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Tag: Grève

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Tous en grève le 17 novembre

Après deux protocoles abscons, il est indispensable d’avoir enfin un accord qui permette d’affronter l’avenir. Retraites, salaires, ressources humaines, organisation du travail, licence : tous ces grands sujets ont de toute urgence besoin d’être discutés et négociés. La DSNA ne peut plus se permettre de trainer les pieds : tous en grève pour obliger le gouvernement et le DGAC à aboutir rapidement à un accord qui remettent enfin les problématiques du contrôle aérien et de ses métiers au coeur de l’action.

FI CDG MVT 17 Novembre (0.3 MiB)

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Le 13/11, AG en présence du BN

GRÈVE + ACCORD 2015

Assemblée générale en présence du bureau national

Vendredi 13 novembre de 9 h 30 à 13 h 30

Salle de briefing au CANA 3

Affiche AG BN 1311 (0.2 MiB)

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Nouvelle action pour nouvel accord

Radar avec un micro-casque, :-(

Après 10 ans sans accord structurant pour notre profession, face à la désagrégation brique par brique de notre contrat de travail, le SNCTA se voit contraint à une action inédite à partir du 17 novembre.

Quelles sont nos revendications et comment fonctionne un tel mouvement ? Les réponses dans notre CDA local.

Mobilisons-nous !

Les ICNA subissent une dégradation inédite de leurs conditions de travail aux conséquences forcément néfastes pour le Service de la Navigation Aérienne. Il y a urgence à débloquer un dialogue social sclérosé par 10 ans d’inaction et de renoncements. Il ne faut plus rien attendre des centrales syndicales qui se désintéressent de la fonction contrôle et qui ne regardent que leur seule représentativité sur l’ensemble de la DGAC.

CDA049-Nouvelle Action Pour Nouvel Accord (0.9 MiB)

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Petits arrangements entre ennemis...

Météo sociale : orageux

Comment deux syndicats qui prétendent défendre les contrôleurs aériens ont poignardé dans le dos la profession… Affligeant !

LFMN-CDA N°38 - Petits Arrangements Entre Ennemis (0.1 MiB)

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Faisons-nous respecter !

Figurine dans un interdit faisant le signe stop

Malgré les attaques incessantes des autres organisations syndicales, malgré les mensonges et les manipulations de l’USAC-CGT et dorénavant de l’UNSA-ICNA, le SNCTA vient de fêter sa cinquantième année consécutive de premier syndicat chez les ICNA. Il n’y a pas de hasard. et ce n’est pas le dépôt d’un préavis de grève 48 heures avant le nôtre qui va y changer quoi que ce soit. Peut-être souligner un peu plus le caractère grotesque de cette ultime manœuvre désespérée de deux syndicats, ennemis jurés sur le papier mais ne reculant pas devant une alliance, de leur propre aveu, contre-nature mais de circonstance.

Pourquoi le SNCTA appelle-t-il à la grève les 2 et 3 juillet ?

Nos revendications sont multiples : nécessité de faire évoluer nos conditions d’emploi afin de sauver notre cadre de travail, retraites, pouvoir d’achat, taux de redevances à nouveau revus à la baisse… Autant de sujets sur lesquels la valse hésitation de l’administration, incapable de prendre des décisions, a fini par nous lasser. Si le seul moyen d’obtenir des réponses est d’aller au conflit, alors nous irons. Il en va de notre survie à long terme.

Le SNCTA dans l’histoire du contrôle aérien

D’aussi loin qu’un ICNA puisse se souvenir, le SNCTA n’a eu de cesse de défendre et de promouvoir les contrôleurs aériens. Il a fait preuve d’une force de proposition incontournable qui a permis de vivre une évolution sociale extraordinaire, d’une implication sans relâche dans tous les dossiers techniques qui a fini par convaincre nos responsables du besoin essentiel de « l’expertise contrôle ». Voilà le rôle qu’a tenu le SNCTA au cours de ce dernier demi-siècle.

Le SNCTA est le seul syndicat à n’avoir comme unique intérêt la défense du contrôle aérien

Pourquoi ? C’est simple : parce que si le contrôle aérien est malade, c’est tout le corps des ICNA qui tousse. Notre technicité est immense, mais très spécifique, voire exclusive. Si le contrôle aérien français venait à être attaqué, le corps des ICNA serait alors le plus durement touché !

Alors plutôt que combattre égoïstement pour défendre des conditions de travail surannées et inadaptées, le SNCTA fait aujourd’hui le choix de défendre l’activité des contrôleurs aériens dans un cadre de travail négocié et acceptable. Et ceci prend encore plus de sens à l’ENAC, où nous devons garantir aux générations futures qu’elles puissent exercer leur nouvelle activité de manière pérenne.

Et l’UNSA-ICNA ? Ce deuxième syndicat autonome de contrôleurs aériens s’enferme peu à peu dans ses incohérences. Tantôt réclamant un accord spécifique ICNA, tantôt contre ! Hurlant régulièrement que les contrôleurs aériens sont au bord du burn-out, et prêts à « négocier la mise en place d’aménagements cadrés permettant de faire face aux besoins présents » sans toucher au 1 jour sur 2 (en d’autres termes accepter des heures supplémentaires pour une population déjà à l’agonie) ! Cette organisation n’a besoin de personne pour se décrédibiliser.

Un week-end à rebondissement

Vendredi soir, contre toute attente, l’USAC-CGT lève son préavis. En effet, son représentant déclare à la presse avoir obtenu « que la DGAC revienne à des négociations sociales transversales et non catégorielles ». Mais… l’USAC-CGT maintient un deuxième préavis aux mêmes dates avec des revendications ciblées pour une journée forte le 30 juin axée spécifiquement sur la filière technique. Et ça, donc, ce n’est pas un combat catégoriel ? La fourberie a ses limites…

Et samedi matin, nouveau coup de théâtre : l’UNSA-ICNA lève à son tour son préavis. La raison semble évidente, et ils nous l’ont déjà avoué l’année dernière : seuls, ils ne peuvent rien ! Mais la version officielle est toute autre : ils auraient (encore) gagné ! Leur plus grande victoire est d’avoir obtenu le maintien de l’arrêté du 19 novembre 2002, dont personne ne demandait la modification. Quelle victoire !

Le SNCTA est clair : nous voulons un arrêté temporaire bien spécifique nécessaire à la mise en place d’expérimentations dans les centres qui le demandent. C’est d’ailleurs parce le SNCTA refuse la modification de cet arrêté que le CT-DSNA du 26 juin qui devait en discuter a été annulé.

Nos revendications

  • Face aux attaques de la Commission européenne, l’évolution du taux de redevance doit être conforme aux engagements pris par le ministère le 22 juin 2014. Malgré ce qu’annoncent d’autres syndicats, nous n’avons aucune garantie sur ce point.
  • L’analyse précise des besoins en effectifs de contrôleurs qualifiés et la définition d’une politique de recrutement adaptée.
  • L’indemnisation, dès l’été 2015, des efforts demandés dans le cadre d’expérimentations conduites pour faire face au déficit en effectifs.
  • Nous exigeons la pérennisation du système de prime en vigueur à la DGAC et, par voie de conséquence, l’exonération du dispositif RIFSEEP.
  • La correction des mesures ayant amputées le pouvoir d’achat des agents : abandon de la revalorisation indemnitaire, suppression de l’indemnité de compensation de la CSG.
  • Retraites : La mise en place sans délai du complément individuel temporaire (CIT) dans les termes et montant définis par le ministère en 2013.

C’est sur ces objectifs que le SNCTA a fait campagne et a recueilli la majorité des suffrages des contrôleurs. C’est sur ces objectifs que le SNCTA se battra pour les contrôleurs !

Cette publication n’est qu’une première mise au point.

N’hésitez pas à solliciter les adhérents du SNCTA pour leur poser vos questions.

Les 2 et 3 juillet, mobilisons-nous. Faisons-nous respecter !

ENAC-SNCTA Com Grève 2et3 Juillet (0.6 MiB)

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Rien ne va plus, mobilisons-nous !

À Orly comme ailleurs, l’administration fait la sourde oreille et joue dangereusement avec notre statut et nos conditions de travail. Il est temps d’inverser le rapport de force. Après le boycott général du CT de ce jour, l’heure de la mobilisation a sonné.

À Orly, 1 an après l’AG :

  • Point Merge enterré… et rebaptisé ORTOL !
  • Des postes en sub. toujours vacants
  • Encore et toujours du bricolage dans une tour vieille d’un demi-siècle !

Au niveau national, pas mieux :

  • Indemnité de compensation de la CSG abusivement supprimée
  • Refonte des primes (RIFSEEP) avec baisse à la clé
  • Hausse des taux de redevances, actée il y a 1 an, remise en question par la Commission européenne

Mobilisons-nous pour notre centre en décrépitude, 2e approche de France ! Ensemble, agissons et posons les micros les 2 et 3 juillet prochains.

FI Orly 2015 01 Vf (1.4 MiB)

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GrèveS : l'heure du choix !

Face à l’incapacité de notre administration à prendre des décisions et à les assumer, le SNCTA a déposé un préavis de grève les 2 et 3 juillet avec des revendications précises. Le SNCTA exige des réponses,maintenant.

CGT et UNSA-ICNA : le mariage de la carpe et du lapin

La réaction de la CGT et de l’UNSA-ICNA ne s’est pas fait attendre ; ces deux syndicats ont déposé chacun un préavis de grève pour les 30 juin et 1er juillet, soit les 2 jours précédant le préavis du SNCTA. La CGT et l’UNSA-ICNA main dans la main face à un ennemi commun, le SNCTA. Comment expliquer cette alliance autrement ? Car même si l’UNSA-ICNA et la CGT refusent tous deux la possibilité d’un accord ICNA, certaines de leurs revendications nous semblent quelques peu éloignées, voire opposées.

Objectif de la CGT : s’assurer la mainmise sur la DGAC

La CGT refuse en premier lieu qu’un accord puisse être signé en dehors de la représentativité DGAC. La raison en est évidente : elle est le premier syndicat de la DGAC alors qu’elle est très minoritaire au niveau des ICNA (21 %). C’est donc exclusivement une question de pouvoir, ou plus précisément de perte de pouvoir, qui l’amène à refuser tout accord non validé au niveau DGAC. Dans son préavis (qui n’est pas visible sur leur site !) elle écrit : « sous prétexte que le SNCTA, syndicat corporatiste de contrôleurs, n’a pas signé cet accord (le protocole 2013), la DSNA n’a pas jugé utile de mettre en oeuvre les mesures de ce protocole concernant son domaine. » La CGT appelle donc les ICNA à faire grève les 30 juin et 1er juillet afin d’exiger la mise en place des mesures les concernant : la 2e vacation complémentaire et surtout le 1 jour sur 2 en moyenne sur l’année ! On comprend mieux pourquoi ils hésitent à publier leur préavis.

Objectif de l’UNSA-ICNA : … ?

Quant à l’UNSA-ICNA, sa première revendication rejoint celle de la CGT, à savoir le refus de niveaux de validation intermédiaires (accords par corps).

Il est intéressant de se rappeler ce que ce syndicat écrivait il n’y a pas si longtemps : « En demandant qu’une négociation soit lancée vers un accord spécifique ICNA, l’UNSA-ICNA entend replacer les ICNA au cœur de la négociation […] À corps spécifique, revendications spécifiques. Pour l’UNSA-ICNA, la conclusion d’un accord spécifique ICNA permettra à notre corps de faire connaître ses besoins, dans un contexte d’évolution très rapide : évolutions techniques, augmentation prévue du trafic, impact des objectifs fixés par la Commission européenne, etc.  »

Après avoir exigé un accord ICNA en septembre 2013, l’UNSA-ICNA exige donc aujourd’hui le respect des règles protocolaires en vigueur jusqu’à présent à la DGAC, et fait donc ainsi le jeu de la CGT, allié de circonstance pour un front anti-SNCTA !

Mais cette attitude est bien dangereuse, car en déposant son préavis sur les mêmes jours que la CGT, elle appuie de facto les autres revendications du premier syndicat de la DGAC ; en faisant grève les 30 juin et 1er juillet, les ICNA exigent donc du gouvernement l’application du protocole 2013 et donc la mise en place de la 2e vacation complémentaire et surtout du 1 jour sur 2 moyenné !

Objectifs du SNCTA

Aujourd’hui la négociation est bloquée. Pour avoir les moyens de poursuivre son travail, le SNCTA compte une fois de plus sur votre mobilisation :

  • Considérant les attaques incessantes des compagnies aériennes et de la Commission européenne sur les taux de redevances de route ;
  • Considérant la baisse des effectifs et l’augmentation du trafic aérien ;
  • Considérant l’absence d’accord concernant des expérimentations à Reims ;
  • Considérant les nouvelles contraintes pesant sur les licences de contrôle ;
  • Considérant les risques que fait peser le RIFSEEP sur les rémunérations et leurs évolutions ;
  • Considérant la non publication du décret
CIT ;
  • Considérant l’absence de réponse quant à l’âge de départ en retraite des contrôleurs nés entre 1959 et 1964 ;
  • Considérant la dégradation progressive des conditions d’emploi des contrôleurs aériens ;
  • Considérant la faible volonté des pouvoirs publics à négocier ces problématiques !

Le SNCTA appelle tous les contrôleurs a déposer leur micro les 2 et 3 juillet. FO qui partage certaines des revendications du SNCTA dépose également un préavis la même période.

En déposant des préavis par réaction à celui déposé par le SNCTA, l’attitude de ces 2 syndicats ne fait le jeu que du gouvernement et ne profite en aucun cas aux ICNA ! Certaines des attaques auxquelles nous devons faire face aujourd’hui n’apparaissent même pas dans leur préavis respectifs.

Si, faute d’accord, nous devions aller à la grève les 2 et 3 juillet, le gouvernement ferait alors les comptes afin de savoir qui, de la CGT et l’UNSA ICNA ou du SNCTA est capable de mobiliser les contrôleurs. Et donc avec qui elle aura à négocier. a vous de choisir…

Tous en greve les 2 et 3 juillet

Communiqué SNCTA LFRR CDA011 26 06 2015 (0.4 MiB)

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Reniements et engagements non tenus

Il faut croire que l’action syndicale est un éternel recommencement : comme on enfile des perles, ces derniers jours, les mauvaises nouvelles sont succédées. Ainsi, entre renoncements, flous artisitiques et pressions adverses, des batailles que l’on croyait gagnées ne le sont pas si sûrement. Voici le panorama peu reluisant.

Nouvelle charge de la CE sur les taux

Expés rémoises enlisées

Retraite : ubuesque et pathétique

RIFSEEP : attaque sur nos primes

Négociations protocolaires : OUI ou NON ?

Le grand bazar de la grogne généralisée des OS

Pour toutes les raisons invoquées plus haut, le SNCTA a déposé, en coordination avec FO, un préavis les 2 et 3 juillet.

Faute de pouvoir tracer une ligne directrice claire et solide et en s’enlisant dans des tergiversations sans fin, les pouvoirs publics mécontentent tout le monde. Si nous ne faisons pas reconnaître nos revendications dans ce moment charnière, si nous acceptons que l’état revienne sur tous ses engagements avec mépris et/ou désinvolture, tous nos efforts depuis 2 ans, auront été vains. Nous ne pouvons et ne devons lâcher prise. Nous respectons l’état, l’état doit nous respecter. Nos conditions d’emploi, nos conditions de travail pour les années à venir en dépendent.

Les 2 et 3 juillet, tous en grève !

2015-06 25Com Grève Juillet Vmodif (0.9 MiB)

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GrèveS, L’heure du choix

Figurine à un carrefour fléché

Face à la baisse des effectifs, face à l’augmentation du trafic et de sa variabilité, face à la lente dégradation de nos conditions de travail, face à la division syndicale, face à la tentation de l’immobilisme, il n’y a pas de route directe vers un avenir meilleur. mais garantir un avenir meilleur est la raison d’être du SNCTA. Il travaille sans relâche à le construire depuis l’échec du dernier protocole.

Les jalons

Financement Il y a 1 an le SNCTA obtenait du Gouvernement que le taux de redevance de route pour 2015 soit fixé à 70 € et qu’il évolue ensuite de la façon suivante : +0,75 % en 2016, 0 % en 2017 et 2018, et enfin –0,7 % en 2019. Ainsi, c’est un excédent budgétaire de 150 millions d’euros qui est prévu cette année pour la DGAC.

Cadre de négociation Il y a 2 mois le SNCTA obtenait du Gouvernement la mise en œuvre d’un processus de dialogue social plus réactif, basé sur le principe de subsidiarité, afin de prendre au mieux en compte les besoins propres à chacun.

Les obstacles

Financement Mais, sous la pression des compagnies aériennes, la Commission européenne, qui essaye par tous les moyens de faire baisser les taux de redevance, a rejeté les plans de performance de plusieurs États dont la France. Elle exige leur révision d’ici au 2 juillet prochain.

Cadre de négociation Mais, sous la pression des confédérés, CGT en tête, les pouvoirs publics tergiversent. Plus d’un mois après l’annonce de l’ouverture de négociations, pas une seule réunion thématique n’a été organisée, pas le moindre calendrier n’a été annoncé.

L’urgence

Depuis 3 ans, les contrôleurs rémois sortent de l’été révoltés par les conditions dans lesquelles ils ont dû faire passer le trafic. Durant près de 2 ans rien n’a changé. Enfin, grâce à l’action du SNCTA, un groupe de réflexion national réunissant administration et représentants des personnels ICNA s’est réuni pour parler d’adaptation de notre organisation du travail. Bien sûr les solutions proposées par l’administration vont bien trop loin dans l’individualisation et la flexibilisation du travail pour le SNCTA. Mais on ne peut plus cacher la poussière sous le tapis et éviter le sujet embarrassant de notre organisation du travail. Ce que vivent les contrôleurs rémois aujourd’hui, nous y serons confrontés demain.

Le SNCTA assume le fait qu’il juge des adaptations de notre organisation du travail possibles et propose une démarche sécurisante : dans un cadre national garantissant le 1 jour sur 2 (incluant la totalité de notre formation continue, de nos  autres stages, de la participation aux GT, commissions, la visite médicale…), et ne dépassant pas le 7 jours sur 12 a fortiori pendant la période de charge, garantissant le travail en équipe, réduisant l’amplitude des vacations sans augmenter le temps de travail, garantissant les congés,… chaque CRNA pourra tester un nouveau tour de service mieux adapté au trafic. Les retours d’expérience issus de ces expérimentations alimenteront le groupe de réflexion national, qui pourra d’ici 2 à 3 ans proposer de nouvelles règles d’organisation du travail. Dans l’attente, aucun des textes fondateurs garantissant nos conditions de travail ne saurait être modifié. Seules des dérogations doivent pouvoir être accordées, dérogations rendant possibles la faisabilité de tours de service acceptés localement et conformes nationalement aux principes portés par le SNCTA.

Un nouveau tour de service à Reims cet été ?

Les contrôleurs rémois et le SNCTA sont favorables à l’adoption au plus tôt d’un nouveau tour de service sur les principes suivants :

  • travail en équipe ;
  • un maximum de 7 jours de travail sur 12, à concurrence d’une fois tous les 2 cycles ;
  • vacations supplémentaires génératrices de jours de récupération ;
  • temps de repos entre 2 vacations inchangé ;
  • temps de pause de 25 % ;
  • vacations plus courtes pour une durée de travail de 32 h hebdomadaires ;
  • équipes compactes (pauses et montées en décalé limitées) ;
  • mêmes droits à congés que l’an dernier (5 pour 17 au lieu de 4 pour 17 en juillet et 6 pour 17 en août l’an dernier).

Au final ce nouveau tour de service serait assez proche de l’actuel avec des vacations écourtées et une vacation supplémentaire pour la moitié de l’équipe en début de cycle. Cela permettrait ainsi d’offrir 12 UCESO dès 7 h et 15 dès 11 h. Sans cela l’offre serait limitée à 11 secteurs alors que déjà les PC ouvrent régulièrement 15 secteurs pour 16 offerts.

Quelles contreparties ?

Les contreparties de ces évolutions sont d’ordre social avec la sanctuarisation des droits à congé par exemple ou encore la préservation des week-ends. Le SNCTA ne se limitera pas comme l’a fait la CGT dans le précédent protocole à abandonner le traditionnel 1 jour sur 2 sur le cycle en se bornant à préserver « le rythme de travail de 1 jour sur 2 en moyenne et l’organisation du travail en équipe pour les ICNA » ! Ce n’est pas ça sécuriser l’avenir des ICNA ! Il faut aller plus loin dans le cadrage, et négocier des contreparties. Mais pour cela il faut du temps, pour mener à bien des expérimentations… et de l’argent !

Aujourd’hui l’administration affiche des ambitions démesurées (8 jours de travail sur 12, pauses glissantes, fractionnement des équipes à l’extrême) et qui pour le SNCTA n’ont pas de prix. Stratégie du méchant flic / gentil flic ? Croit-elle, en nous menaçant de l’inacceptable, que demain nous lui offrirons les adaptations que nous jugeons acceptables ?! Que nenni ! Tout changement dans nos conditions de travail, fut il dans le cadre d’une expérimentation, a un prix.

Aujourd’hui la négociation est bloquée. Pour avoir les moyens de poursuivre son travail le SNCTA compte une fois de plus sur votre mobilisation :

  • Considérant les attaques incessantes des compagnies aériennes et de la Commission européenne sur les taux de redevances de route ;
  • Considérant la baisse des effectifs et l’augmentation du trafic aérien ;
  • Considérant l’absence d’accord concernant des expérimentations à Reims ;
  • Considérant les nouvelles contraintes pesant sur les licences de contrôle ;
  • Considérant les risques que fait peser le RIFSEEP sur les rémunérations et leurs évolutions ;
  • Considérant la non publication du décret CIT ;
  • Considérant l’absence de réponse quant à l’âge de départ en retraite des contrôleurs nés entre 1959 et 1964 ;
  • Considérant la dégradation progressive des conditions d’emploi des contrôleurs aériens ;
  • Considérant la faible volonté des pouvoirs publics à négocier ces problématiques

Le SNCTA dépose un préavis de grève les 2 et 3 juillet 2015. FO qui partage certaines revendications avec le SNCTA, dépose également un préavis sur cette période. D’autres syndicats, sans aucun projet alternatif, mais déterminés à entraver coûte que coûte le nôtre, appellent à la grève les 2 jours précédents.

L’heure des choix est venue !

LFFF15-0625 GrèveS VF (1.7 MiB)

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Communiqué de presse

Pile de journaux

Le SNCTA, syndicat majoritaire des contrôleurs aériens, lève son préavis de grève pour la période du 29 avril au 2 mai.

Ayant obtenu l’assurance du caractère ferme des propositions faites le 13 avril dernier par le cabinet de Monsieur Vidalies, secrétaire d’État aux transports, et entendant permettre aux passagers de lever toutes les incertitudes pesant sur leurs déplacements aériens en cette période de vacances, le SNCTA fait le choix de lever son préavis de grève. Il sera cependant extrêmement vigilant quant à l’application, dans ses termes et échéances, de la proposition du gouvernement présentée en début de semaine par le secrétariat général de la DGAC et la direction de la navigation aérienne.

Communiqué de presse (1.6 MiB)