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Tag: GT effectif

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CDA LFEE — 10 ans de plus à Reims

Les GT Effectif et GS 32h ont eu lieu le 22 mars après deux reports. Les choix assumés de la DSNA de réduire drastiquement la mobilité anéantissent des années d’efforts commun de répartition équitable de la baisse des effectifs entre centres… dus aux sous-recrutements de la crise de 2008 ! Ce bis repetita est inexcusable. Le SNCTA n’a pas été écouté et a quitté le GT Effectif. Les Rémois sont floués.

Empêchés de partir UFN

À peine 12 AVE sont attribués aux CRNA du Sud en 2021 et cette tendance inacceptable est appelée à durer en 2022 et 2023. Le GS 32h affecte des sorties ÉNAC plutôt que des AVE dans les approches attractives. Nice par exemple, n’a pas proposé de postes PC depuis 2016 !

Ces maigres ressources proposées en CDM seront en partie préemptées par les priorités légales qui sans le contrôle de la CAP, sont appliquées par SDRH avec de bien mauvaises intentions !

Autre surprise désagréable : constater via Legifrance que les recrutements de contrôleurs aériens sont révisés à un niveau famélique : 16 places offertes par le concours externe alors que ces ressources ne seront pas opérationnelles avant 2026. Conséquence, lorsque seront étudiées leurs affectations en centres lors du GT Effectif 2024, quasi aucune place en mutation ne devrai—t être proposée pour compenser. Les départs massifs en retraite des générations 1970 et plus, à horizon 2029 ne sont pas non plus anticipés.

Le CRNA Est : une affectation subie

Indéniablement, Reims est le centre de début de carrière par excellence : affectés jusqu’à 10 par promotion, personne ne peut arguer que tous ces élèves-contrôleurs choisissent réellement ce centre.

La mobilité divisée par trois, c’est un temps d’attente multiplié d’autant.

Le départ moyen en mutation vers l’affectation de son choix s’effectuait déjà autour de 12 ans après l’acquisition de la mention d’unité. Visiblement, ce n’est pas suffisant pour nos encadrants encouragés eux, à muter tous les 3 ans !

L’inattractivité renforcée par les comportements locaux

Agir sur l’attractivité et la fidélisation des centres du Nord reste le seul moyen pour que les contrôleurs qui y sont affectés consentent à retarder leur projet de mobilité et à maintenir leur investissement dans les projets et la vie de leur centre. Cette reconnaissance écrite était l’un des rares motifs de satisfaction de la V0 de feu le protocole.

Pourtant, l’attractivité du CRNA Est sombre avec les comportements autoritaires de l’encadrement local. Toutes les atteintes aux conditions de travail sont autant d’incitations à quitter le centre coûte que coûte, même avec moins de postes opérationnels disponibles. La DSNA sera perdante sur tous les tableaux et ratera une fois de plus, son rendez-vous avec la reprise !

La gestion décomplexée de la DSNA agite dangereusement une nouvelle allumette au dessus du ciel rémois où des barils de poudre ont déjà été savamment entreposés par des politiques verticales appliquées avec excès de zèle par l’encadrement local.

La mobilité est un contrat social intangible. Sans elle, pas de reprise possible.

2021-03-31 CDA LFEE 10 Ans De Plus À Reims (0.1 MiB)

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CDA LFEE - GT Effectif 2021

Le prochain GT Effectif approche et comme chaque année, les vieilles rengaines reviennent : bouchon à l’instruction, temps de qualification qui exploserait, crainte de trop de départs en mutation… Le SNCTA rétablit quelques faits.

Le bouchon n’a pas eu lieu

Une seule promotion a été affectée en centre en 2020. SDRH pariait sur un bouchon de la formation à Reims et projetait de n’affecter aucune sortie ÉNAC. L’action du SNCTA a permis de sauver 6 ressources. Les résultats lui ont donné raison.

Les contrôleurs rémois se sont adaptés à la situation. Le trafic réel étant moins souvent significatif, les ISP se sont appropriés des simulateurs dès le mois de mai 2020 et pour assurer un fonctionnement étendu de cet outil aujourd’hui indispensable à la formation initiale, ils se sont auto-formés à la fonction de pilote écho-radar. Avant que la note punitive des réserves opérationnelles s’applique, les simulateurs tournaient 18 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Bilan, le CRNA Est compte 17 nouvelles mentions d’unité depuis mai 2020. Une douzaine supplémentaire est prévue avant la fin de l’année 2021. Un nouveau record à la baisse du temps de qualification a été établi : la moyenne est descendue à 39 mois, malgré la parenthèse forcée de 2 mois.

L’idéologie dessert la formation

Pourtant, le service exploitation a décidé, seul une fois de plus, de mettre en place les RO de simus les plus rigides de la DSNA. Ces journées ne répondent pas à la problématique de la formation initiale mais à une volonté idéologique de rappeler les PC sur la plage horaire la plus étendue possible en remplissant les trous par des formations e-learning sorties du chapeau. Par l’utilisation rigide des RO sites, il dégrade sciemment le fonctionnement agile des simulateurs que les équipes avaient mis en place. Le SNCTA n’acceptera pas que les indicateurs de formation se dégradent et en tirera toutes les conséquences si cela se vérifie.

Recrutements 2021

Les erreurs de jugement du service exploitation ne doivent toutefois pas priver les Rémois de nouvelles ressources. Le CRNA Est ne peut accepter un gouffre de qualification à l’horizon 2023-24. Les AVE ne sont que très rarement pourvus. Le nombre de nouveaux PC est quasi-exclusivement pilotable par de nouvelles sorties ÉNAC.

Si l’on sent la DSNA tentée de couper le flux des AVE Nord-Sud, les dernières campagnes de mobilité ont démontré que les Rémois partent vers tous les horizons. Ce n’est pas en verrouillant tel ou tel centre attractif, que les mutations s’arrêteront. Les futurs départs de nos collègues et la remontée des effectifs opérationnels doivent donc être anticipés.

Si beaucoup l’oublient, le volontarisme et le professionnalisme des équipes ont permis d’absorber le déficit de qualifications. Quand l’objectif est partagé et compris, les contrôleurs savent s’organiser. Après la mise en pause de la notion de fidélisation, tout stratagème visant à réduire voire bloquer les mutations de Reims serait une nouvelle trahison sociale de la DSNA envers les Rémois. L’effort de recrutement doit être maintenu.

2021-03-04 CDA LFEE GT Effectif 2021 (0.1 MiB)

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LFEE CDA - Un GT Effectif sous haute surveillance

Demain, le GT Effectif puis le GS 32 heures détermineront combien de sorties ÉNAC et d’AVE alimenteront les centres opérationnels de la DSNA. Dans le contexte de fortes tensions dans lequel le CRNA Est évolue depuis la phase du PRA, le SNCTA attend que ces instances de dialogue social apaisent le climat actuel !

La crise sanitaire ne donne pas carte blanche à l’administration. Le report des postes sous BO lors de la campagne de mobilité de printemps était compréhensible vu le contexte. Les Rémois attendent désormais le retour à un fonctionnement nominal, c’est-à-dire :

  • des recrutements dans le Nord et notamment à Reims qui permettront de faire face au trafic de 2024-25, prévu d’être du niveau de celui de 2019 ;
  • des AVE ouverts dans les organismes attractifs pour la campagne de mobilité d’automne.

Malgré le désordre actuel, les contrôleurs du CRNA Est continuent de faire preuve de professionnalisme. Ils s’investissent complètement dans la formation initiale sur simulateur, décuplée depuis des mois, ainsi que dans la transformation 4-Flight. Sans perspective mardi, la DSNA assumera de briser le fragile équilibre du centre.

Rester à Reims doit être un choix. Avec la crise, la DSNA se prive de la fidélisation, outil efficace pour inciter les contrôleurs qualifiés à rester plus longtemps. L’attractivité dépend aussi des conditions de travail et donc en partie, des effectifs. Si la DSNA ne souhaite pas gérer les conséquences d’un mécontentement social massif, elle doit préserver les équilibres nationaux.

 

2020-07-20 FI LFEE Un GT Effectif Sous Haute Surveillance (0.4 MiB)

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LFFF CDA - Le CRNA Nord, un centre à l’abandon?

Depuis quelques années effectifs et climat social sont en berne au CRNA Nord. Malgré l’assurance répétée du service que tout irait bien, nous voilà plongés dans une situation catastrophique qui va durer. Quelles perspectives pour notre centre? Le GT effectif du 21 juillet sera scruté par les PC d’Athis, l’administration doit envoyer des signaux positifs en affectant massivement tout en préservant la mobilité. Nous avons su nous adapter avec différents changements de tours de service et mettre en oeuvre des mesures pour renforcer la formation initiale des futurs PC, la DSNA souhaite-t-elle casser cette dynamique ?

La spirale infernale

Il y a deux ans encore des équipes à 9 PC+ACDS n’étaient pas envisageables. Cet été, les équipes à l’est sont majoritairement à 9+ACDS et bon nombre à l’ouest à 8+ACDS. Le contexte sanitaire a enlevé une épine du pied de notre encadrement pour passer l’été mais qu’en sera-t-il en 2021?

L’administration avait pris conscience de la situation de notre centre et le protocole devait apporter des solutions afin de notamment fidéliser les PC, outil efficace pour inciter les contrôleurs qualifiés à rester plus longtemps. Les négociations étant reportées sine die, les athégiens et les rémois sont laissés au bord de la route.

A la dernière CAP et suite à une fronde, l’administration avait finalement abandonné l’idée de reporter les affectations des mutés au delà de 12 mois mais se laissait l’éventualité de le faire pour la CAP d’été 2020. Là encore, le COVID la « sauve » et lui offre de garder les PC un été supplémentaire dans les centres du nord. Une fois de plus les potentiels mutés « apprécient » cette destinée.

Des signaux positifs nécessaires

La DSNA en affichant sa volonté de cadrer la réserve opérationnelle et de limiter le report des congés sur l’année suivante ajoute une mesure vexatoire à un contexte tendu. L’ambiance lourde en salle de contrôle est palpable, proche de la rupture. 

Le GT effectif et le GS 32H du 21 juillet vont décider du nombre de sorties ÉNAC et d’AVE dans les centres opérationnels de la DSNA. Le CRNA Nord doit bénéficier d’affectations suffisantes pour préparer les années 2024-25.

Les PC d’Athis demandent des mesures concrètes pour améliorer l’attractivité de leur centre et garantir des affectations conséquentes en sortie ENAC et AVE et ce, tout en maintenant la mobilité. 

Restreindre la mobilité aujourd’hui ne ferait qu’exacerber la volonté de mutation des PC du CRNA Nord. L’attractivité d’un centre passe par des effectifs dimensionnés pour assurer un bon niveau de service. Les choix d’aujourd’hui façonneront notre centre de demain et ne doivent pas juste être pris en réaction à une crise sanitaire, la bonne intelligence doit être de mise.

Depuis quelques mois et en dépit des mauvaises nouvelles s’accumulant au CRNA Nord, les contrôleurs se sont mobilisés et adaptés. Avec la mobilisation des détachés et des équipes, notre centre s’est investi massivement pour former nos PC de demain. Si la DSNA ne souhaite pas gérer les conséquences d’un mécontentement social massif et briser cette dynamique, elle se doit d’envoyer des signaux clairs.

LFFF20-0720 Centre à L'abandon (0.1 MiB)

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Effectifs : gestion de crise

Effectifs 2016-2024

Lors de la présentation de son plan stratégique, le DSNA en a profité pour aller au-delà des sujets techniques habituels en annonçant différentes mesures de gestion des effectifs. Celles-ci seraient, selon lui, de nature à répondre à la très forte croissance du trafic aérien observée en particulier en CRNA et à la baisse des effectifs plus forte que prévue dans ces centres.

Approches, CRNA : mêmes objectifs

Pour le SNCTA, la sécurisation des effectifs est un objectif prioritaire du protocole 2016. Au-delà des recrutements décidés, le SNCTA avait obtenu la définition de BO en CRNA (mandat donné au GT 7).

Constatant que les travaux étaient au point mort, le SNCTA a récemment rappelé son exigence de voir des effectifs cibles définis pour tous les organismes avant les prochains GT Effectif et GS 32 heures (cf. CDA no 779) et a posé une question diverse à ce sujet lors du CT DSNA du 12 janvier.

Des annonces pour les CRNA, Orly et Roissy

En guise de réponse, sans attendre la tenue d’un nouveau GT et donc sans concertation, le DSNA choisit d’annoncer des « fourchettes » d’effectifs cibles à l’horizon 2023 pour les centres gérés par le GT Effectif.

Effectifs cibles 2023
PC/équipe
Aix 12 – 13
Athis 10,5 – 11,5
Bordeaux 19 – 21
Brest 19 – 21
Reims 17 – 18
Orly 15
Roissy 15 – 16

Pour les détails de la méthode de dimensionnement, le DSNA mandate le GT 7 qui doit se tenir prochainement. Le GT Effectif prévu mi-février devra, quant à lui, statuer sur la répartition des ressources en définissant, pour chaque centre, une stratégie de convergence des effectifs opérationnels vers ces cibles.

Pour le SNCTA, l’horizon 2023 ne permet pas d’avoir des objectifs satisfaisants. En revanche, un horizon à 2024, prenant en compte l’ensemble des recrutements du protocole 2016 (environ 80 PC de plus), aurait donné de meilleures perspectives tant d’un point de vue psychologique que des besoins identifiés à long terme.

Par ailleurs, il est indispensable de définir un objectif à court terme. Pour le SNCTA, dès 2020, tous les centres doivent voir leurs effectifs au-dessus des bornes minimales annoncées.

Transparence et équilibres

La direction se doit de fournir des explications cohérentes, tant en matière de méthode de dimensionnement et de répartition que d’hypothèses de construction de ses annonces. Le SNCTA y sera attentif mais, quoi qu’il en soit, la DSNA devra assumer ces chiffres qui conditionneront le bon fonctionnement de ses centres et, plus largement, sa performance globale.

Le SNCTA réclame des méthodes identiques pour les CRNA et les approches, et rappelle que celles-ci devront être transparentes, équilibrées entre tous les organismes et basées sur des données objectives.

Vers une mobilité limitée ?

Le DSNA constate que la situation des effectifs en CRNA est plus dégradée que prévue du fait d’un plus grand nombre de départs volontaires que dans les statistiques habituelles : départs anticipés à la retraite, nombreuses mutations vers les approches, etc. Il annonce, par conséquent, vouloir être très vigilant sur le nombre d’AVE ouverts lors des prochaines CAP, notamment ceux à destination des approches.

Les départs volontaires sont une preuve supplémentaire de la dégradation des conditions de travail dans ces centres. Empêcher les contrôleurs de partir n’est pas une réponse adaptée à ce type de problématique. Le SNCTA refuse de voir la mobilité faire les frais de politiques publiques successives de diminution des effectifs. Il s’opposera à toute gestion non concertée visant à restreindre la mobilité, notamment nord-sud, et prône au contraire des mesures incitatives de fidélisation des contrôleurs.

Report de la reprise de l’approche de La Rochelle

Cette reprise nécessitant l’ouverture à Bordeaux de 4 AVE par CAP pendant plusieurs années est, à la surprise générale, suspendue pour au moins un an afin de limiter les mutations.

La gestion des effectifs des contrôleurs est critique ! Sous-effectif au niveau national et dans la plupart des organismes, une cinquantaine de sorties ÉNAC cette année contre près de 140 départs à la retraite : les contrôleurs et la navigation aérienne payent les décisions politiques du protocole 2013 signé contre l’avis du SNCTA. Actée dans le protocole 2016, la remontée des effectifs ne sera hélas pas visible avant 2021… En attendant, le SNCTA s’opposera à toute méthode allant à l’encontre des équilibres entre organismes et de l’unité des contrôleurs.

CDA N° 780 — Effectifs - Gestion De Crise (0.7 MiB)

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Effectif : début d’année sous tension

La répartition des contrôleurs et les tours de service sont les deux dossiers complexes et conflictuels de ce début d’année. Conséquences d’une politique de recrutements dogmatique et inadaptée, imposée par les pouvoirs publics entre 2010 et 2016 d’une part, et de la très forte augmentation du trafic aérien ces deux dernières années d’autre part, les projets de nouveaux tours de service se multiplient à différents endroits tandis que les effectifs ne permettent pas de satisfaire l’ensemble des besoins nécessaires aux missions de service public de la DSNA.

Situation des effectifs

S’il existe des situations plus ou moins tendues, force est de constater que les CRNA sont tous en situation de sous-effectif. Malgré l’existence de BO, faute d’affectations suffisantes — la DSNA ayant donné la priorité aux CRNA ces deux dernières années — de nombreuses approches se trouvent également dans cette situation.

Avec environ 140 départs à la retraite chez les ICNA en 2018 pour seulement une soixantaine amenée à sortir de l’ÉNAC, il est évident qu’il n’y aura aucune répartition satisfaisante des effectifs en 2018, ce qui mettra une majorité d’organismes dans une situation de sous-effectif sans précédent.

La situation va donc se détériorer partout : dégradation des conditions de travail (stress, fatigue) et dégradation du service rendu (sous-capacités, délais). Aucune amélioration n’arrivera avant 2021, année où les premiers gros recrutements prévus au protocole commenceront enfin à se qualifier.

Cette perspective d’amélioration de la situation globale ne rassure à l’évidence personne. En effet, au-delà des quatre ans de sous-effectif à venir, aucune stratégie de répartition des ressources n’est définie. C’est pourtant dans ce but que le SNCTA a fait inscrire la définition de BO pour les CRNA dans le protocole.

Déterminer ces besoins est désormais très urgent car chaque organisme doit nécessairement connaître sa perspective de stabilisation ou de remontée en effectifs pour envisager l’avenir. Or, si la DO a commencé ses réflexions, elle n’a encore rien proposé de concret pour les organismes gérés en GT effectif.

Pour le SNCTA, la définition de chiffres précis et cohérents avec une stratégie de convergence est un pré-requis indispensable aux GT effectif et GS 32 heures qui doivent se tenir en février. Le SNCTA en refusera la tenue si ce pré-requis n’est pas satisfait !

Tours de services

Avec la nette augmentation du trafic et la baisse des effectifs opérationnels, rares sont les organismes où de nouveaux tours de service ne sont pas étudiés. En application des possibilités offertes par l’arrêté du 19 novembre 2002, les projets travaillés par les chefs de service exploitation vont tous dans la même direction : vacations plus longues, équipes morcelées, nouvelles restrictions de congés, augmentation des heures de contrôle en période de charge !

Ces projets ont beau être réglementaires, ils n’en sont pas moins inacceptables pour le SNCTA : que ce soit en matière de fatigue accumulée, ou socialement tant les contraintes imposées sont fortes.

Le SNCTA s’était déjà opposé à ce type d’évolutions au CRNA Est en 2015. Il avait alors proposé une alternative sous forme d’expérimentations. Celles-ci, reconduites depuis et inscrites au protocole 2016, se sont étendues en 2016 au CRNA Sud-Ouest puis, en 2017, à Roissy, au CRNA Ouest et à Nice.

L’objectif principal est de sécuriser les conditions de travail en période de trafic chargé, notamment en gérant mieux la fatigue grâce à des vacations plus courtes (8 h 30 maximum) ou en limitant mieux le temps de travail (42 heures maximum sur 7 jours glissants). Il ne s’agit pas de travailler plus mais de travailler mieux d’un point de vue « contrôleur ».

Les retours de ces expérimentations, proposées par des contrôleurs pour les contrôleurs, sont très majoritairement positifs. Aucun comité local de suivi n’a souhaité faire marche arrière. Cependant, si les expérimentations ont permis de faire face à l’augmentation du trafic dans de meilleures conditions de travail, les CRNA n’en ont pas moins atteint les limites de leurs capacités.

Seuls de nouveaux systèmes de contrôle et des effectifs supplémentaires pourront dans ces organismes apporter plus de capacité et de sérénité. Pour le SNCTA, il n’est pas envisageable d’ajouter encore plus d’heures de contrôle en période de charge (ce que permet pourtant, en théorie, l’arrêté de 2002).

CRNA Sud-Est : conflit en cours

Le SNCTA s’oppose actuellement à la modification du tour de service que veut imposer la direction du CRNA Sud-Est. Il a déposé un préavis de grève pour les 18, 19 et 20 janvier.

Le SNCTA revendique le retrait du tour présenté en CT et, comme ailleurs, demande des garanties concernant l’effectif cible et la stratégie d’alimentation. Il souhaite en outre que les contrôleurs puissent travailler et débattre de leur futur tour de service.

En-route ou en approche, les contrôleurs attendent tous l’annonce d’effectifs cibles par organisme avec une stratégie de convergence associée. Ceci doit être la priorité de la DSNA en ce début d’année. Ni le GS 32 h, ni le GT effectif, ni aucune concertation sur une quelconque évolution des tours de service ne pourront avoir lieu sans ce pré-requis. Le SNCTA s’opposera aussi à toute tentative d’évolution non concertée.

CDA n° 779 — Effectif - Début D'année Sous Tension (0.7 MiB)

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Expé or not expé ?

Nœud de routes dans le brouilard, panneaux interrogatifs

Alors que la première phase de l’expérimentation 2016 / 2018 s’achève, les négociations permettant de cadrer son éventuelle poursuite au delà du 31 mars 2017 sont en cours.
Au niveau national, les GT issus du dernier protocole se poursuivent et la date des prochains GT effectif / GS 32 H se rapproche.

GT 7

Le 17 janvier dernier, se tenait la dernière réunion du GT 7, censée clore les travaux sur les cadres alternatifs aux expérimentations. Lors de cette réunion, plusieurs cadres ont été proposés à la fois par l’administration et par les organisations syndicales UNSA-ICNA et CFDT. Dans cette foire d’empoigne, ni les cadres proposés par l’administration, ni ceux des OS n’ont été jugés acceptables par les autres participants.

Assez logiquement, l’administration refuse de considérer les propositions des sections brestoises (CFDT, UNSA) et bordelaise (UNSA) comme de vraies alternatives alors qu’elles reposent majoritairement sur des pratiques déjà existantes et légales. De plus, elles ne laissent pas entrevoir de cadre national alternatif dans lequel elles pourraient s’inscrire. De leur côté, les organisations syndicales qui prétendent vouloir travailler à des options alternatives ne semblent pas prêtes à la négociation, et encore moins aux contraintes de ces options.

C’est donc dans une atmosphère délétère que ce GT sur les cadres alternatifs s’est terminé. La prochaine réunion devrait se tenir le 7 mars et aborder le sujet des BO (besoins opérationnels) en CRNA.

CT du 3 février

Pendant ce temps là, le bureau de section travaille depuis plusieurs semaines à la négociation des notes de service qui devraient encadrer l’expérimentation rémoise, au cas où sa poursuite serait actée lors du CT du 3 février prochain.

Cette 2e phase de l’expérimentation 2016 / 2018 devrait marquer un tournant majeur pour Reims car elle marquerait la première année complète du CRNA-Est dans un cadre expérimental.

Ainsi, les Rémois pourraient enfin évaluer l’impact global des contraintes protocolaires sur une année entière, et juger clairement de leurs acceptabilités.

Afin que ces négociations englobent le plus grand nombre, les résultats de nos discussions sont régulièrement présentés aux adhérents et les orientations de la section rémoise sont définies en réunion de section.

En ce sens, la version finale des projets de notes de service sera présentée à la prochaine réunion de section qui se tiendra le 26 janvier prochain.

Cette date n’a pas été choisie au hasard. C’est à la fois la date limite pour le chef de centre pour nous transmettre les documents de travail permettant de préparer le CT, et c’est aussi le lendemain des GT Effectif / GS 32 h aux cours desquels seront décidées les futures affectations 2017.

GT Effectif

Le bureau de section rémois tenait à rappeler, à ceux qui auraient pu oublier, que le 12 décembre dernier, lors du 2e comité de suivi du protocole, le DSNA avait clarifié sa position concernant le GT Effectif du 25 janvier prochain.

Pour lui, la validation, au niveau local, d’expérimentations n’est pas synonyme de baisse des affectations dans ces centres, « bien au contraire ».

Les Rémois dans leur ensemble entendent bien que ces paroles soient suivies d’actes concrets.

En ce sens, le bureau de section sera particulièrement attentif aux résultats du GT Effectif et du GS 32 h. S’ils devaient désavouer les déclarations du DSNA, les Rémois sauraient immédiatement prendre les décisions nécessaires lors de la réunion de section.

Les expérimentations sont peut être l’unique moyen à court terme pour Reims de faire face à son sous-effectif chronique. Pour autant, le nerf de la guerre reste les effectifs, et les Rémois ne sauraient consentir à une 3e année successive d’expérimentation et à plus de contraintes si le besoin de Reims en effectif n’est pas reconnu et se retrouve relégué au second plan.

Si le GT Effectif ne poursuit pas une politique d’affectation indispensable au CRNA-Est, les efforts consentis par les Rémois et les très bons résultats qui en résultent ne seront alors clairement pas reconnus. Dans ces conditions, les Rémois seraient en droit de se questionner sur l’éventuelle poursuite de ces efforts.

L’administration pourrait alors faire face à l’augmentation considérable du trafic à Reims avec sa vacation complémentaire, un effectif insuffisant, et un tour de service incapable de fournir assez d’UCESO pour rendre un service du contrôle sûr et efficace.

D’ici 2020, le CRNA-Est devra faire face à 20 départs à la retraite.

Ceux-ci, combines aux futures mutations (plus de 13 par an en moyenne), font que le CRNA-Est pourrait faire face dans les années qui viennent à une aggravation de son sous effectif.

Même si les expérimentations permettent pour le moment à Reims de garder la tête hors de l’eau, la hausse prévue du trafic ne saurait être contenue par ce seul moyen.

Face à la baisse globale des affectations prévue jusqu’à l’arrivée des premières promotions 2017, le GT Effectif 2017 est un enjeu vital pour le CRNA-Est !

Le CRNA-Est connaitra-t-il une 3e année d’expérimentation ?
Une part importante de l’acceptation rémoise se jouera demain en GT Effectif…

Expé or not expé ? (0.4 MiB)

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Le 1er avril, on fait quoi ? On attend que l’administration nous le dise ?

Une nouvelle version de l’application mobile du SNCTA est disponible.

Pensez à faire la mise à jour en suivant cette procédure un peu particulière.

La clause de revoyure des expé. RH étant prévue en mars, il est grand temps de faire le point sur les dates importantes des semaines à venir. Le SNCTA souhaite que l’ensemble des options et de leurs conséquences soient mises à disposition des contrôleurs, y compris le plan B de l’administration si pas d’expé. Le SNCTA souhaite, comme il s’y est engagé, donner la parole à la salle de contrôle.

17 janvier : GT7 (national)

La 4e réunion du GT7 proposera des cadres alternatifs au cadre des « J0 ». Ceux-ci, conformément au protocole, devront répondre à des objectifs de performance et devront proposer des solutions « innovantes ».

23 janvier : Réunion de suivi expé. RH + alternatives (local)

Cette réunion devra permettre de tirer un bilan des expé. RH en vigueur au CRNA SO depuis le 1er octobre 2016 et de préparer l’été 2017 en fonction des différentes options. Ainsi, les syndicats représentés localement en CT (SNCTA, UNSA-ICNA et USAC-CGT) pourront proposer des alternatives à l’expé. en vigueur en respectant les cadres du GT7.

Nous exigeons par ailleurs de l’administration qu’elle présente de son côté l’ensemble des dispositions qu’elle compte mettre en place dans l’hypothèse où aucune expé. n’aurait lieu (quotas de congés, vac. comp., etc.).

Toutes les propositions pour l’été 2017 alors (enfin) sur la table, le SNCTA profitera de cette réunion pour demander à l’administration son aide logistique pour l’organisation d’un référendum et souhaite discuter avec les autres OS pour définir les modalités de celui-ci.

25 janvier : GT effectif (national)

Les chiffres fournis par l’administration confirment nos pires craintes : à l’horizon 2020, c’est un nouveau déficit d’une trentaine de PC dans notre centre qui sera acté si rien n’est fait, alors que les délais s’accumulent, que l’I1 et le trafic explosent et que nous n’avons presque personne en formation… La section locale rappelle l’urgence absolue du CRNA SO, et confirme une nouvelle fois que si le nombre de PC en équipes venait à être inférieur à 19, cela aurait des répercussions importantes sur le service rendu aux usagers.

Février ou début mars (local)

Nous souhaitons organiser la consultation durant cette période, pour que le mois de février permette à l’administration et aux différentes OS de finaliser ses options et que chaque contrôleur soit parfaitement informé de chacune d’entre elle.

Deuxième quinzaine de mars (local)

Un comité technique sera tenu pour valider une expé. qui ne recueillerait pas de minorité de blocage. Dans le cas contraire, l’administration présenterait son dispositif qui, lui (et c’est tout le paradoxe de notre situation), n’est pas soumis à minorité de blocage.

Mars 2018 (local)

Si une expé. a été adoptée pour l’été 2017, nous rappelons qu’elle aussi sera soumise à clause de revoyure à son terme. Et que nous pourrons ainsi tirer les enseignements de celle-ci, et éventuellement considérer une expé. alternative.

Au-delà de toute considération syndicale, le choix d’un nouveau tour de service est avant tout un choix personnel. Le SNCTA estime que ce choix doit être partagé par le plus grand nombre et œuvre en ce sens depuis le début. Les discussions en salle ne laissent aucun doute sur ce point : l’immense majorité des contrôleurs souhaite pouvoir s’exprimer directement. Le SNCTA soutiendra le choix de la majorité des contrôleurs pour l’été 2017.

SLLFBB 2017-01-11 Referendum (0.1 MiB)

11 janvier 2017 Ecrit par vb dans Bordeaux
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LFBB : au bord de la falaise

1er janvier 2013 : 319 PC
1er janvier 2014 : 311 PC
1er janvier 2015 : 306 PC
1er janvier 2016 : 294 PC + 3 ICNA en formation + 6 arrivées programmées
1er janvier 2017 : 285 PC max.
1er janvier 2018 : 276 PC max. – départs CAP 2015
1er janvier 2019 : 275 PC max. – départs CAP 2015 / 2016 + Klifs GT effectif 2016 ?
1er janvier 2020 : 267 PC max. – départs CAP 2015 / 16 / 17 + Klifs GT effectif 16 / 17 ?

LFBB 2016-01 GT Effectifs2016LFBB (2.3 MiB)

notes :

  1. PC = en salle + détachés
  2. En moyenne, le CRNA/SO connaît 7 départs en CAP annuels (11 en 2015). L’hypothèse retenue cidessus est basée sur 0 (zéro) départ en CAP. Les qualifications des 9 ICNA en formation ou prévus d’arriver sont intégrées. Les premières qualifications issus des GT effectifs 2016 et suivants ne seront pas effectives avant 2019.
  3. Notre I1 a grimpé de 5 % en 2015.
  4. Le trafic a augmenté de 2,7 % au CRNA SO en 2015, prolongeant une tendance régulière et continue ces dernières années.
  5. Les flux globaux s’intensifient vers la façade ouest de la France, tendance confirmée par CFMU pour les prochaines années, tenant compte notamment de la géopolitique internationale
  6. Notre centre connaitra 25 départs en retraite minimum en 2016 / 17 / 18, et a connu 11 départs en CAP en 2015

C’est maintenant les conditions de travail des ICNA et l’organisation globale du service exploitation du CRNA Sud Ouest qui sont directement affectées et menacées. La zone « jaune », celle que nous traversons aujourd’hui, connaît déjà de multiples turbulences : augmentation sensible des délais, attractivité réduite des postes clefs pour la gestion de la salle (CdS notamment), fatigue accrue des contrôleurs, départs en CAP toujours plus nombreux, tours de service à la limite de la rupture…

Le prochain GT effectif devra envoyer un signal fort aux contrôleurs bordelais pour qu’ils entrevoient la sortie de la zone « rouge » de turbulences modérées à fortes qu’ils vont traverser ces trois prochaines années, et que les usagers risquent de payer au prix fort.

Le prochain protocole devra donner des garanties aux contrôleurs bordelais de les ramener dans une zone « verte », ou « jaune » avec des solutions RH notamment.