière inédite, une note d’organisation du travail a recueilli pour la deuxième fois un vote unanime CONTRE. Le coup de force attendu du service pour imposer cette note révèle un dialogue social en piètre état. Depuis le plan de reprise d’activité, le service agit seul et s’isole. Il doit s’attendre à rendre des comptes seul.

Retour 18 ans en arrière

L’autoproclamée « suspension » des expérimentations entraîne le retour à la situation d’avant-2015 où tout l’arrêté du 19 novembre 2002 s’appliquait.

C’est donc un vieux cadre inadapté et rejeté par les contrôleurs qui s’appliquera avec le retour des vacations de 11 heures en période de charge et un temps de travail hebdomadaire que le service pourra individuellement porter jusqu’à 43 heures !

Car si la DSNA estime qu’elle n’a pas besoin du potentiel des expérimentations, elle ne renonce pas à sa flexibilité. Les consignes de Paris sont claires : la vacation complémentaire doit s’appliquer à Reims, les recyclages dirigés aussi !

Entourloupes à gogo

L’exploitation fait le choix contestable de soumettre un cadre d’organisation du travail piloté par une seule note temporaire et non exhaustive. Les concessions de façade sur le déclenchement des vacations complémentaires à J-24 par exemple disparaîtront dès la fin de sa période de validité. Et le préavis de rigueur repassera à J-8 !

Partout où les expérimentations RH se sont arrêtées, le délai de dépôt des congés a été réduit, sauf à Reims ! Le service voulait dealer le J-25 contre un déclenchement de la vacation complémentaire à J-15. Inacceptable et contraire à l’arrêté 2002 qui impose deux cycles de préavis. Mais on oppose au SNCTA une interprétation tortueuse et le met au défi d’aller la contester au tribunal administratif. Le SNCTA refuse le chantage et le J-35 est ordonné.

RO zappées

Subtilité du dialogue social, un autre CT devait  se dérouler pour traiter des réserves opérationnelles. Depuis que les CT locaux se succèdent ailleurs, le scénario commence à être éventé : la note passera en force la prochaine fois. Le SNCTA a donc décidé de boycotter cette parodie. Réunissant le quorum à lui seul, le CT n’a pu se dérouler.

Lorsqu’il sera de nouveau convoqué, le SNCTA s’attachera cette fois à limiter autant que possible, les graves atteintes aux conditions de travail des contrôleurs.

Le service assume d’imposer une organisation du travail contre l’avis unanime des représentants du personnel. Alors que 2021 sera une année charnière pour le CRNA Est avec la reprise anticipée du trafic et la transformation 4-Flight des contrôleurs, cette tactique s’avère risquée.

Prochain passage en force : les réserves opérationnelles. Vivement la suite !

2020-12-31 CDA LFEE No Deal REXIT (0.1 MiB)

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CDA LFPG — Monologue social

Après avoir ignoré les remarques du SNCTA sur le TDS prévu pour le mois de septembre, le service exploitation a souhaité présenter aux équipes le même projet, faisant fi du dialogue social. Les quelques équipes présentes n’ont pas manqué elles aussi d’avoir des objections… Qui n’ont visiblement pas été plus entendues.

Un service sourd

Il y a 10 jours, le SE a présenté au SNCTA son projet de TDS pour le mois de septembre. Entre une scission des équipes en salle IFR et en vigie sur le J6, et un armement hors cadre, sous l’effectif prévu dans notre MANEX pour armer deux tours, ce TDS n’était pas acceptable. Ce, d’autant moins que le niveau de trafic prévu est encore inconnu : Eurocontrol table en effet sur une hausse continue du trafic pour CDG en septembre, alors que le SE prévoyait un palier dès mi-août. Nous avons émis nos objections et fait une contre-proposition que vous pouvez retrouver dans notre précédent communiqué.

Il n’y a pas eu d’autre débat avec les organisations syndicales ni de convocation de Comité Technique, étape pourtant indispensable avant d’entériner un nouveau tour de service maintenant qu’il n’y a plus d’urgence sanitaire. En revanche, le Service Exploitation a convié les représentants PRA à une réunion de présentation du TDS de septembre, dans une version toujours inacceptable. Le principe même de ces réunions PRA, hors contexte sanitaire, est critiqué par bon nombre d’équipes à CDG. La plupart n’y siègent plus, ayant émis de sérieux doutes sur la finalité de ces échanges souvent à sens unique, sur des sujets bien éloignés du contexte COVID, sans document de travail ni temps de concertation intra-équipe.

Si le but du service exploitation était d’obtenir une approbation des opérationnels pour aller à l’encontre des représentants élus des contrôleurs, le résultat a dû être décevant : seul un quart des équipes étaient représentées et les critiques contre le TDS de septembre ont été nourries.

Les responsables opérationnels ont en particulier réfuté le fait qu’il soit possible de gérer les incidents et les imprévus survenant en tour en appelant un agent de la salle IFR. Il est en effet fréquent de faire face à des incidents qui demandent de dégrouper toutes les positions d’une vigie. Ce besoin de dégroupement étant la plupart du temps immédiat, penser que le renfort par un agent de la salle puisse être une solution acceptable, alors qu’il arriverait d’un site situé à plusieurs kilomètres sans conscience de la situation, est un non-sens qui a été dénoncé par l’ensemble des présents. Supposer également qu’il n’y aurait aucun risque que cet agent ne soit au même moment nécessaire en salle d’approche est un pari encore plus irréaliste, déjà contredit par les faits. Et ce d’autant plus que l’armement en salle IFR est lui aussi inférieur à l’armement nominal.

Le rejet de cette “doctrine” par les CA et CT présents a donc été sans équivoque, et leur message a été très clair : les incidents ne sont pas écrits dans les plans de vol, ni ne sont tactiquement anticipables.

Ils ont en cela rejoint la position que le SNCTA avait exprimé la veille au service, actant ainsi sans équivoque que l’encadrement est en rupture de fond avec la gestion opérationnelle.

Il aurait alors paru logique de s’accorder un peu de temps pour reconsidérer les autres options à disposition. Mais il semble que les contrôleurs de CDG n’aient pas été assez convaincants, ou que leurs connaissances dans l’écoulement du trafic aérien ne soient pas suffisantes pour interpeller leur hiérarchie.

En conséquence, cette dernière préfère renvoyer le centre aux armements qui avaient cours dans les années 2000.

Un GT comme alibi ?

Il a d’abord été envoyé un compte-rendu extrêmement succinct de la réunion PRA, qui édulcore largement les reproches à l’encontre du service et du tour proposé, et dans lequel il n’est fait aucune mention des enjeux de sécurité évoqués précédemment. Puis, lundi dernier, le service a publié une note de service informant du TDS pour septembre, sans aucune modification par rapport à ce qui avait été présenté en réunion PRA.

Dans le même temps, alors que le service acte dès le TDS de septembre un armement dégradé en tour, il demande l’ouverture d’un GT armement fin août ouvert à l’ensemble des équipes, subdivisions et OS, pour discuter des évolutions envisageables de l’armement en tour et des conséquences associées d’un armement réduit… Incohérence, quand tu nous tiens…

Ne parlons pas non plus du calendrier prévu de ce GT, qui “ne doit pas être mené dans la précipitation” selon les dires du service exploitation mais dont la première réunion doit se tenir le 26 août pour des résultats attendus fin septembre…

Le TDS du mois de septembre, tel qu’il est écrit, ne doit pas entrer en vigueur. Alors même que le service demande de travailler à l’écriture d’un nouveau cadre à partir du mois de septembre, il faudrait que les opérationnels et chefs de site prennent seuls la responsabilité d’un armement dégradé en avance de phase ?

Une alternative toujours sur la table

Une alternative à l’armement imposé par le service existe : nous l’avons proposée il y a 10 jours. Elle permet d’ouvrir davantage de positions que le projet du service, en salle IFR comme en vigie, tout en offrant plus de souplesse sur la gestion de l’armement en tour, nécessaire en cas d’incident. Elle n’a qu’un impact très limité sur les horaires des vacations pour les opérationnels par rapport au TDS de l’administration. Elle s’inspire d’un cadre connu et éprouvé qui nous donnera le temps de vérifier les hypothèses de trafic pour l’hiver et de mener les discussions sur l’armement souhaitées par le service.

Un climat social en dégradation rapide

Nous sentons le malaise grandissant chez les contrôleurs et leurs chefs, du fait de l’instabilité de la situation actuelle. Les irritants sont toujours plus nombreux, alors même que les contrôleurs devraient être concentrés sur leurs missions.

Interpellés par les nombreuses réactions par mail de ces dernières semaines, nous avons demandé jeudi dernier que le Comité Technique d’organisme soit réuni au plus tôt afin que le dialogue social joue vraiment son rôle, notamment concernant l’instauration du TDS de septembre. Nous n’avons à ce jour eu aucune réponse. L’absence de dialogue social ou d’objectif clair et partagé à court et moyen-terme dans une situation de crise ne doit pas durer. Les contrôleurs de CDG sont volontaires et passionnés, mais le SNCTA s’inquiète des conséquences de la dégradation extrêmement rapide de l’environnement de travail sur leur motivation et leur investissement.

Les projets d’ampleur sont légion à CDG, il faudra l’adhésion des personnels pour réussir. Celle-ci ne s’obtiendra pas en semant la défiance et le conflit.

Le SNCTA renouvelle sa demande de dialogue et d’écoute au service exploitation. Il demande qu’un Comité Technique se réunisse avant septembre pour acter un TDS qui réponde aux enjeux de trafic et protège les contrôleurs. C’est un prérequis nécessaire pour rassurer les agents et donner une chance au dialogue social de définir un TDS stabilisé pour l’année à venir. Un climat social apaisé est indispensable pour que CDG ne soit pas un frein à la reprise du trafic aujourd’hui et dans les années à venir…

LFPG — CDA 200 Monologue Social (0.2 MiB)

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Communiqué du comité national

Roissy, mardi 22 septembre 2020.

Le comité national s’est réuni à Roissy — Charles de Gaulle les 21 et 22 septembre 2020 dans le strict respect des consignes sanitaires. 

Le comité national suit attentivement l’évolution des discussions concernant la révision du plan de performance européen en cours (RP3). Il s’oppose à la proposition de la Commission européenne de suspendre les mécanismes de partage de risque financier entre les prestataires de service de navigation aérienne (ANSP) et les compagnies aériennes prévus dans RP3. Ceci serait financièrement insoutenable pour les ANSP et conduirait à répéter les erreurs du passé en gelant les investissements et les recrutements, essentiels pour préparer les années à venir.

Le comité national dénonce l’absence d’évolution structurante des modalités visant à instaurer les réserves opérationnelles et le compte-temps. Il rejette ce dispositif comptable, vexatoire et inopérationnel qui fait subir l’impact de la crise aux contrôleurs aériens de manière durable, notamment par une pluri-annualisation du temps de travail. Le comité national rappelle que la navigation aérienne s’est toujours développée grâce au soutien et au professionnalisme des contrôleurs aériens. La reprise de l’activité ne pourra se faire ni sans eux ni contre eux. Par conséquent, le comité national enjoint la DSNA à un sursaut sur ce dispositif perdant-perdant. À défaut, elle portera la responsabilité d’une paralysie durable.

Le comité national reste particulièrement vigilant quant aux discussions interministérielles concernant l’accord conclu avec la DSNA fin juillet au sujet de la mutualisation des expérimentations. Afin d’accompagner la reprise progressive du trafic aérien et de répondre aux enjeux de formation, de transformation et de gestion de la fatigue notamment en environnement électronique, le comité national confirme le mandat donné au bureau national d’aboutir à un cadre socialement équilibré, excluant toute mesure qui dénaturerait les expérimentations.

Le comité national s’inquiète plus généralement du climat social et de la crise de confiance actuelle. Dans ce contexte inédit et à l’aube d’un éventuel pacte de reprise, plane un sentiment de défiance à l’encontre de la filière contrôle alors que la concorde et le dialogue social devraient être de mise.

Le comité national prend acte de la nomination de Monsieur Damien Cazé comme nouveau Directeur général dont l’une des premières missions sera nécessairement de rassurer quant aux orientations politiques et stratégiques choisies.

Adopté à l’unanimité

Communiqué CN 2020-09-22 (0.1 MiB)

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LFBB—CT 18 juin 2020

 

Déclaration liminaire

 

En cette période de crise sanitaire mondiale, anxiogène et incertaine, les contrôleurs aériens, français en général, bordelais en particulier, font preuve de réactivité et d’adaptabilité très fortes et d’un professionnalisme qui ne l’est pas moins. Ils permettent d’assurer sans rechigner la continuité de leurs missions pour les rapatriements, le fret ou les transferts médicaux. Désormais, ils contribuent au retour progressif à la normale du transport commercial.

Dans ce contexte, le SNCTA a pris connaissance de l’ordre du jour du CT DSNA du 16 juin 2020 qui n’a finalement pu se tenir, faute de quorum. Deux sujets concernaient les ICNA du CRNA SO : l’un abordant les expérimentations RH, l’autre la gestion RH de la filière contrôle.

Moyennant des ajustements locaux à définir, le SNCTA approuve le principe de mutualisation des expérimentations RH sur trois ans : ce dernier propose une vision moyen- terme conciliant préparation à la reprise et préservation des conditions de travail des contrôleurs, en particulier le bornage à 8h30 des vacations de contrôle.

Le SNCTA, représentant 70% des ICNA bordelais, est en revanche consterné par le point sur la gestion RH qui comporte des évolutions en matière de congés, de récupérations horaire et de cadrage de la réserve opérationnelle. Il rejette :

  • l’empressement d’une décision dénuée de tout sens opérationnel et ce, alors qu’aucune négociation préalable ne s’est tenue ;
  • le dispositif de Réserve Opérationnelle (RO) tel que proposé. Bien au-delà du simple cadrage de jours d’astreintes en période de crise sanitaire, est introduite la création de compteurs individuels aussi stricts que punitifs à l’encontre des seuls ICNA ;
  • la suppression pure et simple des JRH en 2020 ;
  • le non report des congés et récupérations en 2021, mesure inefficace et incohérente au regard de la situation actuelle.

Le SNCTA voit dans la période de surcapacité de contrôleurs qualifiés une opportunité pour redéployer en priorité une partie des contrôleurs sur des missions de formation et d’études de projets techniques ou espace. Il n’est pas opposé à une réflexion sur comment mieux équilibrer les efforts des services et des salles de contrôle. À la place de quoi, cette note de gestion donne le sentiment amer d’une ambition opportuniste de l’administration centrale et des pouvoirs publics de mettre au pas notre profession, à l’heure où la navigation aérienne a besoin au contraire de construire l’avenir avec ses personnels.

Le SNCTA exige donc qu’un espace de travail soit ouvert afin d’éviter que ce sentiment ne se transforme en certitude.

Le SNCTA, à toutes fins utiles, rappelle à la DSNA qui donne l’air de l’oublier :

  • que les contrôleurs bordelais ont permis à la DSNA une reconnaissance dans le monde aéronautique grâce à la réussite de la transformation EEE à l’automne 2016 ;
  • qu’ils ont largement contribué à la stratégie d’adaptabilité au trafic via les expérimentations RH, donc à l’image de la DSNA ;
  • qu’ils ont réussi à absorber une croissance de trafic exceptionnelle avec très peu de délais, grâce à une agilité permanente sur les tours de service et sur les quotas de congés, et ce, malgré la baisse d’effectif ;
  • que le trafic repartira un jour et que la DSNA ne pourra pas faire sans les contrôleurs ;
  • qu’en tant que syndicat majoritaire, il est un interlocuteur incontournable du dialogue social ;
  • qu’il représente des professionnels pleinement conscients de la situation que traverse le transport aérien ;
  • qu’il reste un syndicat de proposition et de construction ;
  • qu’il ne transigera pas sur les conditions de travail des contrôleurs, essence même de son engagement au quotidien.

L’enjeu de la reprise de demain se joue aujourd’hui. Si la DSNA souhaite construire collectivement le futur de la navigation aérienne, le SNCTA y travaillera en syndicat responsable et professionnel. Si elle le fait seule, si elle tombe dans une comptabilité purement technocratique et dénuée de sens, le SNCTA s’y opposera fermement. L’esprit de dialogue bâti patiemment par le SNCTA, au CRNA SO et ailleurs, depuis de nombreuses années, ne tient plus qu’à un fil. Gageons que la DSNA et les pouvoirs publics retrouveront de la lucidité, sans quoi, collectivement, nous irons de chaos en chaos.

Enfin, le SNCTA note la tentative très opportuniste de lier note de gestion RH et mutualisation de la part d’OS qui se vautrent perpétuellement dans les petits jeux de stratégie politique, sans jamais être capables de négocier des cadres protecteurs, ni de construire une navigation aérienne efficace. Le SNCTA considère que les deux sujets, mutualisation d’XP et RO, ne sont pas liés. Lui faire le reproche de « dealer » l’un contre l’autre n’est autre qu’un grossier procès d’intention, qui n’honore pas leurs auteurs et ne trompera pas les contrôleurs.

Il note également que l’UNSA ICNA et la CGT demandent l’arrêt des expérimentations RH. L’UNSA ICNA locale est même sortie de sa torpeur éditoriale, jugeant probablement l’affaire prioritaire dans le contexte actuel. Étrange revendication, presque obsessionnelle, pour des organisations dites « syndicales » qui impliquera le retour des 11 heures de vacation et, accessoirement, une substantielle perte de salaire. Étrange revanche stratégique sur le dos des contrôleurs. Étrange argumentation de vouloir sauver le budget de la DGAC quand on connaît le poids financier des expérimentations (0,5% du budget DGAC) et quand on constate que ces syndicats n’ont jamais été très sourcilleux, lors de leurs innombrables journées de grève, sur les dégâts en terme de recettes pour la DGAC et d’image pour notre profession.

LFBB—Déclaration liminaire 18-06-20 (82 KiB)

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LFPG CDA 194 — CT Local : les XP continuent, avant de nécessaires évolutions TDS

Le 7 février s’est tenu le dernier CT local. La poursuite des expérimentations RH avec le renouvellement de l’arrêté XP, des points d’information et les réponses aux questions du SNCTA étaient à l’ordre du jour.

La poursuite des expés

Depuis 3 ans maintenant, les expérimentations RH, pensées pour les contrôleurs par le SNCTA, permettent d’améliorer les conditions de travail tout en optimisant le service rendu. Le SNCTA a toujours été moteur pour faire évoluer les XP en fonction des besoins exprimés en comité de suivi, tout en s’assurant que les contraintes restaient équitablement partagées entre tous les contrôleurs : PC, hors salle et QICA.

L’année qui débute voit cependant un nouveau paramètre se profiler : la baisse annoncée des effectifs QICA dont le nombre va en effet diminuer dans les mois à venir.

Il est clair que les expérimentations telles qu’elles sont actuellement définies ne pourront plus fonctionner lorsque cette baisse sera effective.

Des nouvelles modalités des XP ont été présentées et validées par les OS et sont valables pour un an, soit jusqu’au 14 février 2021.

Le nombre insuffisant de PC qualifiés implique de ne plus pouvoir assurer un armement à la pointe en salle et en tour. L’enjeu consiste donc à trouver un juste équilibre permettant de protéger au mieux les contrôleurs et le trafic en déplaçant au cours de l’année l’un des deux renforts dirigés. Pour la première fois, une saisonnalité dans la gestion de l’effectif apparait donc à CDG.

 

Cette nouvelle expérimentation se compose en trois phases dont les dates seront affinées en comité de suivi :

  • Phase 1 jusqu’au 11/05/20 : situation actuelle avec  armement renforcé en tour nord le matin = un contrôleur de moins en J6 aprem en salle IFR permettant d’assurer un RD J7 en Tour Nord.
  • Phase 2 du 11/05/20 au 30/09/20 : RD J6 en salle IFR, fin du RD J7 = impossibilité d’armer a priori le sol Nord-Est.
  • Phase 3 à partir de 01/10/10 : RD J7 en tour nord l’après-midi permettant de ne plus avoir que 4 renforts QICA au lieu de 5 = un contrôleur de moins en J6 aprem et impossibilité d’armer a priori le sol Nord-Est.

Le bureau national et le bureau de section de CDG travaillent de concert dans cette période de négociation protocolaire afin de permettre aux contrôleurs de CDG de conserver un cadre de travail protecteur dans les années à venir. L’objectif est de pouvoir faire face à la baisse du nombre de QICA mais également d’offrir de nouvelles garanties. Le travail de nuit est notamment au coeur de ces négociations afin là aussi d’établir des règles favorables aux ICNA.

Nous nous assurons que le prochain protocole garantira aux contrôleurs d’être maitres de leur TDS et qu’il offrira des réponses précises aux problématiques de CDG.

La reprise des recrutements pour CDG

Il n’y a pas eu de recrutement ENAC pour CDG en 2019 et seulement 2 AVE en raison de trop maigres ressources disponibles. Les effectifs sont donc à nouveau orientés à la baisse dans les années à venir.

Le SNCTA a œuvré depuis de longs mois, dès les Assises du transport aérien, pour faire entendre les besoins en effectifs des contrôleurs aériens. Ce travail de pédagogie paie, puisque le recrutement de 5 promotions d’élèves ICNA par an (4 ab initio et 1 EP/SP), a été acté dès cette année.

La section SNCTA de CDG défend la reprise d’affectations vers CDG pour sécuriser les effectifs en équipe et mener au mieux les nombreux projets en cours, dont PBN to ILS.

PBN to ILS

Il s’agit d’un projet majeur pour CDG, souhaité par le gouvernement. L’administration a présenté les grandes lignes de l’organisation prévue pour mener ce projet, qui aura de nombreux jalons à passer.

Le SNCTA n’est pas pour ou contre ce projet par principe. Nous souhaitons cependant y être associés et avons déjà obtenu la mise en place d’un groupe de suivi PBN to ILS.

Le SNCTA saura accompagner le projet PBN to ILS en s’assurant notamment que toutes les ressources nécessaires soient déployées.

Nous resterons vigilants : qu’il s’agisse de l’organisation de l’équipe projet, de la faisabilité technique et opérationnelle, comme de la quantité et la qualité de formation nécessaire, le travail à fournir est encore immense.

La formation des contrôleurs, déjà prévue sur 2 sessions de 10 jours chacune, sur les saisons hiver 2022 et 2023, sera notamment cruciale pour la réussite de ce projet.

Roadmap CDG 2025

L’administration nous a également présenté l’avancée des travaux de la future roadmap CDG 2025 dont l’objectif est notamment de s’assurer de la meilleure résilience du système de contrôle en cas de situation dégradée.

Les contrôleurs attendent aussi que les autres acteurs du CDM concrétisent leurs engagements : où en est le perimeter taxiway ? Où en est le design du futur T4 ?

En 2020 et dans les années à venir les projets seront toujours aussi nombreux pour CDG, vitrine de la DSNA. Le SNCTA recherchera toujours à accompagner ces évolutions en restant au côté des contrôleurs et s’assurant que la prise en compte de leur expertise opérationnelle soit bien réelle.

Le protocole en cours de négociation et l’arrêté 2020 sont très attendus à CDG.

La situation exige des réponses rapides aux problématiques d’organisation en salle et hors–salle.

Le SNCTA travaille et attend des réponses à la hauteur des enjeux.

 

LFPG — CDA 194 Renouvellement XP Et évolutions TDS (0.2 MiB)

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LFBB CDA — Été 2020 : même cadre, même XP

Le CT du CRNA SO du 4 février 2020 a acté que les modalités des expérimentations RH au CRNA SO seront reconduites en 2020. Compte tenu du retard pris dans les négociations protocolaires, le SNCTA a souhaité et obtenu la stabilisation du dispositif été, la CGT continuant à s’opposer, l’UNSA à s’abstenir.

Effectif : l’inflexion repoussée

Les prévisions d’effectif au CRNA SO ont été ajustées. Contrairement à ce qui a été prévu, la salle disposera de (encore) moins de PC qualifiés cet été que l’année dernière. Les équipes devront continuer à jongler entre les rééquilibrages, les contraintes fortes sur les congés et les programmations de stages.

Congés, tours de services et recyclages inchangés

Excepté quelques jours identifiés liés au calendrier 2020, l’offre de quotas sera semblable à celle de 2019. De même, afin de prendre en compte la diminution de l’effectif cette année encore, il y aura en 2020 un cycle de moins à 9 J0, remplacé par 1 cycle à 8 J0. Le calendrier des quotas et de la période d’application des différents tours de service est joint en fin de document.

A la demande du SNCTA, qui relayait celle des chefs d’équipe gestion, le report du dépôt des JRH 2019 est acté : la date limite est désormais fixée au 30 avril 2020.

Une discussion s’est portée sur les périodes intermédiaires pendant lesquelles le tour de service “été cadre 2002” est appliqué. La proposition du service consistait à faire monter 4 J3 à 6h45 et en contre partie à baisser l’offre de 2 secteurs de 17h45 à 18h00. Le SNCTA a rappelé les nombreux amendements aux tours de service XP adoptés les années précédentes, précisément autour de 18h – qui, pour rappel, ont provoqué le recalcule du nombre de JRH alloué à chaque contrôleur – qui venaient renforcer structurellement ce créneau très sensible pour la gestion de salle.

Le SNCTA est conscient de la fragilité du tour de service peu avant 7h. Pour autant, la proposition de toucher au tour “arrêté 2002”, inchangé depuis de nombreuses années, sans contrepartie aucune, ne paraît pas équilibrée, de surcroît en pleine négociations protocolaires où nombres de points liés aux tours de service et récupérations horaires sont discutés.

Vote sur l’arrivée de 4 J3 à 6h45 : SNCTA et CGT : contre, UNSA : abstention. Le chef de centre a annoncé qu’il n’appliquera pas cette disposition.

Projets techniques : objectifs sécurité

L’année 2020 verra la mise en service de plusieurs projets d’envergure, vecteurs d’une plus grande sécurité et d’une meilleure gestion des pointe de trafics en couches supérieures :

  • intégration de la couche 5 au sud depuis le 30 janvier
  • Validation du nouveau filet de sauvegarde (PC STCA), déjà en place à Aix et à Reims, d’ici avril. Une amélioration sensible des conflits en rattrapage est attendue
  • MVP 2 du projet BDR (Boucle de Rattrapage) prévue pour mars avec 8 positions équipée
  • implémentation d’une nouvelle version ODS en avril, qui viendra apporter un lot d’améliorations attendues par la salle : vidéo inverse pour les alertes filets de sauvegarde en ligne 0 de l’étiquette, changement du “k” en “i” pour éviter les confusions vitesses/caps et visualisation forcée de certaines séries de codes (comme les codes civils en espace espagnols mais militaires en espace français et donc filtrés dans nos volumes)
  • intégration, depuis le 29 janvier dernier, des données ADS-B dans le service MAP de 4-Me. Les contrôleurs apprécient l’agilité et les résultats du projet 4-Me qui, bien que non-opérationnel, ne cesse d’apporter régulièrement des aides qui leur sont précieuses
  • requêtes pilotes Data-Link opérationnelles à priori début 2021

En revanche, malgré l’interpellation du SNCTA, aucune échéance officielle n’a été annoncée concernant le déploiement de 4-flight à Bordeaux. Néanmoins, une feuille de route semble en préparation. Le SNCTA suit de près ce dossier dimensionnant pour le centre.

CDS et ACDS : amendements et alimentation garantie

Du côté des ACDS, leur mandat pourra se poursuivre une troisième année, de manière expérimentale en 2020, sous deux conditions réclamées par le SNCTA :

  • nommer 5 nouveaux entrants minimum
  • nommer 3 troisièmes années maximum

Un bilan sera fait à l’automne et un retour arrière pourra être décidé selon le retour d’expérience et l’issue du protocole.

Votes : SNCTA et UNSA : pour; CGT : abstention

Pour les CDS, la rotation est ramenée à 5 nominations par an (minimum règlementaire).

Vote : unanime des OS

Fermeture du SIV Poitiers

Le CRNA SO fait face depuis le début de l’année à des fermetures régulières du SIV Poitiers. Le SNCTA a relayé en CT les conditions de reprise confuses et mal vécues par les contrôleurs.

Le manque de formation pour la gestion de ce type de circulation aérienne, la méconnaissance de l’environnement en basses couches autour de Poitiers, le caractère très inhabituel de ces reprises d’espace sont autant de facteurs qui dégradent le service rendu aux usagers. De façon claire, les contrôleurs du CRNA sont exposés dans l’exercice de leur mission, le SNCTA l’a immédiatement fait remonter au service.

Les mesures prises depuis le 24 janvier semblent porter leurs fruits. Le SNCTA continuera de veiller à ce que les fermetures soient limitées au strict nécessaire. Le chef de centre a annoncé un retour à la normale dès mi-mars 2020 les samedis et mi-avril pour les fermetures de nuit. Le SNCTA prévient toutefois : des fermetures plus tardives dans l’été aéronautique auraient des impacts beaucoup plus visibles, notamment en matière de performance globale du centre, que celles rencontrées au creux de l’hiver. A la DSNA de faire en sorte que ces évènements fâcheux se reproduisent le moins souvent !

 

Le SNCTA participe activement aux négociations protocolaires. Si les dernières version du Protocole social en cours de négociation et de l’arrêté 2020 sur l’organisation du travail des contrôleurs aériens sont clairement insatisfaisantes, il prend acte cependant que les discussions entrent dans une phase active : à ce jour, ces dernières ne sont pas bloquées.

Comme à son habitude, le SNCTA pèsera sur le résultat final des négociations par ses propositions et par sa représentativité au sein des ICNA. En attendant, la section locale choisit la continuité pour le CRNA SO.

LFBB-CDA ETE 2020 (0.2 MiB)

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LFEE CDA-L’accord sur la transfo
 4-Flight validé en CT

Le comité technique local s’est tenu aujourd’hui.

En préalable, le SNCTA a rappelé fermement son opposition au principe de restriction de la mobilité. Notre déclaration liminaire lue en début de CT suite aux annonces inacceptables de SDRH lors de la dernière CAP est jointe à ce communiqué.

L’ensemble des notes de services relatives à la transformation   4-Flight ont été validées. Celles-ci déclinent les conditions de l’accord « transfo » négocié entre le SNCTA et la DGAC.

Les droits à congés et la mise hors quota des formations 4-Flight  ont été sécurisés. Cet accord accompagne les efforts des Rémois pour surmonter la transformation, dans un contexte de sous-effectif particulièrement tendu.

La section remercie les contrôleurs pour leur participation active durant cette période de négociations intenses qui permet de débuter plus sereinement la transformation4-Flight.

Bonnes fêtes de fin d’année à tous.

2019-10-20 FI LFEE Accord Transfo 4-Flight (0.6 MiB)

2019-12-20 CDA LFEE Déclaration Liminaire CT Local (0.1 MiB)

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LFPG CDA - Nouveau TDS : la fin de l'armement à la pointe !

Lors du Comité de suivi des expé avant l’été, le service exploitation a fait part de sa décision d’armer le sol Nord Est le matin en raison des travaux de prolongation du taxiway Delta.

Le SNCTA a travaillé sur une évolution du TDS expé actuel afin de satisfaire cette exigence, avec pour objectif de le faire à iso-contraintes, c’est à dire sans faire plus de J0, de RD ni de vacations QICA.

Pourquoi un changement ?

Les travaux de prolongation du taxiway Delta et le début de la saison hivernale ont amené le service exploitation à décider que le tour de service devrait intégrer l’armement du deuxième sol nord, pour pouvoir dégrouper la position sol et faire face à une complexité accrue en période hivernale et de travaux.

Le SNCTA, dans l’optique de protéger les contrôleurs, a travaillé avec cette nouvelle hypothèse et a construit un nouveau TDS expé qui sera formellement voté en CT le 27 septembre, actant ainsi la poursuite des expérimentations RH à CDG.

Une conséquence majeure

Pour dégager des ressources en TN, il a fallu transformer le RD J6 en renfort en tour. En l’occurrence, il deviendra un RD J7, libérant une ressource QICA pour renforcer la TN, ce qui, grâce au concours des autres renforts, permet l’ouverture du sol NE de 7h30 à 13h.

Mais cette réponse n’est pas neutre et a une conséquence majeure : la fin de l’armement à la pointe en salle IFR.

Ajouter une personne en tour a comme conséquence directe d’enlever une personne en salle. La salle IFR n’est donc plus armée à la pointe : sur une partie du J6, il ne sera plus possible de mettre un contrôleur devant chaque position.

Solliciter l’expertise des ICNA

Le service estime qu’il faut faire évoluer la répartition du J6 vers 4 J6 matin et 6 J6 aprèm contre 5 et 5 actuellement. Cela conduirait à ne pas pouvoir armer toutes les positions le matin, notamment de 9h à 10h, mais assurerait la gestion de la P6.

Nous nous sommes émus des conséquences d’imprévus météo le matin, et/ou du glissement de la P2, et avons refusé de valider quelque option que ce soit sans que les personnes compétentes n’aient été consultées au préalable. Le SNCTA ne peut pas décider arbitrairement du moins mauvais schéma d’armement dégradé de la salle IFR.

Nous avons donc exigé du service que les chefs de l’approche, responsables opérationnels de ce site et spécialistes de la gestion ATFCM, soient consultés afin d’avoir un avis technique éclairé. Nous souhaitons qu’ils puissent apporter leur expertise afin d’informer le prochain CS XP, et que le choix final soit celui des opérationnels.

Le SNCTA est tout entier voué à la défense des contrôleurs en salle et nous voterons évidemment lors du prochain CT en faveur du principe de poursuite des expés RH à Roissy.

Le SNCTA a demandé la tenue d’un CS XP tout de suite après : il aura lieu le 03 octobre. Le service y expliquera ses exigences, et présentera la position technique des chefs de l’approche. Le SNCTA quant à lui se rangera à l’avis des opérationnels qui sera exprimé lors du CS XP.

Ne perdons pas de vue que malgré des expés RH protectrices, c’est la première fois en salle IFR depuis bien longtemps que les contrôleurs aériens ne pourront assurer un armement à la pointe.

LFPG — CDA 193 Nouveau TDS : La Fin De L'armement à La Pointe (0.1 MiB)

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LFML CDA - TDS XP RH : précisions complémentaires

Suite au report de la consultation et du CT (29 mars au lieu du 18), l’encadrement a annoncé que le nouveau TdS, quel qu’il soit, serait mis en place au 1er mai. Ceci induit un décalage des dates concernant l’XP. Voici donc un amendement de notre brochure et quelques éclaircissements sur certains points qui ont suscité des questions.

Période d’application et J0

Le TdS XP serait appliqué du 1er mai au 3 octobre (26 cycles). Des recyclages dirigés en J0 seraient prévus du 1er mai au 15 mai et du 19 septembre au 3 octobre.
Ce décalage dans le temps ne change pas qu’il y aura en moyenne 6,08 J0 par PC en équipe (au prorata pour les temps partiels) et 8 recyclages dirigés par recyclant. En moyenne, un PC en équipe effectuera un J0 tous les 25,6 jours.
Rappelons que la gestion des J0 se fait en interne en équipe et qu’il est possible qu’un PC en fasse 4 et un autre 8, si par exemple, il souhaite avoir plus de récups pour plus tard.
Par ailleurs, 2 récups de J0 se font sur les 7 mois d’hiver mais les autres sont posées à convenance. Il est donc possible de poser la majorité des récups de J0 en été.

Eclaircissements

Notre projet est proposé seulement pour une durée d’un an. Cela signifie qu’il est conçu pour l’effectif de cet été. Comme indiqué dans notre brochure, les PC des équipes qui ne sont pas à 12 ne feront pas plus de J0 que les autres. Pour garantir cela, des recyclants et des qualifiés LOC assurent une partie des J0. Pour une équipe à 11, sur les 73 J0 à effectuer par l’équipe, 6 seront effectués par des RD/qualifiés LOC. Ainsi les 11 PC se partageront 67 J0.
Si les XP étaient mises en place, puis reconduites l’été prochain, il s’agirait d’un projet amendé qui intègrerait les nouveaux paramètres. Les 73 J0 à se partager par équipe cet été seraient moindres l’été prochain si l’effectif venait à baisser. Le nouveau projet prendrait en compte cette baisse d’effectif pour rester à 6 J0 en moyenne par personne. De plus, il serait soumis à nouveau à consultation.
En ce qui concerne les RD, chaque recyclant en fera 8 maximum, qu’il y ait 10 personnes qui recyclent ou 5. Moins de recyclants ne signifie pas plus de RD par personne, mais moins de RD au total à disposition de l’encadrement.

Nous souhaitons répondre à toutes les questions et dissiper tous les doutes pour que chacun puisse s’exprimer en connaissance de cause lors de la consultation. Nous vous proposons deux permanences supplémentaires les 12 et 13 mars, de 11 h 30 à 13 h 45 en salle Éric Martineau pour répondre à vos questions, ou vous pouvez nous contacter directement.

LFML CDA - TDS XP RH Précisions Complémentaires (0.2 MiB)

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LFML CDA - Le tour de France des XP

Les autres sections critiquent beaucoup les XP, pourtant ce mode de fonctionnement est suivi par près de la moitié des ICNA en France. À chaque renouvellement, les XP sont plébiscitées par un nombre toujours croissant de contrôleurs, preuve que ça marche. Alors pourquoi tant de dogmatisme ?

L’UNSA et la CGT se mettent aux XP

Ayant testé et apparemment approuvé les XP, la section UNSA de Brest a présenté son propre TDS XP en consultation. À Reims, c’est la section CGT qui a présenté un TDS XP aux contrôleurs. D’abord opposés au changement, auraient- ils fini par se rendre compte que leurs craintes étaient injustifiées, qu’ils n’étaient pas plus fatigués bien au contraire ?

La fatigue, parlons-en

On vous dit que vous serez plus fatigués en XP mais quelle est la réponse des autres OS ? Vous proposer d’enchaîner un J2 de 11 h et un J3 de 10/11 h comme sur le « TDS V5 » ? Ne pensez pas que nous garderons notre rythme de travail actuel avec ce TDS : la nécessité d’être 10 entre midi et 14 h impose de façon certaine une montée des J3 à midi ou 13 h. De même, la croissance actuelle du trafic (+3,2 % en janvier, +3,7 % en février) nous demandera certainement de garder les secteurs ouverts jusqu’au coucher du soleil. Dans ces conditions les J2 de 9 h resteront mobilisés jusqu’au bout. Quelles sont les garanties pour nos 4 absences dans une équipe à 11 en TDS 2002 ? Aucune ! Ce que ne vous disent pas les anti-XP c’est que pour garder le quatrième absent, il faudra se débrouiller sans faire de vagues (comprendre sans réguler) avec 7 présents. Cela signifie moins de pauses et des journées plus longues et fatigantes durant la période la plus chargée.

L’expérience des autres centres

Dans notre projet le J0 s’effectue avant le J1. Ce choix n’a pas été fait au hasard. Nous nous sommes basés sur l’expérience d’autres centres, comme Nice, qui ont testé le J0 en début et en fin de cycle et plébiscitent le J0 au début. Encore une fois, le retour d’expérience des contrôleurs de Provence permettra d’ajuster le projet pour les années suivantes, s’il devait être reconduit.
L’expérience de Bordeaux, entre autres, montre que les contrôleurs se sentent moins fatigués en TDS XP pendant la période la plus chargée qu’en TDS 2002 pendant la mi-saison.
Ils ont d’ailleurs été plus nombreux à voter en faveur du TDS XP lorsqu’il a fallu le renouveler.

De vraies garanties

En TDS XP, les J2 9 h ne pourront pas finir après 17 h 30 et les J3 ne pourront pas commencer avant 16 h, c’est un fait. Ça c’est un fonctionnement comparable à celui que l’on connait depuis quelques années. En TDS XP, nous savons garantir les 4 congés même pour les équipes à 11, comme nous l’avons détaillé dans notre brochure, c’est un fait. En contrepartie il est demandé un peu d’organisation pour effectuer 6,08 J0 en un peu plus de 5 mois ou 8 RD sur l’ensemble de l’année. Cet effort est également compensé par des jours de récupération et une prime. Les qualifiés LOC, bénéficiant des mêmes compensations que les PC, pourront si la sub. le juge nécessaire participer à cet effort. Ce n’est en rien contradictoire avec le PFU, cela a déjà été utilisé l’année dernière pendant le GP du Castellet.

Face aux craintes de nos collègues, nous exposons des faits : près de la moitié des ICNA en France fonctionnent en TDS XP et à chaque renouvellement, de plus en plus de contrôleurs approuvent cette organisation. Ils ne se sentent pas plus fatigués, bien au contraire. Les XP fonctionnent, partout, si bien que toutes les OS se mettent à en proposer.

LFML CDA - Le Tour De France Des XP (0.3 MiB)

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