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Tag: Protocole

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Finie la récré !

Arbitre siflant un carton rouge

Les négociations protocolaires, toujours en cours, montrent des signes inquiétants d’épuisement.

Face à la montée du trafic, face à l’obsolescence du matériel mis à notre disposition, face à la baisse d’effectif qui ne permet plus d’armer un nombre de secteurs suffisants lors des pics de trafic, l’encadrement n’a rien anticipé, rien préparé ! L’été aéronautique est bien au rendez-vous, lui, et le système est déjà à la limite.

Alors, s’agissant des négociations, l’heure n’est plus aux continuels jeux de dupes. Il faut aboutir !

Non seulement cette V1 est très loin d’une version finale acceptable, mais en l’état, il s’agit d’un véritable affront au dialogue social en cours depuis des mois.

Pourtant la DGAC va mieux, le désendettement progresse et les agents ont largement contribué à cet effort. L’accompagnement de la reprise du trafic ne se fera pas sans eux !

Si les ICNA ne se mobilisent pas, la DGAC prévoie pour faire face à l’augmentation du trafic (3 % par an) :

  • EFFECTIFS : Baisse des effectifs. Pas de vision des recrutements à moyen terme ;
  • POUVOIR D’ACHAT : Valorisation du socle commun à 83 €* ;
  • EXPÉS : Une valorisation inadaptée (430 €*) aux contraintes accrues par rapport à 2015 ;
  • RETRAITES : Aucune amélioration du taux de remplacement. Pas de revalorisations des primes comptant dans le calcul des pensions.

* Montants bruts mensuels pour une durée de 4 ans, sans revalorisation annuelle possible pour compenser l’inflation.

L’an dernier pourtant, une expérimentation RH négociée a montré toute sa pertinence. D’abord et avant tout en améliorant la sécurité sur tous les secteurs, et en contribuant à la sérénité retrouvée en salle face au trafic d’été. Ensuite, en diminuant les délais dans un contexte de hausse générale du trafic et des délais. Performance inégalée parmi nos voisins.

La phase 2 reste conditionnée à un accord protocolaire, et le SNCTA ne bradera pas les conditions des contrôleurs.

Pas d’expé, pas d’effectifs, pas de valorisation, et pour passer les 4 prochaines années : les vacs comps et un droit à congé réduit à 4 pendant la période de charge. êtes-vous satisfait de la façon dont l’administration vous considère ? Mobilisez-vous les 3, 4 et 5 juin prochain !

Mobilisez-vous les 3, 4 et 5 juin prochain !

FI LFEE - Finie la récré ! (1.2 MiB)

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Dépassement d'UCESO à LFBB

Fin des beaux discours M. le Ministre, place aux actes !

20/05/16 : 14 secteurs ouverts
22/05/16 : 15 secteurs ouverts
27/05/16 : 16 secteurs ouverts pour une offre à 17.
28/05/16 : 16 secteurs ouverts pour une offre à 15 à 13 h 30 puis 14 pour une offre 13 plus tard dans l’après midi malgré un plan de régulation adapté.

Et cet été, on fait comment ?

Plus de 2 ans de discussions pour une V1 scandaleuse, ça suffit !Le protocole doit aboutir maintenant et apporter :

  • des perspectives claires en matière d’effectifs pour ramener LFBB et les autres centres hors de la zone rouge ;
  • des avancées techniques rapides et concrètes (EEE, 4F, écrans, outils FMP…) ;
  • des solutions adaptées pour reconfigurer la salle de contrôle, permettant d’envisager des nouveaux cycles performants ET protecteurs (durée quotidienne de travail max notamment), tout en conservant notre droit à congés ;
  • une reconnaissance à la hauteur des efforts passés et à venir consentis par les ICNA pour faire face aux augmentations de trafic.

Sans accord , il sera impossible de répondre à la demande des usagers et vous en porterez l’entière responsabilité

SLLFBB Flashinfo Dépassement UCESO (0.2 MiB)

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Flash Info — Socle contrôle  : valoriser les efforts et les contraintes

Contrôleur une main sur le front

Un trafic en hausse, plus variable et plus dense à la pointe, à gérer avec des effectifs en baisse, c’est toujours plus de pression sur les positions de contrôle.

Des règlements européens qui, par nécessité de vérifier une aptitude professionnelle toujours plus grande, évoluent sans cesse et accroissent les contraintes sur la licence des contrôleurs : évaluations pratiques et linguistiques, procédures d’incapacité temporaire, nouvelles dispositions concernant le registre des heures…

Une performance scrutée à la loupe, sans équivalent à la DGAC, avec en permanence des objectifs d’amélioration : efficacité, productivité, qualité de service, indicateurs en tout genre…

Le SNCTA revendique de justes contreparties sociales à cette performance et à ces contraintes : accès au grade d’IC à l’ancienneté, 75 points de NBI, revalorisation de l’indemnitaire, prise en charge du contrat prévoyance ATC par la DGAC…

Le niveau d’exigence concernant les contrôleurs est en constante augmentation, leur productivité et leur performance aussi.
Leurs conditions d’emploi doivent suivre le même chemin.

Flash Info — Socle contrôle : valoriser les efforts et les contraintes (0.9 MiB)

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Tous en grève !

L’ensemble des syndicats représentatifs de la DGAC ont déposé hier des préavis de grève les 3, 4 et 5 juin prochain. Alors que les rémois attendent toujours de connaître le sort qui leur sera réservé cet été, le bureau de section du SNCTA souhaite aborder avec vous les raisons de ce mouvement général.

Contexte

Après des mois de négociations dans le cadre protocolaire, une V0 sans volet social sortie en début d’année et des bilatérales à n’en plus finir, le directeur général de la DGAC a réclamé, fin avril, 3 semaines de pause dans les  négociations en cours afin d’obtenir un arbitrage ministériel quant à la valorisation assujettie à l’éventuelle signature d’un protocole.

Malgré l’exaspération inspirée par ces lenteurs protocolaires, le SNCTA y voyait enfin une prise de conscience de notre administration quant à la légitimité de nos revendications. Finalement mercredi dernier, le directeur général a organisé une série de bilatérales avec les syndicats représentatifs de la DGAC afin de présenter le volet social obtenu suite à l’arbitrage de Matignon. Quelle ne fut pas notre déception en apprenant son contenu ! Voici les principales propositions :

Socle contrôle

Compte tenu :

  • des contraintes croissantes imposées à l’ensemble de la profession par la politique irréfléchie de baisse des effectifs à la DGAC ;
  • de la future application des nouveaux règlements européens en terme de prorogation de notre licence de contrôle ;
  • de l’augmentation constante du trafic.

Le SNCTA revendique des contreparties logiques pour l’ensemble de la profession.

Notre administration n’a eu pour seule réponse :

  • une revalorisation de 80 euros brut par mois ;
  • aucune revalorisation des retraites ;
  • aucune augmentation de la NBI ;
  • aucune revalorisation annuelle alors que le protocole s’inscrirait pour une durée de 4 ans faisant fi de l’augmentation prévue du trafic et de l’inflation.

Comment pourrait-on accepter un tel manque de considération et de reconnaissance face aux futurs enjeux qui attendent les contrôleurs français ?

Expérimentations

Alors que des points de divergence subsistent toujours entre exigences administratives du cadre expérimental et acceptabilité sociale pour le SNCTA, c’est encore et toujours au niveau compensatoire que le bât blesse. Et pour cause, le DG a annoncé une enveloppe de 430 euros brut mensuels et des contraintes bien supérieures à celles connues en 2015. Ce montant résulte certainement du jeu des négociations qui recommencent suite au nouvel arbitrage ministériel. Pourtant il est insupportable de voir que l’urgence de la situation ne semble pas être ressentie en haut lieu. Alors que ce dossier devrait être bouclé depuis des mois, notre DG ose faire une proposition inférieure à ce qu’il annonçait avant de se rendre à Bercy débloquer de nouveaux fonds. Ceci est irresponsable et insultant !

Effectifs

Le directeur aurait obtenu de Matignon une « inflexion significative » de la baisse des effectifs. Pour autant, il n’a pas souhaité, communiquer plus de détails renvoyant les débats au CT DGAC convoqué pour l’occasion le 31 mai. Nul doute que vu les propositions outrageuses énoncées précédemment, cette soi-disant inflexion ne pourra être que décevante  eu égard aux attentes du SNCTA qui a rappelé ses revendications : stabiliser les effectifs à partir de 2022. Compte tenu du temps de formation moyen d’un ICNA en appliquant : recrutements année N = Départs année N+5.

Analyse

Même en considérant que ces propositions sont le jeu des négociations et ont vocation à évoluer, après des mois de négociations, après avoir attendu plus de 3 mois les arbitrages de Matignon, et alors que les Rémois ne savent toujours pas comment ils vont faire face au trafic estival, ces propositions sont inacceptables, et méprisantes.

Nous revendiquons entre autre :

  • un plan pluriannuel de recrutements compensant les départs à la retraite à N+5 ;
  • une valorisation juste du socle contrôle ;
  • une revalorisation des retraites ;
  • une diminution des contraintes expérimentales et une valorisation à la hauteur de la performance dégagée ;
  • l’exclusion des contrôleurs aériens du RIFSEEP.
L’ensemble des syndicats représentatifs de la DGAC font le même constat et rejettent en bloc les propositions du DG et sont prêts à se mobiliser. Aveugles devant l’état déplorable de la DGAC, nos décideurs restent également sourds a nos alertes et à nos revendications. Des préavis de grève séparés ont donc été déposés par tous les syndicats de la DGAC les 3, 4 et 5 juin pour dénoncer ce système à bout de souffle.

CDA LFEE - Tous En Grève (0.4 MiB)

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Négocier c'est bien, agir c'est mieux

Table de réunion avec personnes autour

Alors que la préparation de l’été 2016 devrait être bouclée depuis des mois, les négociations protocolaires se poursuivent et l’administration locale ne sait toujours pas comment les contrôleurs Rémois vont pouvoir faire face à l’été qui approche et à la forte augmentation du trafic encore prévue cette année.

Bilan Expé 2015

Mardi 19 avril se tenait la 2e réunion du comité de suivi censée faire le bilan de l’expérimentation 2015. Ne tergiversons pas, les résultats sont bons. En terme de sécurité, depuis la mise en place, les dépassements d’UCESO ont disparu. Les délais RH ont quant à eux baissé de 42,25 % lors de la phase d’implémentation des JE et de 15,63 % sur l’ensemble de la période expérimentale.

Le CRNA-Est a ainsi vu, au cours de cette expérimentation, ses délais globaux (hors MTO, grève) baisser de 8,85 % alors que dans le même temps, l’augmentation du trafic faisait exploser les délais de nos voisins. Nous tenions à féliciter, une fois de plus, la cellule FMP du CRNA-Est qui a, par son efficacité et son avant-gardisme, participé activement à l’obtention de ces très bons résultats. La section tient à rappeler qu’une telle réorganisation du travail devait avant tout permettre aux contrôleurs Rémois de faire face au trafic estival en toute sécurité.

Le but principal du SNCTA est donc atteint, cette réorganisation ayant empêché tout dépassement d’UCESO. Elle a aussi permis de limiter drastiquement les occurrences et la durée où l’offre UCESO=UCESA, offrant une plus grande sérénité en salle.

Résultats des questionnaires

Pour rappel, cette étude visait à comparer la qualité de vie au travail et en dehors, ainsi que la fatigue ressentie dans le cadre de l’expérimentation en comparant les données de l’été et de l’automne 2014 ainsi que l’été 2015.

Sur les 271 ICNA du CRNA-Est, 57 ont eu le courage de le compléter jusqu’au bout. Ce pourcentage peut paraître modeste (21 %). Il a pourtant été jugé valide par les chercheuses du CNRS car la représentativité de l’échantillon des participants est conforme à la population globale rémoise. Les résultats du pré-rapport nous ont été rapidement présentés par le chef de centre en attente d’une synthèse globale du document qui sera plus largement diffusée.

D’après ces premiers résultats il semblerait que l’expérimentation ait eu un impact significatif sur la qualité de vie au travail de par la baisse de la charge de travail en salle de contrôle ainsi que de la fatigue ressentie en fin de vacation. Les résultats concernant la qualité de vie hors travail sont quant à eux plus nuancés avec des améliorations ou dégradations selon la vacation envisagée.

Compte tenu de la mise en place d’une 7e vacation, ces résultats semblent montrer que dans le cas de l’expérimentation rémoise, l’impact de l’ajout de ce 7e jour dans le cycle a pu être en partie compensé par la baisse de tension dans le reste du cycle.

Les négociations protocolaires

Alors qu’au niveau local, on se félicite de la réussite de l’expérimentation 2015 et de la sérénité retrouvée au CRNA-Est l’été dernier, les contrôleurs Rémois ne peuvent que s’indigner devant les lenteurs du processus protocolaire. La V1 du protocole censée préciser entre autre les grandes lignes du cadre expérimental et le volet social associé est annoncée depuis des mois mais tarde à venir.

Le CT initialement prévu le 27 avril a déjà été repoussé au 11 mai. Pendant ce temps là, le trafic remonte et les prémisses de ce que donnera notre futur été se font déjà sentir sur les secteurs depuis le mois de mars. Les prévisions de trafic ne sont d’ailleurs pas particulièrement rassurantes, le flux South-West axis étant prévu d’augmenter de 6,3 % en 2016. Les négociations protocolaires ont beau avancer, la section locale du SNCTA doute qu’en haut lieu, on prenne réellement conscience de l’urgence opérationnelle Rémoise. C’est inacceptable !

L’administration patine, tergiverse et les contrôleurs Rémois se demandent toujours quel va être le droit à congé cet été. Vont-ils devoir faire des JE ? Si oui à partir de quand ? Pour combien de temps ? Quel sera le volet social assujetti à cette nouvelle étape expérimentale ?

Ces questions ne peuvent rester éternellement sans réponses : les négociations protocolaires doivent rapidement se conclure afin qu’un éventuel accord puisse être trouvé en CT local. Sinon les rémois devront passer un été avec trop peu d’UCESO pour faire face au trafic estival, rendant les effets de bord des inévitables régulations difficilement maîtrisables et potentiellement dangereux.

Expé 2016 : À quoi s’attendre

Ne connaissant toujours pas quelle sera la boite à outil et la valorisation qui sera associée à une éventuelle mise en place, il nous est malheureusement difficile de rentrer dans les détails. Le bureau de section travaille depuis des mois sur divers tours de service permettant de faire face aux différentes conclusions des négociations protocolaires et à l’augmentation constante du trafic.

Lors des précédentes réunions de section, les grands axes de ce travail avaient été abordés. Vendredi dernier lors de la dernière réunion, ces TDS ont pu être présentés aux adhérents. Le bureau de section est resté dans la continuité du travail engagé l’année dernière tout en intégrant les attentes remontées par les chefs d’équipe lors des 2 réunions du comité de suivi. Pourtant si on veut qu’un tel changement se passe dans la sérénité et que les phases de transition soient acceptables, les Rémois ne peuvent pas attendre plus longtemps avant de se préparer.

L’administration doit comprendre qu’il ne suffit pas de vouloir mettre en place un nouveau TDS pour faire disparaître les contraintes engendrées par la mise en place d’un 7e jour dans le cycle et ce, durant la période la plus chargée de l’année. C’est pour cette raison que le SNCTA engage vivement les équipes à se préparer dès à présent à la mise en place d’une éventuelle expérimentation qui verrait inévitablement le retour des JE.

Comme nous l’annoncions dès le mois d’octobre dernier, l’administration, même si elle semble vouloir poursuivre les expérimentations à Reims, va finir par louper le créneau estival de par son manque de conviction, ses tergiversations et son manque d’anticipation.

CETTE SITUATION EST INACCEPTABLE !

Nous ne patienterons pas plus longtemps, messieurs, il est temps d’agir !

LFEE_CDA_NEGOCIER_C’EST_BIEN_AGIR_C’EST_MIEUX (0.4 MiB)

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La vérité, toute la vérité...

Loupe sur le mot « Faits » écrit en rouge

Alors que les négociations protocolaires sont en cours et que la profession sort, à nouveau, de plusieurs journées de grève, on entend une fois de plus tout et son contraire, notamment à Roissy où les rumeurs vont bon train. Alors plutôt que de laisser certains nous prêter des volontés auxquelles nous n’avons même pas pensé, autant tout mettre sur la table.

Une situation RH tendue

Ce n’est pas faute d’avoir alerté toute la DGAC depuis plusieurs années maintenant, de l’ICNA en salle au DG lui même. Et pourtant rien n’a réellement été fait pour endiguer cette baisse progressive et inéluctable. Car les chiffres sont implacables…

  • Besoin opérationnel du centre (BO calculé par l’administration elle même) = 236 dont 204 PC en équipe ;
  • Nb maxi atteint en équipe = 192 (ce qui explique que les équipes n’ont jamais pu être 17 et que le patch dit temporaire et prévu pour un an au maximum existe encore plus de 4 ans après) ;
  • Nb actuel de PC en équipe = 180 ;
  • Estimation de l’administration pour fin 2016 = 175 ;
  • Estimation de l’administration pour fin 2017 = 165.

Une simple division vous amènera à constater que nous sommes d’ores et déjà à la fin des équipes à 15 ! Alors maintenant que le constat est posé, reste la seule question qui vaille : que fait-on ?

Recrutement, recrutement, recrutement

Voilà le seul mot d’ordre lancé par certains syndicats : on recrute. Nous partageons leur constat quant au fait que nous ne pouvons laisser l’effectif global des ICNA continuer sa descente aux enfers. Là où nos avis divergent, c’est qu’il est illusoire de penser que nous allons infléchir la politique dogmatique menée par deux gouvernements successifs quant à la réduction des effectifs de la fonction publique.

Et d’ailleurs, quand bien même on obtiendrait satisfaction, le laps de temps entre la prise de décision de recrutements et le moment où les ICNA sont opérationnels est de 6 à 8 ans. Que fait-on pendant ce temps là ? Un syndicat fait preuve de schizophrénie, prônant la scission des équipes et des vacations de 11 h dans un centre, alors que dans un autre CRNA ce même syndicat se dit attaché à l’équipe qu’il veut sanctuariser.

La fausse bonne idée

Elle n’est pas bien nouvelle : c’est le vieux serpent de mer des « régulations staffing ». C’est un message qu’on entend assez régulièrement : « Ce n’est pas de notre faute après tout, alors ils vont voir ce qu’ils vont voir, et on va poser des régulations, et là ils vont comprendre ». Une fois passés les coups de menton et les torses gonflés, qui peut croire que cette solution est réaliste ?

Car juste au cas où certains lèveraient la main, voici trois écueils :

  • 100 % des ICNA suivront-ils ? Ou bien trouvera-t-on quelques personnes zélées, de la salle et/ou de l’encadrement pour remplir les trous critiques ?
  • 3 petites heures de régulations en salle l’autre jour ont engendré un peu plus de 1 000 ’ de délai. À 80 € la minute, y a-t-il quelqu’un d’assez naïf pour croire que Roissy va tranquillement réguler, assez rapidement de manière quotidienne, sans que les compagnies aériennes (Air France en tête évidemment !) ne bougent ? Et à ce petit jeu là, ne doutons pas qu’elles trouvent auprès des pouvoirs publics une oreille plus attentive que nous…
  • dans l’optique de CDG2020 et ses 82 arrivées/h, qui sera capable d’assumer la stagnation, voire la régression de nos capacités quotidiennes ?

Le SNCTA soutient évidemment les responsables opérationnels qui poseront les régulations nécessaires à un écoulement sûr de la circulation aérienne. Ne pas le faire serait risquer de mettre tous les contrôleurs présents face à un trafic inadapté mais que nous nous efforcerions de traiter quand même, et cacherait donc sous le tapis les problèmes d’effectifs que nous rencontrons. Mais ça ne peut malheureusement pas être une solution de long-terme.

Les démons de l’administration

À force de dénigrement des ICNA dans les médias, ainsi qu’au sein même de la DGAC, notre administration a fini par s’auto-convaincre que nous sommes des privilégiés et qu’il y a des marges de manœuvre non négligeables. C’est pourquoi, au regard de la situation RH de Roissy, qui est la plus critique (nous sommes le seul centre de cette envergure à être déjà à 10 % sous le BO), ainsi que des impacts potentiels directs sur le trafic, notre encadrement local s’est vu assigner par sa hiérarchie la mission de trouver des solutions. C’est ainsi qu’ils nous ont déjà parlé :

  • de vacations plus longues et d’heures supplémentaires : on a légalement le droit de travailler jusqu’à 11 h par vacation et 48 h par semaine ;
  • d’individualisation des horaires comme pour le J6, mais en pire, et en le généralisant aux autres vacations : légalement l’équipe est une entité scindable jusqu’à… l’unité ;
  • de mutualisation des effectifs sur des groupes de vacations (J1 / J2 / J6 matin, J3 / J6 aprèm / J7) ;
  • de vacations complémentaires : le service peut imposer deux fois par an à chaque agent de venir travailler sur un jour de repos, contre une récupération (mesure offerte par la bienveillante CGT au dernier protocole) ;
  • de reports de nuit pour rajouter des effectifs le jour ;
  • de reports de J3 pour renforcer les effectifs de J1 et J2 et ainsi ne pas dégrader la P2 ;
  • d’une quarantaine de renforts dirigés pour les agents hors salle (on impose le jour, l’horaire et le lieu pour le maintien de qualification des détachés et des assistants de sub, en fonction des trous à boucher). Le travail des agents hors salle est-il à ce point anecdotique ?

Penser autrement

Missionné par le ministère des transports, Jean-Michel Vernhes a publié un rapport fin 2014, intitulé « Table ronde sur les métiers des ICNA » . Il y constate la baisse des effectifs et la reprise du trafic à la hausse. Il conseille donc, dans le respect de ce qui est statutaire, de se montrer innovant quant aux méthodes de gestion des effectifs ICNA, en sachant que comme les problématiques sont différentes selon les centres, les solutions devront sûrement l’être aussi. Il prône également que ces solutions, locales et concertées, soient mises en place de façon temporaire et réversible, afin d’être testées.

C’est dans ce cadre que nos collègues de Reims ont mis en place leurs expérimentations en juillet 2015, jusqu’au 31 mars dernier. Le bilan en termes de délais générés, mais aussi de fatigue induite est, selon leurs mots, très positif. Ils attendent avec une certaine impatience le cadrage protocolaire national qui leur permettrait de poursuivre…

Les travaux de la section locale

Plutôt que de devoir subir les éléments cités précédemment, qui, une fois encore, sont strictement légaux et mettraient de facto fin à la notion même de travail en équipe, nous avons envisagé une autre façon d’utiliser la ressource RH. Il est encore trop tôt pour vous fournir un cycle tout à fait opérationnel, notamment dans la mesure où le protocole n’est ni définitif, ni signé… Néanmoins, voici les grandes lignes de notre contre-projet :

  • les vacations telles qu’on les connaît actuellement seraient conservées si ce n’est qu’elles seraient toutes bornées à 08 h 30 max ;
  • fin du patch soi-disant temporaire : toutes les vacations sont prévues pour se dérouler en équipe entière ou en demi-équipes, la notion de travail en équipe reprenant ainsi tout son sens ;
  • tenue de position bornée structurellement à 2 h 30 max d’affilée ;
  • création de ce qu’on appelle « J Supp » : 1/3 d’équipe vient sur un jour de repos encore non identifié pour renforcer en tour, afin que les agents présents puissent avoir toutes leurs pauses. Au final chaque ICNA aurait donc 8 vacations supplémentaires d’environ 5 h à effectuer par an, soit une chaque mois et demi. Ces vacations sont strictement compensées par 8 récupérations. Le 1 jour sur 2 deviendrait donc annualisé. Quant aux récupérations, après calcul, elles seraient toutes posables, ce qui est la condition sine qua non pour que le principe des 155 vacations par an soit respecté : il est impensable car illégal qu’il en aille autrement ;
  • négociation pour redonner un vrai pouvoir au CT et au CA quant à l’armement en leur donnant l’autorité, jusqu’à J-1, d’adapter l’effectif nécessaire aux conditions du jour. On imagine ainsi pouvoir adapter l’effectif mini selon les jours, et donc pouvoir poser des absences officielles jusqu’à la veille (favorisant ainsi la pose des récupérations acquises…) ;
  • expérimentation soumise à un cadrage national officiel puis à un accord social local ;
  • expérimentation bornée dans le temps : un comité de suivi serait mis en place afin d’évaluer les pertes et les gains. On pourra ainsi décider au terme prédéfini de la première phase si on active le retour arrière, ou bien si on propose aux personnels de poursuivre ;
  • limitation du recyclage dirigé pour les ICNA hors salle, qui pourraient ainsi correctement gérer les projets qui leurs sont dévolus, tout en participant à l’effort collectif du centre ;
  • forte revalorisation indemnitaire, rattachée uniquement au volet expérimentations : le SNCTA négocie indépendamment d’autres aspects indemnitaires potentiels (modification de l’accord licence et dossier RIFSEEP notamment).

Défense des contrôleurs et progrès social

Le SNCTA n’a attendu personne pour défendre les effectifs dans le corps des ICNA, comme le prouvent nos anciens communiqués depuis de nombreuses années. La force de notre corporatisme est qu’on ne peut que défendre au mieux les intérêts des ICNA. Depuis la création du corps, et grâce aux protocoles successifs que nous avons négociés et signés, nous avons fait évoluer notre statut jusqu’à ce qu’il est aujourd’hui. Nous sommes à une nouvelle croisée des chemins pour la profession, et continuons à tout mettre en œuvre pour que ce statut, tant combattu hier par ses prétendus défenseurs d’aujourd’hui, vous satisfasse encore plus demain. Nous défendons ardemment les principes que sont le travail en équipe et le 1 jour sur 2. Mais notre professionnalisme, notre fierté d’être contrôleurs et, quoi qu’en disent nos détracteurs, notre perception du monde dans lequel nous vivons nous obligent à dire qu’une fois ces aspects sécurisés, nos conditions de travail ne peuvent pas ne pas évoluer.

Cependant, notre vision est très claire : les difficultés qui se dressent face à nous ne sont pas de notre fait. Nous n’avons aucune responsabilité dans la gestion calamiteuse dont fait preuve l’administration à son plus haut niveau depuis tant d’années. Et si les évolutions que nous consentons permettent de gérer sans délai une quantité équivalente ou supérieure de trafic malgré des effectifs moindres, l’administration doit mesurer l’effort considérable que cela représente. Lorsqu’une catégorie de personnels permet, seule, par les concessions qu’elle accepte, de résoudre de si gros problèmes, la reconnaissance doit être substantielle, aussi bien sur le plan moral que sur le plan social.

En particulier, si nos conditions d’emploi se rapprochent de celles de nos homologues européens en termes de souplesse et d’efficacité pour l’employeur, les points d’écart qui restent en notre défaveur, tels que la durée hebdomadaire du travail, l’âge tardif de départ à la retraite, et nos rémunérations inférieures, devront converger de manière immédiate et sensible.

À l’administration, comme aux détracteurs de toujours, qui prétendent défendre les avancées sociales que nous avons conquises, nous adressons un message sans équivoque. Nos intérêts et nos opinions peuvent diverger, et dénigrer le vrai travail accompli fait partie d’un certain « jeu ». Mais ceux qui ont la mémoire courte ou qui voudraient réécrire l’histoire, devraient se souvenir. Ils devraient se rappeler qui d’entre nous s’est battu, qui a obtenu le droit de grève aujourd’hui bafoué, qui a forgé le statut ICNA qu’ils tentent de faire leur, qui a négocié, pas à pas, envers et contre tout, et depuis toujours, les conditions d’emploi qu’ils nous accusent de vouloir trahir aujourd’hui. Et de l’autre côté, les chéfaillons, ceux qui se drapent de leurs galons et de leur importance toute relative, derrière lesquels ils voudraient cacher l’absence totale de gestion et de clairvoyance dont ils font preuve depuis tant d’années, devraient se reprendre. Ceux qui viennent à l’instant de s’offusquer, comme s’il était faux de dire qu’ils ont saccagé l’héritage dont ils avaient la charge, devraient se souvenir de ce qu’ils doivent aux ICNA. Ils devraient se rappeler combien ils demandent à cette profession, capable de travailler avec des outils d’un autre temps, aussi sûrement et pour moins cher que dans les autres pays. Et ils devraient surtout se souvenir de l’histoire, et ne pas douter un seul instant que le SNCTA défendra les contrôleurs jusqu’au bout, s’ils tentaient de passer en force.

Ne pas évoluer, c’est mourir. Et même si on préférerait pouvoir l’éviter en privilégiant un statu quo réconfortant, en cédant au chant des sirènes et aux belles promesses des bonimenteurs, on ne peut parfois pas y échapper. Nos racines syndicales parlent pour nous : nous regardons vers l’avant. Les avantages acquis ne sont rien : ce sont ceux à conquérir qui comptent.

CDG — La vérité, toute la vérité... (1.0 MiB)

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Pre-stall buffeting

Avion dans une turbulence sur fond sombre

Encore plus de vols, toujours moins de contrôleurs, l’été aéronautique approche à grands pas, la tension sociale monte et aucune réponse n’est en vue. Les pouvoirs publics doivent rapidement prendre la mesure des enjeux et présenter un projet qui prépare l’avenir. Trouver un accord gagnant-gagnant avec les contrôleurs est une nécessité.

Champion d’Europe des délais !

Voilà le triste record que la DGAC a pu afficher pour 2015. Fini, le temps où la direction pouvait laisser les choses filer, se dégrader sans que cela ne se voie à l’extérieur.

Champion d’Europe des délais, ce titre nous tend encore les bras en 2016 quand, pour faire passer plus d’avions avec moins de contrôleurs, la DGAC et les pouvoirs publics croient encore qu’il leur reste du temps et que les choses se feront naturellement. Les contrôleurs font déjà ce qu’ils peuvent, avec des bouts de papiers d’un autre siècle et un CAUTRA hors d’âge… Les contrôleurs font ce qu’ils peuvent au sein d’une organisation qui ne leur accorde pas la même reconnaissance que leurs homologues européens.
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Négociations protocolaires, V0... ICNA, nous comprenons vos inquiétudes

Le projet « V0 » d’accord protocolaire est inacceptable et ne mérite que la corbeille. La « V1 », qui devait être présentée le 18 mars est finalement délayée… Qu’en sera-t-il ? Quelle stratégie adopter ?

Le bureau de section aixois tient à répondre aux inquiétudes, matérialisées dans la pétition qui circule en salle de contrôle. Nous sommes prêts à travailler pour un avenir moins sombre que celui que la DGAC nous promet (augmentation du trafic, baisse d’effectifs, perte du pouvoir d’achat constante et dévalorisation de notre fonction), mais pas n’importe comment. Faisons valoir notre ouverture et AUSSI nos exigences, l’accord gagnant-gagnant sera à ce prix ! Espérer aujourd’hui faire une union syndicale sur l’ensemble de nos idées relève malheureusement encore d’une utopie. Nous espérons que cela puisse changer un jour. En attendant, la représentativité du SNCTA fait sa force, mais pour sécuriser notre avenir, nous devons échanger, travailler, imaginer.

Restons mobilisés, groupés et vigilants.

VO du protocole, inquiétudes (0.9 MiB)

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Communiqué du comité national

Comité national

Le comité national s’est réuni à Athis-Mons le 7 mars 2016 et a étudié le document fourni par l’administration lors de la séance plénière protocolaire du 18 février 2016.

Ce document n’est évidemment pas, en l’état, une proposition d’accord, puisqu’il ne comporte pas de contreparties aux efforts demandés aux contrôleurs.

Le comité national soutient le bureau national dans sa stratégie de négociation et le mandate pour obtenir :

  • une politique de recrutements cohérente avec les départs à la retraite prévus et la hausse du trafic ;
  • une sécurisation des conditions de travail, notamment en diminuant la durée des vacations et le temps de travail à la pointe ;
  • un régime indemnitaire simplifié spécifique ayant a minima les mêmes garanties que le système actuel et notamment une prime exclusive liée à la détention de la licence européenne de contrôle aérien ;
  • une application du règlement européen 2015-340 qui n’aille pas au-delà du strict respect du texte ;
  • des améliorations statutaires, des revalorisations indemnitaires et une augmentation significative des retraites, justes contreparties sociales à l’ensemble des contraintes actuelles et futures qui pèsent sur les contrôleurs aériens.

Alors que le transport aérien est en forte croissance, le SNCTA percevrait comme une provocation le fait que la prochaine version de ce document ne contienne pas un volet social à la hauteur des évolutions considérables demandées à la profession.

Adopté à l’unanimité

communiqué du comité national (66 KiB)

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CT Local... Et Protocole v. 0

Funanbule sur un trait de crayon

Organisation du travail à LFBB

Le CT local s’est tenu ce mardi 1er mars. Il a notamment permis de valider les quotas été 2016, sur un modèle organisationnel inchangé, avec toujours moins de PCs en salle (équipes à 19 pour la plupart, si tout va bien…) qui garantit 5 congés aux équipes cet été. Voilà qui nous promet des journées bien longues, des extensions d’horaires et des J2 bien optimisés, des secteurs bien chargés avec les capacités records de notre centre. Chacun devra alors mesurer son ressenti par rapport aux « conditions de travail » que le cadre actuel permet. Le SNCTA a une nouvelle fois martelé que le chiffre de 19 à LFBB constitue une limite basse que l’administration serait avisée de ne pas franchir, et qu’il est probable qu’il implique cette année encore des conséquences sérieuses sur la performance du centre.

Avec les textes actuels, l’administration pourra continuer à faire travailler plus l’ensemble des contrôleurs de Bordeaux et ce, même au détriment d’indicateurs de sécurité qui démontrent pourtant que plus les vacations sont longues plus la fatigue se fait sentir et plus les erreurs sont nombreuses. Rajoutons à cela des demandes de remplacement de plus en plus importantes et vous tomberez sur un cycle à 7 j. / 12 non cadré, non efficace, fatiguant et gratuit, avec un droit à congé d’autant restreint.

Pour le SNCTA, le protocole en cours de négociation devra proposer d’autres voies, cadrées, sur un modèle gagnant/gagnant qui a fait ses preuves, tout en reconnaissant une fois pour toutes les besoins en effectif des CRNA via un socle minimum, adaptable en fonction des hausses de trafic.

La section locale est prête à engager des chantiers d’envergure en matière d’organisation des tours de service pour faire face aux enjeux de demain, et ce, dès l’été 2017, si les contrôleurs bordelais le souhaitent.

Il est capital de proposer à la salle un ou plusieurs plans B, sur la base de 7 jours / 12 par exemple, face au contexte difficile et restreint et nous en appelons, sur des sujets aussi sensibles, à l’union syndicale, au moins à Bordeaux, en dehors de toute posture ou stratégie et dans l’intérêt de tous.

Nous souhaitons que des cadrages clairs et protecteurs émergent des négociations en cours. Si nous devions ressortir de négociations sans plan B… et bien nous n’aurions pas de plan B…

Charmante cette v. 0

La lecture de la v. 0 du protocole contient malheureusement nombre de provocations qui empêchent  pour le moment de se projeter dans un avenir plus serein :

  • une absence de chiffres de recrutements ICNA, et par conséquent aucune lisibilité sur un socle minimum CRNA ;
  • une liste de courses tous azimuts, sans complexe, et pire parfois, sans cohérence opérationnelle. Nous demandons à notre Bureau National d’être particulièrement ferme dans la négociation sur les points suivants notamment :
    • exclure toute référence à un cycle à 8 j. / 12,
    • abaisser les durées des vacations ainsi que le temps hebdomadaire moyenné en salle,
    • préciser le statut des familles de vacation et limiter le nombre minimum de vacations inclus dans un tel système,
    • transformer la notion d’aménagement obligatoire (« vacations en moins imposées ») sur le modèle des récupérations liées aux vacations complémentaires actuelles ;
  • aucune revalorisation statutaire, aucune mesure retraite n’apparaît dans la v. 0 après 6 années de gel. L’administration a manifestement regardé du côté de nos collègues européens pour construire ses ambitions organisationnelles, qu’elle sache que nous avons fait de même pour évaluer la valeur de celles-ci ;
  • la validation des mentions d’unité devra se contenter de répondre aux exigences des règlements européens, sans zèle excessif de la DSNA et de la DSAC. Transparence ne veut pas dire flicage ;
  • les nouvelles contraintes liées à la prolongation de la licence (évaluation pratique et en langue anglaise) devront être cadrées et reconnues.

Autres points abordés au CT

Formation des chefs de salle : 2 cycles en double seront nécessaires avant le lâcher. Le SNCTA obtient que la nomination statutaire reste effective à la fin de la formation théorique.

EEE : pas d’annonce particulière, la formation type BIG BANG est confirmée. Seul le contexte social au service technique est de nature à la remettre en cause et pourrait cette fois compromettre l’intégralité du projet. Le dossier ÉCRAN avance, mais pas assez vite. De notre côté, nous assurons à l’administration que nous sommes prêts, avec nos collègues bretons, à tester rapidement les solutions qui émergeront du CODIR (tenu le même jour). Il serait grotesque que début 2017, l’outil le plus moderne dans nos salles de contrôle soit… une badgeuse électronique.

Langue anglaise : afin d’étaler les échéances PIFA des contrôleurs bordelais, la subdivision instruction va proposer des formations locales supplémentaires cette année afin de permettre à un nombre important de contrôleurs de proroger leur PIFA avant le 31 décembre. Nous avons demandé à l’administration de proposer dans ce cadre des stages en immersion supplémentaires (seule une cinquantaine a été budgétisée). Réponse attendue très prochainement.

BTIV : la situation s’améliore provisoirement, l’effectif remonte (à 10 pour un BO de 11) mais le problème de son attractivité face au BRIA reste entier. Le protocole aborde aussi cette thématique que nous suivons attentivement.

RL5 / P4 : la quantité d’interventions au ST impacte la mise en place de ces nouvelles couches. Contrairement à ce qui avait été annoncé au précédent CT, l’ensemble du plan d’action est irréalisable avant l’été 2016. Peut être une surprise avec l’arrivée seule de P4 en juillet ?

Le SNCTA affichait l’an dernier son scepticisme quant au fait que la méthode protocolaire soit encore adaptée aux enjeux européens. Il proposait puis obtenait d’autres formats d’accords « métier » plus respectueux des spécificités de chacun. La levée de boucliers des autres syndicats, tous confondus, n’a pas permis d’explorer cette voie. Ceux-ci nous ont alors expliqué leur attachement à la logique protocolaire. Nous allons pouvoir mesurer dans les semaines à venir si celle-ci sait encore apporter les solutions aux immenses défis auxquels doit répondre notre profession.

La section locale se réjouit cependant de voir qu’après tant d’années de léthargie, de véritables négociations semblent se dérouler au plus haut niveau. Les prochaines versions du document protocolaire permettront de mieux comprendre l’ambition et l’écoute des pouvoirs publics face aux problématiques du contrôle aérien.

L’unité syndicale

La section locale SNCTA est sensible à l’unité syndicale. Le SNCTA est une force de proposition crédible auprès de l’administration et a démontré ces dernières années ces capacités de mobilisation. Il est intrinsèquement facteur d’unité : fort de 65 % des contrôleurs bordelais et représentatif partout en Métropole et en Outre Mer, du sol à illimité (50 % des contrôleurs français ont fait confiance au SNCTA lors des dernières élections). Nous savons aussi que l’existence même de syndicats différents, par construction, implique malheureusement le choix de stratégies différentes, souvent non concertées, voire de postures qui peuvent paraitre illisibles auprès des contrôleurs. Nous sommes, localement, et comme nous l’avons prouvé par le passé, prêts et désireux de trouver des points de convergence d’analyse, et de solution, avec tous les syndicats dont l’ADN est la défense des intérêts des contrôleurs.

SLLFBB Protocole Et CT Local 1 Mars 2016 (0.6 MiB)

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