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Tag: Lyon

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Flash Info LFLL - Réserves opérationnelles : de quoi parle-t-on ?

Après son offensive sur les tours de service XP, l’administration nationale et locale continue son travail de destruction des conditions de travail des contrôleurs. Elle a ainsi présenté en CT SNA-CE son projet de déclinaison locale des « réserves opérationnelles » (RO) : un projet stigmatisant et contre-productif au plan opérationnel. 

Malgré un vote unanime « contre » de toutes les organisations syndicales, le chef SNA-CE a annoncé vouloir quand même passer en force ce texte, qui s’appliquera à partir du 17 février 2021. 

Selon les mots du chef SNA-CE, il s’agit d’une « reprise en main » de notre fonctionnement opérationnel. À la lumière des résultats obtenus depuis deux décennies par les cadres de la DSNA sur la gestion prévisionnelle des effectifs ou la modernisation de nos outils, il y a de quoi être inquiet.
Avec les « réserves opérationnelles » le chef SNA-CE décidera, jour par jour, du nombre de contrôleurs nécessaires pour chaque vacation : c’est le « besoin en vacations » (BV). S’il y a plus de contrôleurs inscrits au TDS que le BV, les surnuméraires sont placés en « réserve opérationnelle ».

Les réserves opérationnelles concrètement : un contrôleur souhaitant travailler sur une vacation donnée peut se voir refuser ce droit par le chef SNA-CE.

2021-01-05 FI LFLL RO Passage En Force (0.5 MiB)

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CT SNA-CE du 28 octobre 2020 - Déclaration liminaire du SNCTA

SNCTA : Veuiller sur vous qui veillez sur le Ciel

Lyon Saint-Exupéry, le 28 octobre 2020,

 

Monsieur le Président du comité technique,

Depuis 2018, les expérimentations ont permis au centre de contrôle de Lyon Saint Exupéry de répondre aux besoins de la navigation aérienne, tant en matière de croissance du trafic que d’exigence sociale de réduction de la durée des vacations. Lors du dernier comité technique, le SNCTA a voté, comme l’ensemble des autres centres concernés, contre le projet de mutualisation proposé par l’administration qui, malgré plusieurs mois de négociations, n’avait pas abouti à un consensus national.

Pour autant, face à la crise actuelle du transport aérien, la mutualisation pluriannuelle de ces expérimentations reste un outil stratégique permettant d’accompagner au mieux la reprise du trafic. Le SNCTA est convaincu que le sens de l’Histoire ne saurait être un retour arrière vers des vacations longues et une organisation du travail datant du début des années 2000.

Le SNCTA considère qu’il est urgent que les discussions nationales permettent de trouver un accord gagnant-gagnant conduisant, d’ici la fin de l’année, à la mise en oeuvre d’une mutualisation pluriannuelle dans l’ensemble des centres de contrôle précédemment en expérimentations. Le SNCTA s’inscrit dans cette démarche indispensable pour que les contrôleurs lyonnais disposent d’une alternative au tour de service « back-up » leur permettant de préparer sereinement la reprise du trafic sur les années à venir.

 

2020-10-28 Déclaration Liminaire CT (0.1 MiB)

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LFLL Flash Info - Tour de service XP : la DSNA et l’encadrement local foncent dans le mur

Arbitre siflant un carton rouge

Alors qu’un accord sur la mutualisation des tours de service XP avait été conclu entre l’administration et le SNCTA cet été, la DSNA et le chef SNA-CE ont décidé d’amender unilatéralement le cadre national et ce, seulement 15 jours avant le CT local. En revenant sur la parole donnée, la DSNA et le chef SNA-CE ont fait le choix de rompre la confiance qui permettait jusque là de bâtir des accords gagnant-gagnant.

Le projet de mutualisation porté par le chef SNA-CE s’inscrit désormais à l’inverse des principes fondateurs des XP. Pire : la plupart des mesures décidées unilatéralement relèvent plus de l’affichage que de l’opérationnel.

Le SNCTA reste convaincu que les XP, qu’il a portées, constituent une alternative « gagnant-gagnant » aux tours de service classiques, dans un contexte local de sous-effectif inédit et probablement durable. En revanche, le dernier revirement de la DSNA et du chef SNA-CE dénature totalement le concept XP. L’administration aurait tort de croire que les contrôleurs seraient prêts à tout pour une prime.

Les changements opérés unilatéralement par le chef SNA-CE et la DSNA rendent, en l’état, le projet de mutualisation du tour XP à Lyon inacceptable. La DSNA et le chef de centre assumeront seuls les conséquences de leur entêtement à imposer aux contrôleurs des mesures plus vexatoires qu’opérationnelles.

2020-10-08 Tour De Service XP - La DSNA Fonce Dans Le Mur (0.9 MiB)

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CDA Lyon - Anti-social, tel est leur combat !

Haro sur les contrôleurs aériens ! En pleine crise sanitaire et économique, une campagne de presse vise une prétendue « prime de sur-activité » des contrôleurs aériens. Le SNCTA dénonce la présentation particulièrement partielle et partiale des faits, ainsi que ceux qui, se réfugiant derrière un anonymat tout relatif, tentent pathétiquement de contourner les choix démocratiques des contrôleurs. Au risque d’exposer dangereusement notre profession et, par extension, tous nos collègues de la DGAC.

La démocratie sociale, sous couvert d’anonymat

La semaine dernière, une campagne de presse est venue jeter le trouble sur les rémunérations des contrôleurs. La perception de la prime relative à la mise en place d’expérimentations sur les conditions de travail des contrôleurs aériens est présentée comme une « prime de sur-activité ». La presse écrite, comme audio-visuelle, a été renseignée par des « informateurs » souhaitant garder l’anonymat mais que leurs voix permettent d’identifier sans grande difficulté. Et dans chaque article de presse, dans chaque reportage, les mêmes éléments de langage, les mêmes expressions.

Or, les expérimentations sur le temps de travail des contrôleurs aériens ne concernent pas la « sur-activité » mais visent à « ajuster les moyens humains déployés, d’une part à la demande de trafic et d’autre part aux besoins en expertise et formation liés aux modernisations techniques et opérationnelles » (Protocole 2016).

Au-delà de la présentation volontairement tronquée et partisane, la méthode employée est choquante, puisque les « informateurs » se sont fait passer pour des contrôleurs, ce qu’ils ne sont pas. Le courage semble donc manifestement manquer à ceux qui entendent représenter notre profession mais n’osent pas assumer, à visage découvert, leurs propos.

Tentative pathétique de contournement du vote des salles de contrôle

L’origine de ces attaques ne fait guère de doutes. Certains syndicats de la DGAC, minoritaires chez les contrôleurs, n’ont jamais caché qu’ils étaient opposés aux expérimentations. Pourtant, dans tous les centres où elles ont été mises en place, leur principe a été approuvé, par les contrôleurs. À Lyon, les ICNA se sont prononcés à près de 80 % pour, mi-2018. Et lors du comité de suivi de l’expérimentation organisé en septembre 2019, pas une voix ne s’est élevée pour réclamer leur suspension ou leur arrêt.

Dans le cadre de la crise sanitaire et économique actuelle, le SNCTA négocie un accord sur la mutualisation du dispositif d’expérimentation, sur plusieurs années, qui permettra de disposer d’un cadre souple pour accompagner la montée en puissance du trafic aérien ainsi que les besoins en expertise et en formation indispensables à la modernisation de nos systèmes techniques mais aussi un besoin d’une aviation plus « verte » (trajectoires optimisées, merge point, descentes continues, target to arrival). Fidèle à ses principes, le SNCTA consultera les contrôleurs lyonnais sur une éventuelle déclinaison locale de cette mutualisation et s’en tiendra à l’avis majoritaire de la salle, quel qu’il soit.

Sans grande surprise, ceux qui se sont opposés hier à la mise en place des expérimentations, s’opposent à leur mutualisation aujourd’hui. Les « fuites » dans la presse interviennent alors même que le principe de mutualisation a été voté en CT DSNA. Étonnant ?

La campagne de presse actuelle n’est rien d’autre que le résultat d’une tentative de contournement du vote des contrôleurs qui, consultation après consultation, plébiscitent les expérimentations. Une conception pour le moins étrange de la “démocratie” sociale.

Quand on joue avec les allumettes, il ne faut pas s’étonner de faire flamber la maison

Cette tentative hypocrite risque évidemment de jeter l’opprobre non seulement sur notre profession, mais aussi sur l’ensemble de la DGAC.

Du fait des règlements « ciel unique européen », les performances des contrôleurs français sont, année après année, détaillées, scrutées, analysées et publiées. Toutes les statistiques, toutes les comparaisons avec nos homologues européens aboutissent aux mêmes résultats : malgré des outils techniques vieillissants, voire obsolètes, les contrôleurs aériens français parviennent à rendre le service avec un niveau de performance comparable à celui de nos voisins et ce, pour un coût horaire moindre.

Ceux qui confondent la barbouzerie et l’action syndicale ont-ils conscience que leurs méthodes risquent, par effet de contagion, d’attirer l’attention sur d’autres services ?

Le SNCTA n’entend pas se livrer à une guerre syndicale, et encore moins à une guerre des corps. Ce serait une perte de temps, d’énergie et cela porterait, in fine, préjudice aux contrôleurs et plus largement à tous les personnels de la DGAC.

Au niveau local comme au niveau national, le SNCTA poursuivra son travail de défense de la navigation aérienne et de notre profession. Il s’inscrira dans une démarche constructive, plutôt que dans l’opposition systématique ou la démagogie.

Les attaques médiatiques dont sont victimes les contrôleurs ne trompent personne, l’anonymat de leurs auteurs étant tout relatif. Cette tentative, désespérée et maladroite, de court-circuiter l’expression démocratique des salles de contrôle risque de jeter le discrédit non seulement sur notre profession, mais par contagion, sur bon nombre de services de la DGAC.

Le SNCTA n’a pas changé d’avis : le choix des conditions de travail des contrôleurs doit être le choix des contrôleurs.

 

2020-08-01 CDA LFLL Anti-social (0.2 MiB)

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Flash Info LFLL — 65 PC en équipes, still descending

En janvier 2017, DO1 expliquait aux contrôleurs lyonnais être capable de mener une politique de gestion prévisionnelle des effectifs afin de garantir que Lyon ne passe pas sous l’effectif de référence. Depuis des mois, le SNCTA tente d’expliquer que cette politique comptable n’est pas adaptée. Nous avions notamment « prédit » à une DO dubitative, le 21 juin 2019, que le nombre de PC risquait de tomber rapidement en-dessous de 68.

Lors du GS 32h de juillet 2020, le SNCTA s’est battu afin d’obtenir au moins 4 affectations à Lyon. Sans succès. Les 3 affectations obtenues ne parviendront qu’à combler les deux départs en CAP de fin 2019 et le départ à la retraite de juillet 2020. En prenant en compte 2,5 départs par an en CAP (moyenne sur les 5 dernières années), notre taux élevé d’arrêt de formation (en moyenne 1 élève sur 6) et notre temps moyen de formation (à la hausse), le SNCTA prévoit la situation suivante pour les 3 prochaines années.

Non, le résultat du GS 32h du 21 juillet n’est pas satisfaisant. Tout comme la perspective d’équipes tournant à 11 voire 10 PC jusqu’en 2024.

Le SNCTA va donc continuer à agir afin d’obtenir un véritable plan d’affectation pluri-annuel sur Lyon, mais aussi afin de faire baisser les durées moyennes de formation.

20200727 FI LFLL Effectif 65 PC (0.6 MiB)

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LFLL FI - Commission de nomination : la « note de gueule » est de retour !

Panneau « Stop », « wrong way »

Lors de la commission de nomination du 4 juin 2020, l’administration a fait valoir, pour écarter une candidature, que le candidat n’avait pas fait l’effort de solliciter un entretien auprès du chef de subdivision. En ajoutant ce pré-requis, qui ne figure pas dans la note NDS 2018-023 encadrant les détachements, l’encadrement local a fait le choix de se placer « hors cadre ». Surtout, l’administration renoue avec le concept de « note de gueule », peinant manifestement à tirer la moindre leçon de ses errements passés en la matière.

Voyant sans doute dans cette situation une belle occasion d’appliquer ses nouveaux « critères », l’USAC-CGT a soutenu le choix de l’administration, estimant que cela ne génèrerait pas de frein à la carrière du candidat malheureux. Vraiment ? Nous aurons l’occasion d’y revenir dans un prochain « Flash Info »…

Le SNCTA refuse le retour des « notes de gueule » : les candidats aux postes de détaché 12/36 n’ont pas vocation à aller prêter allégeance à leur futur chef de subdivision avant les commissions. Ces postes visent à apporter de l’expertise « contrôle » aux subdivisions, pas de la main d’oeuvre servile.

20200611 Commissions De Nomination St Ex Note De Gueule (0.9 MiB)

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LFLL Flash Info - Sous-effectif ≠ grève des contrôleurs

Main avec un panneau « stop » écrit « Staff shortage !!! » sur la paume

Dimanche 2 juin 2019 après-midi. Le niveau de trafic très important dans les TMA Lyon ainsi que le niveau insuffisant des effectifs ont nécessité la mise en place de mesures de régulation. À cette occasion, certains passagers présents dans les aérogares lyonnaises se sont vu expliquer que le retard de leur vol était dû « à une grève du contrôle aérien ».

Ces annonces, qui portent atteinte à la considération des contrôleurs aériens, font suite à un événement de nature identique qui s’est produit en février 2019. Elles s’ajoutent aux propos dédaigneux parfois tenus sur les fréquences de contrôle ou les explications fantaisistes fournies aux passagers par les services clients de certaines compagnies aériennes.

Alors que la mise en œuvre de mesures de régulation risque de devenir de plus en plus fréquente à Lyon du fait du sous-effectif chronique, le SNCTA estime que le « contrôleur bashing » doit cesser.

Il est urgent que le chef de centre assume les conséquences opérationnelles de la gestion des effectifs et intervienne auprès des acteurs aéroportuaires afin de faire cesser ces « pratiques ». Le SNCTA n’acceptera pas que les contrôleurs servent de boucs-émissaires.

2019-06-05 FI Lyon Greve Sous Effectif Mod (0.8 MiB)

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À quand des efforts de notre encadrement ?

Alors que l’on pousse les contrôleurs à rebrancher au plus vite DMAN en mode séquencé, nous constatons avec regret que de trop nombreux sujets sont négligés par notre encadrement :

  • les effectifs qui plongent sans aucune réaction (68 PC en équipes cet été) ;
  • le projet nouvelle tour enterré ;
  • le réaménagement du BT actuel pour permettre aux agents d’avoir une salle de repos digne de ce nom qui patine faute de moyens ;
  • et bien sûr, le DMAN qui malgré nos alertes, n’a toujours pas de calendrier fiable d’une livraison d’un outil conforme aux attentes des contrôleurs.

Alors que nous devons en faire toujours plus avec des équipements dégradés et moins d’effectif, quand est-ce que notre encadrement va lui aussi faire des efforts pour améliorer nos conditions de travail ?

Le SNCTA souhaite rencontrer l’encadrement local et national pour qu’ils expliquent clairement aux contrôleurs quelle stratégie ils entendent appliquer à notre centre en matière d’effectifs, d’infrastructures, de systèmes techniques et de moyens.

2019-01-25 FI Lyon Efforts Encadrement (0.5 MiB)

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Flash Info Lyon - Résultats élections professionnelles

 

Les élections professionnelles se sont tenues du 4 au 6 décembre 2018. Les personnels du SNA-CE, et en particulier les ICNA, se sont massivement mobilisés. De ce scrutin, il ressort que le SNCTA : 

  • consolide sa place de première organisation syndicale du SNA-CE, tous corps confondus (+6% par rapport à 2014) ;
  • progresse nettement chez les ICNA.

 

Le SNCTA vous remercie de votre confiance et continuera à défendre TOUS les contrôleurs.

20181211 FI Lyon Résultats Élections (0.6 MiB)

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CDA Lyon — Nouvelle tour à Lyon : la DGAC persiste dans la voie de l'insincérité budgétaire

Contrairement aux engagements pris par la DSNA, le projet de nouvelle tour et de nouveau bloc technique à Lyon semble à nouveau repoussé. Le SNCTA fait le point sur ce sujet symbolique à plus d’un titre des errements de la DGAC en matière de gestion de ses grands programmes.

Les promesses de 2017…

Initialement prévue en 2019, la mise en service de la nouvelle tour lyonnaise a été maintes fois reportée. Sous prétexte de prendre en compte de « nouveaux éléments » (troisième piste ou pas, site d’implantation, réalisation d’un bloc technique ou pas…), la DSNA a fait traîner en longueur pendant plusieurs années les travaux du GT local.

Le programme a finalement été validé et les travaux auraient dû être lancés dans la foulée. Sauf que les crédits manquent. C’est ainsi que, le 7 février 2017, l’adjoint au directeur des opérations et le sous-directeur de la planification et de la stratégie de la DSNA étaient venus expliquer aux contrôleurs lyonnais que le projet était délayé de quatre ans. Mais pas question d’abandon pour autant : on nous promettait d’ailleurs que les crédits nécessaires au projet seraient provisionnés, sur quatre ans, à partir de 2019.

Trahies par le PAP 2019

La promesse d’une mise en service à l’horizon 2028 sera-t-elle tenue ? Il est permis d’en douter. Le projet annuel de performance (PAP) présenté par la DGAC au Parlement dans le cadre du projet de loi de finances 2019 prévoit ainsi de mobiliser pour le projet de nouvelle tour / nouveau boc technique à Lyon la faramineuse somme de 0 €. Et côté rénovation des locaux existants, c’est la même chose : pas un centime de prévu.

Il n’y a pas à chercher bien loin les explications de ce revirement puisque la DGAC indique elle-même qu’« il est prévu de financer les surcoûts d’investissement [4-Flight] par redéploiement, grâce à des marges dégagées sur les autres programmes ». La technique du redéploiement est bien connue : il s’agit de financer les dérapages financiers des grands programmes hors de contrôle par des crédits qui étaient initialement prévus pour autre chose. Le programme de nouvelle tour lyonnaise a d’ailleurs très largement fait les frais de ces redéploiements puisqu’en cinq ans, la DGAC a fait voter aux représentants de la nation 13 millions d’euros de crédits supposés la financer et qui auront finalement été utilisés ailleurs.

Car de redéploiements, il y a besoin : le programme 4-Flight censé être opérationnel en 2016 pour un montant de 500 M€ n’équipera finalement les premiers centres qu’à l’horizon 2022 pour un coût total supérieur à 1 Md€. Côté SYSAT, c’est encore mieux : le coût estimé du programme est passé de 50 M€ en 2012 à 500 M€ en 2019.

Le nouveau gel du programme de nouvelle tour à Lyon est la conséquence des dérapages de la plupart des grands projets de la DGAC et de son sous-financement. Depuis des années, le SNCTA tire la sonnette d’alarme sur le niveau insuffisant des investissements de la DSNA.

Fort heureusement, les restrictions budgétaires ne touchent pas tous les services. Alors que les personnels du SNA-CE devront se passer de crédits pour la rénovation de leurs locaux hors d’âge en 2019, leurs voisins de la DSAC pourront consacrer un peu plus de 200 000 € au goudronnage de 30 nouvelles places de parking et voies d’accès associées. La DGAC a manifestement le sens des priorités en matière d’investissement.

L’art d’annoncer les bonnes nouvelles

L’annonce d’un nouveau redéploiement (comprenez « nouveau report du projet »), le SNCTA aurait apprécié que les cadres de la DGAC viennent la faire directement aux personnels plutôt que de l’apprendre au détour de la lecture du projet de loi de finances 2019. Mais il faut croire que ces derniers ne sont pas trop pressés d’assumer devant les contrôleurs lyonnais les conséquences de leur gestion.

Car si l’utilisation d’acronymes clinquants peut permettre de cacher la misère et laisser croire aux parlementaires qui votent notre budget que la DGAC est à la pointe de la technologie, les contrôleurs sont, eux, plus difficile à berner. Et pour cause : il suffit de rendre une visite à nos collègues genevois pour mesurer le considérable retard pris par la DSNA dans tous les domaines.

Vous avez dit conditions de travail ?

Les personnels lyonnais devront donc s’accommoder, encore de longues années, des épaves thermiques et acoustiques qui leur servent de lieu de travail. Ils devront aussi continuer à supporter les désagréments qui vont avec, telles les délicates effluves d’excréments envahissant régulièrement la tour.

Au-delà des questions de confort, les contrôleurs devront continuer à travailler dans une tour dont les caractéristiques sont loin des règles de l’art en la matière : points d’attente et de traversées de pistes masqués, suivi des finales impossible sans se contorsionner sur son siège… bref, un vrai modèle de sécurité, alors même que l’A-SMGCS niveau 2 promis il y a plus de dix ans n’est toujours pas là.

Le SNCTA invite les contrôleurs à reporter systématiquement par FNE les problèmes liés à la visibilité et, plus généralement, tous les événements relatifs aux conditions de travail. Et pour s’assurer que la FNE soit prise en compte, un coup de fil au RPO peut être utile. Quand l’encadrement du SNA-CE en aura marre d’être dérangé en pleine nuit ou le week-end, peut-être daignera-t-il prendre ces questions au sérieux.

Mais à en croire la DGAC, tout va très bien. Des problèmes de visibilité ? Il n’y a que quelques FNE qui en font mention. Cette réponse-type, symptomatique de décideurs qui s’enferment dans un pilotage par les tableaux de bord et les indicateurs, est atterrante.

Sur la question de la visibilité et du confort, le SNCTA tient à rappeler que les principaux intéressés ont déjà donné leur avis sur la question :

  • 90 % des contrôleurs estiment que la visibilité depuis la vigie est « insuffisante » ou « très insuffisante » ;
  • 75 % des contrôleurs estiment que les gènes à la visibilité depuis la position LOC constituent un danger pour la sécurité ;
  • 90 % des contrôleurs estiment que l’état d’entretien de la vigie est « insuffisant » ou « très insuffisant ».

De nouvelles pistes à l’étude ?

Afin d’accompagner ce nième report, l’administration pourrait être tentée de refaire travailler le GT local sur de nouvelles « pistes ». Cherchant à gagner du temps, la DSNA avait ainsi suggéré fin 2016 d’étudier des solutions de « remote tower ». Sur ce point, le SNCTA se veut pragmatique : si un système existe et fonctionne, qu’on le présente aux contrôleurs afin qu’ils puissent l’évaluer.

Mais il y a fort à craindre que cette nouvelle « piste » ne soit qu’une nouvelle manière de gagner du temps. Comment croire que la DSNA, qui affiche vingt ans de retard technologique sur tous ses homologues étrangers réussisse à déployer dans un délai raisonnable une telle technologie ? Comment croire que la DTI, qui s’avère incapable depuis près de deux ans, de développer une fonctionnalité simple de timeline sur l’outil DMAN, serait soudainement en mesure de développer rapidement un système « remote tower » adapté aux exigences du trafic lyonnais ?

En l’état, le programme applicable est celui validé en CODIR « Génie civil » il y a déjà plusieurs années. À supposer que la DSNA veuille explorer de nouvelles hypothèses, le SNCTA fixe comme préalable la sécurisation du budget, sous la forme de l’inscription des autorisations d’engagement correspondantes au budget annexe de l’aviation civile.

Pas question de travailler sur de nouvelles hypothèses tant que le budget n’est pas sécurisé.

Le SNCTA ne peut se résoudre à ce que le projet de nouvelle tour / nouveau bloc technique à Lyon serve de variable d’ajustement budgétaire à la gestion calamiteuse des grands programmes techniques de la DSNA. Il continuera à défendre ce projet avec force et insistance et veillera en premier lieu à la sécurisation de son financement.

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