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Tag: Tahiti

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Déclaration liminaire du SNCTA — Tahiti — Réunion Reprise Travaux

Madame la Directrice,

Vous nous conviez aujourd’hui afin de déterminer les modalités de reprise des travaux du mandat DO « pour tenir dans les échéances fixées ».

Le SNCTA est un syndicat professionnel qui ne pratique généralement pas la politique de la chaise vide. Notre présence aujourd’hui vous garantit notre écoute mais en aucun cas notre adhésion au processus de reprise tel qu’imposé par le courrier que vous nous avez fait suivre.

Nous vous rappelons que nous avons participé activement à toutes les réunions convoquées sur le sujet par l’administration entre mars et juin. Nous avons travaillé sans relâche pour que notre vision des enjeux de navigation aérienne soit prise en compte. Finalement, après de nombreuses pressions et échanges tendus, le service produisait le 25 juin un document dont le seul objectif était de servir de base aux discussions avec les OS.

En raison des fortes tensions du moment et des échéances importantes prévues (visite présidentielle et mission HEIFARA notamment), vous avez décidé d’un moratoire de quelques semaines dans le but de retrouver un peu de sérénité nécessaire aux missions de sécurité des personnels de la navigation aérienne. Vous nous avez également demandé de mettre à profit cette période de trêve pour travailler sur la base de la proposition faite par le service. Il s’agissait de nous retrouver début septembre pour poursuivre les échanges et vous faire part de nos contre-propositions.

Durant l’été, les situations sanitaire et sociale se sont aggravées et nous vous écrivions début septembre pour vous l’indiquer.

Nous avions également alerté le DGAC et avons rencontré récemment le Haut-Commissaire qui, après avoir reçu les chefs de tour, a été très à l’écoute et semble conscient de la gravité de la situation.

Aujourd’hui, et alors que la situation sanitaire s’est améliorée, la situation sociale est quant à elle toujours tendue. La crise de confiance demeure entre les agents et une partie de leur encadrement, mais également au sein de l’encadrement lui-même. Les tensions persistent, sous la pression de l’enquête de la BGTA qui n’a toujours pas abouti. Et ce week-end vous nous adressiez des informations relatives à l’enquête administrative qui sera diligentée dans le service à la demande de la Secrétaire Générale, suite à des signalements de souffrance au travail, à partir du 10 janvier pour une durée d’environ 3 semaines.

Dans ces conditions, les demandes de la DSNA ne sont pas réalistes. Il n’est pas possible, pour le SNCTA, de reprendre les travaux :

  • sous la menace persistante d’un OG,
  • selon un calendrier resserré qui vise un aboutissement en moins de 5 semaines, concomitamment à l’enquête administrative.

Aujourd’hui, l’urgence n’est pas à la reprise des discussions mais au retour de conditions favorables à cette reprise.

2021-12-13 NTAA-DeclarationLiminaire-RéunionRepriseTravaux (59 KiB)

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Déclaration liminaire du SNCTA — Tahiti — Rencontre Haut-Commissaire

Monsieur le Haut-Commissaire,

Nous  vous  remercions  d’avoir  répondu  favorablement  à  notre  demande.  Nous souhaitons échanger avec vous sur les enjeux du SNA du SEAC/PF mais également sur le climat de travail au sein de ce service.

Vous avez sans doute été mis au courant des différentes communications syndicales que nous avons diffusées depuis plusieurs mois, relatives au mandat de réorganisation du service mais également sur le climat extrêmement tendu en son sein. Nous sommes aujourd’hui pour vous en présenter les enjeux et expliquer par là même la teneur de nos publications.

Notre volonté est d’assurer un service public de qualité qui répond aux prérogatives en matière de sécurité au sein de l’espace aérien délégué à la France par l’OACI et géré au quotidien par les contrôleurs de Tahiti-Faa’a que nous représentons.

Au niveau local, nous défendons que ce service ne soit pas un frein au développement économique et touristique du Pays. Son importance vitale a par ailleurs été mise en lumière lors de la pandémie dans le cadre des vols d’assistance aux populations des îles.

Au niveau international, nous défendons la position de la France dans le Pacifique dans le contexte géopolitique qu’a récemment rappelé M. le Président de la République. Les puissances présentes dans le  Pacifique  comme  la  NZ,  les Etats-Unis lorgnent  depuis longtemps sur notre espace,  et si le service de contrôle rendu par la France n’est pas satisfaisant pour les usagers, l’espace aérien supérieur pourra être revendiqué de manière très forte et sur la base de moyens éprouvés par les centres adjacents.

En 2008 Tahiti a été doté d’un radar ainsi que d’un nouveau système de contrôle aérien et d’un simulateur qui ont coûté pas moins de 20 millions d’€. Et ceci parce que les décideurs de l’époque avaient déjà conscience des enjeux stratégiques de cette zone pacifique. Il fallait à tout prix que la France garde la souveraineté de son espace.

Avant la crise COVID, il était même question d’étendre cet espace avec la reprise d’une partie de l’espace aérien aujourd’hui dépourvu de services de la circulation aérienne et pour lequel la France s’est positionnée officiellement et sur la base de toutes les compétences des personnels.

Aujourd’hui, on constate qu’en moins d’un an le discours s’est complètement inversé. Au mois de mars un mandat a surgi de nulle part pour lequel nous avons eu la confirmation qu’il est parti d’ici allant jusqu’à mettre en péril la structure même du centre.

Les enjeux sont considérables.

Cela impacterait la qualité du service rendu aux usagers et exposerait de manière très claire les personnels :  à travers du travail de nuit seul,  la fermeture d’un secteur de contrôle, ou encore la réduction des heures d’ouverture de la position assistant SAR. Nous ne sommes pas opposés à une réorganisation du travail des contrôleurs dès lors qu’elle se fait avec la prise en compte des intérêts locaux mais aussi internationaux.

Nous avons cependant des doutes sur plusieurs éléments. Nous doutons que l’historique du centre soit pris en compte tant les échanges avec nous ont pu être surprenants. Les assertions qui ont pu être avancées par notre encadrement et que nous avons dénoncées dans nos différents tracts, ont fini par briser le lien de confiance que l’on pouvait avoir avec eux. A force de communiquer sur les enjeux et les conséquences de leurs déclarations provocatrices, nous avons réussi à obtenir un document de travail qui reprend en grande partie nos arguments. Toutefois le mal a été fait. L’ambiance dans le centre est délétère accentuée par un dépôt de plainte suite à une blague potache.

Nous exerçons des missions pour  lesquelles  la  sérénité  doit  être  de  mise.  Les convocations téléphoniques de la BGTA, la présence de gendarmes à la tour en train de remettre des convocations sont venues ébranler encore plus la sérénité et la confiance des personnels déjà bien mises à mal.

Tout cela conduit à un immobilisme destructeur. Plus rien ne se passe au SNA à part de la gestion courante. Les projets sont au point mort. Les tensions demeurent très fortes entre la salle de contrôle et une partie de l’encadrement mais également au sein de l’encadrement lui-même.

Nous souhaitons nous inscrire dans une démarche de confiance et de transparence avec vous, en tant que représentant de l’Etat et si notre action de ce jour est rare, elle s’avère nécessaire car les décisions d’aujourd’hui engagent l’avenir.

2021-11-30 DeclarationLiminaire-RencontreHC-Tahiti (48 KiB)

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Tahiti CDA - Transformer son service, par son Excellence, au mépris de la sécurité aérienne du fenua

La section locale SNCTA s’est réunie ce matin, en présence de son Bureau National, pour débattre du courrier de la DO du 4 mars 2021 ayant pour objet les tours de service du centre de contrôle de Tahiti-Faa’a.

La dureté des termes employés dans le courrier de la DO ne laisse planer aucun doute sur la volonté de
l’administration de faire de notre centre un exemple.

Ce mandat, qui tombe comme un cheveu sur la soupe en cette période de crise sanitaire et économique, en profitant grossièrement du report du GS 32H prévu initialement le 5 mars, exige dans les plus brefs délais une révision totale de 5 éléments :

  • revoir les tours de service des contrôleurs de Tahiti-Faa’a ;
  • mettre en œuvre les réserves opérationnelles sur ces nouveaux TDS ;
  • revoir la fonction chef de tour ;
  • travailler à un projet de nouvelle structure d’encadrement (lire, à la baisse) ;
  • revoir in fine le BO de l’organisme en anticipant déjà sa baisse de 3 unités.

Mais quelle mouche a piqué la DO pour envoyer un tel mandatement ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi
si urgemment ? Les interrogations sont nombreuses et l’incompréhension est grande sur les raisons pour lesquelles la DO s’attaque frontalement à un organisme qui ne fait pas partie directement de son périmètre, qui est éloigné de la métropole et dont des efforts sur les effectifs ont déjà été menés depuis 5 ans (-20%).

Le fait que ce mandat ait été écrit en concertation avec notre chef SNA nous interpelle d’autant plus et vient créer un certain émoi local et continue de fissurer le lien entre nous, contrôleurs, et notre encadrement.
Force est de constater que notre encadrement local est bien loin de se poser en garde-fou protecteur des opérationnels dans ce contexte sanitaire difficile. Au contraire, nous appelons notre chef SNA à faire valoir nos spécificités locales, essentielles pour assurer un service public de haute qualité permettant la connectivité des territoires sur un espace aérien aussi étendu que l’Europe et loin de la métropole.

Plutôt que de se voir signifier un mandat, nous attendons la restauration d’un dialogue social local de qualité pour anticiper la reprise que l’on souhaite la plus rapide tout en continuant d’assurer nos missions quotidiennes de sécurité. Tahiti est l’un des seuls organismes à avoir conservé au moins 60% du trafic avant crise. Les
personnels se sont adaptés, ont répondu présents quand il a fallu (en particulier en situations d’urgence), ils n’ont jamais cessé d’apporter leur concours aux projets du centre, et ont continué à former et à qualifier leurs collègues.

La section locale SNCTA ne laissera pas abîmer notre formidable outil de travail. Quand on ose parler d’excellence de la sécurité aérienne au service de notre si beau fenua, on y met les moyens, on prend la mesure de toutes les implications tant locales que nationales et internationales. On construit avec les personnels, pas sans eux, jamais contre eux.

NTTT - CDA 010421 (0.6 MiB)