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Tag: sécurité

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LFBB CDA - Boucle de Rattrapage au CRNA SO

Le centre de Bordeaux poursuit sa modernisation technique avec la validation, le mardi 11 juin en comité innovation DSNA, du développement expérimental d’une Boucle De Rattrapage. D’abord attendue en version « MVP » (Minimum Viable Product) avant l’été 2020, l’objectif est une BDR « cible » en environnement ODS. Le SNCTA se félicite de cette décision qui représente une avancée majeure en terme de sécurité, en particulier en environnement électronique.

Un outil supplémentaire de sécurité

La BDR n’est ni un concept nouveau, ni un outil révolutionnaire : elle était déjà demandée par les contrôleurs après les expérimentations en environnement électronique sous ERATO de 2008.

Mais elle vient aujourd’hui apporter une réponse à l’éternel ajournement du programme 4F – dont la mise en service était initialement prévue à l’hiver 2017 au CRNA SO – et à son outil de type TCT (Tactical Controller Tool) dont les fonctionnalités sont proches de celles de la BDR.

La pratique de l’Environnement Electronique ERATO et la recrudescence des événements sécurité ont fait émerger dans l’esprit d’un contrôleur bordelais l’idée d’outils supplémentaires performants. Appuyé par un IESSA bordelais puis accompagné par l’encadrement du centre, cet ICNA a codé un prototype pour le tester après seulement quelques semaines. Il l’a ensuite amélioré pendant plusieurs mois avec en ligne de mire, l’entretien face au Comité Innovation, organe décisionnel de la DSNA qui valide ou non les projets innovants développés en interne.

La BDR, c’est quoi ?

La BDR est un outil de sécurité moderne, qui diffère du TCT développé pour 4F dans le sens où ce dernier possède un horizon temporel de détection plus long et prend en compte la route renseignée par le contrôleur.

 Elle peut être perçue comme un outil qui vient « se glisser » entre l’outil TCT et le Filet de Sauvegarde (FDS). Ce dernier, en service à l’heure actuelle et bientôt remplacé par le PC STCA déjà en service à Aix, continuera de fonctionner en parallèle de la BDR.

La BDR est un outil complémentaire, simple de conception, pensé pour être robuste et fiable : elle signale au contrôleur toute paire de pistes radar dont les bandes de niveaux sont interférentes et dont la distance minimum calculée au point de croisement sera inférieure à 5Nm dans moins de 3 minutes.

Des paramétrages (notamment la prise en compte des taux de montées et descentes) permettent d’affiner la pertinence des déclenchements en excluant au maximum les alarmes inutiles. 

La BDR « cible » prendra en compte à terme :

  • la vitesse d’évolution verticale Vz ;
  • le  niveau de l’aéronef (AFL) ;
  • le CFL (Cleared Flight Level) renseigné par le contrôleur à l’IHM ;
  • le SFL (Selected Flight Level) sélecté à bord de l’aéronef. 

Ces deux dernières données, récupérées via les radars Mode S permettront une réduction significative du laps de temps entre une clairance erronée et le déclenchement d’une alerte pour le contrôleur. 

La BDR « MVP », elle, sera limitée techniquement : elle ne prendra pas en compte le CFL. Toutefois, le nombre d’incidents sécurité devrait vraisemblablement diminuer dès sa mise en service opérationnelle.

Les gains attendus de la BDR

La prise en compte d’éléments temps réel tels que SFL et CFL permettront à l’outil de mieux gérer les types de conflits suivants :

  • HN détectés trop tardivement par le FDS : en 2018, un tiers des HN ont été signalés au contrôleur après le franchissement de la norme, voire jamais !
  • Blind Spot : la BDR apportera enfin une réponse à ce phénomène inhérent au facteur humain qui revient année après année lors des bilans QS. Tandis que le FDS réagit à l’évolution, la BDR « cible » détecte l’intention en niveau, côté pilote ET contrôleur : elle signale une clairance erronée dès le niveau sélecté par l’équipage (MVP) mais aussi, lorsqu’il est renseigné dans le système (en version cible) !

Les 20 secondes pour la BDR « cible » (12 secondes pour la BDR « MVP ») qui, en moyenne, séparent la clairance émise  par le contrôleur du début d’évolution de l’aéronef sont cruciales pour éviter une clairance « en bois », un HN imminent ou en diminuer leur gravité.

  • Level bust : les level bust qui menacent de provoquer un HN et la sécurité des vols seront signalés par la BDR lorsque le SFL sera sélecté par le pilote et donc bien avant le FDS.
  • Conflits à plat non détectés : de nombreux conflits détectés tardivement donnent lieu à des manœuvres d’urgence mal vécues côté bord mais aussi côté sol. Le « choc » psychologique des contrôleurs dans de telles situations, bien que n’aboutissant pas la plupart du temps à des HN, n’entre dans aucune statistique. L’avance de près d’une minute de la BDR sur le FDS permettra des résolutions plus douces et maîtrisées, sans forcément l’utilisation de la phraséologie d’urgence, permettant de conserver un climat de confiance sur le secteur.  
  • Rattrapages (non signalés par le STCA avant HN) : ils ont constitué plus du tiers des HN en 2018. Le secteur P est particulièrement concerné. Le STCA a montré ses limites dans cette configuration particulière de trajectoires. Bien que le nouveau filet de sauvegarde  soit attendu à Bordeaux en 2020, améliorant la détection des rattrapages (même si un REX montre qu’ils ne sont pas systématiquement signalés avant de passer sous la norme), la BDR signalera le conflit encore plus tôt, soit près de 3 minutes avant les 5Nm.

Des premiers tests très encourageants 

En test depuis novembre 2018, la BDR a permis de recueillir des données édifiantes : 

  • 100% des HN détectés par le FDS l’ont aussi été par la BDR ;
  • près de 3/4 des passages sous la norme détectés en amont du FDS ;
  • le dépouillement de l’ensemble des déclenchements BDR observés a permis la définition de nouveaux points de paramétrage fins, ce qui présage d’un nombre d’alarmes intempestives très faible.

Contenu de la BDR « MVP »

C’est le travail que le centre doit fournir ces prochains mois. Les contours sont connus. L’alerte du conflit sera portée au contrôleur via une fenêtre ou un écran dont l’emplacement reste à définir. Elle n’apparaitra pas sur les étiquettes radars en raison d’un développement sur ODS long, réservé à la BDR « cible ». 

L’alerte indiquera la paire d’indicatifs concernés. C’est d’ailleurs le sens de cette BDR « MVP » qui doit permettre d’explorer des possibilités nouvelles : tout en bénéficiant du service, les contrôleurs pourront, par leurs retours d’expérience, participer à l’amélioration rapide des paramétrages, des cas d’exclusion, et de l’Interface Homme-Machine (IHM). L’appui de la DTI sera nécessaire pour valider l’ensemble avant la mise en service.

Planning de l’expé BDR

Le GO de la DSNA est officiel depuis le 11 juin. La DSNA doit désormais rédiger le mandat qui va définir le cadre de la BDR «MVP» : objectifs, ressources, validations…

Une équipe locale service exploitation/service technique devra mettre en musique le projet. La DTI sera chargée de valider les process avant un début d’utilisation en salle de la BDR « MVP » attendu au premier semestre 2020.

 

Simple de conception, au plus proche des besoins des opérateurs, utilisable dans d’autres centres ou approches, la BDR a un potentiel considérable en terme d’amélioration de la sécurité. Même si l’outil ne peut éliminer tous les événements sécurité, les contrôleurs attendent avec impatience et légitimité une couche supplémentaire à un FDS trop tardif et souvent non pertinent (alarmes à 1000ft). Le SNCTA s’assurera que tous les moyens sont déployés pour aboutir à une installation dans les meilleures conditions et les meilleurs délais.

CDA-LFBB BDR Vdef (0.2 MiB)

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CDA Lyon — Nouvelle tour à Lyon : la DGAC persiste dans la voie de l'insincérité budgétaire

Contrairement aux engagements pris par la DSNA, le projet de nouvelle tour et de nouveau bloc technique à Lyon semble à nouveau repoussé. Le SNCTA fait le point sur ce sujet symbolique à plus d’un titre des errements de la DGAC en matière de gestion de ses grands programmes.

Les promesses de 2017…

Initialement prévue en 2019, la mise en service de la nouvelle tour lyonnaise a été maintes fois reportée. Sous prétexte de prendre en compte de « nouveaux éléments » (troisième piste ou pas, site d’implantation, réalisation d’un bloc technique ou pas…), la DSNA a fait traîner en longueur pendant plusieurs années les travaux du GT local.

Le programme a finalement été validé et les travaux auraient dû être lancés dans la foulée. Sauf que les crédits manquent. C’est ainsi que, le 7 février 2017, l’adjoint au directeur des opérations et le sous-directeur de la planification et de la stratégie de la DSNA étaient venus expliquer aux contrôleurs lyonnais que le projet était délayé de quatre ans. Mais pas question d’abandon pour autant : on nous promettait d’ailleurs que les crédits nécessaires au projet seraient provisionnés, sur quatre ans, à partir de 2019.

Trahies par le PAP 2019

La promesse d’une mise en service à l’horizon 2028 sera-t-elle tenue ? Il est permis d’en douter. Le projet annuel de performance (PAP) présenté par la DGAC au Parlement dans le cadre du projet de loi de finances 2019 prévoit ainsi de mobiliser pour le projet de nouvelle tour / nouveau boc technique à Lyon la faramineuse somme de 0 €. Et côté rénovation des locaux existants, c’est la même chose : pas un centime de prévu.

Il n’y a pas à chercher bien loin les explications de ce revirement puisque la DGAC indique elle-même qu’« il est prévu de financer les surcoûts d’investissement [4-Flight] par redéploiement, grâce à des marges dégagées sur les autres programmes ». La technique du redéploiement est bien connue : il s’agit de financer les dérapages financiers des grands programmes hors de contrôle par des crédits qui étaient initialement prévus pour autre chose. Le programme de nouvelle tour lyonnaise a d’ailleurs très largement fait les frais de ces redéploiements puisqu’en cinq ans, la DGAC a fait voter aux représentants de la nation 13 millions d’euros de crédits supposés la financer et qui auront finalement été utilisés ailleurs.

Car de redéploiements, il y a besoin : le programme 4-Flight censé être opérationnel en 2016 pour un montant de 500 M€ n’équipera finalement les premiers centres qu’à l’horizon 2022 pour un coût total supérieur à 1 Md€. Côté SYSAT, c’est encore mieux : le coût estimé du programme est passé de 50 M€ en 2012 à 500 M€ en 2019.

Le nouveau gel du programme de nouvelle tour à Lyon est la conséquence des dérapages de la plupart des grands projets de la DGAC et de son sous-financement. Depuis des années, le SNCTA tire la sonnette d’alarme sur le niveau insuffisant des investissements de la DSNA.

Fort heureusement, les restrictions budgétaires ne touchent pas tous les services. Alors que les personnels du SNA-CE devront se passer de crédits pour la rénovation de leurs locaux hors d’âge en 2019, leurs voisins de la DSAC pourront consacrer un peu plus de 200 000 € au goudronnage de 30 nouvelles places de parking et voies d’accès associées. La DGAC a manifestement le sens des priorités en matière d’investissement.

L’art d’annoncer les bonnes nouvelles

L’annonce d’un nouveau redéploiement (comprenez « nouveau report du projet »), le SNCTA aurait apprécié que les cadres de la DGAC viennent la faire directement aux personnels plutôt que de l’apprendre au détour de la lecture du projet de loi de finances 2019. Mais il faut croire que ces derniers ne sont pas trop pressés d’assumer devant les contrôleurs lyonnais les conséquences de leur gestion.

Car si l’utilisation d’acronymes clinquants peut permettre de cacher la misère et laisser croire aux parlementaires qui votent notre budget que la DGAC est à la pointe de la technologie, les contrôleurs sont, eux, plus difficile à berner. Et pour cause : il suffit de rendre une visite à nos collègues genevois pour mesurer le considérable retard pris par la DSNA dans tous les domaines.

Vous avez dit conditions de travail ?

Les personnels lyonnais devront donc s’accommoder, encore de longues années, des épaves thermiques et acoustiques qui leur servent de lieu de travail. Ils devront aussi continuer à supporter les désagréments qui vont avec, telles les délicates effluves d’excréments envahissant régulièrement la tour.

Au-delà des questions de confort, les contrôleurs devront continuer à travailler dans une tour dont les caractéristiques sont loin des règles de l’art en la matière : points d’attente et de traversées de pistes masqués, suivi des finales impossible sans se contorsionner sur son siège… bref, un vrai modèle de sécurité, alors même que l’A-SMGCS niveau 2 promis il y a plus de dix ans n’est toujours pas là.

Le SNCTA invite les contrôleurs à reporter systématiquement par FNE les problèmes liés à la visibilité et, plus généralement, tous les événements relatifs aux conditions de travail. Et pour s’assurer que la FNE soit prise en compte, un coup de fil au RPO peut être utile. Quand l’encadrement du SNA-CE en aura marre d’être dérangé en pleine nuit ou le week-end, peut-être daignera-t-il prendre ces questions au sérieux.

Mais à en croire la DGAC, tout va très bien. Des problèmes de visibilité ? Il n’y a que quelques FNE qui en font mention. Cette réponse-type, symptomatique de décideurs qui s’enferment dans un pilotage par les tableaux de bord et les indicateurs, est atterrante.

Sur la question de la visibilité et du confort, le SNCTA tient à rappeler que les principaux intéressés ont déjà donné leur avis sur la question :

  • 90 % des contrôleurs estiment que la visibilité depuis la vigie est « insuffisante » ou « très insuffisante » ;
  • 75 % des contrôleurs estiment que les gènes à la visibilité depuis la position LOC constituent un danger pour la sécurité ;
  • 90 % des contrôleurs estiment que l’état d’entretien de la vigie est « insuffisant » ou « très insuffisant ».

De nouvelles pistes à l’étude ?

Afin d’accompagner ce nième report, l’administration pourrait être tentée de refaire travailler le GT local sur de nouvelles « pistes ». Cherchant à gagner du temps, la DSNA avait ainsi suggéré fin 2016 d’étudier des solutions de « remote tower ». Sur ce point, le SNCTA se veut pragmatique : si un système existe et fonctionne, qu’on le présente aux contrôleurs afin qu’ils puissent l’évaluer.

Mais il y a fort à craindre que cette nouvelle « piste » ne soit qu’une nouvelle manière de gagner du temps. Comment croire que la DSNA, qui affiche vingt ans de retard technologique sur tous ses homologues étrangers réussisse à déployer dans un délai raisonnable une telle technologie ? Comment croire que la DTI, qui s’avère incapable depuis près de deux ans, de développer une fonctionnalité simple de timeline sur l’outil DMAN, serait soudainement en mesure de développer rapidement un système « remote tower » adapté aux exigences du trafic lyonnais ?

En l’état, le programme applicable est celui validé en CODIR « Génie civil » il y a déjà plusieurs années. À supposer que la DSNA veuille explorer de nouvelles hypothèses, le SNCTA fixe comme préalable la sécurisation du budget, sous la forme de l’inscription des autorisations d’engagement correspondantes au budget annexe de l’aviation civile.

Pas question de travailler sur de nouvelles hypothèses tant que le budget n’est pas sécurisé.

Le SNCTA ne peut se résoudre à ce que le projet de nouvelle tour / nouveau bloc technique à Lyon serve de variable d’ajustement budgétaire à la gestion calamiteuse des grands programmes techniques de la DSNA. Il continuera à défendre ce projet avec force et insistance et veillera en premier lieu à la sécurisation de son financement.

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Tsunami sur la Manche

La reprise de l’intégralité des départs sud de la TMA Londres dans le cadre d’IBP 2015 à peine mise en service (cela remonte au 2 avril, date que nous avons réclamée pour que les PC puissent se faire la main sur le dispositif avant la reprise du trafic estival), nous constatons amèrement que ce que nous avions prévu se produit : charge de travail accrue, ouverture de secteurs supplémentaires une bonne partie de la matinée voire en début de soirée, complexité à gérer les multiples ‘refilers’ évitant des secteurs brestois (déjà) régulés. Et pourtant ce n’est pas faute d’avoir prévenu l’administration des dangers d’IBP… à tous les niveaux. Mais elle nous a accusés de crier au loup, de nous décrédibiliser avec des chiffres farfelus (sic !), soutenue par certains plus préoccupés par des considérations syndicales que par la réalité opérationnelle. Aucun impact qu’y dizaient ! Si ce n’était pas la sécurité qui est en jeu, on pourrait rire devant tant d’incompétence !

Constatant la surcharge de trafic survenue dès le passage à l’horaire d’été, SNCTA et UNSA exigent :

  • Un paramétrage urgent des courbes occupancy THUZ et TPUK, afin d’aider au mieux les ACDS et CDS à gérer les ouvertures secteur
  • La convocation dans l’urgence du GT capa afin que tous les représentants des équipes puissent s’exprimer sur les charges secteur et envisager les mesures nécessaires
  • La convocation dans l’urgence d’un GT espace afin d’envisager des mesures propres à maîtriser la complexité du secteur (fin des arrivées Ryanair par Obato et leur reroutement par Ingor par ex)
  • La convocation d’un CT exceptionnel afin de traiter de l’impact social d’IBP

LFFF15-0415 FI Tsunami Sur La Manche Vf (0.8 MiB)

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Niveau de sécurité SSLIA : une bonne salade niçoise !

Depuis plusieurs mois, les pompiers de l’aéroport sont en conflit ouvert avec le gestionnaire de la plateforme niçoise. Au fil du conflit, le niveau de sécurité s’est retrouvé, à plusieurs reprises, abaissé pour quelques heures ou une journée entière… 30 déclassements en 6 mois dont 12 rien que début octobre.

Les usagers et les contrôleurs se retrouvent pris en porte-à-faux !

CDA 31 Niveau Sécurité SSLIA (1.6 MiB)

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En attendant l'accident...

Pannes à répétition, maintenances laborieuses, procédures dangereuses, mise en place d’outils opérationnels de contrôle s’appuyant sur une démarche empirique à base de REX : la liste est longue et effrayante.

Une situation calamiteuse à Roissy CDG, premier aéroport européen, qui place usagers et contrôleurs en première ligne. Nous n’osons même pas imaginer la situation des autres organismes de contrôle.

Nous appelons de nouveau notre administration à enfin faire face à ses responsabilités.

CDA LFPG 151 En Attendant l'Accident (0.6 MiB)

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CDG en grève du 24 au 29 juin

Le SNCTA avait levé la fin du préavis de juin dernier suite à l’engagement du gouvernement sur une hausse importante des redevances en route. Suites aux pressions des compagnies et en particulier d’Air France, elle a renoncé à les mettre en oeuvre. Alors que tous les autres pays ont connu une forte hausse lorsqu’il a fallu moderniser les outils de contrôle (il y a 10 15 ans), la France du contrôle aérien non seulement n’est pas encore passée au 21e siècle mais elle est incapable de faire les investissements indispensables au renouvellement d’un matériel déjà arrivé en bout de courses.

Ecrans noirs en CRNA, code 1000 sur toute la France, positions VISSEC défectueuses, et à CDG, plus grand aéroport d’Europe, perte de 2 ILS pendant l’été, mettent les passagers en danger. Il est du devoir des contrôleurs de les avertir : notre responsabilité est engagée.

Si les décideurs ne font pas bien leur métier, il ne nous reste plus qu’à utiliser le seul moyen laissé à notre disposition pour nous faire entendre. Et l’utiliser massivement, car derrière ce matériel en état d’obsolescence avancée, cela peut être chacun d’entre nous.

LFPG CDA 150 grève fin juin 2014 (0.1 MiB)