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Tag: Sous effectif

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LFFF Flash Info - Toujours aucune perspective !

Suite à la CAP de juin dernier, nous avions alerté la direction sur les difficultés à venir (CDA 3/07avec l’arrivée des équipes à 9PC (+ACDS) pour 2020. Compte tenu des dates de départ acceptées par le service exploitation pour les mutés (certaines de façon aberrante dès janvier), les premières équipes à 10 arriveront dans les deux zones début 2020… pour la saison de ski. 

Printemps 2020 ?

  • Zone Est : environ 153 PC dont 25 détachés soit 128 PC en équipe mais sans compter les maternités, inaptitudes, dispo de droit, 80% … plus de la moitié des équipes à 10 PC (dont l’ACDS).
  • Zone Ouest : environ 151 PC dont 24 détachés soit 127 PC en équipe sans compter les indispos… A ce jour on peut tabler sur la quasi totalité des équipes à 10 PC (dont l’ACDS).

Et 2021 ? Pas d’amélioration. 

En changeant le TDS en avril dernier, la direction nous a fait croire que tout irait bien. Elle nous a en fait enfermés dans un système où les vacations de 11h seront fréquentes, où la gestion  des effectifs en temps réel pour les chefs de salle sera de plus en plus complexe, où les vacations complémentaires à horaires multiples ne suffiront pas et où les détachés seront sans cesse sollicités pour combler les manques de personnels … 

Les congés ? Un leurre de croire que cela se passera bien. Avec 3 absences (= stages, réunions et vacances), en période de charge (120 jours/an), comment les PC pourront-ils poser leurs congés ? Exemple: en septembre (période de charge), la zone W a 1 PC/éq en formation ACDS, compté dans les 3 absences pour une équipe à 10, reste 2 !…

Et en parallèle, le trafic augmente et se complexifie. Les centres voisins sont saturés et multiplient les demandes pour transférer des flux chez nous. En 2020, Reims et Aix commencent leur transfo 4F, le trafic qu’ils ne pourront pas prendre faute d’UCESO passera pour partie dans notre espace. Les SIV deviennent jointifs et montent dans les autres CRNA mais en FIR Paris tout est soit gelé, soit remis aux calendes grecques. L’espace nous est même rendu de plus en plus souvent, et cela ne s’améliorera pas. 

Le service minimum devient un service maximum sans possibilité de lever les astreintes !

Depuis plusieurs années, l’administration a fait le choix délibéré d’ignorer les signaux d’alarme sur notre effectif : alertes des OS, fuite des PC qui s’accélère… La salle se retrouve aujourd’hui dans une situation inextricable, sans aucune perspective et le CRNA Nord ne pourra bientôt plus alimenter les plateformes de la RP de façon fluide. L’équilibre est rompu, notre centre a perdu toute attractivité, des PC partent même vers Orly ou Roissy. La DSNA doit stopper cette spirale et enfin envoyer des signaux conséquents et positifs aux ICNA du CRNA Nord.

 

Trois mois se sont maintenant écoulés depuis notre CDA post CT. Et ? … RIEN !

Le chef SE fait des projections d’effectifs avec une courbe qui reste plate sur les prochaines années.

La sub contrôle rééquilibre l’impossible, s’évertue à « moyenner les binômes » avec des renforts de plus en plus nombreux pour des durées courtes.

La sub instruction fait appel à des anciens IL pour jouer aux intérimaires, utilise des facilitateurs FH en équipe pour animer des stages (sur le quota d’absences des équipes ?).

La sub études essaie de faire avancer 4F avec 5 détachés… c’est bien peu ! Mais où en trouver ?

Aucune lueur d’espoir en vue, on attend quoi ?

 

LFFF19-1009 FI Aucune Perspective (1.7 MiB)

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CAP 20 juin : -14PC ! CT 25 juin… navigation à vue ?

Ce premier CT « normal » depuis les élections et l’arrivée d’une nouvelle direction a été bien morose. Au milieu des avancées sur la sécurisation du nouveau TDS qui donne 2 jours de compensation supplémentaires, le rétroplanning 4F n’est toujours pas fixé, le service technique travaille dans des conditions difficiles et l’effectif global en salle ne cesse de décroître. L’avenir s’assombrit toujours un peu plus et nos dirigeants semblent subir plutôt qu’agir.

Sécurisation des nuits et planning fixe

Suite à notre ténacité, les différents points du nouveau TDS  qui posaient encore problème ont été solutionnés et le SNCTA a obtenu des compensations pour les agents. Pour sécuriser les nuits et garantir aux PC un planning prévisible (garantie de qui part à 0h30), les équipes fourniront les noms du CDS et de 4 agents prévus sur l’horaire 19h/6h, un 5ème sera également identifié pour remplacer si besoin un des 4 qui serait indisponible, le cas échéant il partira à 0h30. La gestion est laissée aux équipes.

Compensations du dépassement des 32h

Considérant cela comme une contrainte, nous avons obtenu que les heures de ce 5ème PC soient toujours comptées. La durée hebdomadaire du TDS passant alors à 33,69h , 1 J compensatoire sera donné à chaque PC. 

De plus, dès 2020, sur la vacation de nuit les équipes à 10 (9 PC + ACDS) qui seront « full absences » en hors charge monteront à 5 PC (+1 CDS), le 5ème PC devra alors faire 19h/6h (pour ne pas créer un horaire individualisé qui n’existe pas dans l’arrêté 2002). Ceci génère un dépassement horaire pour lequel l’administration voulait faire, à posteriori, des décomptes complexes. Nos revendications ont été entendues et dès 2020, 1 J compensatoire sera attribué à tous tant que certaines équipes ont un effectif inférieur à 11 (10+1 ACDS). 

A la demande des OS, un recalcul sera fait en cours d’année pour vérifier que le dépassement horaire ne donne pas un 2ème J compensatoire lié à ce point. 

Le SNCTA a été bien seul à tenir bon pour défendre le droit des agents à avoir un planning fixe et prévisible, et à faire respecter à la lettre l’arrêté 2002. Depuis quelques mois, on n’a pu que constater l’amateurisme de ceux qui ont porté une version de TDS sans regarder les conséquences sur le respect des textes et des droits des agents dans des situations particulières.  Au bilan, notre travail amène au respect des droits individuels et à la reconnaissance de dépassements horaires avec +2 jours compensatoires par PC.

Bilan congés et jours de compensation 

L’administration a profité de ce CT pour renommer les congés et les jours compensatoires. Nous nous sommes opposés à cette refonte pas nécessaire en l’état actuel, mais notre nouveau chef de centre est un bon petit soldat et ne veut pas risquer de « peut-être, éventuellement » se faire taper sur les doigts pour ne pas respecter les textes à la lettre, ce qui ne le gênait pas sur des comptes horaires … 

Au bilan, à partir du 1er janvier 2020, 38 jours au total (au 1/04/2019 le chiffre était de 36), soit   

  • 9 1/2 cycles de 6 jours dont 3 fractionnables (échéance 31/03 année N+1).
  • 11 J Comp à poser sans contraintes comme l’avait souhaité les OS (échéance 31/12 année N).

Perspective catastrophique sur les effectifs  

Lors du point sur la répartition par zone des arrivées ENAC et AVE, nous n’avons pu que constater que les projections d’effectifs de l’administration étaient encore une fois revues à la baisse. 

Ces projections intègrent une moyenne de 18 départs en CAP par an. Or en 2017, il y en a eu 23 (+ 2 dispos pilote que l’adm réintègre aux effectifs en 2022(!)); en 2018, 19 départs et pour 2019, on en est déjà à 14. En parallèle seul 1 des 3 AVE ouverts a été pourvu à la CAP de juin ! 

Pour rappel, projections PC  (docs CT) : 

ETE 2021            PC Zone W                 PC Zone E        
CT Déc 2017      162 162
CT Juin 2018      157 158
CT Juin 2019      151 152

Si ces prévisions restent stables, on voit que le chiffre fatidique qui fait descendre sous les 10 PC/équipe est franchi (156 soit 120PC + 12 ACDS+ 24 détachés  —> avec 152 PC au global sur une zone, on arrive à 9,6 PC/équipe ce qui ne correspond plus à aucun texte. L’arrêté 2002 prévoit un minimum de 10PC pour faire une équipe.

Les chiffres parlent d’eux même ! Année après année, le SNCTA n’a cessé de demander que des moyens humains nécessaires soient garantis pour que les PC du CRNA Nord assurent leurs missions. Le CRNA Nord alimente les 2 plus grandes plateformes de France, le trafic des prochains années sera de façon certaine perturbé au vu de la situation que l’administration a laissé s’installer. Les effectifs ne seront pas suffisants pour que le trafic s’écoule sans délais. 

Il est trop tard pour 2020, mais ensuite ? Nous exigeons la mise en place de mesures, notamment de fidélisation pour que les PC aient envie de rester, mais aussi de venir !

Été 2020, la réalité des équipes à 9 PC + ACDS 

Détachés : Il est nécessaire de revenir à 24 détachés, pour  à la fois garantir la formation de nos futurs PC, mais aussi faire avancer 4F et assurer le fonctionnement courant du centre. Les détachés ne peuvent plus être une variable d’ajustement : en septembre des anciens IL vont être utilisés en renfort et donc sortis d’équipe. Il est plus lisible pour tous d’avoir un fonctionnement nominal en détachés quitte à réguler en salle …  Nous nous opposerons à l’utilisation des détachés sur des recyclages «orientés » pour palier les « trous » de certaines journées. 

Les équipes à 10 (9PC+ACDS) seront la norme : les 3/4 à l’ouest et la moitié à l’est (sans les aléas). 

Application stricte de la NDS congés et absences :

  • Equipes à 10 et 11 : 4 absences en hors charge 
  • Equipes à 10 et 11 : 3 absences en charge

Le chef SE a déjà annoncé la nécessité d’utilisation massive des vacations complémentaires… (3 horaires…)

Les horaires du TDS seront appliqués à la lettre (avec des vacations de 11h). En hors charge, avec 5 PC présents en salle (quand toutes les absences seront utilisées), le plateau de l’offre est à 6 secteurs de 8h30 à 20h… avec un creux à 5 de 15h à 16h… 

Été 2021

Les perspectives montrent que 2021 sera encore plus tendu que 2020 au niveau des effectifs. Le service exploitation a dit à demi mot en CT qu’il faudrait trouver des solutions… Pour le SNCTA, les personnels n’ont pas à subir l’incurie de leurs dirigeants et il faudra savoir anticiper pour garantir les conditions de travail des PC au CRNA N. Nous veillerons à ce que ces changements respectent leurs intérêts.  Gardons aussi à l’esprit que 2021 verrait le début de la transfo 4F, qui peut croire (ou faire croire) que ce serait possible sans toucher à rien ?

Autres points du CT 

  • 4F, quelques points positifs avec la réception du simulateur, l’objectif de mise en place reste l’hiver 2022/23. L’administration n’a cependant toujours pas de rétroplanning fixe (pour nous : transfo nécessaire à l’automne 2021, formation des formateurs fin 2020 … le tout au plus bas de l’effectif  !). No comment ! 
  • Mise en place de tests d’anglais locaux pour proroger la mention linguistique en complément du test MTF-ALP. 
  • Modification des stages FSAU : taux de remplissage faible= simulateurs mobilisés pour rien, donc l’instruction veut dissocier la journée théorie et la 1/2 journée simu. Pour nous, le nombre de stages a été supérieur aux besoins réels, il faudrait mieux les adapter. Ce stage étant un tout nous avons obtenu que la 1/2 journée simu soit  programmée proche de la journée théorie. 
  • 4ème branche ELECTRA installée au RDC pour augmenter le potentiel de simulations . 
  • Le SNCTA a réitéré sa demande d’un plan d’action urgent pour  avoir un outil RH moderne et fiable. A ce jour, ce point reste sans réponse satisfaisante. 

Plus que jamais, les PC du CRNA Nord ont besoin de perspectives positives pour se projeter dans un avenir serein et stopper l’exode en cours.

Il est impératif que notre chef de centre porte auprès du DSNA nos demandes pour rendre notre centre attractif. Le navire coule, c’est au capitaine de colmater les brèches pour reprendre le cap avec sérénité.

Les PC du CRNA Nord lancent un DETRESFA… il faut agir avant le crash… !

LFFF19-0703 CT Juin (0.2 MiB)

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LFLL Flash Info - Sous-effectif ≠ grève des contrôleurs

Main avec un panneau « stop » écrit « Staff shortage !!! » sur la paume

Dimanche 2 juin 2019 après-midi. Le niveau de trafic très important dans les TMA Lyon ainsi que le niveau insuffisant des effectifs ont nécessité la mise en place de mesures de régulation. À cette occasion, certains passagers présents dans les aérogares lyonnaises se sont vu expliquer que le retard de leur vol était dû « à une grève du contrôle aérien ».

Ces annonces, qui portent atteinte à la considération des contrôleurs aériens, font suite à un événement de nature identique qui s’est produit en février 2019. Elles s’ajoutent aux propos dédaigneux parfois tenus sur les fréquences de contrôle ou les explications fantaisistes fournies aux passagers par les services clients de certaines compagnies aériennes.

Alors que la mise en œuvre de mesures de régulation risque de devenir de plus en plus fréquente à Lyon du fait du sous-effectif chronique, le SNCTA estime que le « contrôleur bashing » doit cesser.

Il est urgent que le chef de centre assume les conséquences opérationnelles de la gestion des effectifs et intervienne auprès des acteurs aéroportuaires afin de faire cesser ces « pratiques ». Le SNCTA n’acceptera pas que les contrôleurs servent de boucs-émissaires.

2019-06-05 FI Lyon Greve Sous Effectif Mod (0.8 MiB)

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GT Effectifs 2019

Ronde

En janvier 2018, le SNCTA s’était battu pour un changement de méthode dans le GT Effectifs. L’objectif, atteint en conciliation et mis en œuvre l’an dernier, était un pilotage des ressources en fonction de cibles objectives et transparentes en effectifs opérationnels.

Les problèmes sont nombreux : situation quasi généralisée de sous-effectif, ressources encore insuffisantes, absence de cibles objectives. Le SNCTA reconnaît néanmoins la qualité du travail réalisé par SDRH et la DO sur ce dossier ô combien stratégique où les intérêts à court terme sont souvent différents de ceux du long terme.

Ressources

Conformément à la reprise des recrutements actée dans le Protocole 2016, le GT Effectifs de 2018 prévoyait l’affectation de 90 sorties ÉNAC en 2019 (promos 2017).

Problème, 7 places de la promo 17 C rentrée à l’ÉNAC en mai 2018 n’ont pas été pourvues faute de suffisamment de personnes sur la liste complémentaire.

Ce défaut d’alimentation est accentué par un arrêt formation d’un élève de la promo 17 A, par la démission d’un autre parti sur une carrière de pilote et par une inaptitude médicale.

Enfin, avec le jeu des redoublements qui repoussent l’affectation de certains élèves, ce sont seulement 78 sorties ÉNAC qui sont affectées à ce GT (soit 12 de moins que prévues l’an dernier).

L’un des enjeux de ce GT était donc aussi d’arbitrer la répartition de ce manque de ressources qui arriveront plus tard : les promos 2018 A, B et C représentent près de 100 élèves (voir CDA n°787).

Dans la continuité des années précédentes, et conformément aux annonces du DSNA, toutes ces sorties ÉNAC sont affectées au GT Effectifs. Côté ICNA, le GS 32 heures disposera, quant à lui, d’une prévision d’une dizaine d’EP/SP et de 4 emplois réservés.

Effectifs cibles

Si les cibles des CRNA annoncées de manière arbitraire par le DSNA en janvier 2018 ne sont globalement pas incohérentes, le SNCTA revendique la fin des travaux et des discussions sur le sujet afin d’avoir des cibles objectives, équitables et plus précises pour tous les organismes (y compris dans les approches qui voient leurs effectifs baisser sans cible identifiée).

CAP 2018

La DSNA indique que la répartition des ressources de ce GT Effectifs doit tenir compte des écarts entre les prévisions des arrivées et des départs 2018 avec le réalisé constaté fin 2018.

Arrivées 2018

Prévision GT Effectifs 2018

Départs 2018

Prévision GT Effectifs 2018

Bilan

Prévision GT Effectifs 2018

Bilan réalisé 2018 Δ 2018
CDG 09 11 0−2 0−1 00-+100-
Orly 04 05 0−1 0−4 00+−300+
Aix 30 12 018 025 00-+700-
Athis 22 17 005 000 00+−500+
Bordeaux 20 05 015 017 00-+200-
Brest 14 08 006 007 00-+100-
Reims 15 14 001 −10 0−110+

L’écart entre le bilan prévu et le réalisé est lié à des postes non pourvus ou à des renoncements de mutations.

Situation initiale et perspectives

La situation initiale est variable en fonction des centres. Si certains centres sont clairement en-dessous des cibles, d’autres en sont proches voire au-dessus. Cependant ces derniers ont généralement des perpectives très à la baisse pour cause de départs à la retraite ou en CAP.

ICA

Compte tenu des départs prévus en 2019 et de la nécessaire montée en puissance de la capacité de formation de l’ÉNAC, SDRH prévoit l’affectation de 12 ICA.

Pour le SNCTA, ces affectations ne seront pas suffisantes pour former 4 promos par an. Afin de sécuriser l’avenir de la formation des contrôleurs, il a demandé et obtenu une « clause de revoyure » en fonction des recrutements 2020 qui seront négociés prochainement.

Résultats du GT Effectifs

AVE ÉNAC Total
CDG 02 00 002
Orly 08 02 010
ÉNAC (1)12(1) 012
Aix 20 10 030
Athis 06 28 034
Bordeaux 14 06 020
Brest 06 02 008
Reims 04 30 034
Total 72 78 150

(1) CAP juin : 3 postes ICA en-route et 3 postes ICA approche

CAP décembre : 2 postes ICA en-route et 4 postes ICA approche

La méthode de pilotage de ressources centre par centre, établie début 2018, a de véritables vertus mais se heurte à l’état général des effectifs de contrôleurs. Ainsi, cette année encore la gestion des ressources de contrôleurs est un véritable casse-tête.

Pour le SNCTA, il est urgent que les discussions sur les cibles en effectifs opérationnels aboutissent. De même, définir les recrutements de contrôleurs aériens en 2020 et au-delà doit être une priorité.

CDA 791 GT Effectifs (0.2 MiB)

 

 

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Communiqué du comité national — 28 et 29 janvier 2019

Roissy, mardi 29 janvier 2019.

Le comité national s’est réuni à Roissy — Charles de Gaulle les 28 et 29 janvier 2019.

Le comité national prend acte de l’avancement des négociations entre les États et la Commission européenne concernant le prochain plan de performance RP3 (2020-2024). Il constate que les principes fondamentaux de RP2 y sont repris.

Le comité national et la cellule Europe du SNCTA seront particulièrement vigilants à ce que le plan RP3 permette à la DSNA de continuer à financer la modernisation technique ainsi que les recrutements des contrôleurs aériens et des fonctionnaires nécessaires pour relever le défi de la forte croissance actuelle et prévisionnelle du trafic aérien.

Le comité national s’alarme des conséquences de cette croissance dans un contexte de sous-effectif dans les organismes de contrôle :

  • nette dégradation de la qualité du service rendu (3,4 minutes de retard par vol prévues au niveau européen) ;
  • forte dégradation des conditions de travail des contrôleurs aériens (augmentation du stress et de la fatigue) qui assurent la sécurité de plus de 10 000 vols par jour dans le ciel français.

Le comité national accueille positivement l’implémentation du full data link dans les CRNA Ouest et Sud-Ouest au printemps 2019. En revanche, il s’opposera à toute volonté de mise en œuvre du full data link dans les autres CRNA fonctionnant encore aux strips. En effet, les doubles saisies de clairances vont à l’encontre de la sécurité et du besoin de capacité.

Le comité national attend de la revue de programme 4-Flight de mi-2019 une décision permettant de lancer enfin les formations des contrôleurs des CRNA Est, Sud-Est et Nord. 

Le comité national est en revanche consterné par les dernières informations en provenance du programme SYSAT. Initialement prévu en 2011 comme un système intégré Tour-Approche en « achat sur étagère » pour des raisons de coût et de temps de mise en œuvre, ce programme est à la dérive :

  • en région parisienne, l’industriel choisi ne semble plus être capable de mettre un tel système en service avant les Jeux olympiques de 2024 ;
  • en province, suite à l’audit ministériel, SYSAT groupe 2 va faire l’objet d’une revue de programme complète. Celle-ci doit être une opportunité pour tout reconsidérer et relancer ce programme avec une nouvelle structure et sur de nouvelles bases plus pragmatiques.

Le comité national refuse que la dérive des coûts des grands programmes techniques ait pour conséquence un gel des budgets locaux d’investissement ou de fonctionnement dans les organismes de contrôle. Le contexte de croissance actuel donne suffisamment d’assurance pour permettre à la DSNA d’assurer tous les financements prévus.

Le comité national exprime son soutien au contrôleur suisse condamné par la justice pénale de son pays à la suite d’un incident de contrôle. Il s’inquiète des conséquences qu’une judiciarisation des évènements de contrôle aérien ferait courir sur la culture de report d’incidents, essentielle à l’amélioration constante du haut niveau de sécurité des vols.

Le comité national donne rendez-vous aux adhérents du SNCTA lors du XXXIIe congrès qui se déroulera à Marseille du 18 au 22 mars 2019. Un congrès est un moment crucial de démocratie sociale pour définir les orientations politiques du syndicat. Celui-ci intervient dans une année qui sera riche en négociations sociales, ce qui lui confère une importance particulière.

Communiqué CN 2019-01-29 (0.1 MiB)

Adopté à l’unanimité

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LFFF Flash Info - Equipes à 10 ? Réguler les absences pour ne pas réguler le trafic ?

Le SNCTA a obtenu fin novembre un report au 1er avril du nouveau TDS. La première réunion de concertation sur les mesures associées aura lieu le 1er février.

Quelles seront les propositions sur les absences pour les équipes à 10 (9+1 ACDS) ? Notre administration aurait-elle trouvé des solutions miracles permettant à la fois d’autoriser des absences acceptables pour la salle, le tout sans réguler, ce qui est sa ligne de conduite depuis l’ouverture du GT TDS ?

Depuis le début des débats sur le TDS, le SNCTA n’a pas cessé d’affirmer que la mise en oeuvre d’un nouveau TDS doit être vue de façon globale, et que les droits à absences doivent y être étroitement associés. Si l’administration n’avait pas fait la sourde oreille, la situation ne se serait pas ainsi enlisée.

A partir de l’automne 2019, et à minima jusqu’à l’été 2022, les équipes à 10 (9+1ACDS) deviendront la norme au CRNA Nord. La proposition pour gérer les absences de ces équipes n’est pas tolérable (3 absences). Alors que certaines équipes de l’est vont devoir dès le printemps « vivre » avec cet effectif de 10 (situation qui ne « devait pas exister »), cela se généralisera rapidement en fin d’année. Comment peut-on imaginer qu’un syndicat cautionne des conditions de travail dégradées ?

Le SNCTA continuera de s’opposer à la mise en place de tout nouveau tour de service qui contraindrait les droits à absences à des niveaux inacceptables pour ne pas pénaliser le trafic.

La salle ne subira pas seule les contraintes dues à la pénurie de PC.

LFFF19-0125 TDS Et Congés (1.3 MiB)

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Effectif : début d’année sous tension

La répartition des contrôleurs et les tours de service sont les deux dossiers complexes et conflictuels de ce début d’année. Conséquences d’une politique de recrutements dogmatique et inadaptée, imposée par les pouvoirs publics entre 2010 et 2016 d’une part, et de la très forte augmentation du trafic aérien ces deux dernières années d’autre part, les projets de nouveaux tours de service se multiplient à différents endroits tandis que les effectifs ne permettent pas de satisfaire l’ensemble des besoins nécessaires aux missions de service public de la DSNA.

Situation des effectifs

S’il existe des situations plus ou moins tendues, force est de constater que les CRNA sont tous en situation de sous-effectif. Malgré l’existence de BO, faute d’affectations suffisantes — la DSNA ayant donné la priorité aux CRNA ces deux dernières années — de nombreuses approches se trouvent également dans cette situation.

Avec environ 140 départs à la retraite chez les ICNA en 2018 pour seulement une soixantaine amenée à sortir de l’ÉNAC, il est évident qu’il n’y aura aucune répartition satisfaisante des effectifs en 2018, ce qui mettra une majorité d’organismes dans une situation de sous-effectif sans précédent.

La situation va donc se détériorer partout : dégradation des conditions de travail (stress, fatigue) et dégradation du service rendu (sous-capacités, délais). Aucune amélioration n’arrivera avant 2021, année où les premiers gros recrutements prévus au protocole commenceront enfin à se qualifier.

Cette perspective d’amélioration de la situation globale ne rassure à l’évidence personne. En effet, au-delà des quatre ans de sous-effectif à venir, aucune stratégie de répartition des ressources n’est définie. C’est pourtant dans ce but que le SNCTA a fait inscrire la définition de BO pour les CRNA dans le protocole.

Déterminer ces besoins est désormais très urgent car chaque organisme doit nécessairement connaître sa perspective de stabilisation ou de remontée en effectifs pour envisager l’avenir. Or, si la DO a commencé ses réflexions, elle n’a encore rien proposé de concret pour les organismes gérés en GT effectif.

Pour le SNCTA, la définition de chiffres précis et cohérents avec une stratégie de convergence est un pré-requis indispensable aux GT effectif et GS 32 heures qui doivent se tenir en février. Le SNCTA en refusera la tenue si ce pré-requis n’est pas satisfait !

Tours de services

Avec la nette augmentation du trafic et la baisse des effectifs opérationnels, rares sont les organismes où de nouveaux tours de service ne sont pas étudiés. En application des possibilités offertes par l’arrêté du 19 novembre 2002, les projets travaillés par les chefs de service exploitation vont tous dans la même direction : vacations plus longues, équipes morcelées, nouvelles restrictions de congés, augmentation des heures de contrôle en période de charge !

Ces projets ont beau être réglementaires, ils n’en sont pas moins inacceptables pour le SNCTA : que ce soit en matière de fatigue accumulée, ou socialement tant les contraintes imposées sont fortes.

Le SNCTA s’était déjà opposé à ce type d’évolutions au CRNA Est en 2015. Il avait alors proposé une alternative sous forme d’expérimentations. Celles-ci, reconduites depuis et inscrites au protocole 2016, se sont étendues en 2016 au CRNA Sud-Ouest puis, en 2017, à Roissy, au CRNA Ouest et à Nice.

L’objectif principal est de sécuriser les conditions de travail en période de trafic chargé, notamment en gérant mieux la fatigue grâce à des vacations plus courtes (8 h 30 maximum) ou en limitant mieux le temps de travail (42 heures maximum sur 7 jours glissants). Il ne s’agit pas de travailler plus mais de travailler mieux d’un point de vue « contrôleur ».

Les retours de ces expérimentations, proposées par des contrôleurs pour les contrôleurs, sont très majoritairement positifs. Aucun comité local de suivi n’a souhaité faire marche arrière. Cependant, si les expérimentations ont permis de faire face à l’augmentation du trafic dans de meilleures conditions de travail, les CRNA n’en ont pas moins atteint les limites de leurs capacités.

Seuls de nouveaux systèmes de contrôle et des effectifs supplémentaires pourront dans ces organismes apporter plus de capacité et de sérénité. Pour le SNCTA, il n’est pas envisageable d’ajouter encore plus d’heures de contrôle en période de charge (ce que permet pourtant, en théorie, l’arrêté de 2002).

CRNA Sud-Est : conflit en cours

Le SNCTA s’oppose actuellement à la modification du tour de service que veut imposer la direction du CRNA Sud-Est. Il a déposé un préavis de grève pour les 18, 19 et 20 janvier.

Le SNCTA revendique le retrait du tour présenté en CT et, comme ailleurs, demande des garanties concernant l’effectif cible et la stratégie d’alimentation. Il souhaite en outre que les contrôleurs puissent travailler et débattre de leur futur tour de service.

En-route ou en approche, les contrôleurs attendent tous l’annonce d’effectifs cibles par organisme avec une stratégie de convergence associée. Ceci doit être la priorité de la DSNA en ce début d’année. Ni le GS 32 h, ni le GT effectif, ni aucune concertation sur une quelconque évolution des tours de service ne pourront avoir lieu sans ce pré-requis. Le SNCTA s’opposera aussi à toute tentative d’évolution non concertée.

CDA n° 779 — Effectif - Début D'année Sous Tension (0.7 MiB)