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LFRR CDA — CT DSNA : des évolutions officiellement entérinées pour 2022

Florian Guillermet, nouveau DSNA depuis le 05 juillet, a tenu son premier CT ce vendredi 24 septembre. Dès son arrivée il a voulu, via les  négociations  préparatoires  de  ce  CT, imprimer une nouvelle dynamique en renouant le  dialogue  avec  les  contrôleurs.  Fort  de  ce constat le bureau national a travaillé d’arrache pied tout l’été pour faire bouger les lignes.

Un travail de persuasion de longue haleine

Bien  que  les  18  derniers  mois  aient  été particulièrement  rudes  pour  notre  filière,  le  SNCTA n’a jamais  complètement  rompu  les  négociations  avec l’administration,  réussissant  à  plusieurs  reprises  à  faire bouger les curseurs. En parallèle il a mené une campagne de  communication  affichant  des  revendications  claires. C’est dans cette dynamique que le bureau de section local s’est mobilisé pour appuyer ces revendications.

Le SNCTA, bien que seul pour négocier les amendements cet été, a montré que l’avenir de la DSNA ne pouvait se décider sans les contrôleurs.

Le Compte-Temps

Le compte-temps est initialisé à zéro en début d’année quelle que soit sa valeur en fin d’année précédente. Cette revendication  du  SNCTA  formulée  dès  les  premières discussions en 2020 trouve enfin une réponse permettant de  ne  pas  reporter  les  conséquences  de  l’année  n  sur l’année n+1. Il se limite désormais à décompter les RO hors-site non rappelées, chaque occurence comptant pour -0,5, sans impact sur le nombre de récupérations. Le SNCTA obtient ici une avancée majeure : la fin de la chasse  aux  récupérations.  En  effet  plus  aucune récupération n’est absorbée par le compte temps, elles ne sont donc plus perdues.

Des récupérations préservées mais classées

Le  principe  de  base  repose  sur  des  récupérations classées  en  trois  catégories  en  fonction  des  possibilités offertes pour les déposer :

  • les JLibres pouvant être posés toute l’année, en complément des congés annuels;
  • les  JMT  devant  être  posés  sur  une  période  de moindre trafic définie comme « six mois sécables en deux » et positionnée localement ;
  • les JRO devant être posés à la place d’une RO.

Il est à noter qu’en cas de compte-temps égal à 0 toutes les récupérations sont posables librement, comme des JLibres.

Forfait de récupérations : le compte n’y est pas

Les missions remplies par les contrôleurs ne se limitent pas à la tenue de poste pendant le tour de service. Bien qu’une partie de notre argumentaire a été entendu, l’ensemble de nos revendications n’a cependant pas été accepté. Le SNCTA continuera donc à les porter. Le CT DSNA acte ainsi le forfait récupération suivant :

  • 1 JMT+1 JRO pour tous les contrôleurs en compensation du briefing/débriefing lors des  séances d’instruction, de l’entretien individuel et des QCM ;
  • 2 JLibres pour  les  correspondants RH, correspondants sécurité et les maîtres de mémoire ;

Pour le SNCTA le compte n’y est pas. Il revendique l’extension a minima à 2 correspondants RH par équipe et la  prise  en  compte  d’un  correspondant  instruction. Le SNCTA obtient toutefois un REX au printemps 2022 pour étudier les difficultés de mise en œuvre de ces nouvelles mesures.

Le SNCTA restera particulièrement vigilant quant aux déclinaisons dans les CT locaux et à la bonne tenue du REX prévu au printemps 2022 pour apporter les corrections nécessaires

Des conditions de dépôt des récupérations modifiées

Si les conditions de dépôts des récupérations des JLibres et des JMT semblent assez limpides il n’en est pas de même pour les JRO. Pour apporter une plus grande visibilité et faciliter davantage le dépôt des JRO, le SNCTA demande que le BV et le nombre de RO soient transmis aux contrôleurs 5 jours avant la date limite de dépôt  des congés. Une nouvelle rédaction est proposée en ce sens suite à une négociation en séance visant à concilier anticipation pour les contrôleurs et anticipation pour les services. Il en résulte le consensus suivant :

  • Si la date de dépôt des congés est fixée à J-20 ou après, le BV reste transmis cinq jours après cette date ;
  • Si la date de dépôt des congés est fixée à J-21 ou avant, le BV est transmis 5 jours avant cette date !

Nouvelles conditions de report d’une année à l’autre

Passée la fin d’année 2021, période de transition de l’ancien système vers le nouveau, le mécanisme de report des récupérations changera selon les modalités suivantes:

  • Si à la fin de l’année, fin 2022 le compte-temps est égal  à  0,  les  récupérations  JRO /JMT /JLibres  sont reportées en 2023, chacune dans leur catégorie,
  • Si à la fin de l’année le compte-temps est négatif, les  JRO puis  les  JMT (dans  cet  ordre)  sont  diminués d’autant avant d’être reportés sur l’année suivante.

Dans tous les cas les JLibres sont reportés.

Le SNCTA regrette la complexité de ce texte mais se félicite des avancées obtenues qui marquent un premier pas vers le retour à la sérénité.

Les récupérations ne sont plus absorbées par le compte temps, elles ne sont donc plus perdues.

Des récupérations différentes en fonction de l’activité qui les a générées

Les récupérations seront à partir du 1er janvier 2022 comptabilisées en dehors du compte-temps et ne sont donc plus absorbées par les -0,5 des RO hors-site. La qualité de la récupération dépendra quant à elle de l’activité qui l’a générée.  Vous  trouverez  le  détail  dans  le  tableau récapitulatif ci dessous:

L’ambiguïté des 1H30 enfin levée

Le CT DSNA lève enfin l’ambiguïtés liée à la période d’1h30  précédant  la  RO  hors-site  durant  laquelle  les contrôleurs pouvaient être rappelés. Désormais, ce rappel ne sera possible que dans une plage comprise entre le début de la vacation et 4h30 après.

 

Si le texte reste imparfait et oublie la reconnaissance de certaines fonctions, il restaure toutefois des équilibres que la version précédente condamnait : il abolit le report du compte-temps, préserve les récupérations, dépolitise l’utilisation du BV et clarifie certaines dispositions. Au vue de ces inflexions, la section locale du SNCTA décide de donner sa chance au dialogue sociale et estime que le CRNA/O peut tenter de reprendre un fonctionnement normal.

 

LFRR — CDA 12 (0.5 MiB)

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Compte-temps : point d’étape sur les négociations

Depuis le passage en force en CT DSNA de novembre 2020, les relations se sont dégradées entre l’échelon central et les contrôleurs aériens. En cause : une absence de concertation réelle ayant abouti à un système injuste et incompris y compris en situation de crise.

Le travail de lutte et de négociation s’est accéléré cet été et a enfin permis de rouvrir le chantier des réserves opérationnelles et du compte-temps en vue d’un CT DSNA convoqué pour le 24 septembre. Premier point d’étape sur les avancées obtenues par le SNCTA et sur certains points de négociation restants.

Un compte-temps revu en profondeur

Dans le système actuel rejeté par les salles de contrôle, le compte-temps est crédité par des récupérations et débité par les réserves opérationnelles (RO) hors-site non rappelées. Dans le nouveau dispositif :

  • l’ensemble des récupérations seraient créditées en dehors du compte-temps (voir le Flash Info) ;
  • le compte-temps serait initialisé à 0 en début d’année et débité de -0,5 en cas de RO hors-site non rappelée, sans impact sur le nombre de récupérations acquises ;
  • un compte-temps négatif ne serait plus reporté sur l’année suivante, préservant ainsi les récupérations de début d’année comme les JRH (voir le Flash Info).

Ces modalités marquent une avancée majeure dans la fin de la « chasse aux récupérations ».

Le SNCTA se félicite de ces avancées. Il restera toutefois extrêmement vigilant dans la suite des négociations qui s’annoncent particulièrement denses au vu de la complexité du dispositif imaginé par l’échelon central depuis plus d’un an…

Une nouvelle gestion des récupérations 

Parallèlement à la gestion du compte-temps, la DSNA entend définir des modalités de dépôt des récupérations en introduisant trois types différents de récupérations :

  • les JLibres pouvant être posés toute l’année, en complément des congés annuels ;
  • les JMT devant être posés sur une période de moindre trafic définie localement ;
  • les JRO devant être posés à la place d’une RO.

En somme, ce qui s’apparente à une nouvelle « usine à gaz » pourrait se résumer par l’organisation suivante (exemple adaptable selon le centre) :

+ les JRO dépendant des périodes comportant des RO.

Du coup, à quoi sert le C/T ?

Le C/T n’absorbe plus les récupérations, il sert uniquement à décompter les RO hors-site non rappelées.

Modalités particulières d’un C/T = 0

À noter que dans le cas d’un compte-temps égal à 0, les JMT et les JRO peuvent être posés comme des JLibres. Bien que le compte-temps devienne négatif lors de la première RO hors-site non rappelée, il peut néanmoins être égal à zéro :

  • en l’absence de RO hors-site, le compte-temps étant initialisé à 0 en début d’année ;
  • en recréditant le compte-temps par un ou plusieurs demi-JRO/JMT/JLibres (au choix).

La négociation restante porte ainsi sur la répartition de chaque récupération octroyée parmi les JLibres/JMT/ JRO. Sans surprise, la DSNA cherche à maximiser les récupérations de type JRO : le SNCTA s’y est opposé et les discussions se poursuivent.

Le SNCTA veillera à ce que les modalités soient garantes d’un équilibre.

Dans ce cadre, le SNCTA défend :

  • une répartition la plus juste possible permettant de rétribuer la performance (expérimentations, vacation complémentaire, JRH) et l’investissement professionnel (formations, réunions, GT) pour l’ensemble des organismes de contrôle ;
  • une définition nationale de la période de moindre trafic comme une période de six mois sécable au plus en deux, afin d’éviter toute dérive locale ;
  • une facilitation de gestion des JRO permettant une plus grande souplesse dans leur dépôt.

Le respect des engagements passés ?

Le SNCTA revendique également que les engagements pris depuis 2020 lors des discussions sur les RO soient tenus :

  • la compensation des activités « annexes » pour certaines fonctions spécifiques (correspondants équipe RH, sécurité, instruction, maîtres de mémoire) et pour l’ensemble des contrôleurs (briefing/débriefing suite à instruction sur position, etc). Le SNCTA a déjà fait partiellement avancer les choses sur ce point ;
  • la revalorisation des JRH dans la consigne DO, sujet toujours en peine depuis le passage en force lors des deux premiers CT DO de 2021 et en décalage avec les propos tenus par le DSNA en CT DSNA de novembre 2020.

La confiance, perdue en 2020, ne peut se restaurer sans le respect de la parole donnée.

Protection sociale et aspects juridiques

Si l’arrêté interministériel et la décision DSNA mettant actuellement en œuvre le compte-temps et les RO ne sont pas, en soi, juridiquement attaquables sur ces points, le SNCTA conteste leur application dans certaines situations. Points déjà évoqués, y compris jusqu’en CT DGAC, le SNCTA revendique :

  • la fin du rappel possible « 1h30 avant le début de la vacation » conduisant, selon ladite vacation, à dépasser les 11 heures réglementaires de période de service. Le SNCTA a enfin convaincu la DSNA sur ce point, qui acte un rappel possible uniquement à partir du début de la vacation et, par translation, jusqu’à 4h30 après ;
  • l’assurance d’une protection sociale en cas, d’une part, d’accident de service pour les contrôleurs aériens placés en réserves opérationnelles hors-site et, d’autre part, d’accident de trajet pour ceux habitant loin, en pré-acheminement vers un lieu permettant d’être à 1h30 de rejointe de la position.

Dates et mesures transitoires

Si les négociations permettent d’ici le CT DSNA du 24 septembre de définir des modalités plus équilibrées après un an et demi de crise, le nouveau dispositif  entrera en vigueur le 1er janvier 2022.

Dans tous les cas, la fin du dispositif, obtenue par le SNCTA (voir le Flash Info « Réponse à la crise ou effet d’aubaine »), reste inscrite au 31 décembre 2023 y compris dans l’arrêté interministériel.

La question des mesures transitoires d’une année sur l’autre est essentielle dans l’articulation d’un dispositif déjà ô combien complexe. À ce stade des négociations, le SNCTA a obtenu les éléments suivants :

  • report de 2021 sur 2022 : il s’agit de la transition entre le système actuel et le nouveau dispositif.
      • si fin 2021 le compte-temps est positif, sa valeur, représentant le nombre de récupérations détenues, est reportée au 1er janvier 2022 en autant de JLibres,
      • si fin 2021 le compte-temps est négatif, il n’y a, par définition, pas de récupération disponible ;
  • report de 2022 à 2023 : il s’agit des modalités de report des récupérations.
      • si fin 2022 le compte-temps est égal à 0, les récupérations JRO/JMT/JLibres sont reportées en 2023, chacune dans sa catégorie,
      • si fin 2022 le compte-temps est négatif, les JRO puis les JMT (dans cet ordre) sont diminués d’autant avant d’être reportés sur 2023. Ainsi, en cas de compte-temps suffisamment négatif, il n’y a pas de JRO /JMT à reporter. Concrètement et dans ce cas, cela signifie, à l’instar des JRH de période pré-covid, qu’il s’agit de les poser sur l’année civile ;
      • dans tous les cas, les JLibres sont reportés.

Rappelons également qu’à chaque début d’année, le compte-temps est remis à 0.

Le SNCTA revendique des mesures transitoires spécifiques pour les récupérations obtenues en fin d’année qui doivent rester posables.

Enfin, le SNCTA reste particulièrement attentif à la gestion du compte-temps et des récupérations acquises lors du passage vers le hors-salle et le retour vers la salle. L’attractivité des détachements ne doit pas être mise à mal par des considérations purement comptables ni marquer un recul par rapport au fonctionnement antérieur.

Après un an et demi de crise sociale, le SNCTA continue sans relâche son travail de défense des intérêts des contrôleurs : les négociations progressent enfin.

Si des avancées majeures sont déjà concrètes, les discussions doivent se poursuivre afin de trouver un équilibre et sortir du système perdant-perdant.

Le SNCTA poursuit activement les négociations jusqu’au CT DSNA du 24 septembre.

CDA 0815 2021-09-10 Compte-temps - Point D'étape Sur Les Négociations (0.2 MiB)

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Flash Info — Toutes les récupérations enfin sorties du compte-temps

Un an et demi de ténacité, de conviction et de contestation sociale : voilà ce qu’il aura fallu, dans un contexte de crises inédites, pour que la DSNA entende l’opposition du SNCTA et de la profession qu’il représente.

Dans les trois derniers mois, le SNCTA a enfin obtenu l’exclusion du compte-temps de l’ensemble des récupérations :

  • en juin 2021, de nouvelles expérimentations sont négociées contre vents et marées et débouchent sur la première pierre : l’exclusion des récupérations associées. Par analogie, le SNCTA l’élargit aux vacations complémentaires et aux organismes individualisés concernés ;
  • durant l’été 2021, il achève sa démonstration qu’un modèle perdant-perdant n’est profitable ni pour la DSNA, ni pour les contrôleurs aériens. Les JRH et les récupérations associées aux réunions sont également exclus pour préserver la performance et l’investissement individuels au bénéfice du collectif.

Ainsi, aucune récupération ne sera désormais absorbée par le compte-temps,fait largement décrié depuis juin 2020. Parallèlement à cette avancée majeure, le travail continue : la DSNA entend définir des modalités de dépôt associées à ces récupérations (dépôt libre, sur période de moindre trafic, à la place de réserves opérationnelles, etc.). Si de telles modalités ne sont en soi pas nouvelles, le SNCTA veillera à trouver un équilibre gagnant-gagnant.

Le SNCTA poursuit activement les négociations
jusqu’au CT DSNA du 24 septembre.

FI 2021-08-30 BN Toutes Les Récupérations Enfin Sorties Du Compte-temps (0.7 MiB)

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Quelle priorité pour la DSNA de demain : la RO ou l’aéro ?

Après 18 mois de gestion de crise pandémique, le constat est sans appel : obnubilé par des mauvais calculs politiques, l’échelon central a mis en échec la navigation aérienne sur l’été 2021. Caractérisé par le dénigrement d’une profession, l’entretien d’un climat de défiance et la défense d’un modèle perdant-perdant, cet échec est voué à perdurer.

Réserves « opérationnelles »

Les réserves opérationnelles et le compte-temps ont été conçus en plein cœur de la crise sur une base doublement fallacieuse les présentant :

  • d’un côté, aux contrôleurs aériens comme un dispositif protecteur face aux conditions sanitaires ;
  • de l’autre, aux Pouvoirs publics comme une source de productivité pour les années à venir.

Objets politiques par excellence, ils se heurtent désormais à la réalité opérationnelle et sociale.

Des modalités contreproductives qui desservent les intérêts collectifs et individuels en matière de sérénité, de performance et d’investissement.

Le SNCTA continue de s’opposer fermement à ce modèle perdant-perdant, à l’opposé de l’essence même de son engagement syndical, qui ne peut que conduire au recul et à la déchéance de la navigation aérienne. Alors que la sortie de crise aurait dû être construite avec les contrôleurs aériens et non contre eux, quel message est envoyé lorsque :

  • les éléments de performance sont réfrénés par le compte-temps ?
  • la productivité nécessaire pour les années à venir 2022 et 2023 n’est pas compensée au nom de la crise conjoncturelle et passée de 2020 et de 2021 ?
  • l’expertise des contrôleurs est niée pour ce qui concerne la gestion de salle ou la participation à des réunions et projets ?
  • les engagements « sociaux » pris par la Direction  ne sont pas respectés, par exemple en matière de journées de récupérations horaires ou de compensation de tâches confiées aux contrôleurs ?

Ces points, bien loin des objectifs initialement annoncés, constituent, par construction, des freins à l’engagement professionnel et à la confiance envers la Direction. Ce n’est pas la vision que se fait le SNCTA des besoins de la DSNA.

La DSNA de demain ne pourra se construire sans les contrôleurs aériens. Le SNCTA exige une sortie de crise et la fin de ce modèle perdant-perdant.

(Im)préparation de la reprise

Le SNCTA constate que l’énergie et les ressources déployées pour la mise en œuvre des réserves opérationnelles l’ont été au détriment de la préparation de la reprise. En particulier le SNCTA déplore :

  • que l’arrêté définissant les détachements courts, qui devaient être, dès mai 2020, la première réponse à la crise pour faire avancer les projets de la DSNA, vienne à peine d’être publié ;
  • que l’accès au simulateur ait été parfois restreint voire interdit aux contrôleurs aériens volontaires ; 
  • qu’aucune coordination ATFCM n’ait été mise en place contrairement aux années précédentes.

Alors que les contrôleurs aériens assurent, sans faille, leurs missions de service public, ils subissent une campagne de dénigrement de la direction des opérations qui cherche à masquer son inaction vis-à-vis des Pouvoirs publics et des compagnies aériennes. Le SNCTA condamne cette attitude, symptomatique d’un dysfonctionnement, visant à s’attaquer au professionnalisme des contrôleurs aériens et à la fierté des missions exercées.

L’été 2021, première étape de la reprise de l’activité, est un échec de la Direction tant les enjeux opérationnels et le climat social ont été malmenés au profit de considérations politiques. La balle est dans le camp du nouveau DSNA pour apaiser la situation d’urgence sociale sur laquelle le SNCTA alerte depuis plus d’un an et ne pas sacrifier la décennie à venir sur l’autel des erreurs passées.

CDA 0813 2021-07-22 Quelle DSNA De Demain - La RO Ou L'aéro ? (0.2 MiB)

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Flash Info LFEE - Orages prévus, RO maintenues

Les contrôleurs rémois font face depuis plusieurs semaines à une augmentation à deux chiffres du trafic. Pourtant, le service exploitation continue de distribuer des réserves opérationnelles. Ce dimensionnement au plus juste ne permet aucune marge, le moindre évènement peut facilement désorganiser la gestion de la salle.

Ce dimanche 20 juin, alors même que Météo France émettait une vigilance orange alerte orage depuis plusieurs jours, le service exploitation n’anticipait rien et maintenait trois personnes en réserve opérationnelle sur site. Le SNCTA dénonce cette gestion idéologique qui préfère se priver de renforts en salle alors qu’un évènement pouvant mettre en jeu la sécurité des usagers était identifié. À titre d’exemple, même la ville de Reims avait pris l’initiative de fermer tous les parcs de la ville…

Les contrôleurs de réserve opérationnelle ne sont pas des secours chauds ! Le délai de rappel après 30 minutes de pause des RO sites ne permet pas de couvrir un dépassement d’UCESO et faute de téléphone d’astreinte, les RO hors site ne peuvent être contactées.

La non-gestion de ce week-end d’orage par le service exploitation, en déléguant toute la responsabilité de ce genre d’événement au CDS faute d’anticipation, illustre une nouvelle fois toute la médiocrité du dispositif des réserves « opérationnelles ». Il contraint les CDS, ACDS et PC à gérer l’imprévu dans l’urgence, et engendre une dégradation de la sécurité indigne des exigences des usagers.

Le SNCTA exige qu’aucune RO ne soit attribuée pendant l’ensemble de la période de charge, pour permettre une gestion de la salle de contrôle la moins dégradée possible.
Le SNCTA rappelle au service exploitation que sa mission première est de protéger ses personnels et d’assurer la sécurité des usagers. Il demandera en CT local que le service se justifie de sa gestion chaotique et s’assurera que les nombreuses FNE soient traitées avec la plus grande attention.

2021-06-23 FI LFEE Orages Prévus, RO Maintenues (0.6 MiB)

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Flash Info Aix — Du simulateur ? Pour quoi faire ?

Le CRNA/SE a vu augmenter massivement l’utilisation du simulateur par les contrôleurs afin qu’ils puissent aborder sereinement la remontée de trafic tant attendue et qu’ils puissent continuer à former les élèves malgré le bas niveau de trafic depuis quelques mois.

En bons professionnels soucieux des enjeux de maintien de compétence et de formation, les contrôleurs s’organisaient pour répartir le simulateur entre les différentes équipes, quitte à venir avant ou après leur vacation, voire même sur leurs jours de repos

Mais l’administration enchaîne les décisions insensées, incohérentes et incompatibles avec l’objectif, pourtant partagé par tous, d’une reprise réussie. Elle grippe et verrouille le système de réservation du simulateur en :

  •   empêchant les J3 et les N de réserver le simulateur ;
  •   ne prenant en compte que les réservations de contrôleurs en RO sur site (donc sur les horaires de leur vacation J1 J2 S1 S2). Pas de créneau réservables et pas de PER avant ou après la vac, ou sur les jours de repos ;
  •   ne prévoyant pas de créneaux pour les FMPistes ;
  •   imposant un cumul d’activités et un émargement systématique

Le SNCTA prend acte des décisions unilatérales et contreproductives de l’encadrement. Une énième note de service vient s’ajouter à un management qui, sous couvert de la crise, réussit un nouvel exploit : ralentir les formations et diminuer l’entraînement des contrôleurs aériens à l’aube de la reprise.

FI Du Simulateur ? Pour Quoi Faire ? (0.9 MiB)

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FI LFEE - Les entretiens professionnels au pays des RO

La campagne d’entretiens professionnels des agents du CRNA Est est lancée.
Dans un monde sans RO ni compte-temps, ces entretiens étaient réalisés, hors de tout cadre légal, par nos chefs d’équipe qui s’acquittaient de cette charge supplémentaire sur leur temps de travail ou de pause. Le dimensionnement au plus juste des équipes par un besoin en vacations obscur n’est plus compatible avec la réalisation de cette tâche.

La loi statutaire sur la Fonction publique d’État dispose clairement que ces entretiens doivent être menés par le supérieur hiérarchique direct. Les chefs d’équipe n’ont pas cette qualité envers les contrôleurs qu’ils évaluent. Cette mission revient au chef de subdivision contrôle.

Le SNCTA appelle donc les chefs d’équipe à se rapprocher de cette dernière pour qu’elle propose un créneau pour tous les contrôleurs afin de réaliser leur évaluation professionnelle, étant précisé que l’évalué doit être régulièrement convoqué. Dans le cas où l’entretien interviendrait en dehors de la vacation de contrôle, le contrôleur évalué doit bénéficier d’une récupération.

De manière facultative, pour les chefs d’équipe évaluateurs et les contrôleurs évalués qui souhaitent continuer à décharger la subdivision contrôle d’un travail qu’elle doit légalement assurer, le SNCTA revendique :

  • Une journée de formation des chefs d’équipe volontaires au nouveau logiciel d’entretien dématérialisé ESTEVE ;
  • Que les chefs d’équipe réalisent systématiquement leurs entretiens en RO site ;
  • Que le contrôleur soit évalué sur une journée de RO site dédiée.

Les entretiens professionnels doivent être réalisés sur du temps de travail dédié.

La consigne DSNA et la note de service locale relatives à la mise en place des réserves opérationnelles et du compte-temps doivent aussi sur ce point être appliquées par le service, et pas seulement quand cela l’arrange.

2021-04-05 FI LFEE RO Et Entretiens Professionnels (0.6 MiB)

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FI LFEE — RO : Temps de préparation et compte rendu

La consigne nationale sur ce point est claire :
le temps de préparation et de compte-rendu de chaque réunion le nécessitant doit être crédité dans le compte-temps.

N’en déplaise au chef de service exploitation,
une réunion CE ne se limite pas à écouter religieusement sa parole sacrée.

Une telle réunion nécessite :
a priori, une concertation du CE avec son équipe ;
et a posteriori, un retour de sa part vers l’équipe.

Le SNCTA demande que les réunions chefs d’équipe donnent systématiquement lieu à l’attribution d’un temps de préparation et de compte-rendu équivalent à la durée de la réunion.

Le SNCTA appelle les chefs d’équipe en début de réunion le 23 mars, à exiger du chef de service exploitation cette reconnaissance légitime.

2021-03-22 FI LFEE RO Et Temps De Préparation-compte Rendu (1.0 MiB)

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FI LFEE RO : one-to-one, collateral damage

Les immersions qui comptaient pour 2/3 d’un PIFA ont été suspendues pour raisons sanitaires et cette suspension est malheureusement appelée à durer pour des considérations budgétaires. Alors que les besoins en formation en langue anglaise sont immenses, le chef de service exploitation donne l’ordre aux lecteurs d’anglais de cesser les one-to-one. La raison ? Des contrôleurs ont demandé au service RH d’appliquer la note RO !

Sur ce point, les dispositions de la consigne DSNA sur les réserves opérationnelle, reprises dans la note de service locale, sont pourtant limpides, toute « activité d’une durée inférieure ou égale à 4,5 heures réalisée sur une journée où le contrôleur était normalement de repos » crédite le contrôleur d’une demi-récupération.

Visiblement insatisfait d’un concept qu’il a pourtant lui-même inspiré, le chef de service exploitation s’est livré lors du premier GT RO à un marchandage de tapis indigne. Il a proposé aux participants de rétablir les one-to-one contre le « deal » suivant : 5 one-to-one contre une demi-récupération !

Cette proposition est triplement dérangeante :

    1. L’organisation du travail relève du dialogue social et des représentants du personnel ;
    2. La consigne RO valorise 1/2 récupération, chaque activité inférieure à 4h30 ;
    3. 5 heures d’une seule activité doit être valorisé une récupération entière.

Il existe un principe de base, l’administration doit respecter les règles qu’elle édicte ! Le SNCTA rappelle que la DSNA a décidé seule de supprimer le forfait VRO ; seule de mettre en place le système de crédit-débit du compte-temps ; seule de valoriser toute activité inférieure à 4h30, 0,5 récupération.

Jouer avec la mention linguistique des contrôleurs, c’est jouer avec leur outil de travail.

Le SNCTA appelle à l’offre d’anglais la plus large possible et enjoint le service à rétablir au plus vite les one-to-one qui sont un dispositif indispensable. La SNCTA demandera en CT local, un point sur les mentions linguistiques des contrôleurs.

2021-03-18 FI LFEE RO One-to-one, Collateral Damage (2.0 MiB)

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FI LFEE : RO et expertise contrôle

Le service invente les réunions 4-Flight sans expertise contrôleur !

Pourtant, la consigne nationale est claire : toute activité faisant intervenir l’expertise contrôleur doit être dérogatoire du compte-temps. Si elle ne l’est pas, c’est que le service considère que votre expertise n’est pas requise.

Le SNCTA estime au contraire qu’une transformation électronique ne peut réussir sans l’expertise contrôleur. Il demande que toute activité en lien avec 4-Flight soit systématiquement dérogatoire du compte-temps.

Sans cette reconnaissance basique, la participation des opérationnels à ces réunions est-elle utile ?

2021-03-10 FI LFEE RO Et Expertise Contrôle (1.0 MiB)

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