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Tahiti CDA - Transformer son service, par son Excellence, au mépris de la sécurité aérienne du fenua

La section locale SNCTA s’est réunie ce matin, en présence de son Bureau National, pour débattre du courrier de la DO du 4 mars 2021 ayant pour objet les tours de service du centre de contrôle de Tahiti-Faa’a.

La dureté des termes employés dans le courrier de la DO ne laisse planer aucun doute sur la volonté de
l’administration de faire de notre centre un exemple.

Ce mandat, qui tombe comme un cheveu sur la soupe en cette période de crise sanitaire et économique, en profitant grossièrement du report du GS 32H prévu initialement le 5 mars, exige dans les plus brefs délais une révision totale de 5 éléments :

  • revoir les tours de service des contrôleurs de Tahiti-Faa’a ;
  • mettre en œuvre les réserves opérationnelles sur ces nouveaux TDS ;
  • revoir la fonction chef de tour ;
  • travailler à un projet de nouvelle structure d’encadrement (lire, à la baisse) ;
  • revoir in fine le BO de l’organisme en anticipant déjà sa baisse de 3 unités.

Mais quelle mouche a piqué la DO pour envoyer un tel mandatement ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi
si urgemment ? Les interrogations sont nombreuses et l’incompréhension est grande sur les raisons pour lesquelles la DO s’attaque frontalement à un organisme qui ne fait pas partie directement de son périmètre, qui est éloigné de la métropole et dont des efforts sur les effectifs ont déjà été menés depuis 5 ans (-20%).

Le fait que ce mandat ait été écrit en concertation avec notre chef SNA nous interpelle d’autant plus et vient créer un certain émoi local et continue de fissurer le lien entre nous, contrôleurs, et notre encadrement.
Force est de constater que notre encadrement local est bien loin de se poser en garde-fou protecteur des opérationnels dans ce contexte sanitaire difficile. Au contraire, nous appelons notre chef SNA à faire valoir nos spécificités locales, essentielles pour assurer un service public de haute qualité permettant la connectivité des territoires sur un espace aérien aussi étendu que l’Europe et loin de la métropole.

Plutôt que de se voir signifier un mandat, nous attendons la restauration d’un dialogue social local de qualité pour anticiper la reprise que l’on souhaite la plus rapide tout en continuant d’assurer nos missions quotidiennes de sécurité. Tahiti est l’un des seuls organismes à avoir conservé au moins 60% du trafic avant crise. Les
personnels se sont adaptés, ont répondu présents quand il a fallu (en particulier en situations d’urgence), ils n’ont jamais cessé d’apporter leur concours aux projets du centre, et ont continué à former et à qualifier leurs collègues.

La section locale SNCTA ne laissera pas abîmer notre formidable outil de travail. Quand on ose parler d’excellence de la sécurité aérienne au service de notre si beau fenua, on y met les moyens, on prend la mesure de toutes les implications tant locales que nationales et internationales. On construit avec les personnels, pas sans eux, jamais contre eux.

NTTT - CDA 010421 (0.6 MiB)