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LFBB—CT 18 juin 2020

 

Déclaration liminaire

 

En cette période de crise sanitaire mondiale, anxiogène et incertaine, les contrôleurs aériens, français en général, bordelais en particulier, font preuve de réactivité et d’adaptabilité très fortes et d’un professionnalisme qui ne l’est pas moins. Ils permettent d’assurer sans rechigner la continuité de leurs missions pour les rapatriements, le fret ou les transferts médicaux. Désormais, ils contribuent au retour progressif à la normale du transport commercial.

Dans ce contexte, le SNCTA a pris connaissance de l’ordre du jour du CT DSNA du 16 juin 2020 qui n’a finalement pu se tenir, faute de quorum. Deux sujets concernaient les ICNA du CRNA SO : l’un abordant les expérimentations RH, l’autre la gestion RH de la filière contrôle.

Moyennant des ajustements locaux à définir, le SNCTA approuve le principe de mutualisation des expérimentations RH sur trois ans : ce dernier propose une vision moyen- terme conciliant préparation à la reprise et préservation des conditions de travail des contrôleurs, en particulier le bornage à 8h30 des vacations de contrôle.

Le SNCTA, représentant 70% des ICNA bordelais, est en revanche consterné par le point sur la gestion RH qui comporte des évolutions en matière de congés, de récupérations horaire et de cadrage de la réserve opérationnelle. Il rejette :

  • l’empressement d’une décision dénuée de tout sens opérationnel et ce, alors qu’aucune négociation préalable ne s’est tenue ;
  • le dispositif de Réserve Opérationnelle (RO) tel que proposé. Bien au-delà du simple cadrage de jours d’astreintes en période de crise sanitaire, est introduite la création de compteurs individuels aussi stricts que punitifs à l’encontre des seuls ICNA ;
  • la suppression pure et simple des JRH en 2020 ;
  • le non report des congés et récupérations en 2021, mesure inefficace et incohérente au regard de la situation actuelle.

Le SNCTA voit dans la période de surcapacité de contrôleurs qualifiés une opportunité pour redéployer en priorité une partie des contrôleurs sur des missions de formation et d’études de projets techniques ou espace. Il n’est pas opposé à une réflexion sur comment mieux équilibrer les efforts des services et des salles de contrôle. À la place de quoi, cette note de gestion donne le sentiment amer d’une ambition opportuniste de l’administration centrale et des pouvoirs publics de mettre au pas notre profession, à l’heure où la navigation aérienne a besoin au contraire de construire l’avenir avec ses personnels.

Le SNCTA exige donc qu’un espace de travail soit ouvert afin d’éviter que ce sentiment ne se transforme en certitude.

Le SNCTA, à toutes fins utiles, rappelle à la DSNA qui donne l’air de l’oublier :

  • que les contrôleurs bordelais ont permis à la DSNA une reconnaissance dans le monde aéronautique grâce à la réussite de la transformation EEE à l’automne 2016 ;
  • qu’ils ont largement contribué à la stratégie d’adaptabilité au trafic via les expérimentations RH, donc à l’image de la DSNA ;
  • qu’ils ont réussi à absorber une croissance de trafic exceptionnelle avec très peu de délais, grâce à une agilité permanente sur les tours de service et sur les quotas de congés, et ce, malgré la baisse d’effectif ;
  • que le trafic repartira un jour et que la DSNA ne pourra pas faire sans les contrôleurs ;
  • qu’en tant que syndicat majoritaire, il est un interlocuteur incontournable du dialogue social ;
  • qu’il représente des professionnels pleinement conscients de la situation que traverse le transport aérien ;
  • qu’il reste un syndicat de proposition et de construction ;
  • qu’il ne transigera pas sur les conditions de travail des contrôleurs, essence même de son engagement au quotidien.

L’enjeu de la reprise de demain se joue aujourd’hui. Si la DSNA souhaite construire collectivement le futur de la navigation aérienne, le SNCTA y travaillera en syndicat responsable et professionnel. Si elle le fait seule, si elle tombe dans une comptabilité purement technocratique et dénuée de sens, le SNCTA s’y opposera fermement. L’esprit de dialogue bâti patiemment par le SNCTA, au CRNA SO et ailleurs, depuis de nombreuses années, ne tient plus qu’à un fil. Gageons que la DSNA et les pouvoirs publics retrouveront de la lucidité, sans quoi, collectivement, nous irons de chaos en chaos.

Enfin, le SNCTA note la tentative très opportuniste de lier note de gestion RH et mutualisation de la part d’OS qui se vautrent perpétuellement dans les petits jeux de stratégie politique, sans jamais être capables de négocier des cadres protecteurs, ni de construire une navigation aérienne efficace. Le SNCTA considère que les deux sujets, mutualisation d’XP et RO, ne sont pas liés. Lui faire le reproche de « dealer » l’un contre l’autre n’est autre qu’un grossier procès d’intention, qui n’honore pas leurs auteurs et ne trompera pas les contrôleurs.

Il note également que l’UNSA ICNA et la CGT demandent l’arrêt des expérimentations RH. L’UNSA ICNA locale est même sortie de sa torpeur éditoriale, jugeant probablement l’affaire prioritaire dans le contexte actuel. Étrange revendication, presque obsessionnelle, pour des organisations dites « syndicales » qui impliquera le retour des 11 heures de vacation et, accessoirement, une substantielle perte de salaire. Étrange revanche stratégique sur le dos des contrôleurs. Étrange argumentation de vouloir sauver le budget de la DGAC quand on connaît le poids financier des expérimentations (0,5% du budget DGAC) et quand on constate que ces syndicats n’ont jamais été très sourcilleux, lors de leurs innombrables journées de grève, sur les dégâts en terme de recettes pour la DGAC et d’image pour notre profession.

LFBB—Déclaration liminaire 18-06-20 (82 KiB)

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LFEE FI - Compromettre la reprise en trahissant la confiance

Arbitre siflant un carton rouge

Le SNCTA a toujours activement participé à l’essor de notre métier. Représentant les contrôleurs, il a permis à l’administration des réalisations qu’elle n’aurait jamais pu mener à bien toute seule. Tout à la fois en protégeant et en répondant aux besoins opérationnels, le SNCTA a toujours su établir, assumer et porter les compromis qui ont positionné la DSNA sur la scène européenne. Tel est le rôle d’un syndicat responsable.
De façon incompréhensible, l’administration décide désormais de se couper de la salle de contrôle en agissant contre les personnels. Des décisions tant locales que nationales visent à mettre à mal les conditions de travail des contrôleurs. Ce projet, décliné méticuleusement par le service local, a pour but de sortir du PRA avec une nouvelle gestion RH si débridée que personne n’aurait osé la proposer avant cet épisode pandémique.
Les outils digitaux sont devenus incontournables en ces temps de distanciation physique et l’administration a très vite saisi l’intérêt de ce manque de proximité. S’il était essentiel de mettre en place des canaux de communication directs avec les opérationnels en temps de crise pour répondre à l’urgence, la situation sanitaire désormais maitrisée ne le justifie plus.
Pourtant, le service utilise toujours les groupes WhatsApp thématiques et se sert des membres qui les composent pour cautionner des décisions lourdes. Il piège les participants en leur faisant partager la responsabilité des décisions prises qui relèvent du dialogue social.

Le SNCTA conseille aux membres du groupe WhatsApp PRA de se déconnecter.
La situation sanitaire ne justifie plus le régime d’exception mis en place pour répondre à l’urgence de la crise.
Le dialogue social doit être rétabli dans son fonctionnement nominal.

2020-06-11 FI LFEE Compromettre La Reprise En Trahissant La Confiance (0.6 MiB)

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CDA Brest — CT du 19/05/20 : Le PCA laisse place au PRA.

Malgré la crise sanitaire le CRNA-O a su répondre présent pour assurer la mise en place du Plan de Continuité d’Activité (PCA). Il est temps maintenant d’accompagner le Plan de Reprise d’activité (PRA). Plus largement ce CT était l’occasion de traiter les sujets qui vont rythmer notre vie dans les mois à venir.

Campagne de détachement : des besoins identifiés à ELECTRA et à l’instruction.

La liste des postes à pourvoir lors de la campagne de détachement 2020/2021 a été présentée aux OS. 

Le SNCTA a insisté sur le fait que le succès de la reprise de l’activité sera conditionnée par la capacité du centre à faire fonctionner le simulateur. Les élèves, les assistants de Subdivision, les ACDS mais également les PCs en salle que ce soit pour maintenir leur MU ou se préparer à la reprise du trafic en ont besoin crucial. C’est en ce sens que le SNCTA demandait 2 détachés pour venir renforcer l’équipe ELECTRA et des instructeurs en plus afin de créer de nouvelles simulations et pouvoir les faire tourner alors que la DSAC vient de valider la possibilité d’effectuer une partie des tests PC en simulateur. Pour ELECTRA le service n’en ouvrira qu’un mais un renfort sera apporté pendant 6 mois par un instructeur. Le SNCTA a donc demandé à ce que 2 postes d’instructeurs soient à pourvoir dès le mois de Juillet (dont l’un pour remplacer un départ en mutation) afin de profiter d’un été où la salle peut se le permettre. L’administration a reconnu la pertinence de la demande et y répond favorablement en ouvrant ces 2 postes pour une durée de 19 mois (juillet 2020 — janvier 2022) comptant pour 24 mois.

Le CRNA-Ouest doit se donner les moyens de répondre à la demande de formation, ceci sera un facteur déterminant pour les affectations à venir.

Pour rappel il est demandé dans un premier temps aux agents en cours de détachement, en poste depuis moins de 1 an, s’ils veulent effectuer une seconde année. Une fois les réponses collectées, la liste des postes vacants sera mise à jour et les agents en salle pourront alors postuler. Ces derniers sont départagés selon les critères habituels lors de la commission ad hoc. Rappelons que le SNCTA a déjà constaté des erreurs les années précédentes dans le calcul de l’indice de départage. Nous ne pouvons qu’inciter chaque agent à vérifier que les données le concernant soient exactes. Si vous avez la moindre question sur votre carrière n’hésitez pas à contacter un membre du bureau de section (notamment sur l’indice de départage) ou plus largement la cellule ASAP du SNCTA.

CDS : un poste à pourvoir

L’administration a décidé d’ouvrir au moins 1 poste de chef de salle. De plus, le CT a acté, conformément à la NDS correspondante, que dans le cas où aucun candidat ayant fait ou étant à la FMP ne postulerait, le nombre d’agent maximum pouvant être retenu et n’ayant jamais été ACDS serait de 1. Cet agent serait alors prioritaire pour la FMP.

ACDS : du nouveau dans le fonctionnement 

La note de service présentée en CT propose un retour à 16 ACDS. Le SNCTA a pris acte de cette volonté de l’administration qui, au vu des prévisions de trafic pour l’année à venir considère qu’il n’est pas nécéssaire d’un point de vue opérationnel de conserver 18 ACDS. Par contre le SNCTA a tenu à mener de son coté une étude minutieuse sur l’évolution des carrières au CRNA/O pour vérifier que le fait de réduire le nombre de poste ne ralentissait pas l’accès des agents au grade d’ingénieur en chef. Celle-ci montre que l’ensemble des FMPistes des dernières années, et des années à venir sont et seront déjà chef d’équipe avant leur arrivée à la FMP.

PRA : présentation de la déclinaison locale du PRA national

La présentation du PRA a été faite par le chef de centre qui dans un premier temps a tenu à insister sur les principes dans lesquels il avait été établi : prudence et progressivité. Sur le plan sanitaire le SNCTA l’a repris page par page et a proposé des amendements en séance qui ont été acceptés.

En ce qui concerne les recyclages, l’administration a proposé que ceux-ci se fassent sur des créneaux de 2h en fin ou début de vacation. Cette mesure avait été avancée par l’administration lors des négociations protocolaires. Bien que cela ait été utilisé lors du passage à EEE, la problématique nous semble différente aujourd’hui. Pour le SNCTA, cette mesure nécessite une réflexion au niveau de la gestion du temps de travail et repos lors de l’alternance entre temps en SUB et temps en salle de contrôle. C’est pourquoi nous nous sommes opposés à ce dispositif mais la section locale a proposé une solution alternative: que les détachés, assistants de sub et experts opérationnels prennent la place d’une équipe entière sur une vacation identifiée de semaine comme cela se fait dans d’autres centres (l’équipe initialement prévue devenant alors secours chaud).

Si la médecine de prévention ne reprend pas avant le 1er Juillet, la médecine à norme, quant à elle, pourra reprendre dès que les liaisons aériennes reprendront avec Air France. Le Dr Picard prévoit donc, si possible en Juin, de venir une semaine complète, pour tenter de rattraper le retard. Le SNCTA, localement et nationalement, a alerté plusieurs fois l’administration sur la situation critique du CRNA-Ouest en ce qui concerne les visites médicales à norme. Bien que, depuis l’été dernier, nous avions réussi à obtenir plus de créneaux, le retard pris nous semble véritablement compliqué à absorber. Quand aux cotés pratiques, le SNCTA a souhaité une attention particulière sur les mesures sanitaires liées aux matériels utilisés (cabine audiogramme , ECG , …)

D’autre part, en nous appuyant sur la recommandation du Recovery Plan d’Eurocontrol de baisser les monitoring values, nous avons souhaité discuter de la pertinence de conserver l’XP duration qui a été mise en place peu de temps avant le confinement. Notre volonté a toujours été et restera de protéger les agents. En effet, la salle de contrôle n’a pas eu le temps de s’approprier ces nouvelles valeurs. Le service décide de conserver cette expérimentation car elle permet une meilleur adéquation entre le nombre d’avion sur le secteur et la courbe affichée. Cependant, une information sera faites auprès de la salle de contrôle, et plus particulièrement envers les CDS et ACDS, pour sensibiliser aux évolutions de la méthode de travail (décision de dégroupement/regroupement) qu’impliquent ce changement à l’aune de la  perte d’expérience liée a la baisse de trafic.

Le CHSCT local du 9 Juin permettra de dresser le bilan de ces mesures et le cas échéant de proposer des inflexions en fonction des consignes qu’elles soient gouvernementales ou de la DSNA mais aussi pour prendre en compte les remarques qui remonteraient de la salle de contrôle.

Le SNCTA n’acceptera pas le maintien des mesures supplémentaires de flexibilité non négociées au delà de la crise.

Quelle sera le bilan de cette crise?

Comme pour le PCA, la section locale SNCTA a su être proactif dans l’établissement du PRA en cherchant à obtenir une certaine visibilité pour les agents tout en répondant aux demandes légitimes de l’administration de pouvoir adapter l’offre à la demande de trafic à venir. C’est pourquoi elle a proposé depuis le début de la crise des TDS évolutifs et capacitif ainsi que les mesures sanitaires de protection afférentes afin de protéger la santé des agents.

Afin d’être le plus agile possible et de répondre à l’intérêt général la section locale SNCTA a su accepter certains fonctionnements inhabituels mais ceux-ci ne peuvent aucunement devenir la nouvelle norme. À ce titre le SNCTA s’inquiète de voir l’administration centrale demander des bilans de toutes les mesures exceptionnelles qui ont été mises en place durant cette crise. Ceci s’ajoute à l’annonce déjà faites de la volonté d’enlever aux ICNA tous leurs JRH (ce qu’on appelle les compensatoires au CRNA-Ouest). Cette mesure vexatoire semble incompréhensible lorsque l’on sait que le nombre de présent en salle de contrôle, même lorsque l’ensemble des droits à absences sont remplis, permettra de répondre largement à la demande. 

Ce CT de printemps marque la reprise de la vie au CRNA/O. Bien que de nombreuses inconnues demeurent, la section locale SNCTA restera attentive à ce que les mesures exceptionnelles qu’elle a accepté lors de cette crise sans précédent restent exceptionnelles. Le SNCTA est conscient que les efforts sont nécessaires cependant certains piliers ne peuvent être balayés sous prétexte de crise sanitaire.

LFRR CDA 10 (0.2 MiB)

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LFEE - Communiqué Commun PRA

Communiqué Commun SNCTA USACcgt

Les organisations syndicales représentatives des contrôleurs du CRNA-Est déplorent la gestion décomplexée de la reprise d’activité du centre par l’encadrement local.

Exploiter le faible trafic et le régime d’exception liés à la crise sanitaire pour imposer une organisation du travail contre l’avis de l’ensemble des représentants du personnel est inacceptable.

Le SNCTA et l’USACcgt dénoncent ces méthodes et rappellent :

  • que le dialogue social ne se réduit pas à une simple consultation de courtoisie ;
  • que toute consigne relevant de l’organisation du travail en salle ou hors salle doit préalablement être communiquée, étudiée et négociée par les organisations syndicales compétentes en la matière.

L’USACcgt et le SNCTA demandent le retrait de la totalité des paragraphes 2.1 et 2.2 du Plan de Reprise d’Activité et appellent les agents à être vigilants en remontant toutes pressions ou tentatives de passage en force de l’encadrement vers les organisations syndicales.

2020-05-31 Communiqué Commun PRA (0.4 MiB)

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LFPG CDA 196 — Précipitation et Rêve d’Autorité

Après avoir alerté sur le besoin d’anticiper une possible crise autour de ce qu’on appelait encore le coronavirus, le SNCTA a accompagné et soutenu l’organisme de CDG pour protéger les contrôleurs aériens et s’adapter à l’évolution rapide de la situation. Depuis nous travaillons sans relâche pour assouplir les problèmes du quotidien, préparer la reprise du trafic et réfléchir aux nouveaux enjeux post-crise. Mais notre aide, sans laquelle peu aurait été accompli, est maintenant rejetée.

La situation actuelle

Le tour de service du PCA, avec la ségrégation totale des équipes par l’usage des différentes tours de CDG, a été imaginé par le SNCTA. La plupart des mesures sanitaires (rotation des chambres, check-list…) ont été apportées par le SNCTA. Notre investissement, allié à notre capacité à diffuser l’information et obtenir l’adhésion des personnels concernés par les mesures, était sollicité quotidiennement.

Alors que le service exploitation était absent, c’est le travail du SNCTA qui a permis que CDG soit le premier centre à organiser son PCA.

La situation à venir

Dans cette situation en constante évolution, et pour laquelle les prévisions à long terme sont des plus incertaines, nous avons identifié deux problématiques majeures : la formation initiale et le risque sanitaire associé au déconfinement.

Pour la première, le constat est simple : que ce soit en terme de nombre de positions, d’intensité du trafic ou de mesures sanitaires, la reprise de la formation initiale telle que nous la connaissions est actuellement impossible. Cependant, face à des scénarios pessimistes évaluant en mois ou en années, le temps nécessaire au retour au trafic d’avant crise, nous devons trouver une solution pour les stagiaires en formation.

Pour la seconde, l’analyse est pragmatique : face aux incertitudes, il y a deux options. Croiser les doigts et espérer que tout se passe bien ou prévoir le pire en souhaitant avoir tort, car si c’est le cas, tout n’en est que plus facile. Comme nous sommes contrôleurs aériens, nous avons bien sûr choisi cette seconde approche.

La sub instruction au coeur de la reprise

La crise de l’aérien à laquelle nous sommes confrontés est historique, et avec 200 mouvements par jour, le trafic de CDG n’est qu’une fraction de ce qu’il était. Cependant, il est inenvisageable de différer davantage la formation initiale :

  • le temps nécessaire à la remontée du trafic est inconnu ;
  • l’arrêt de la formation en centre entraîne de facto un arrêt des affectations, une baisse des recrutements ENAC et par ricochet une baisse majeure des effectifs de contrôleurs qualifiés dans quelques années ;
  • pour éviter l’assèchement des centres, les mutations pourraient être suspendues.

C’est toute la machine RH qui serait bloquée, pendant que les agents en formation, sans perspectives, manquent déjà leurs primes et perdent leurs compétences.

Les scénarios de la DSNA sont nombreux, mais la plupart ne prévoient pas de reprise du trafic avant plusieurs mois, voire l’année prochaine.

Face au besoin dès lors impératif de réinventer la formation des contrôleurs aériens à CDG, le bureau de section SNCTA, aidé par le bureau national et ses experts nationaux et à l’ENAC, a ainsi proposé un projet innovant, intégrant les besoins d’Orly.

Présenté au SNA-RP, à la direction d’Orly, à SDRH et MSQS, qui se sont dit vivement intéressés, il est dans les mains de l’organisme depuis plus de 15 jours. Mais localement, aucun travail n’a été lancé.

C’est dommage, car nous partageons les ressources PER avec Athis, et qu’elles seront très sollicitées. On sait désormais que le plan du CRNA est abouti, et que CDG prendra leurs miettes…

Un tour de service très contraint

Alors que la reprise du trafic est encore incertaine et que les impératifs sanitaires restent au coeur des préoccupations, le SNCTA a bien sûr fait des propositions. Elles dépendent en partie des besoins exprimés dans les subdivisions, mais nous avons imaginé des options modulables.

Le service souhaitait pouvoir armer la salle IFR, et nous voulions maintenir le meilleur cloisonnement possible entre les personnels. Là encore, la problématique semblait partagée, puisque le TDS imaginé par l’administration est très similaire au notre. Au bémol près que le service a imaginé une vacation tenue par une combinaison de Chef Approche, de PC hors équipe et de stagiaires.

L’organisme ne sait pas dire quel trafic il y aura cet été, ni quel travail il demandera aux subdivisions, mais il sait dire quel armement il exige et comment exploiter les agents hors salle.

Face à nos remarques sur les risques de contamination croisée, on élude, nous rétorquant « que les personnels hors salle se croiseraient de toute façon dans les couloirs » ! Sans aucune concertation avec ces personnels, sans  tenir compte des recommandations nationales, et sans définir les besoins des sub (notamment ceux de l’instruction), l’administration locale avance avec dogmatisme. Elle veut absolument faire une annonce valable pour tout cet été, dès le mois de mai.

Par la proximité des deux projets, nous pensions possible de trouver une solution. Cependant l’organisme, non content d’être inflexible, se montre finalement méprisant.

Cheval de Troie et déni de dialogue

Précipitant le planning à outrance, dans l’espoir de faire ses annonces immédiatement après le CT DGAC sur les PRA et les annonces gouvernementales sur le déconfinement, l’organisme a fait le choix de contourner le dialogue social.

Il envoie les documents au milieu de la nuit pour la réunion du lendemain matin, il sélectionne les représentants du personnel invités. En séance, il adopte une posture agressive et prévient qu’il ne faudra pas l’embêter pour un problème de virgule.

Peu importe si les décisions nationales ne sont pas toutes rendues, peu importe s’il ne sait pas quand arriveront masques et visières, il y a urgence, et toute question est perçue comme une perte de temps.

Quand on lui demande pourquoi il y a une telle urgence, l’organisme prétend qu’il lui faut répondre au plus vite aux interrogations des représentants PCA !

L’organisme évoque le mois de septembre dans son PRA (une perspective des plus incertaines aujourd’hui), mais il ne daignera pas expliquer comment il peut imaginer changer le nombre d’équipe pour la rentrée, se contentant de dire « qu’il y aura un avant et un après Covid, que ça nous plaise ou non ».

Finalement, avoir prétendu qu’il n’aurait pas le temps de renvoyer le document final pour relecture, il finira par l’envoyer, en retard, et n’accordera que 1h15 aux organisations syndicales pour le vérifier avant son envoi à tous les agents.

Au cas où les choses ne soient pas assez claires, il déclare d’ailleurs préférer discuter avec les représentants équipes, auxquels il n’explique bien sûr pas qu’ils lui servent d’alibi, ni qu’ils ont, sans le savoir, la responsabilité d’approuver ses mesures pour l’ensemble du centre.

La précipitation plutôt que la réflexion

Vous avez tous pu constater les effets de cette marche forcée, suscitant décisions arbitraires, ordres et contre-ordres. Finalement, cela n’apporte aucune réponse, car rien n’est coordonné, et l’agitation succède à l’agitation.

Nous avons maintes fois tendu la main, et signalé à l’encadrement local les erreurs qu’il s’apprêtait à commettre. Mais il s’entête et nous identifie comme source de ses problèmes.

Nous sommes au regret de cette situation, mais notre priorité reste la défense des personnels, de leur santé et de leurs droits, et refuser le dialogue est indigne de l’enjeu.

Alors que nos propositions ont permis de gérer la crise de manière jugée exemplaire, et qu’elles sont félicitées par les personnels, l’organisme rêve maintenant de toute puissance, et estime que le retour à la normale serait plus heureux sans dialogue social.

Se faisant, il choisit la division et la défiance. Nous ne pouvons que déplorer ce choix délétère qui nous conduit à exposer son indigence.

LFPG CDA 196 — Précipitation et Rêve d'Autorité (0.2 MiB)

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LFFF CDA-Les enjeux de la reprise

A l’heure du début du déconfinement, le CRNA Nord et plus largement la DSNA se préparent à une reprise très progressive. Le SNCTA est mobilisé à tous les niveaux pour répondre aux trois objectifs incontournables à ses yeux : sécurité sanitaire, adaptation au trafic et formation. 

Protéger la santé des agents 

La situation sanitaire au CRNA Nord est pour le moment maîtrisée, mais nous sommes situés dans une zone où le COVID-19 circule. Il est primordial de rester vigilants pendant la délicate période qui s’ouvre. Nous devrons apprendre à généraliser les mesures barrières dans un contexte où le nombre de contrôleurs présents en salle et des personnels dans les bureaux va progressivement augmenter.  

Le DSNA a décidé, mercredi 6 mai en CT DGAC, de rendre obligatoire le port du masque pour toutes les activités et déplacements dans les parties communes, notamment dans toutes les salles de contrôle de France.

Les masques en textile lavables commandés par la DGAC sont enfin là. Chaque agent en recevra 10 à récupérer en coordination avec ses chefs d’équipes. Le SNCTA a demandé de les tester sur position (ils semblent bien épais) pour s’assurer de leur compatibilité avec nos missions. Les masques chirurgicaux provisionnés devraient permettre de se retourner si nécessaire.

Côté hors salle, le télétravail restera privilégié pour diminuer le nombre d’agents dans les bureaux.

Les agents malades ou cas contact doivent toujours se signaler auprès du service médical et du service exploitation. 

Accompagner la reprise

En ce qui concerne l’organisation du travail en salle, la DSNA se coordonne avec Network Manager et les compagnies aériennes pour anticiper le plus finement possible la hausse du trafic aérien. La stratégie des premières phases est d’adapter le nombre de contrôleurs présents au strict nécessaire via ces informations. 

Localement, le tour de service PCA (équipes ségréguées, pauses individuelles…) est prolongé. Le Plan de Reprise d’Activité (PRA) local prévoit de le conserver jusqu’à une capacité de 4 secteurs. 

Au-delà de 4 secteurs, un retour au TDS classique sera nécessaire et les mesures de ségrégation ne seront plus possibles. Il faudra trouver des aménagements qui permettront de garantir la sécurité des agents sans freiner la reprise que nous attendons tous.

Tant que les mesures de ségrégation des équipes perdurent, les remplacements et permutations ne sont pas autorisés, à l’exception des CDS et ACDS. La sub contrôle gérera avec des absences supplémentaires les remplacement déjà validés. 

Les droits à congés restent ceux de la période hors charge. Il est difficile aujourd’hui de se projeter de façon certaine sur des quotas différents pour l’été. 

Equipes à 9 (8 PC+ACDS) , les droits à congés ne changent pas. COVID ou pas, ce sera 3 absents.  

Mais ce qui est certain c’est que les 5 ou 6 équipes à 9 PC (8 PC+1 ACDS) de l’Ouest n’auront pas d’adaptation, ce sera 3 absences. NB : avec 4 secteurs, il faudra 4 présents (+1 de marge, donc 5PC+CDS/ACDS) ou, si 5 secteurs, également 5PC+CDS/ACDS comme prévu dans la NDS. 

Au CRNA Nord, l’été 2020, COVID ou pas, restera identique. Le sous effectif n’a pas disparu et les retards pris dans les qualifications ne feront que creuser la situation à l’automne.

Relancer et renforcer la formation

Le coup d’arrêt aux formations initiales met en difficulté nombre de nos collègues. Le SNCTA a recensé l’ensemble des stagiaires pouvant être impactés par la limite de temps de qualification. Il a obtenu de SDRH une gestion souple au cas par cas. 

La reprise de la formation initiale est une priorité pour la DSNA, qui affiche l’ambition de ne pas la retarder de plus de 8 semaines. La formation est aussi primordiale pour notre centre. 

L’usage du simulateur va s’intensifier avec des aménagements sur l’amplitude horaire d’utilisation. L’administration met des moyens et des PER sont systématiquement prévus en semaine de 17h à 20h pour des « créneaux équipes ». Une branche par zone est prévue avec inscription sur OLAFATCO : J2 : 17h – 18h et S2 : 18h – 20h (pour le moment). Le weekend le simulateur sera en accès libre mais sans PER, charge aux PC de jouer ce rôle.

Nous avons également validé avec le service de lancer au plus vite une réflexion sur la formation, notamment celles des stagiaires qui sont à l’entraînement. De nouvelles simulations vont devoir être créées. Il faut nous adapter en cette période de trafic faible qui peut durer. La simulation intensive serait le moyen central pour les faire progresser mais il reste à construire le « comment ». Le SNCTA est mobilisé sur ce sujet depuis déjà quelques semaines et espère des adaptations de la DSAC au sujet des tests, il faudra ensuite savoir les décliner localement. 

Formation initiale, maintien de compétences, disponibilité étendue du simulateur : la problématique « formation » sera fondamentale dans les prochains mois pour les C mais aussi pour les PC . 

Dérogations de maintien de MU

Compte tenu du côté extraordinaire de la situation que nous vivons, la DSAC en collaboration avec la DSNA a émis un certain nombre de mesures dérogatoires concernant :

  • les mentions d’unité : pour toutes les MU dont la fin de validité est comprise entre le 16 mars et le 15 novembre, une date butée commune est mise en place au 15 novembre pour passer les évaluations (ECLP, ECLF, MTF, ECP, QCM). La date de fin de validité de la mention ne change pas, les contrôleurs concernés sont en autorisation provisoire d’exercice (APE). Des dispositions sont également prises pour les stages FSAU et FH ;
  • les mentions linguistiques ;
  • les « 200 heures » : gestion au cas par cas avec possibilité de procéder à des relâchers, dérogation d’utilisation du simulateur au-delà des 20 heures maximum habituelles dans le décompte final. Il ne nous échappe pas cependant que les 200h, au vu du faible trafic, pourraient devenir un problème, nous serons attentifs si cela se généralisait;
  • les « 90 jours sans exercice » : pas de dérogation possible et relâcher obligatoire mais possibilité de procéder à des relâchers « allégés » et d’utiliser le simulateur pour « casser » la contrainte des 90 jours ;
  • le maintien de compétences Chef de salle.

Ordonnance « congés » 

La déclinaison par la DO de l’ordonnance du gouvernement sur le dépôt de congés par les agents de la FP de l’Etat est sur le point d’être publiée. L’Assemblée nationale vient de repousser la date de fin d’état d’urgence sanitaire au 10 juillet 2020. L’impact de l’ordonnance des congés sera donc limité pour les contrôleurs. La majorité d’entre eux, notamment ceux placés en réserve opérationnelle, ne devrait finalement être obligée de ne poser que 5 jours de congés entre le début et la fin de l’état d’urgence sanitaire. À confirmer dans la note à venir.

Mise à jour:  un nouveau décret vient de définir une date de dépôt au 31/05… les TDS sont bouclés. Cela semble impossible à appliquer pour les opérationnels. A suivre. 

 Des questions ? Besoin d’éclaircissement ? Une adresse: lfff@sncta.fr

4-Flight dérape encore

Une réunion paritaire issue du CT DSNA est prévue le 14 mai. Doivent y être présentés le PRA DSNA ainsi que des axes de prospectives à moyen terme. Si la DGAC a confirmé la priorité du projet 4-Flight, le calendrier de déploiement semble compromis avec des probables décalages de mise en service allant de 6 à 12 mois dans les centres concernés. Il faudra néanmoins localement savoir rester réactifs… même si ce nième recul est regrettable pour tous. 

Concours ICNA

La préservation du schéma d’emploi 2020, avec 4 promotions ICNA, reste un objectif prioritaire de la DSNA. Depuis cette année les recrutements se font via le concours CCINP et des adaptations seront nécessaires pour les oraux mais les premiers reçus feront leur rentrée en 2020 comme prévus, et les suivants entreront en décalé début 2021.

Mobilité

Les postes ouverts à la campagne de mobilité de printemps seront publiés le 8 juin. Cela ne concernera que des postes hors salle (Ass Sub et au dessus, Adjoint CCA et Chef CA). 

Les ICNA n’auront en 2020 qu’une seule campagne de mobilité vers des postes opérationnels (PC, CNGE ou DCC). Ce choix de la DSNA, qui s’appuie sur des arguments de soucis de formation, retarde au final les plans de nos collègues qui projetaient un départ. Le SNCTA a demandé que la campagne de mobilité d’automne se tienne au plus vite après l’été. 

Le GT effectif et le GS32h qui détermineront les ouvertures d’AVE et les affectations des sorties ENAC devraient se tenir dans les prochaines semaines. 

La section locale continuera d’alerter notre administration centrale sur la situation des effectifs de notre centre qui reste très problématique mais qui ne doit pas néanmoins obérer la mobilité pour ceux qui le souhaitent. 

Depuis le début de la crise COVID, le SNCTA a participé activement à la mise en place des mesures nécessaires pour protéger les personnels. Nous gardons la même mobilisation pour accompagner la reprise, que nous espérons la plus rapide possible, mais sans transiger à l’impératif sanitaire. Les contrôleurs ont besoin de travailler en confiance sur site pour rester réactif, moteur et acteur de la reprise du transport aérien.

La formation sera un des enjeux majeurs des prochains mois:

  • formation continue pour maintenir notre expérience en situation durable de faible trafic;
  • formation initiale, un défi que nous devons relever collectivement au plus vite pour former nos futurs collègues PC dans des délais raisonnables.

LFFF20-0513 PRA LFFF Vf (0.2 MiB)

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LFEE CDA- Déconfinement : guide PRAtique

Depuis lundi, comme l’ensemble du pays, le CRNA Est et ses agents se déconfinent à pas feutrés. Passage en revue des nouvelles mesures qui s’appliquent au centre.

Au revoir PCA. Bonjour PRA.

Le plan de continuité d’activité (PCA) cède désormais sa place au plan de reprise d’activité (PRA) dont la philosophie est différente :

  • le PCA organisait un niveau de service de contrôle strictement nécessaire tout en limitant les risques de propagation du virus ;
  • le PRA est un plan évolutif qui accompagne la reprise. Il met en place des mesures de protections sanitaires et une organisation du travail adaptées à l’activité.

Ce n’est donc pas un retour à la normale : la transition sera progressive à mesure que le trafic reprendra et que l’épidémie sera jugulée.

Le PRA du centre découle du PRA DSNA. Celui-ci impose des mesures volontairement strictes pour pallier l’impossibilité de mettre en œuvre les mesures de distanciation physique sur position de contrôle. C’est la raison pour laquelle le port du masque est obligatoire dans tous les lieux partagés, dont la salle de contrôle et les salles de simulations.

L’organisation en salle

Le tour de service cloisonné, mis en place à l’initiative du SNCTA pour limiter au maximum les relèves entre équipes est conçu pour monter en puissance. Il doit continuer de s’appliquer le plus longtemps possible, tant que le trafic le permet.

Le SNCTA n’acceptera pas le retour à un tour de service plus capacitif si la demande ne l’impose pas !

Les plateaux repas continuent d’être distribués jusqu’au 2 juin. Passée cette date, le SNCTA demande que des plateaux individuels continuent d’être mis à disposition des équipes et que la cuisine demeure fermée.

Instruction : retour en présentiel

La formation est vitale pour un centre comme Reims. L’instruction n’a pas été complètement stoppée ces deux derniers mois : les enseignements théoriques ont pu être dispensés à distance et des théoriques PC ont été soutenus par visioconférence. Les enseignements pratiques sur simus ou en réel doivent maintenant reprendre au plus vite, dans des conditions sanitaires appropriées.

À propos de l’instruction sur position, le SNCTA conseille aux équipes d’attribuer à chaque contrôleur en formation, un binôme unique pendant le demi-cycle.

4-Flight : retards et transfo

La mise en service de 4-Flight en novembre 2021 est des mots même du DSNA, intenable. Le report dû au confinement est estimé entre 6 mois et 1 an.

Le SNCTA appelle l’administration à tirer profit de ce décalage et de l’effectif opérationnel disponible en salle pour adapter le planning de transformation aux contraintes sanitaires. Aussi, le planning envisagé qui brasse jusqu’à 11 équipes (!) par jour est inacceptable. Le planning doit être cohérent avec les restrictions imposées à juste titre en salle : cloisonnement des équipes, contrôleurs détachés recyclant dans une seule équipe, etc.

Le SNCTA est prêt à accompagner la reprise de la transformation 4-Flight, mais pas à n’importe quelle condition !

La section SNCTA reste mobilisée pour préparer le centre à la hausse du trafic et créer les conditions d’une reprise de la formation, dans le cadre de mesures de protection adaptées.

2020-05-13 CDA LFEE Déconfinement - Guide PRAtique (0.1 MiB)

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LFBB CDA—A l'heure de la reprise

A l’heure du début du déconfinement, le CRNA SO et plus largement la DSNA se préparent à une reprise très progressive. Le SNCTA est mobilisé à tous les niveaux pour répondre aux trois objectifs incontournables à ses yeux : sécurité sanitaire, adaptation au trafic et formation. 

Protéger la santé des agents 

La situation sanitaire au CRNA SO est stable et encourageante, conformément aux tendances de notre région, plutôt épargnée par rapport à d’autres. 

Pour autant, restons vigilants pendant la délicate période qui s’ouvre. Nous devrons apprendre à généraliser les mesures barrières dans un contexte où le nombre de contrôleurs présents en salle et des personnels dans les bureaux va progressivement augmenter. 

Le DSNA a décidé, mercredi 6 mai en CT DGAC, de rendre obligatoire le port du masque pour toutes les activités et déplacements dans les parties communes, notamment dans toutes les salles de contrôle de France.

La distribution des masques commandés par la DGAC est légèrement retardée du fait du délai de livraison. Le SNCTA a demandé de tester les masques en tissus sur position pour s’assurer de leur compatibilité avec nos missions. Le stock de masques chirurgicaux permettra de se retourner si nécessaire.

Côté hors salle, le télétravail restera la norme les premières semaines, dans la majorité des cas. 

La gestion des agents malades et cas contacts continue de se faire via le service médical, en coordination avec le service exploitation.

Accompagner la reprise

En ce qui concerne l’organisation du travail en salle, la DSNA se coordonne avec Network Manager et les compagnies aériennes pour anticiper la hausse du trafic aérien. La stratégie des premières phases est d’adapter le nombre de contrôleurs présents au strict nécessaire. 

Le PCA devient le PRA. Même tour de service, mêmes objectifs, mêmes principes.

Localement, le tour de service PCA (équipes ségréguées, pauses par binôme, pas de repas en équipe entière…) est prolongé. Le Plan de Reprise d’Activité (PRA) local prévoit de le conserver jusqu’à une capacité de 6 secteurs. 

Au-delà, le fonctionnement devra être adapté. Il sera discuté en réunion avec le service dans les prochaines semaines. Le SNCTA proposera des aménagements qui permettront de garantir la sécurité des agents sans freiner la reprise que nous attendons tous.

Les approches ont réouvert le 11 mai, répondant ainsi à l’appel d’air prévisible de l’aviation légère. Le SNCTA sera attentif à ce que la gestion chaotique de la FIR du début d’année, en particulier dans le SIV Poitiers, ne se répète pas.

Relancer et renforcer la formation

Le coup d’arrêt aux formations initiales met en difficulté nombre de nos collègues. Le SNCTA a recensé l’ensemble des stagiaires pouvant être impactés par la limite de temps de qualification. Il a obtenu de SDRH une gestion souple au cas par cas. La reprise de la formation initiale est une priorité pour la DSNA, qui affiche l’ambition de ne pas la retarder de plus de 8 semaines. Localement, un plan de formation sur simulateur devra permettre de rattraper le retard accumulé par les stagiaires.

Formation initiale, maintien de compétences, disponibilité d’un simulateur fiable : la problématique « formation » sera fondamentale dans les prochains mois. 

Le maintien de compétence est un enjeu majeur des prochains mois. Des simulations type « training été » seront souhaitables, à court terme, sur la base du volontariat. Le centre devra probablement prévoir une formation continue pratique plus régulière et plus robuste à partir de l’automne.

Le SNCTA veillera à ce que le dispositif du simulateur soit robuste et agile pour absorber le retard conséquent des derniers mois. Des aménagements sur l’amplitude horaire, le fonctionnement du simulateur, ses conditions d’utilisation et de maintenance ainsi que du contenu des simulations devront être apportés. 

La question de la ressource PER (Pilotes Echo Radar) est centrale. Le SNCTA souhaite un service fiable et de qualité pour assurer une formation qui ne le serait pas moins. Si l’opérateur PER n’était pas en mesure d’assurer pleinement la charge des missions confiées, le recours aux PC qualifiés est une option à étudier et à cadrer.

Dérogations de maintien de MU

Compte tenu du côté extraordinaire de la situation que nous vivons, la DSAC en collaboration avec la DSNA a émis un certain nombre de mesures dérogatoires concernant :

  • les mentions d’unité : pour toutes les MU dont la fin de validité est comprise entre le 16 mars et le 15 novembre, une date butée commune est mise en place au 15 novembre pour passer les évaluations (ECLP, ECLF, MTF, ECP, QCM). La date de fin de validité de la mention ne change pas, les contrôleurs concernés sont en autorisation provisoire d’exercice (APE). Des dispositions sont également prises pour les stages FSAU et FH ;
  • les mentions linguistiques ;
  • les « 200 heures » : gestion au cas par cas avec possibilité de procéder à des relâchers et dérogation d’utilisation du simulateur au-delà des 20 heures maximum habituelles dans le décompte final ;
  • les « 90 jours sans exercice » : pas de dérogation possible et relâcher obligatoire mais possibilité de procéder à des relâchers « allégés » et d’utiliser le simulateur pour « casser » la contrainte des 90 jours ;
  • le maintien de compétences Chef de salle.

Pour toute question précise ou toute demande d’éclaircissement, merci de vous rapprocher du bureau de section du SNCTA.

Ordonnance « congés » 

La déclinaison par la DO de l’ordonnance du gouvernement sur le dépôt de congés par les agents de la fonction publique de l’Etat est sur le point d’être publiée. L’Assemblée nationale vient de repousser la date de fin d’état d’urgence sanitaire au 10 juillet 2020. 

L’impact de l’ordonnance des congés sera donc limité pour les contrôleurs. La majorité d’entre eux, notamment ceux placés en réserve opérationnelle, ne devrait finalement être obligée de ne poser que 5 jours de congés entre le début et la fin de l’état d’urgence sanitaire. À confirmer dans la note à venir.

4-Flight dérape encore

Une réunion paritaire issue du CT DSNA est prévue le 14 mai. Doivent y être présentés le PRA DSNA ainsi que des axes de prospectives à moyen terme. 

Si la DGAC a confirmé la priorité du projet 4-Flight, le calendrier de déploiement des centres de l’est semble compromis. Cette réunion devrait présenter de nouveaux calendriers. On peut dès à présent craindre des décalages de mise en service allant de 6 à 12 mois dans les centres concernés.

Le SNCTA participe activement à la préparation du centre pour faire face à la reprise, nous l’espérons la plus rapide possible, sans transiger à l’impératif sanitaire. Les contrôleurs ont besoin de travailler en confiance sur site pour rester réactif, moteur et acteur de la reprise du transport aérien.

LFBB—CDA A l'heure de la reprise (0.2 MiB)